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	<title>Archives des Sociétés - LA GUARDIA</title>
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	<description>Magazine d&#039;informations générales et d&#039;analyses</description>
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		<title>RDC: le fardeau des entreprises publiques</title>
		<link>https://magazinelaguardia.info/2026/05/19/rdc-le-fardeau-des-entreprises-publiques/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Guardia Magazine]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 19 May 2026 11:03:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[La une]]></category>
		<category><![CDATA[Sociétés]]></category>
		<category><![CDATA[Banque mondiale]]></category>
		<category><![CDATA[Entreprises Publiques]]></category>
		<category><![CDATA[RDC]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Banque mondiale alerte sur l&#8217;état des entreprises publiques congolaises. Dans son dernier rapport sur la situation économique de la RDC publié en mars 2026,</p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://magazinelaguardia.info/2026/05/19/rdc-le-fardeau-des-entreprises-publiques/">RDC: le fardeau des entreprises publiques</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://magazinelaguardia.info">LA GUARDIA</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La <a href="https://www.banquemondiale.org/ext/fr/home">Banque mondiale</a> alerte sur l&rsquo;état des entreprises publiques congolaises. Dans son dernier rapport sur la situation économique de la RDC publié en mars 2026, l’institution assure que ces sociétés sont devenues « une source majeure de risque budgétaire » pour l’État congolais.</strong></p>
<p>Le document indique que les entreprises publiques accumulent depuis plusieurs années des pertes massives. Elles ont également amassé des dettes importantes et connaissent des problèmes structurels qui nuisent à l&rsquo;économie du pays.</p>
<h2>Des pertes de plus de 5 milliards de dollars américains</h2>
<p>Entre 2014 et 2023, les pertes cumulées des entreprises publiques ont atteint environ 5,3 milliards de dollars américains, soit une moyenne de plus de 500 millions USD par an. Un montant que la Banque mondiale compare pratiquement au budget annuel de la santé en RDC.</p>
<p>Selon le rapport, même si plusieurs réformes ont été engagées depuis vingt ans, les résultats restent limités. Les changements juridiques et institutionnels n’ont pas permis une amélioration durable des résultats opérationnels des entreprises concernées.</p>
<p>La Banque mondiale cite plusieurs entreprises stratégiques qui constituent les principaux points de vulnérabilité financière. Il s&rsquo;agit de la SNEL, la REGIDESO, la SNCC, l’ONATRA, la Gécamines.</p>
<p>Ces seules sociétés concentrent l’essentiel des difficultés financières du portefeuille public. Selon le rapport, la dette des entreprises publiques est passée de 5,7 % du PIB en 2019 à 7,3 % du PIB en 2023. Elle atteint maintenant environ 42 % de la dette publique extérieure du pays. Selon la direction générale de la dette publique, en 2023 la dette extérieure de la RDC était estimée entre 6,83 et 6,85 milliards USD. De ce fait, la dette des entreprises publiques est de plus de 2,8 milliards USD.</p>
<p>Selon la Banque mondiale, deux entreprises sortent du lot. Il s&rsquo;agit de la SNEL et de la Gécamines. La SNEL à elle seule est responsable de près de 75 % de cette dette. La Gécamines, quant à elle, sa dette culmine à 16 %.</p>
<p style="text-align: left;">Lire aussi :<a href="https://magazinelaguardia.info/2026/05/06/rdc-plus-riche-en-minerais-mais-pauvre-quen-2014-rapport-bm/">RDC : plus riche en minerais, mais pauvre qu’en 2014 ?(Rapport BM)</a></p>
<h3>Des arriérés de salaires supérieurs à 100 mois</h3>
<p>Le rapport énonce également une situation sociale alarmante dans plusieurs entreprises publiques. Certaines enregistrent plus de cent mois d&rsquo;arriérés de salaire. D’autres survivent grâce à des délais de paiement prolongés vis-à-vis de leurs fournisseurs et créanciers.</p>
<p>La Banque mondiale évoque également de sérieux problèmes de facturation et de recouvrement. Dans certains cas, les délais de recouvrement des factures dépasseraient même 1 400 jours, y compris au sein des administrations publiques clientes.</p>
<p>Le montant des arriérés fiscaux des entreprises publiques est estimé à environ 1,6 % du PIB en 2023 soit 1 117 504 $.</p>
<p>La Banque mondiale met en avant une mauvaise gouvernance en plus des difficultés financières. Le rapport critique entre autres : l’ingérence politique, la faiblesse des conseils d’administration, l’absence de critères transparents dans les nominations, le manque de publication des états financiers.</p>
<p>En 2024, parmi les 20 principales entreprises publiques, seules 10 ont publié leurs comptes, et elles ne sont que cinq à le faire de manière régulière depuis cinq ans.</p>
<h4>Des conséquences directes sur l’économie</h4>
<p>Selon la Banque mondiale, les mauvais résultats des entreprises publiques vont au-delà de la sphère financière. Les coupures d’électricité, les difficultés d’approvisionnement en eau ou même les défaillances du transport ferroviaire gênent la compétitivité du pays et augmentent les inégalités sociales.</p>
<p>L’institution pense qu’une réforme sérieuse de ces entreprises pourrait réduire les pertes budgétaires et améliorer durablement la croissance.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<item>
		<title>RDC: les déplacements internes en baisse de 9% en avril</title>
		<link>https://magazinelaguardia.info/2026/05/16/rdc-les-deplacements-internes-en-baisse-de-9-en-avril/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Divine Mbuyu]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 15 May 2026 23:51:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[La une]]></category>
		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Sociétés]]></category>
		<category><![CDATA[NORD ET SUD KIVU]]></category>
		<category><![CDATA[RDC]]></category>
		<category><![CDATA[TANGANYIKA]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le nombre de déplacements de populations enregistrés dans l’Est de la RDC a connu une légère diminution au mois d’avril 2026. Selon le rapport mensuel</p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://magazinelaguardia.info/2026/05/16/rdc-les-deplacements-internes-en-baisse-de-9-en-avril/">RDC: les déplacements internes en baisse de 9% en avril</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://magazinelaguardia.info">LA GUARDIA</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="background: white;"><strong><span style="font-family: 'Arial',sans-serif; color: #222222;">Le nombre de déplacements de populations enregistrés dans l’Est de la RDC a connu une légère diminution au mois d’avril 2026. Selon le <a href="https://reliefweb.int/report/democratic-republic-congo/rapport-mensuel-de-deplacement-avril-2026">rapport mensuel de déplacement</a> publié par l’Équipe d’Analyse de Crises en RDC,  110 397 ménages ont été déplacés au cours du mois, soit une baisse de 9 % par rapport au mois précédent. </span></strong></p>
<p style="background: white;"><span style="font-family: 'Arial',sans-serif; color: #222222;">Comparativement au mois de janvier, la situation des déplacements a évolué de manière contrastée selon les provinces. Au Sud Kivu le nombre de ménages déplacés est passé de 87 247 à 40 2063 en avril. Même tendance au Nord Kivu ou les déplacements ont chuté de  plus de la moitié , soit de 91 023 à 33 810 ménages. </span></p>
<p style="background: white;"><span style="font-family: 'Arial',sans-serif; color: #222222;">En revanche, le Tanganyika a connu une forte hausse. Le chiffre a triplé. Il  passe de 6 750 ménages déplacés en janvier à 21 401 en avril. En Ituri, les données sont restées relativement stables, avec une légère augmentation de mille ménages seulement. .</span></p>
<p style="background: white;"><span style="font-family: 'Arial',sans-serif; color: #222222;">Cette baisse des déplacements intervient dans un contexte où les affrontements armés persistent dans plusieurs territoires de l’Est de la RDC. Toutefois, le rapport indique quelques mouvements de retour de populations dans certaines zones du Sud-Kivu. C’est le cas de Walungu, Mwenga et Uvira. Environ 3 745 familles sont retournées dans leurs localités d’origine pendant le mois d’avril.  </span></p>
<p style="background: white;"><span style="font-family: 'Arial',sans-serif; color: #222222;">Dans son aperçu général, le rapport souligne que ces retours restent limités et fragiles. Ils seraient principalement motivés par la détérioration des conditions de vie dans les zones d’accueil. Ils sont aussi faits grâce à une perception relative d’amélioration sécuritaire dans certaines localités.</span></p>
<p><img decoding="async" loading="lazy" class="size-medium wp-image-42962" src="https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2026/05/IMG_5679-e1778838998231-300x296.jpeg" alt="" width="300" height="296" srcset="https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2026/05/IMG_5679-e1778838998231-300x296.jpeg 300w, https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2026/05/IMG_5679-e1778838998231.jpeg 420w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<h2>Les combats continuent de provoquer les déplacements</h2>
<p style="background: white;"><span style="font-family: 'Arial',sans-serif; color: #222222;">Cependant, au Nord-Kivu, les tensions demeurent importantes malgré une relative stabilité des lignes de front dans plusieurs territoires. Les combats entre le M23, les FARDC et les groupes Wazalendo continuent de provoquer des déplacements à Masisi. Ces mouvements sont aussi observés à Lubero, Rutshuru et Walikale.  </span><span style="font-family: 'Arial',sans-serif; color: #222222;">  </span></p>
<p style="background: white;"><span style="font-family: 'Arial',sans-serif; color: #222222;">Au Sud-Kivu, les affrontements restent également une cause majeure des déplacements notamment dans le territoire de Kalehe. Les tensions entre factions Wazalendo ont été aussi à la base de ce mouvement  indique le rapport.</span></p>
<p style="background: white;"><span style="font-family: 'Arial',sans-serif; color: #222222;">À Walungu toujours dans le Sud Kivu, les violences dans les localités de Muchinga et Kasika continuent d’alimenter l’insécurité dans cette partie de la province. </span><span style="font-family: 'Arial',sans-serif; color: #222222;">Dans le territoire d’Uvira, les affrontements qui impliquent les FARDC et les groupes armés alliés au M23, marqués notamment par l’utilisation de drones et d’artillerie, sont aussi à  la base de l&rsquo;instabilité des ménages. Plus de 10 000 ont fui vers les Hauts-Plateaux. </span></p>
<p><img decoding="async" loading="lazy" class="size-medium wp-image-42964 aligncenter" src="https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2026/05/01e7432e-0239-4dcc-9aed-90186e24e562-300x196.jpeg" alt="" width="300" height="196" srcset="https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2026/05/01e7432e-0239-4dcc-9aed-90186e24e562-300x196.jpeg 300w, https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2026/05/01e7432e-0239-4dcc-9aed-90186e24e562.jpeg 540w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<h3>Le Tanganyika confronté par une double crise sécuritaire et climatique</h3>
<p><span style="font-family: 'Arial',sans-serif; color: #222222;">Par ailleurs, le Tanganyika reste confronté à une double crise sécuritaire et climatique. D&rsquo;abord le territoire de Kabalo a été touché par les inondations provoquées par les fortes pluies et le débordement du fleuve Congo. Plus de  5 000 ménages ont abandonné leurs maisons. Ensuite, le territoire de Manono a été sécoué par des attaques armées perpétrées par des individus non identifiés. Elles ont eu lieu le 3 et le 5 avril dans les localités de Milongwe, Kabanda et Kasungeji, en territoire de Mitwaba. Plus de  12 000  ménages ont fui vers les villages  de Malala et Konkole en territoire de Manono. </span></p>
<p>Lire aussi: <a href="https://magazinelaguardia.info/2026/04/20/rdc-les-deplaces-internes-retournes-estimes-a-5-496-254/">RDC: les déplacés internes retournés estimés à 5 496 254</a></p>
<p style="background: white;"><span style="font-family: 'Arial',sans-serif; color: #222222;">Malgré la baisse observée au mois d’avril, les acteurs humanitaires restent préoccupés par la persistance de l’insécurité. Ils sont aussi inquiets par la vulnérabilité des populations déplacées. À la fin du mois, 31 alertes de déplacement avaient encore été signalées sans évaluation détaillée des besoins humanitaires.  </span></p>
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		<item>
		<title>RDC : le PNU célèbre ses 87 années sous les signes d&#8217;espoir</title>
		<link>https://magazinelaguardia.info/2026/05/16/rdc-le-pnu-celebre-ses-87-annees-sous-les-signes-despoir/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Demester Maloba]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 15 May 2026 23:05:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
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		<category><![CDATA[RDC]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Parc national de l&#8217;Upemba, PNU en sigle, célèbre ce vendredi 15 mai 2026, ses 87 ans d&#8217;existence.  Cette célébration s&#8217;inscrit sous les signes d&#8217;espoir.</p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://magazinelaguardia.info/2026/05/16/rdc-le-pnu-celebre-ses-87-annees-sous-les-signes-despoir/">RDC : le PNU célèbre ses 87 années sous les signes d&rsquo;espoir</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://magazinelaguardia.info">LA GUARDIA</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le Parc national de <a href="https://magazinelaguardia.info/2026/03/08/parc-national-de-lupemba-la-station-de-lusinga-est-sous-controle/">l&rsquo;Upemba</a>, PNU en sigle, célèbre ce vendredi 15 mai 2026, ses 87 ans d&rsquo;existence.  Cette célébration s&rsquo;inscrit sous les signes d&rsquo;espoir. Malgré les récentes attaques du quartier général par un groupe armé, le PNU choisit de regarder son avenir avec détermination.</strong></p>
<p>Le 87 ème anniversaire du Parc national de l&rsquo;Upemba est célébré dans un contexte sécuritaire marqué par l&rsquo;incursion au mois de mars dernier, d&rsquo;un groupe armé à Lusinga. Cette attaque avait coûté la vie aux 5 agents du Parc. A l&rsquo;occasion de la célébration, la Directrice du Parc national de l&rsquo;Upemba lance ce message avec émotion. « <em>Les récents événements ont profondément affecté nos équipes, nos opérations ainsi que les familles qui consacrent leur vie à la protection de ce paysage exceptionnel»</em> dit-elle.</p>
<p>Lire aussi : <a href="https://magazinelaguardia.info/2026/03/05/parc-de-lupemba5-morts-et-plusieurs-degats-materiels-enregistres/">Parc de l&amp;rsquo;Upemba:5 morts et plusieurs dégâts matériels enregistrés</a></p>
<p>Par ailleurs, Christine Lain indique que malgré la douleur et les défis, l&rsquo;Upemba demeure debout, résilient, vivant et porteur d&rsquo;espoir.« <em>Chaque jour, nos équipes travaillent dans des conditions difficiles afin de protéger la faune.</em>» Pour la Directrice Lain, ses équipes travaillent aussi pour préserver les écosystèmes du parc. Ils soutiennent les communautés riveraines et sauvegardent cette aire protégée d&rsquo;Afrique. En outre, elle félicite le professionnalisme et l&rsquo;engagement de son personnel.</p>
<h2>Des progrès</h2>
<p>Cette célébration met aussi en lumière des progrès réalisés au parc dans plusieurs domaines au cours des dernières années. C&rsquo;est notamment la stabilisation progressive de la biodiversité, le renforcement des opérations de conservation ainsi que l&rsquo;accroissement des capacités techniques.</p>
<p>Christine Lain, directrice du parc  souligne aussi l&rsquo;amélioration de la collaboration avec les communautés locales. « <em>Ces avancées nous rappellent que la conservation ne consiste pas uniquement à protéger la nature»</em> a-t-elle renchérit.</p>
<h3>l&rsquo;Upemba garde le cap malgré vents et marées</h3>
<p>Les menaces sécuritaires qui pèsent sur la gestion durable du <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Parc_national_de_l%27Upemba">Parc national de l&rsquo;Upemba</a> constituent un frein pour le développement de cette aire protégée. Cependant, pou Christine Lain , le regard est tourné vers l&rsquo;avenir. «<em>Nous croyons à un futur où l&rsquo;Upemba deviendra plus fort, plus sûr et plus impactant que jamais</em> » lance-t-elle. De ce fait, elle exprime sa reconnaissance à tout le personnel du Parc, aux communautés, aux partenaires et à ceux qui soutiennent cette aire protégée.</p>
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		<item>
		<title>RDC: la Redevance minière doit-être détachée du budget provincial</title>
		<link>https://magazinelaguardia.info/2026/05/15/rdc-la-redevance-miniere-doit-etre-detachee-du-budget-provincial/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Demester Maloba]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 15 May 2026 05:34:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
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		<category><![CDATA[Mines]]></category>
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		<category><![CDATA[RDC]]></category>
		<category><![CDATA[redevance miniere]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En République démocratique du Congo, les entreprises minières sont soumises au paiement de la redevance.Ce paiement est encadré par le code minier. Il est perçu</p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://magazinelaguardia.info/2026/05/15/rdc-la-redevance-miniere-doit-etre-detachee-du-budget-provincial/">RDC: la Redevance minière doit-être détachée du budget provincial</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://magazinelaguardia.info">LA GUARDIA</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>En République démocratique du Congo, les entreprises minières sont soumises au paiement de la <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Redevance_des_mines">redevance.</a>Ce paiement est encadré par le code minier. Il est perçu par le gouvernement central, les provinces et les entités territoriales décentralisées, ETD en sigle, dans lesquelles s&rsquo;effectue l&rsquo;exploitation. Cependant, suite à l&rsquo;opacité dans la gestion de ce fonds, certains acteurs proposent que la redevance minière soit détachée du budget de la province afin de permettre sa bonne gestion.</strong></p>
<p>C&rsquo;est l&rsquo;une des recommandations ressorties lors d&rsquo;une table ronde organisée ce jeudi 14 mai 2026, sur la gestion de la Redevance minière par International Republican Institute, IRI. Les participants dont des députés provinciaux du <a href="https://magazinelaguardia.info/2026/02/02/rdc-les-etd-encore-dependantes-malgre-la-redevance-miniere/">Haut-Katanga</a>, des représentants des entreprises minières ainsi que ceux de la société civile, souhaitent que les 23% de cet impôt  destiné à la province ne soient plus intégrés dans le budget provincial.</p>
<p>Lire aussi : <a href="https://magazinelaguardia.info/2026/04/30/lubumbashi-irdh-lance-le-projet-dun-observatoire-des-redevances-minieres-et-fonds/">Lubumbashi: IRDH lance le projet d&amp;rsquo;un observatoire des redevances minières et fonds connexes</a></p>
<h2>Pour la transparence</h2>
<p>Cs acteurs proposent par ailleurs que ce fonds soit  géré séparément des autres recettes provinciales. Celà, permet de gérer efficacement cette manne financière. Mais aussi apporter aux communautés le développement à impact visible. « <em>C&rsquo;est difficile aujourd&rsquo;hui de contrôler cet argent  versé à la province</em> » s&rsquo;inquiète le député Provincial Khiller Mubambe. Cet élu est étonné de voir que ce fond soit parfois orienté dans l&rsquo;achat des véhicules pour renforcer la sécurité en province. Et pourtant, rappelle -t-il, l&rsquo;affection de la redevance minière est bien définie par le code minier. Elle est destinée à la construction des infrastructures de base.</p>
<p>De son côté, Jean Michel Kalonji, opérateur Minier estime qu&rsquo;il faut également dresser un tableau de la redevance minière.<br />
« <em>Ce tableau devrait indiquer combien d&rsquo;argent perçu. Ensuite, à quel projet a &#8211; t-il été affecté et qui en est l&rsquo;executant. Enfin, quel est le niveau d&rsquo;avancement du projet</em>» a-t-il déclaré.</p>
<h3>La redevance minière, profite-t-elle à la population ?</h3>
<p>Pour les participants à cette table ronde, la redevance minière ne profite pas totalement aux communautés. « <em>Les minerais apportent le développement ailleurs plutôt que dans les milieux où ils sont extraits»</em> constate Aimée Manyong. Pour cette actrice de la société civile il est temps de changer de mode de gestion. « <em>En 2021, nous avions même travaillé sur un guide de gestion de la redevance minière dans les ETD</em>» dit-elle. Ce document est un outil qui oriente les gestionnaires dans l&rsquo;affection de ce fond spécifique. De ce fait, il ne sera plus affecté à d&rsquo;autres dépenses. Que ce soit le fonctionnement, les salaires &#8230;.</p>
<p>Les acteurs de la société civile s&rsquo;engagent à mener un plaidoyer à l&rsquo; assemblée provinciale. Il vise à inciter les élus  provinciaux à voter un édit portant retrait de la redevance minière du budget provincial global.</p>
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		<title>Lubumbashi: les veuves militaires dénoncent plus d&#8217;un an sans solde</title>
		<link>https://magazinelaguardia.info/2026/05/15/lubumbashi-les-veuves-militaires-denoncent-plus-dun-an-sans-solde/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Divine Mbuyu]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 15 May 2026 05:16:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Justice]]></category>
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		<category><![CDATA[Sécurité]]></category>
		<category><![CDATA[Sociétés]]></category>
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		<category><![CDATA[Veuves Militaires]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une délégation des veuves de militaires a saisie de nouveau la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) pour dénoncer la suspension des soldes de</p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://magazinelaguardia.info/2026/05/15/lubumbashi-les-veuves-militaires-denoncent-plus-dun-an-sans-solde/">Lubumbashi: les veuves militaires dénoncent plus d&rsquo;un an sans solde</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://magazinelaguardia.info">LA GUARDIA</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Une délégation des veuves de <a href="https://www.fardc.org/fr">militaires</a> a saisie de nouveau la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH) pour dénoncer la suspension des soldes de leurs maris décédés. Ce 14 mai, certaines affirment être sans revenus depuis plus d’une année malgré les multiples démarches entreprises auprès des autorités militaires et politiques.</strong></p>
<p>Le regard fatigué, des cartes brandies à la main, notamment des cartes bancaires Equity BCDC, des cartes d’ayants droit ainsi que des cartes d’épouses de militaires. Des documents qu’elles exhibaient pour prouver leur identité et répondre aux accusations de fraude dont elles disent être victimes. Une représentation de veuves de militaires s’est rendue ce mercredi à la <a href="https://magazinelaguardia.info/2023/12/27/lubumbashi-la-cndh-denonce-la-detention-illegale-de-13-personnes/">CNDH</a> à Lubumbashi pour solliciter de l’aide afin d’être remises dans leurs droits. Parmi elles figuraient également des femmes du troisième âge, venues dénoncer la précarité dans laquelle elles vivent depuis la mort de leurs époux militaires.</p>
<p>Ces femmes affirment que ça fait maintenant un an et un mois qu’elles ne perçoivent plus les soldes que touchaient leurs feu maris . Une situation qui, selon elles, a plongé plusieurs familles dans une profonde détresse sociale. « <em>Depuis la mort de nos maris, la vie n’est plus facile</em> » lance Marie, l’une des manifestantes.</p>
<h2>Des démarches sans succès</h2>
<p>Les veuves expliquent avoir déjà effectué plusieurs descentes à la 22ᵉ région militaire afin de faire entendre leurs revendications, sans résultat concret. Elles disent également avoir rencontré l&rsquo;autorité militaire qui leur aurait expliqué qu’il n’existait des fonds que pour 600 veuves et qu’un contrôle devait d’abord être organisé avant toute reprise des paiements. Malgré ces assurances, aucune solution n’a jusqu’ici été trouvée. « <em>Nous avons effectué le contrôle demandé malgré ça, la situation n’a pas évoluée </em>» regrette Angel Mulaj.</p>
<p>Certaines racontent avoir dû s’endetter pour réunir les documents administratifs réclamés par les autorités afin de régulariser leurs dossiers. Jeannine Makand, dont le mari militaire aurait été tué dans un village, affirme n’avoir jamais reçu d’acte officiel de décès. « <em>Mon mari a été tué en brousse  et aucun acte de décès ne m’a été remis. Les enfants ne vont plus à l’école et il devient même difficile de les faire soigner </em>» témoigne-t-elle.</p>
<p>Selon cette délégation, une autre démarche avait été menée auprès de l’Assemblée provinciale du Haut-Katanga. Le président de l’institution leur aurait promis qu’une solution serait envisagée, mais là encore, elles disent n’avoir obtenu aucun résultat. <em>« C’est pourquoi aujourd’hui nous sommes venues à la CNDH pour avoir de l’aide. On nous a beaucoup promis et actuellement on nous traite de menteuses »</em>, explique Angel Mulaj au nom des veuves.</p>
<h3>Des conditions de vie de plus en plus dégradantes pour ces veuves</h3>
<p>Une autre veuve, Scolastique, explique qu’elle vit désormais chez sa cousine depuis la mort de son mari au Kongo Central.</p>
<p>« <em>Avant, beaucoup de militaires ne se mariaient pas à la commune. Nous nous sommes mariés coutumièrement il y a longtemps. Et il est difficile pour nous de présenter les actes de mariage. Ils nous demandent de documents que nous ne pouvons pas avoir afin qu’ils remplacent nos noms par leurs connaissances</em>.» Et d’ajouter « <em>Comment pouvons nous mentir avec toutes ces cartes bancaires. Nous avons aussi les cartes d’ayants droit et les cartes d’épouses de militaires ?</em> <em>Aujourd&rsquo;hui , j&rsquo;exécute de petits contrats ménagers pour survivre </em> » dit-elle.</p>
<p>Ces femmes demandent désormais au gouvernement d’envoyer une équipe chargée du contrôle de leurs dossiers. Elles indiquent par ailleurs avoir été délogé des camps militaires. Conséquence, la plupart est menacé de déguerpissement par leurs bailleurs faute de payement du loyer. Enfin, elles sollicitent l&rsquo;implication du président de la République s&rsquo;implique afin que une solution soit trouvée.</p>
<p>Lire aussi : <a href="https://magazinelaguardia.info/2024/04/10/lubumbashi-les-veuves-des-militaires-reclament-9-mois-de-solde/">Lubumbashi : les veuves des militaires réclament 9 mois de solde</a></p>
<h4>La 22e region s&rsquo;était déjà prononcé à ce sujet</h4>
<p>Pour rappel, en 2024, la 22e région militaire avait expliqué que plusieurs difficultés administratives étaient à la base de cette situation. Parmi elles, le fait que certains militaires décédés n&rsquo;avaient pas enregistré leurs épouses de leur vivant. Ceci complique ainsi la reconnaissance des ayants droit après leur décès. Les autorités militaires avaient également précisé que lorsque les épouses sont régulièrement enregistrées, elles passent ensuite au contrôle.  Et elles obtiennent leurs cartes d&rsquo;épouses de militaires, les procédures se déroulent normalement après le décès du militaire.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Kolwezi: les victimes de démolition ont passé la première nuit devant l&#8217;assemblée provinciale</title>
		<link>https://magazinelaguardia.info/2026/05/14/kolwezi-les-victimes-de-demolition-ont-passe-la-premiere-nuit-devant-lassemblee-provinciale/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Simplice Bambe]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 14 May 2026 12:00:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[La une]]></category>
		<category><![CDATA[Sociétés]]></category>
		<category><![CDATA[Golf ISTM]]></category>
		<category><![CDATA[Kolwezi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Les victimes de démolition des maisons du quartier Golf ISTM Kolwezi ont passé leur première nuit devant l’assemblée provinciale du Lualaba. A la veille le</p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://magazinelaguardia.info/2026/05/14/kolwezi-les-victimes-de-demolition-ont-passe-la-premiere-nuit-devant-lassemblee-provinciale/">Kolwezi: les victimes de démolition ont passé la première nuit devant l&rsquo;assemblée provinciale</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://magazinelaguardia.info">LA GUARDIA</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les victimes de démolition des maisons du quartier Golf ISTM Kolwezi ont passé leur première nuit devant l’assemblée provinciale du Lualaba. A la veille le 13 mai 2026, elles ont  appelé les autorités à procéder à leur réinstallation.</strong></p>
<p>Près de deux mois après la destruction des leurs maisons au quartier Golf ISTM, la tristesse est toujours présente sur les visages des victimes. Le gouvernement provincial du <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Lualaba_(province)">Lualaba</a> n&rsquo;a pas respecté sa promesse de délocalisation. Ce qui a conduit les anciens habitants du quartier Golf Istm  d’entamer les nuits blanches devant l&rsquo;hémicycle provincial.</p>
<p>Devant l&rsquo;Assemblée provinciale, ces victimes ressemblent à des réfugiés ou des victimes d&rsquo;une catastrophe naturelle ou encore des sans-abris . Les hommes et les femmes, même les plus jeunes, ont décidé de passer la nuit au bord de la route. Ils n’ont pas été autorisés d’entrer dans l’enclos de l&rsquo;hémicycle. Cependant, c&rsquo;est devant la clôture de l&rsquo;assemblée où ils ont  placé leurs matelas et des nattes pour manifester leur ras le bol. Et la détermination reste la même, ne pas  lâcher le gouvernement après la démolition de leurs maisons .</p>
<p>“<em>Ils ont démoli nos maisons pendant que nous avions tous les titres possibles. Nous allons continuer de passer la nuit ici jusqu&rsquo;à ce que le gouvernement provincial nous indemnise et nous relocalise”.</em> a martelé monsieur Justin Muhigirwa, l’un des anciens habitants de Golf Istm.</p>
<p>Lite le détail: <a href="https://magazinelaguardia.info/2026/03/20/kolwezi-demolitions-des-maisons-au-quartier-golf-istm/"><strong>Kolwezi: démolitions des maisons au quartier Golf ISTM</strong></a></p>
<h2><strong>Des victimes de démolition sans respect des lois</strong></h2>
<p>Pendant ce temps, le collectif des victimes regrette que le bureau des élus tire en longueur  l&rsquo;ouverture de la session de mars. Cette session devait aussi se pencher sur la situation de démolition de leurs maisons.   “Nous sommes abandonnés tandis que l&rsquo;assemblée était déjà saisie sur notre cas. Nous allons rester ici avec nos femmes et nos enfants même pendant la période pluvieuse”. Insiste le collectif.</p>
<p>C’est depuis le 20 mars 2026 que gouvernement provincial du Lualaba a démoli les maisons dans le quartier Golf ISTM à Kolwezi. Les victimes sont allées en justice mais elles n&rsquo;ont pas encore eu gain de cause. Actuellement le quartier Golf ISTM est complètement rasé affichant ainsi l’image d’un endroit fantôme.</p>
<p>Lire aussi<a href="https://magazinelaguardia.info/2026/03/28/kolwezi-le-quartier-st-joseph-de-musompo-menace-aussi-des-demolitions-par-les-autorites/?relatedposts_hit=1&amp;relatedposts_origin=41946&amp;relatedposts_position=1">: <strong>Kolwezi: le quartier St Joseph de Musompo menacé aussi des démolitions par les autorités</strong></a></p>
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		<title>Tanganyika: des inquiétudes face à la fermeture de la pêche</title>
		<link>https://magazinelaguardia.info/2026/05/14/tanganyika-des-inquietudes-face-a-la-fermeture-de-la-peche/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Divine Mbuyu]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 14 May 2026 07:16:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[La une]]></category>
		<category><![CDATA[Sociétés]]></category>
		<category><![CDATA[Lac Tanganyika]]></category>
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		<category><![CDATA[RDC]]></category>
		<category><![CDATA[TANGANYIKA]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La fermeture temporaire des activités de pêche dans le Tanganyika prévue du 15 mai au 15 août 2026, dans le cadre des mesures de gestion</p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://magazinelaguardia.info/2026/05/14/tanganyika-des-inquietudes-face-a-la-fermeture-de-la-peche/">Tanganyika: des inquiétudes face à la fermeture de la pêche</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://magazinelaguardia.info">LA GUARDIA</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La fermeture temporaire des activités de pêche dans le Tanganyika prévue du 15 mai au 15 août 2026, dans le cadre des mesures de gestion durable des ressources aquatiques, suscite de nombreuses réactions dans la province. Les autorités provinciales indiquent que cette décision vise à préserver les espèces et à protéger l’écosystème du lac. Cependant, plusieurs acteurs sociaux alertent sur les conséquences économiques et humanitaires. Selon eux, les populations de cette province dépendent fortement de la pêche.</strong></p>
<p>En effet, le ministère provincial de l’Agriculture, Pêche, Élevage, a informé les pêcheurs, les détenteurs d’unités de pêche ainsi que l’ensemble de la population que cette mesure est prise conformément aux dispositions de la <a href="https://faolex.fao.org/docs/pdf/bi-208844.pdf">Charte régionale des États membres de l’Autorité du Lac</a> Tanganyika. Cette charte signée en 2021 porte sur la gestion durable de la pêche. Elle  met aussi l&rsquo;accent sur la préservation des ressources du lac et de son bassin. Durant toute la période concernée, toute activité de pêche sera strictement suspendue.</p>
<p>Cette décision est cependant vivement discutée sur le terrain. Nathan Mugisho, coordonnateur de l&rsquo;association Umoja ni Nguvu, estime que les effets de cette mesure dépassent largement le cercle des <a href="https://magazinelaguardia.info/2023/05/15/tanganyika-il-ny-a-pas-de-fermeture-de-la-peche/">pêcheurs</a>. « <em>Une grande partie de la population, notamment les femmes commerçantes, dépend directement du poisson frais et sec pour survivre. Notre association accompagne beaucoup des mamans et je vous assure que ça ne sera pas facile pour elles »</em> déclare t il.</p>
<p>Lire aussi: <a href="https://magazinelaguardia.info/2023/04/26/charte-pour-une-gestion-durable-de-la-peche-sur-le-lac-tanganyika/">Charte pour une gestion durable de la pêche sur le lac Tanganyika</a></p>
<p>En outre, il indique que cette interdiction risque de fragiliser davantage les ménages. Ils tirent leurs revenus du commerce du poisson . Ces ménages sont déjà affectés par la situation économique difficile dans la province du Tanganyika .</p>
<h2>Le Tanganyika face au défi de la sécurité alimentaire</h2>
<p>D’autres acteurs de la société civile expriment également leurs inquiétudes face à cette décision. Une cadre de la société civile du Tanganyika souligne que la province traverse une période particulièrement difficile. Actuellement la province accueille de déplacés de guerre venus du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Cette situation exerce une pression supplémentaire sur les ressources alimentaires et les services de base. « L<em>a province continue de recevoir des réfugiés. Cette fermeture va favoriser une crise alimentaire déjà présente » </em>indique- t- elle.</p>
<p>Notre source estime que la fermeture du lac devrait être faite avec des mesures d’accompagnement concrètes afin d’atténuer les impacts sociaux. Selon elle, la vie quotidienne est déjà marquée par la hausse du prix du poisson et une forte insécurité alimentaire. « <em>Selon les enquêtes, la malnutrition est très présente dans la province. Le gouvernement devrait s’approvisionner dans les poissons frais tout comme secs comme il a fait avec la farine. Ceci permettra à la population de survivre pendant ce temps</em> » a-t-elle dit lors de la rencontre avec le ministre de l’agriculture, pêche et élevage.</p>
<h3>Les pêcheurs déplorent le manque d&rsquo;accompagnement</h3>
<p>A travers leur président, les pécheurs déplorent l&rsquo;absence des mesures concrètes d&rsquo;accompagnement. Ils estiment que cette décision bien qu&rsquo;inscrite dans le cadre de la charte régionale, devrait normalement s&rsquo;accompagner d&rsquo;un dispositif de soutien pour atténuer ses effets sur les communautés dépendantes de la pêche. Selon Ali Kabeza, président de pêcheurs, dans les pays voisins concernés par la charte, des mécanismes d&rsquo;appui sont mis en place afin d&rsquo;accompagner les pêcheurs pendant cette période.</p>
<p> » <em>Nous n&rsquo;avons pas bien accueilli cette décision car aucune mesure d&rsquo;accompagnement n&rsquo;a été respectée. Il fallait qu&rsquo;on nous construise des étangs qui pouvaient nous permettre de vivre lors de la fermeture de la pêche sur le lac Tanganyika. Les pays voisins accompagnent quand même les pécheurs. Ici chez nous le gouvernement ne le fait pas. Il nous sera vraiment difficile de stopper les activités sur le lac</em> » explique t il.</p>
<p>Pour rappel, lors de la dernière prise de cette mesure, elle n&rsquo;avait pas été appliquée. En cause, les pécheurs n&rsquo;avaient pas été associés aux discussions. De plus, le gouvernement n&rsquo;avait mis en place aucune mesure d&rsquo;accaompagnement.</p>
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		<title>RDC: Spoliation de l’INERA/Kipopo,  l’IRDH dénonce le silence</title>
		<link>https://magazinelaguardia.info/2026/05/11/rdc-spoliation-de-linera-kipopo-lirdh-denonce-le-silence/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yasmine Kankolongo]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 May 2026 14:56:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
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		<category><![CDATA[haut katanga]]></category>
		<category><![CDATA[INERA KIPOPO]]></category>
		<category><![CDATA[Lubumbashi]]></category>
		<category><![CDATA[RDC]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’Institut de Recherche en Droits Humains (IRDH) hausse le ton au sujet de la spoliation de la concession de l&#8217;INERA/Kipopo. Le 09 mai 2026 dernier,</p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://magazinelaguardia.info/2026/05/11/rdc-spoliation-de-linera-kipopo-lirdh-denonce-le-silence/">RDC: Spoliation de l’INERA/Kipopo,  l’IRDH dénonce le silence</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://magazinelaguardia.info">LA GUARDIA</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L’Institut de Recherche en Droits Humains (IRDH) hausse le ton au sujet de la spoliation de la concession de l&rsquo;INERA/Kipopo. Le 09 mai 2026 dernier, cette organisation a publié un mémorandum adressé à la première ministre Judith Suminwa Tuluka. Dans ce document, l&rsquo;IRDH dénonce le silence persistant du Gouvernement face à la spoliation de la concession de l’Institut National pour l’Étude et la Recherche Agronomiques <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Institut_National_des_Etudes_et_Recherches_Agronomiques" target="_blank" rel="noopener">(INERA/Kipopo)</a> et de ses alentours. Cette vaste concession est située au village Kashimbala, dans le  territoire de Kipushi, en province du Haut-Katanga.</strong></p>
<p>Malgré sa classification sur la liste d’urgence nationale par le gouvernement, rapporte l’IRDH, l’occupation de concession de l’INERA Kipopo et ses alentours se poursuit normalement. Les travaux de lotissement s’intensifient sur le terrain. Des parcelles sont vendues. Des constructions sortent de terre, et les autorités gardent le silence.</p>
<p>Le mémorandum indique que Kasongo Lumbala Freddy et ses complices seraient le cerveau de cette spoliation. Ils exploiteraient illégalement près de 8 000 hectares de terres appartenant à l’INERA ainsi qu’aux concessions voisines de la succession Kabongo-a-Kabongo et de Mwando Nsimba. Et pourtant, dit l’IRDH, le 30 janvier 2026, lors de la 76ᵉ réunion ordinaire du Conseil des ministres, le Gouvernement avait reconnu la gravité du dossier. Plusieurs cas de complicité impliquant certains officiers des FARDC, PNC et des magistrats avaient été évoqués. De ce fait, une commission interministérielle de crise devait être mise en place sous la coordination de la Primature. Mais, plus de trois mois après cette décision, aucune action concrète n’a été menée.</p>
<h3>Le silence inquiète</h3>
<p>A lire aussi, <a href="https://magazinelaguardia.info/2026/04/30/lubumbashi-irdh-lance-le-projet-dun-observatoire-des-redevances-minieres-et-fonds/">Lubumbashi: IRDH lance le projet d’un observatoire des redevances minières et fonds connexes</a></p>
<p>L’IRDH parle désormais d’une « passivité inquiétante ». L’organisation estime que ce silence fragilise les procédures judiciaires déjà engagées. «<em> Le caractère d’urgence nationale de cette affaire exige des mesures immédiates. Le silence des autorités encourage les spoliateurs à accélérer les travaux illégaux</em> », déplore l’IRDH dans son mémorandum.</p>
<p>Par ailleurs, l’organisation affirme avoir adressé plusieurs correspondances au Gouverneur du Haut-Katanga ainsi qu’aux membres du Conseil provincial de sécurité entre 2025 et 2026. Cependant, aucune réponse officielle n’aurait été donnée jusqu’à présent.<br />
Face à cette situation, l’IRDH demande à la Première ministre d’ordonner le déploiement rapide d’une mission. Celle-ci sera chargée d’identifier et d’interpeller les officiers auteurs de ces actes. L’organisation réclame également l’arrêt immédiat des travaux de lotissement et la sécurisation définitive de la concession de l’INERA/Kipopo.</p>
<p>En outre, l’IRDH appelle le Gouvernement à rétablir les propriétaires légitimes dans leurs droits. Ceci, afin de préserver ce patrimoine foncier stratégique destiné à la recherche agronomique en RDC.</p>
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		<title>Lubumbashi : le magazine La Guardia célèbre ses prix</title>
		<link>https://magazinelaguardia.info/2026/05/10/lubumbashi-le-magazine-la-guardia-celebre-ses-prix/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Demester Maloba]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 10 May 2026 18:00:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Magazine La Guardia basé à Lubumbashi dans la province du Haut-Katanga en RDC, a célébré ses réussites. Devant les journalistes et ses partenaires, ce</p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://magazinelaguardia.info/2026/05/10/lubumbashi-le-magazine-la-guardia-celebre-ses-prix/">Lubumbashi : le magazine La Guardia célèbre ses prix</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://magazinelaguardia.info">LA GUARDIA</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong><a href="https://magazinelaguardia.info/2026/03/02/laguardia-magazine-recoit-un-3eme-prix-de-meilleur-media/">Le Magazine La Guardia</a> basé à Lubumbashi dans la province du Haut-Katanga en RDC, a célébré ses réussites. Devant les journalistes et ses partenaires, ce média en ligne a partagé ses moments de joie, ses missions ainsi que ses perspectives d&rsquo;avenir. Ce média se fixe des grandes ambitions pour demeurer une référence.</strong></p>
<p>En effet, il s&rsquo;agit de trois prix remportés par le magazine Laguardia. Deux de ces prix lui sont décernés par l&rsquo;agence Best View Awards consécutivement en 2024 et 2025. Ces prix lui sont décernés comme meilleur média en ligne du grand Katanga. Le troisième prix lui est décerné en 2026 par l&rsquo;ONG Observatoire Africain des ressources naturelles, Afrewatch en sigle. C&rsquo;est pour son attachement aux communautés locales et aux ressources naturelles.</p>
<p>Lire aussi :<a href="https://magazinelaguardia.info/2024/10/26/lubumbashi-laguardia-rafle-le-prix-du-meilleur-media-en-ligne/">Lubumbashi : LaGuardia rafle le Prix du meilleur média en ligne</a></p>
<p>Ces prix de mérite sont présentés aux journalistes et aux partenaires de La Guardia lors d&rsquo;une soirée célébrée le mercredi 06 mai 2026. Au cours de cette cérémonie, Godlive Nyemba, directrice générale du magazine La Guardia est revenue sur la naissance de ce média. «<em> La Guardia est né d&rsquo;une mission simple. Pour elle, l&rsquo;information ne doit pas seulement circuler mais elle doit éclairer, questionner et, lorsque c&rsquo;est nécessaire, déranger</em>.» Et de poursuivre « <em>ce moment est une occasion pour nous de célébrer un parcours, certes jeune, mais déjà marqué par des reconnaissances qui nous encouragent à aller plus loin.»</em></p>
<h3>La mission de La Guardia</h3>
<p>Par ailleurs, Denise Maheho, Rédactrice en chef dudit média s&rsquo;est focalisée sur sa mission ainsi ses axes. Sur le premier point, Denise Maheho indique que la mission du magazine La Guardia est de produire un journalisme rigoureux, factuel et documenté. « Ce journalisme renforce aussi la transparence dans la gestion des ressources naturelles. Défendre les droits économiques, sociaux, et culturels. Enfin, promouvoir l&rsquo;égalité du genre et protection des droits des femmes» dit-elle. Cette mission se résume en trois mots : » <em>Informer, enquêter, impacter</em>  »,précise-t-elle.</p>
<h2>Les axes de La Guardia</h2>
<p>A cette occasion, Denise Maheho a présenté aux invités les six axes stratégiques de La Guardia. Il s&rsquo;agit notamment de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9veloppement_durable">l&rsquo;environnement</a> et le climat , l&rsquo;industrie extractive, les droits économiques, sociaux et culturels. Il y a aussi les droits des femmes et l&rsquo;égalité du genre. La gouvernance et la redevabilité mais aussi l&rsquo;investigation.</p>
<p>Sur les perspectives d&rsquo;avenir de <a href="https://magazinelaguardia.info/2023/12/11/la-guardia-magazine-honoree-par-tfm/">La Guardia</a>, Godlive Nyemba indique que d&rsquo;ici juin 2026, la lecture de certains articles notamment des enquêtes sera réservée exclusivement aux abonnés. Par ailleurs, ce média en ligne annonce que sa survie repose sa communauté. Ainsi, les responsables ont lancé un appel au fonds aux partenaires et aux lecteurs. Ce soutien permettra de financer particulièrement les articles d&rsquo;investigation. Quelques personnes parmi les participants à la soirée ont déjà souscris pour un abonnement premium.</p>
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		<title>Lubumbashi: l&#8217;acte de naissance, gratuit ou payant ?( Enquête)</title>
		<link>https://magazinelaguardia.info/2026/05/04/lubumbashi-lacte-de-naissance-gratuit-ou-payant-enquete/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Divine Mbuyu]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 04 May 2026 11:30:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Enquête]]></category>
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		<category><![CDATA[UNICEF]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À Lubumbashi, l’enregistrement des naissances à l&#8217;état civil est en principe une démarche simple, encadrée par la loi et accessible à tous. Pourtant, derrière cette</p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://magazinelaguardia.info/2026/05/04/lubumbashi-lacte-de-naissance-gratuit-ou-payant-enquete/">Lubumbashi: l&rsquo;acte de naissance, gratuit ou payant ?( Enquête)</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://magazinelaguardia.info">LA GUARDIA</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>À Lubumbashi, l’enregistrement des naissances à l&rsquo;état civil est en principe une démarche simple, encadrée par la loi et accessible à tous. Pourtant, derrière cette procédure administrative se cache une réalité plus complexe, faite de lenteurs et, selon plusieurs témoignages, de pratiques informelles. Pour de nombreuses familles, obtenir un acte de naissance devient un parcours où le temps et parfois l’argent jouent un rôle déterminant. </strong></p>
<p>Tout commence souvent dans la joie d’une naissance. Dans une salle d’accouchement, une mère tient son <a href="https://magazinelaguardia.info/2025/10/24/lubumbashi-lutte-contre-le-paludisme-570-705-enfants-attendus/">enfant</a> pour la première fois. Quelques heures plus tard, l&rsquo;infirmier lui remet un certificat de naissance. Un simple document, mais qui ouvre la voie à une reconnaissance officielle, celle de l’existence de son enfant devant l’État.</p>
<p>En effet, la suite est claire. Le parent se rend à la commune, dépose le certificat au service de l’état civil. Et après un délai, souvent de 30 jours, il récupère l’acte de naissance. <a href="https://www.leganet.cd/Legislation/Code%20de%20la%20famille/CDF.2017.pdf" target="_blank" rel="noopener">Cette démarche est gratuite si elle est effectuée dans les 90 jours. </a> Dans plusieurs communes de la ville, des parents décrivent une expérience bien différente. Le chemin vers l’acte de naissance reste le même, mais les conditions semblent varier.</p>
<h2>Ce que vivent certains parents pour obtenir l&rsquo;acte de naissance</h2>
<p>Bienvenue Mbiya, un père se souvient de sa première démarche : «<em> Je suis allé directement à la commune Annexe avec le certificat. J’ai déposé le dossier. Quand j’ai demandé dans combien de temps je pouvais revenir, on m’a répondu, un mois. Puis, on m’a dit que si je voulais aller plus vite, je pouvais motiver l’agent avec 10 dollars. Et  une semaine après, vous aurez l’acte.</em>». Ce témoignage indique en effet que le temps devient une monnaie d’échange.</p>
<p>Dans la commune Kampemba Ange Ngalula, une mère pensait avoir tout fait correctement. Son bébé n&rsquo;avait pas encore atteint 3 mois. Cependant, pour obtenir l&rsquo;acte de naissance dans l&rsquo;urgence, elle a dû débourser de l&rsquo;argent. « <em>Je savais que c’était gratuit. On m’a demandé 20 000 francs. On m’a fait comprendre que sans ça, mon dossier allait traîner.</em> »</p>
<p>Mais dans d&rsquo;autres communes de Lubumbashi, la gratuité de l&rsquo;acte de naissance est respectée en théorie, explique Mamie Banza, une mère de famille. A l&rsquo;enregistrement , aucun franc n&rsquo;est exigé. Par contre, le retrait du document  se fait sous conditions. Les rendez-vous se multiplient au motif que le bourgmestre n&rsquo;a pas encore signé<em>.  »Un jour l’agent de l’état civil m’a fait comprendre qu&rsquo;il fallait le motiver pour avoir la signature », </em>déplore cette mère.</p>
<p>Un autre parent affirme que pour avoir l&rsquo;acte de naissance pour son fils de 17 ans qui devait voyager, un agent lui a demandé 100 dollars. D&rsquo;après lui, l&rsquo;agent était prêt à lui délivrer le document sans passer par le tribunal pour enfants.</p>
<h2>Que dit la loi sur l&rsquo;obtention d&rsquo;un acte de naissance ?</h2>
<p>Ces témoignages ne parlent pas seulement d’argent. Ils évoquent aussi un sentiment d’incertitude, d’un manque de clarté sur ce qui est officiel et ce qui ne l’est pas. Pourtant <a href="https://kinshasa.diplo.de/cd-de/service/2572176-2572176">la loi</a> portant code de la famille indique que <em>« la naissance doit être déclarée par l&rsquo;un des parents ou par les apparentés ou encore par des personnes présentes pendant la naissance. La déclaration peut aussi être faite par un représentant légal, <strong class="rte__strong">dans les 90 jours suivant la naissance</strong>, au bureau <strong class="rte__strong">d&rsquo;état civil du domicile de l&rsquo;un des parents</strong>. Si la déclaration est faite à temps, l&rsquo;établissement de l<strong>&lsquo;acte de naissance est gratuit.</strong></em></p>
<p>Lorsque le parent dépasse les 90 jours, la procédure n’est plus seulement administrative, indique encore le Code de la famille. Elle devient judiciaire. Il faut introduire une demande, attendre une audience. Et ensuite obtenir un jugement après 30 jours. L&rsquo;article 106 du code de la famille dispose que le jugement peut être supplétif. Il permet ainsi de créer un acte de naissance après le délai. Dans certains cas spécifiques, le tribunal peut prendre une ordonnance dite  »d’homologation », qui vient valider une déclaration tardive.</p>
<p>Cette procédure, quoique longue, est prévue par la loi , assure Augustin Lukanda Nshimba, greffier divisionnaire au <a href="https://reliefweb.int/report/democratic-republic-congo/rd-congo-experience-pilote-dun-tribunal-pour-enfants-opertionnel">tribunal pour enfants</a> à Lubumbashi. « <em>Le dossier suit une procédure bien définie. Il est enregistré, transmis au juge, et une décision est rendue. »</em></p>
<p>S&rsquo;agissant des frais à payer, le greffier affirme que les décisions de justice ne sont pas à vendre. Cependant, il existe des frais officiels. « <em><strong>Et c’est 50 dollars américains à payer à la banque indiquée »,</strong></em> dit- Il.</p>
<h3>Des chiffres officiels</h3>
<p>Selon <a href="https://www.dhsprogram.com/pubs/pdf/SR291/SR291.pdf">l&rsquo;enquête démographique et santé</a>  2023-2024,en RDC , 34 % des enfants de moins de 5 ans ont été enregistrés à l’état civil. Le taux d’enregistrement des naissances varie en effet , selon les provinces, passant de 5 % des enfants à Mongala à 63 % à Nord-Kivu.</p>
<p><img decoding="async" loading="lazy" class="size-medium wp-image-42919" src="https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2026/05/IMG_5642-229x300.jpeg" alt="" width="229" height="300" srcset="https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2026/05/IMG_5642-229x300.jpeg 229w, https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2026/05/IMG_5642-781x1024.jpeg 781w, https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2026/05/IMG_5642-768x1007.jpeg 768w, https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2026/05/IMG_5642.jpeg 1143w" sizes="(max-width: 229px) 100vw, 229px" /></p>
<p>Dans la ville de Lubumbashi, il s&rsquo;observe un écart important entre le nombre des naissances et le taux d&rsquo;enregistrement à l&rsquo;état civil. En 2025 par exemple, sur 30 269 naissances recensées , 17 234 ont été enregistrées à l&rsquo;état civil, soit 56,9 %.</p>
<p>Toutefois certaines communes ont un taux assez élevé d&rsquo;enregistrement, indiquent les données de l&rsquo;état civil de la mairie. C&rsquo;est notamment la commune de Lubumbashi qui a un taux de 93 % d&rsquo;enfants déclarés et enregistrés. Elle est suivie par la commune Katuba avec 78% et la commune Annexe, avec 74 %.</p>
<p>Mais ailleurs, les écarts sont plus marqués. La commune Kamalondo a un faible taux d&rsquo;enregistrement de 47,23% suivie de Kampemba avec 34,7%. La commune de la <a href="https://magazinelaguardia.info/2026/01/19/sante-la-surveillance-epidemiologique-a-base-communautaire/">Ruashi  </a> a enregistré 36%. Ces chiffres montrent que de nombreux enfants ne sont pas enregistrés à temps. Les jugements supplétifs concernent des dizaines de cas dans chaque commune. Dans les sept communes  seulement 659 jugements ont été rendus en 2025.</p>
<p><img decoding="async" loading="lazy" class="size-medium wp-image-42918" src="https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2026/05/IMG_5643-226x300.jpeg" alt="" width="226" height="300" srcset="https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2026/05/IMG_5643-226x300.jpeg 226w, https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2026/05/IMG_5643-772x1024.jpeg 772w, https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2026/05/IMG_5643-768x1019.jpeg 768w, https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2026/05/IMG_5643-1158x1536.jpeg 1158w, https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2026/05/IMG_5643-450x600.jpeg 450w, https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2026/05/IMG_5643.jpeg 1170w" sizes="(max-width: 226px) 100vw, 226px" /></p>
<h2>Des millions de francs congolais qui échappent à la caisse de l&rsquo;État</h2>
<p>Derrière ces chiffres, il y a une dimension financière qui ressort. Si par exemple, en 2025 une commune a enregistré 2169 enfants, et  que chaque parent a payé 10 000FC  à l&rsquo;agent de l&rsquo;état civil, cela représente 21 690 000 FC.</p>
<p>Et si pour la moitié d&rsquo;actes de naissance délivrés par la ville de Lubumbashi en 2025, les parents auraient payé 20 000 FC, plus de 360 millions de francs sont entrés dans les poches des agents. Ce qui représente environ 130 milles dollars.</p>
<p>La situation est plus préoccupante pour les parents qui dépassent le délai légal. Les frais officiels  sont fixés à 50 dollars par dossier. Cependant, les agents de l&rsquo;état civil doublent ou encore triplent ces frais au motif qu&rsquo;ils vont faciliter les démarches. Certains parents rapportent avoir deboursé plus de 150$. Or, en 2025, près de 600 dossiers sont passés par un jugement. Si les frais ont été doublé, les agents  auraient perçu environ 30 milles $. De ce fait ,certains Lushois qualifient ces pratiques de corruption qu&rsquo;il faudrait combattre.</p>
<p>Du coté des agents, certains indiquent que ces demandes existent. Ils justifient ces pratiques par les conditions modestes du travail et le nombre réduit du personnel.<em> « L&rsquo;acte est complété au manuscrit. Nous sommes peu nombreux et nous vivons de salaires précaires. » </em>Cet agent qui s&rsquo;exprime sous anonymat indique  le payement exigé est une motivation. Il affirme par ailleurs que le montant  demandé varie selon l&rsquo;agent. Il va de 10 000 FC à 20 000 ou plus. Les responsables de l&rsquo;Office de l&rsquo;état civil, eux, soutiennent que l&rsquo;acte de naissance est gratuit dans les 90 jours après la naissance du bébé.</p>
<h4>UNICEF se mobilise afin d&rsquo;avoir de bureaux secondaires</h4>
<p>Face à ces difficultés, des solutions commencent à être envisagées. <a href="https://www.unicef.org/drcongo/recits/enregistrer-naissances-sein-maternites">UNICEF</a>, partenaire de l’État, propose de rapprocher les services d’état civil des populations. Aujourd’hui, la ville de Lubumbashi ne compte que 7 bureaux d’état civil, un par commune. Pour une ville en pleine expansion, cela reste limité.</p>
<p> » <em>Actuellement l&rsquo;UNICEF est dans les discussions afin d&rsquo;avoir au moins 30 bureaux secondaires à Lubumbashi.</em> <em>Et ils seront installés dans les maternités afin que le délai de retrait de l&rsquo;acte soit plus court »</em> explique Willy Kabwaswangani spécialiste en protection de l&rsquo;enfant UNICEF Lubumbashi. Il annonce également qu&rsquo; à ce jour, il existe un système de procuration. La maternité facilite le parent pour que l&rsquo;enfant soit enregistré dans le délai légal.</p>
<p>Lire aussi: <a href="https://magazinelaguardia.info/2025/05/01/lubumbashiquid-de-lidentification-des-enfants-en-rupture-familiale/">Lubumbashi:Quid de l&amp;rsquo;identification des enfants en rupture familiale</a></p>
<p>Actuellement une campagne d&rsquo;enregistrement gratuit  est en cours dans les communes et dans les écoles, indique l&rsquo;UNICEF. Mais dans les offices de l&rsquo;état civil, le retrait du document est soumis à des frais non officiels.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		  <p>L’article <a rel="nofollow" href="https://magazinelaguardia.info/2026/05/04/lubumbashi-lacte-de-naissance-gratuit-ou-payant-enquete/">Lubumbashi: l&rsquo;acte de naissance, gratuit ou payant ?( Enquête)</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://magazinelaguardia.info">LA GUARDIA</a>.</p>
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