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	<title>Archives des JO Paris 2024 - LA GUARDIA</title>
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	<description>Magazine d&#039;informations générales et d&#039;analyses</description>
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		<title>JO 24- Saut à la perche en Afrique : la panne sèche</title>
		<link>https://magazinelaguardia.info/2024/08/07/jo-24-saut-a-la-perche-en-afrique-la-panne-seche/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Denise Maheho]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 07 Aug 2024 12:49:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
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		<category><![CDATA[Sports]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Comme à Rio et à Tokyo, le continent africain n&#8217;était représenté par aucun perchiste à Paris. Quelles raisons expliquent cette défection ? Enquête de PARISMEDIAS2024</p>
<p>L’article <a href="https://magazinelaguardia.info/2024/08/07/jo-24-saut-a-la-perche-en-afrique-la-panne-seche/">JO 24- Saut à la perche en Afrique : la panne sèche</a> est apparu en premier sur <a href="https://magazinelaguardia.info">LA GUARDIA</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Comme à Rio et à Tokyo, le continent africain n&#8217;était représenté par aucun perchiste à Paris. Quelles raisons expliquent cette défection ? Enquête de <a href="https://cfi.fr/fr/projet/paris-medias-2024">PARISMEDIAS2024</a></strong></p>
<p>C’était à Douala, en juin 2024. Réunie au Cameroun, l’Afrique de l’Athlétisme célébrait ses champions. Parmi eux, le Sud-Africain Kyle Rademeyer, couronné à la perche avec un saut de… 5,20 m. Le podium était complété par l&#8217;Algérien Medhi Amar (5,10 m) et le Malien Boubacar Diallo (5,10 m, après trois essais).</p>
<p>Chez les femmes par contre, la Sud-Africaine Miré Reinstorf a dominé l&#8217;épreuve avec un saut de 4,10 m. Elle était  suivie de la Tunisienne Dora Mahfoudhi (3,90 m). A la lecture de ces performances, on comprend pourquoi les meilleurs perchistes africains n&#8217;ont pas réussi à se qualifier pour Paris. En fait, ils n&#8217;atteignaient pas les minima requis de 5,82 m chez les hommes et 4,73 m chez les femmes.</p>
<p>Lire aussi: <a href="https://magazinelaguardia.info/2023/09/25/faux-le-ministre-congolais-des-sports-ne-faisait-pas-partie-de-la-delegation-de-la-rdc-a-new-york/">https://magazinelaguardia.info/2023/09/25/faux-le-ministre-congolais-des-sports-ne-faisait-pas-partie-de-la-delegation-de-la-rdc-a-new-york/</a></p>
<h4>Afrique absente à Tokyo et à Rio</h4>
<p>en effet, avant Paris, les perchistes africains avaient déjà suivi les Jeux de Tokyo et ceux de Rio depuis leur petit écran. Une absence qui s&#8217;explique, encore et toujours, par un niveau insuffisant depuis de trop longues années.</p>
<p>« <em>Le niveau du saut à la perche en Afrique est encore très bas. Cette discipline est ainsi, considérée comme la plus déshéritée sur le continent »,</em> confirme Fatou Cissokho. Il est un officielle technique internationale de la Confédération Africaine d&#8217;Athlétisme.</p>
<p>Par ailleurs, bien des obstacles entravent le développement de cette épreuve en Afrique. Aziz Daouda, Directeur technique à la Confédération africaine d&#8217;Athlétisme, identifie trois facteurs principaux. Premièrement, le coût élevé de la pratique. Il y a  aussi les difficultés logistiques et un faible niveau de compétition.</p>
<p>« <em>Les sautoirs et les perches sont très onéreux. Peu de fédérations africaines ont les moyens d&#8217;entraîner et de soutenir les perchistes.</em></p>
<p>Deuxièmement, les perches sont difficiles à transporter. Les compagnies aériennes refusent souvent de les prendre en charge. De ce fait, seuls les gros cargos peuvent les transporter. Ainsi, lors des compétitions interafricaines, il est compliqué d&#8217;organiser cette épreuve et d&#8217;assurer la participation de tous les pays.</p>
<h5>Difficultés liées au transport</h5>
<p>Même lorsque des perchistes sont présents, ils n&#8217;ont pas toujours les moyens de transporter leur équipement. Les perches, étant longues, ne peuvent pas entrer dans les soutes des avions. En conséquence, peu de perchistes parviennent à se déplacer pour les compétitions. Nous nous retrouvons aux championnats d&#8217;Afrique avec seulement deux, trois ou quatre participants En outre, ce sont généralement ceux du pays organisateur et un ou deux autres pays capables de transporter leur matériel.</p>
<p>&#8221;<em>Il est donc très difficile de faire progresser cette discipline en Afrique. Le saut à la perche est considéré comme un équipement individuel. Les organisateurs ne sont pas tenus de fournir des perches aux athlètes. Chaque athlète s&#8217;entraîne avec sa propre perche</em> », précise Aziz Daouda.</p>
<p>Face à ces difficultés, il est légitime de se demander s&#8217;il existe une solution pour sortir cette discipline de sa léthargie. À cette question, le technicien de la Confédération africaine répond, catégorique.  « <em>Au regard de ces contraintes, il n&#8217;y a pas de possibilités aujourd&#8217;hui. Je ne vois pas de solution pour l&#8217;Afrique. Ce n&#8217;est pas une question de technicité ou de savoir-faire</em> », insiste Aziz Daouda.</p>
<h6>Pas de compétition en Côte d’Ivoire, Sénégal, Burkina Faso</h6>
<p>Mettons les pieds dans le plat : le saut à la perche est quasi inexistant en Afrique. En Côte d&#8217;Ivoire, bien que la volonté d&#8217;instaurer cette épreuve au niveau des petites catégories existe, la fédération ivoirienne se heurte à un manque de moyens logistiques.</p>
<p>Au Sénégal, cette discipline ne figure pas à l&#8217;agenda fédéral, et il en va de même pour le Burkina Faso et le Mali. En revanche, le saut à la perche est en développement en Afrique du Sud où le record d&#8217;Afrique est détenu depuis 1995 par la légende locale Okkert Brits, qui a franchi la barre de 6,03 m.</p>
<p>Son compatriote Cheyne Rahme a tenté de battre ce record, mais s&#8217;est limité à un saut de 5,41 m. Loin, bien loin des 6m25 du recordman du monde et champion olympique depuis lundi, le Suédois Armand Duplantis…</p>
<p>Ange Kouadio</p>
<p>L’Intelligent d’Abidjan &#8211; Côte d’Ivoire</p>
<p>#PARISMEDIAS2024</p>
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