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	<title>Archives des Mambasa - LA GUARDIA</title>
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	<description>Magazine d&#039;informations générales et d&#039;analyses</description>
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		<title>RDC : les ADF, une économie de guerre fondée sur la terreur</title>
		<link>https://magazinelaguardia.info/2026/02/04/rdc-les-adf-une-economie-de-guerre-fondee-sur-la-terreur/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yasmine Kankolongo]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Feb 2026 23:22:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À Beni, Mambasa et Lubero, dans l’est de la République démocratique du Congo, les Forces démocratiques alliées (ADF) ne sont plus seulement un groupe armé.</p>
<p>L’article <a href="https://magazinelaguardia.info/2026/02/04/rdc-les-adf-une-economie-de-guerre-fondee-sur-la-terreur/">RDC : les ADF, une économie de guerre fondée sur la terreur</a> est apparu en premier sur <a href="https://magazinelaguardia.info">LA GUARDIA</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>À Beni, Mambasa et <a href="http://Cibler le M23 profite à l'ADF dans l'est https://issafrica.org/fr/iss-today/cibler-le-m23-profite-a-l-adf-dans-l-est-de-la-rdcde la RDC">Lubero</a>, dans l’est de la République démocratique du Congo, les Forces démocratiques alliées (ADF) ne sont plus seulement un groupe armé. Elles sont devenues une véritable entreprise de guerre. C’est ce que révèle le dernier rapport sur « l’irruption des ADF dans les territoires d’Irumu, Mambasa et Lubero », publié par l’institut Ebuteli en janvier 2026. </strong></p>
<p>Selon ce document, la violence n’est plus seulement un moyen de pression. Elle est au cœur d’un modèle économique structuré. La terreur provoque la fuite. La fuite libère les terres. Ensuite, les ADF s’installent et exploitent. Depuis près de trente ans, cette rébellion d’origine ougandaise s’est transformée. Aujourd’hui, son idéologie pèse moins que ses intérêts économiques. Dans les forêts du Nord-Kivu et de l’Ituri, chaque attaque suit la même logique. Les populations fuient. Les champs sont abandonnés. Les ressources deviennent accessibles. Là où les civils restent, faute d’alternative, les rebelles imposent des taxes sur les récoltes.</p>
<p>A lire aussi, <a href="https://magazinelaguardia.info/2026/01/30/adf-trente-ans-de-violence-une-expansion-sanglante-vers-irumu-mambasa-et-lubero/">ADF : ADF : une chronologie de violences sanglantes en RDC</a></p>
<h2>Une cohabitation longtemps tolérée</h2>
<p>À Beni, cette dynamique s’est installée progressivement. Selon Ebuteli, les relations entre les ADF et certaines communautés locales ont longtemps été relativement pacifiques. Dès 1999, les combattants s’implantent dans la zone d’Eringeti. Ce groupe armé exploite le bois, le cacao et l’or. Les ADF bénéficient du soutien de chefs locaux. Ils entretiennent aussi des relations avec certaines communautés minoritaires. Par ailleurs, le rapport indique que les ADF ont participé à la contrebande entre la RDC et l’Ouganda. Grâce à ces revenus, elles développent des activités commerciales à Beni, Eringeti et Butembo. Ces activités reposent sur un réseau de collaborateurs bien organisé. Ces collaborateurs sont divisés en trois catégories.</p>
<p>D’abord, il y a  les fournisseurs constitués des commerçants et transporteurs. Ils livrent la nourriture et les médicaments. « <em>Au début, les contacts avec ce groupe se passaient par des relations commerciales, moyens qui avaient l’air légaux. Les civils ne se doutaient pas qu’ils participaient à un réseau criminel. C’est souvent longtemps après qu’ils s’en rendaient compte</em> ». Ensuite, viennent les pisteurs. Ils sont recrutés volontairement ou de force. Les paiements se font en espèces ou en cacao. Enfin, certains militaires FARDC, ou leurs dépendants, détournent armes et munitions pour les vendre aux ADF. Les paiements se font parfois en nature.</p>
<h3>Des réseaux qui résistent à la pression militaire</h3>
<p>De son côté, l’Institut d’Études de Sécurité (ISS) confirme cette analyse. Dans son rapport publié en septembre 2025, il souligne que l’ancrage des<a href="https://magazinelaguardia.info/2020/02/11/nord-kivu-une-rumeur-sur-les-adf-vide-mangina-de-sa-population/"> ADF</a> dans l’économie locale a favorisé leur expansion. Même si les opérations militaires ont réduit leur contrôle territorial depuis 2014, le groupe reste actif dans le trafic d’or, de cacao et de bois. L’Ouganda demeure un débouché clé souligne l&#8217;ISS.<br />
«<em> Le commerce transfrontalier de l&#8217;ADF suggère que le groupe s’appuie sur des corridors commerciaux illicites. Ce qui est une pratique courante des groupes armés en Afrique. Son ancrage dans les réseaux économiques locaux renforce son modèle de financement. Les motos-taxis et les transporteurs sont parfois contraints d’acheminer des combattants, des marchandises et des armes.</em> »</p>
<h4>Mambasa, un contrôle plus contraint</h4>
<p>À Mambasa, la situation diffère. Les relations avec les communautés locales sont plus fragiles. Elles se limitent aux ravitailleurs et aux pisteurs. Butembo reste cependant un centre d’approvisionnement majeur. Des témoins cités par Ebuteli rapportent qu’en septembre 2024, « un camion en provenance de Butembo s’était arrêté un soir près de l’école primaire Métale. Il contenait notamment du riz, de l’huile, des œufs et des sardines ».</p>
<p>Ebuteli indique qu&#8217;à partir d’avril 2025, les ADF ont introduient un système inédit. Des « jetons » sont imposés aux agriculteurs, bûcherons et pêcheurs. Une taxe mensuelle de 10 dollars est exigée, accompagnée d’une identification et d’une photo. D’autres prélèvements suivent. 25 dollars par hectare. 130 dollars par scie à bois. Enfin, à Lubero, le rapport d’Ebuteli reste clair. Aucune activité économique structurée n’y est documentée. En dehors des pillages, les ADF n’y ont pas encore établi de modèle durable.</p>
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		  <p>L’article <a href="https://magazinelaguardia.info/2026/02/04/rdc-les-adf-une-economie-de-guerre-fondee-sur-la-terreur/">RDC : les ADF, une économie de guerre fondée sur la terreur</a> est apparu en premier sur <a href="https://magazinelaguardia.info">LA GUARDIA</a>.</p>
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		<title>ADF : ADF : une chronologie de violences sanglantes en RDC</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Yasmine Kankolongo]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 30 Jan 2026 09:51:45 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis près de trois décennies, les Forces démocratiques alliées (ADF) sèment la terreur dans l’est de la République démocratique du Congo. Nées en 1995 en</p>
<p>L’article <a href="https://magazinelaguardia.info/2026/01/30/adf-trente-ans-de-violence-une-expansion-sanglante-vers-irumu-mambasa-et-lubero/">ADF : ADF : une chronologie de violences sanglantes en RDC</a> est apparu en premier sur <a href="https://magazinelaguardia.info">LA GUARDIA</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Depuis près de trois décennies, les Forces démocratiques alliées (ADF) sèment la terreur dans l’est de la <a href="http://Survivre et tuer : l’irruptihttps://www.ebuteli.org/publications/rapports/survivre-et-tuer-l-irruption-des-adf-dans-les-territoires-d-irumu-mambasa-et-luberoon des ADF dans les territoires d’Irumu, Mambasa et Lubero">République démocratique du Congo.</a> Nées en 1995 en Ouganda, ces rebelles islamistes ont progressivement transformé leur lutte armée en une campagne de massacres systématiques contre les civils. Le dernier rapport du l&#8217;institut congolais de recherche Ebuteli publier jeudi 29 janvier 2026, dresse un constat glaçant sur leur irruption dans les territoires d’Irumu, de Mambasa et de Lubero.</strong></p>
<p>Au départ, les ADF sont une rébellion ougandaise. Leur objectif est clair. Renverser le pouvoir à Kampala. Dès 1996, ils se replient dans l’est de la RDC, principalement dans le territoire de Beni. Pendant plusieurs années, leur présence reste relativement discrète. Les relations avec certaines communautés locales sont même cordiales. Mais tout change à partir de 2013.<br />
Sous pression des opérations militaires congolaises, les ADF adoptent une nouvelle stratégie. La violence devient centrale. Les civils deviennent des cibles. Les massacres s’intensifient dans le coin. Entre 2013 et 2021, des milliers de personnes sont tuées à Beni. Selon les estimations reprises par Ebuteli, les ADF figurent parmi les groupes armés les plus meurtriers du pays.</p>
<h3>Novembre 2021, un tournant militaire</h3>
<p>En novembre 2021, le gouvernement congolais a lancé une opération conjointe majeure. Elle réunit les Forces armées de la RDC (FARDC) et l’armée ougandaise (UPDF). Elle s&#8217;appelle &#8220;opération Shujaa.&#8221; Son objectif affiché, c&#8217;est détruire les bastions historiques des ADF à Beni. Militairement, le rapport parle de bombardement de certains camps des rebelles, de leur démantèlement, ainsi que de leurs combattants tués. Mais le rapport d’Ebuteli est clair. La pression militaire ne fait pas disparaître les ADF. Elle les pousse à fuir et surtout, à s’adapter.<br />
À partir de fin 2019, et de manière accélérée après novembre 2021, les ADF se déplacent en direction de l’Ituri et le sud du Nord-Kivu.<br />
Ils commencent d’abord à Irumu, ensuite à Mambasa et enfin à Lubero. Ce déplacement est rapide, progressif, et extrêmement violent selon la description faite dans le rapport.<br />
Les ADF arrivent en Ituri avec une réputation déjà établie. Celle des « tueurs de Beni ». Dans ces nouveaux territoires, ils ne cherchent pas un ancrage social durable. Ils imposent la peur, frappent fort et vite.</p>
<h4>Irumu : un ancrage difficile, mais sanglant</h4>
<p>Dans le territoire d’Irumu, les ADF peinent à tisser des liens. Les communautés locales, notamment Lese et Bira, sont méfiantes. Pourtant, les massacres se multiplient. Les attaques sont quasi continues à partir de 2020. Les ADF enlèvent et tuent la population. Ils pillent et ils recrutent de force. Selon Ebuteli, Irumu devient un prolongement du théâtre de violence de Beni.</p>
<p>A lire aussi, <a href="https://magazinelaguardia.info/2024/08/07/defis-securitaire-de-tshisekedi-gerer-sa-propre-armee-ebuteli/">Défis sécuritaire de Tshisekedi: gérer sa propre armée ( EBUTELI)</a></p>
<h5>Les civils paient le prix fort.</h5>
<p>À Mambasa, la stratégie change encore. La forêt dense devient un sanctuaire. Les ADF s’y installent. Ils y créent des camps mobiles et exploitent les ressources. Il s&#8217;agit du cacao, du bois et de l&#8217;or. Les attaques visent les villages isolés, les agriculteurs, les axes de circulation. Entre 2022 et 2024, des centaines de civils sont tués. Des dizaines de villages sont désertés. La collaboration forcée apparaît. Certains civils sont contraints de ravitailler les combattants. D’autres sont exécutés pour l’exemple. À partir de 2024, le centre de gravité de la violence se déplace encore. Lubero devient le nouveau foyer.</p>
<h6>Les chiffres sont alarmants.</h6>
<p>Selon les données compilées par Ebuteli, au moins 650 civils ont été tués dans ce territoire en 2024. Ces exécutions ont été effectués au cours d’environ 124 incidents attribués aux ADF. Le seul mois de juin 2024 aurait enregistré plus de 200 morts. On parle des villages incendiés, des champs abandonnés, et des Structures de santé fermées. Plus de la moitié des localités du secteur de Bapere sont vidées de leurs habitants.</p>
<p>Le rapport est formel. Ces massacres ne sont pas aléatoires, ils répondent à une logique précise. Punir les populations accusées de collaborer avec l’État, terroriser pour contrôler, recruter par la force. En plus, alimenter la propagande jihadiste, notamment depuis l’allégeance des <a href="https://magazinelaguardia.info/2020/10/29/insecurite-a-lest-les-adf-ont-encore-tue-18-personnes-a-baeti/">ADF</a> à l’État islamique en 2017. Face aux bombardements, le groupe compense par la violence contre les civils.</p>
<p>Trente ans après leur création, les ADF restent une menace majeure. Leur capacité d’adaptation est au cœur du problème. Chassées de Beni, elles ont exporté la violence vers Irumu, Mambasa et Lubero. Le rapport d’Ebuteli le souligne. Sans protection effective des civils et sans présence durable de l’État, les opérations militaires risquent surtout de déplacer la terreur et non de l’arrêter.</p>
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