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Lubumbashi : IRDH appelle la Société Civile à adapter son plaidoyer pour l’édification d’un Etat des droits

Photo irdh

Selon les chercheurs du Programme d’Application des Droits Civils et Politiques de l’Institut des Recherches pour les Droits  Humains IRDH en sigle, la société civile doit adapter son  plaidoyer en vue de  se focaliser sur l’accomplissement du processus d’édification de L’État de droit, par la désignation des animateurs de toutes les institutions de la République, selon les exigences de l’organisation et l’exercice des pouvoirs prévues par la Constitution du pays.

Rappelant la lutte débutée depuis 2015 à 2018 par la société Civile ainsi que les mouvements Citoyens, lutte qui a abouti à des changements au sommet de l’État. Depuis, le pays s’est doté d’un Exécutif constitué d’un Président de la République, des membres du Gouvernement central et des Gouvernements provinciaux ; Un Pouvoir Législatif, avec des nouveaux députés à l’Assemblée Nationale, des sénateurs et des députés provinciaux.

Mais force est de constater que la société civile a perdu de sa combativité : « des indicateurs portent à croire que des ONG ont perdu le focus sur la trajectoire des objectifs de l’édification de l’État de droit. «  Indique l’IRDH dans  son Bulletin électronique numéro 003 du 04 octobre 2019.  Et d’ajouter : « On ne voit plus de stratégies cohérentes ni de plans d’actions de consolidation des acquis, notamment, par l’installation du troisième pouvoir et des autres institutions d’appui à la démocratie. Des intellectuels universitaires congolais se sont carrément tus, des ONG et mouvements citoyens paraissent réagir par intermittences, suivant des médias sociaux, des appels des leaders politiques ou des commentaires des nouvelles sensationnelles des journalistes. »

Pour l’IRDH , le changement au sommet de l’État ne suffisent pas. Il faut en plus le  changement au niveau  du Pouvoir Judiciaire, les organismes et services publics assimilés du pouvoir central, des provinces et entités territoriales décentralisées, la Police Nationale Congolaise, les Forces Armées de la RDC, la Banque Centrale du Congo ainsi que les entreprises du portefeuille de l’État.

Ainsi cette ONG des droits de l’homme recommande à la Société Civile  de reprendre l’analyse du contexte de la mutation politique du pays, y adapter le rôle de la société civile et développer sa nouvelle stratégie, afin d’influencer l’installation du Pouvoir Judiciaire, des services publics nationaux et provinciaux, de la PNC, des FARDC, des entités territoriales décentralisées et des entreprises publiques. Ne pas influencer ces processus, équivaudrait à abandonner l’idéal d’édification de l’État de droit et de la démocratie, aux seuls politiciens et leurs parents.

 

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