<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	
	xmlns:georss="http://www.georss.org/georss"
	xmlns:geo="http://www.w3.org/2003/01/geo/wgs84_pos#"
	>

<channel>
	<title>Archives des Menstruation - LA GUARDIA</title>
	<atom:link href="https://magazinelaguardia.info/tag/menstruation/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://magazinelaguardia.info/tag/menstruation/</link>
	<description>Magazine d&#039;informations générales et d&#039;analyses</description>
	<lastBuildDate>Wed, 31 May 2023 18:23:42 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.1.10</generator>
<site xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">147928400</site>	<item>
		<title>La gestion de la menstruation, un sérieux problème dans les écoles</title>
		<link>https://magazinelaguardia.info/2023/05/31/la-gestion-de-menstruation-un-serieux-probleme-dans-les-ecoles/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yasmine Kankolongo]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 31 May 2023 18:40:54 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[La une]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Sur le web]]></category>
		<category><![CDATA[haut katanga]]></category>
		<category><![CDATA[Lubumbashi]]></category>
		<category><![CDATA[Menstruation]]></category>
		<category><![CDATA[RDC]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://magazinelaguardia.info/?p=26496</guid>

					<description><![CDATA[<p>En marge de la célébration de la journée internationale de la sensibilisation sur l’hygiène menstruelle le 28 mai dernier, l’ONG vision mondiale a organisé ce</p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://magazinelaguardia.info/2023/05/31/la-gestion-de-menstruation-un-serieux-probleme-dans-les-ecoles/">La gestion de la menstruation, un sérieux problème dans les écoles</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://magazinelaguardia.info">LA GUARDIA</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>En marge de la célébration de la journée internationale de la sensibilisation sur <a href="https://magazinelaguardia.info/2020/01/06/lualaba-quand-les-femmes-interdites-dacces-aux-carrieres-suites-aux-superstitions/">l’hygiène menstruelle</a> le 28 mai dernier, l’ONG vision mondiale a organisé ce 31 mai à Lubumbashi une journée de sensibilisation.  Cependant, la question de l’hygiène menstruelle demeure jusque-là un problème sérieux au sein des écoles tant publiques que privées de Lubumbashi. Les cabines d’hygiène menstruelle pour  filles sont quasi inexistantes dans les établissements scolaires. </strong></p>
<p>Les  filles éprouvent d’énormes difficultés pendant leur période. C’est par exemple Sarah Ngoie Kabedi élève de la sixième à l’école primaire Saint augustin.</p>
<p>« <em>J’ai eu mes premier règles à l’âge de 12ans. Dans mon école, les cabines hygiène menstruelle n’existent pas. Etant en sixième, nous restons à l’école presque toute la journée. Alors pendant la période de mes règles, je souffre par manque d’endroit où je peux me changer. Pour éviter les dégâts, je m’habille doublement le matin avant de quitter la maison. Ce qui me permet de tenir toute la journée. Parce que, s&rsquo;il y a débordement, les garçons vont se moquer de moi</em> ».</p>
<p>Pendant que les garçons  stigmatisent les filles à l&rsquo;école lors de leurs règles, Juve Windang Mujing, âgé de 13 ans, a pris conscience . Il s&rsquo; est engagé à aider les filles  plutôt que de se moquer d’elles. <em>« La première fois quand j’ai vu dans ma classe une fille avec du sang, j’étais choqué. Mais l’enseignant nous a fait comprendre que c’est normal. Et j&rsquo;ai compris que ce qui arrive aux filles, ce n’est pas de leur faute, c’est l’organisme et c’est  Dieu qui les a ainsi créées . Au lieu de se moquer d&rsquo;elles, moi,  Je préviens la maitresse que telle  fille a les règles et qu’il faut l’amener à la direction pour la secourir, étant donné qu’il n’y a pas de structures appropriées </em>».</p>
<p>Ainsi, Juve Windang Mujing demande au gouvernement congolais la construction des cabines hygiène mensuelle dans les écoles et même à l&rsquo;université.</p>
<h4>Les écoles et les mesures préventives</h4>
<p>Lire aussi,<a href="https://magazinelaguardia.info/2022/06/14/lubumbashi-la-menstruation-un-frein-a-leducation-des-filles/">https://magazinelaguardia.info/2022/06/14/lubumbashi-la-menstruation-un-frein-a-leducation-des-filles/</a></p>
<p>Sompo Karaj Directrice de l’école primaire Matembo et Kabulo Doudou Directeur de Mairie notre secours,  affirment que leurs écoles n&rsquo;ont pas ces  infrastructures destinées aux filles. Toutefois, Mme Sompo assure que les filles sont prises en charge.</p>
<p>« <em>Lorsque  nous avons des cas de menstruation à l’école, il y a une dame qui s’occupe des enfants. Dans notre école, nous avons deux blocs sanitaires, un,  pour les filles et un pour les garçons.  Comme mesure de prévention, notre école ne manque jamais des bandes hygiéniques, du savon et un sceau ».</em></p>
<p>Ainsi, pour relever le défis l&rsquo;ONG  Vision mondiale a intégré la thématique menstruation dans son projet technique eau, hygiène et assainissement.</p>
<p><a href="https://magazinelaguardia.info/2022/06/14/lubumbashi-la-menstruation-un-frein-a-leducation-des-filles/">https://magazinelaguardia.info/2022/06/14/lubumbashi-la-menstruation-un-frein-a-leducation-des-filles/</a></p>
<p>De ce fait  Vision mondiale mène un plaidoyer auprès du gouvernement. Ceci, pour que chaque école puisse avoir un point d&rsquo;eau fonctionnelle. Et aussi des installations sanitaires  équipées d&rsquo;une cabine pour  la gestion menstruelle.</p>
<p><b>A noter que l</b>e thème pour la célébration de la journée de la sensibilisation sur la menstruation est  » Faire de la menstruation un élément normal de la vie d’ici 2030 »,</p>
<div class="fb-background-color">
			  <div 
			  	class = "fb-comments" 
			  	data-href = "https://magazinelaguardia.info/2023/05/31/la-gestion-de-menstruation-un-serieux-probleme-dans-les-ecoles/"
			  	data-numposts = "10"
			  	data-lazy = "true"
				data-colorscheme = "light"
				data-order-by = "social"
				data-mobile=true>
			  </div></div>
		  <style>
		    .fb-background-color {
				background:  !important;
			}
			.fb_iframe_widget_fluid_desktop iframe {
			    width: 100% !important;
			}
		  </style>
		  <p>L’article <a rel="nofollow" href="https://magazinelaguardia.info/2023/05/31/la-gestion-de-menstruation-un-serieux-probleme-dans-les-ecoles/">La gestion de la menstruation, un sérieux problème dans les écoles</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://magazinelaguardia.info">LA GUARDIA</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">26496</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Lubumbashi : La menstruation, un frein à l&#8217;éducation des filles ?</title>
		<link>https://magazinelaguardia.info/2022/06/14/lubumbashi-la-menstruation-un-frein-a-leducation-des-filles/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Guardia Magazine]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Jun 2022 12:55:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[La une]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[jeunes filles]]></category>
		<category><![CDATA[Lubumbashi]]></category>
		<category><![CDATA[Menstruation]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://magazinelaguardia.info/?p=20130</guid>

					<description><![CDATA[<p>C&#8217;est un passage obligé pour toutes les jeunes filles. La menstruation, ce sujet tabou , mais toutes les connaissent   Ceci arrive pour la première fois</p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://magazinelaguardia.info/2022/06/14/lubumbashi-la-menstruation-un-frein-a-leducation-des-filles/">Lubumbashi : La menstruation, un frein à l&rsquo;éducation des filles ?</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://magazinelaguardia.info">LA GUARDIA</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>C&rsquo;est un passage obligé pour toutes les jeunes filles. La menstruation, ce sujet tabou , mais toutes les connaissent   Ceci arrive pour la première fois entre l&rsquo;âge de 10 et 12 ans. Les plus précoces , c&rsquo;est à l&rsquo;age de 7 à 9 ans. Elle peut aussi être retardée à cause de la malnutrition, d&rsquo;une activité sportive trop intense ou de problèmes de santé. Pour les filles en âge scolaire , la menstruation peut devenir un frein.</strong></p>
<p>Pour  les adolescentes , ceci peut être difficile à gérer. Et surtout si elles n&rsquo;ont pas la bonne information. Ceci peut en plus influer sur leur apprentissage scolaire. Dans le quartier Kipanta, les jeunes filles âgées de 12 à 14 ans  indiquent-elles qu&rsquo;elles  rencontrent plusieurs difficultés. Ici le sujet est tabou. Ainsi , les filles n&rsquo;ont pas la bonne information sur la manière de la gérer. Bien qu&rsquo;elles aient droit à certains cours ayant trait à l&rsquo;éducation à la vie, malheureusement, elles ne savent pas grand-chose.  Anna Kaitana âgée de 14 ans, relate : « J&rsquo;avais vu mon amie qui avait le sang sur ses habits et je lui avais posé la question. C&rsquo;est elle qui m&rsquo;avait parlé de ça. »  Elle poursuit en disant  » Parfois j&rsquo;ai honte de parler de mes règles à quelqu&rsquo;un mais je sais qu&rsquo;il faut poter le bandes hygiéniques. Si j&rsquo;ai l&rsquo;argent je m&rsquo;en procure, mais aux cas contraire j&rsquo;utilise les tissus en flanelle ».</p>
<p>Rehema Kamulete Marlène est parmi les plus chanceuses. Elle en parle  avec sa mère. « Moi, c&rsquo;est ma mère qui m&rsquo;en avait parlé. Et quand j&rsquo;ai vu mes règles pour la première foi, elle m&rsquo;avait donné des morceaux de tissue. Et c&rsquo;est ce que j&rsquo;utilise ». Mais elle aussi, continue à se poser beaucoup des questions sur la menstruation. « Après, elle m&rsquo;avait dit que j&rsquo;avais grandi tout en m&rsquo;interdisant toute relation avec les garçons, je ne comprends pas pourquoi ».</p>
<p><a href="https://magazinelaguardia.info/2021/12/14/lualaba-busanga-500-enfants-prives-de-leur-droit-a-leducation/">À lire aussi :Lualaba- Busanga : 500 enfants privés de leur droit à l’éducation</a></p>
<h4>Des risques ,</h4>
<p>Dimercia Mahete, une jeune fille de 13 ans, attire notre attention.  » Chaque fois que j&rsquo;ai mes règles j&rsquo;ai des douleurs atroces. Cela dure toujours deux semaines. Cela m&rsquo;a déjà laissé des taches noires dans mes sous-gambes. J&rsquo;avais montré ça à ma mère, elle m&rsquo;avait frotté fort avec de l&rsquo;eau et du savon dans l&rsquo;espoir que ça disparaissent, mais en vain. Que dois-je faire ? » S&rsquo;interroge cette jeune fille sans solution avant d&rsquo;ajouter « Je saigne beaucoup et pour calmer les douleurs, elle me donne du paracétamol et des racines amères. Ainsi, je reste à la maison. C&rsquo;est comme ça que je rate des cours. »</p>
<p>Elle, comme bien d&rsquo;autres jeunes filles, n&rsquo;ont pas accès à une bonne hygiène menstruelle. Ce par manque d&rsquo;une bonne information, mais aussi, faute de moyen financier. Un autre aspect,  un peu négligé, mais capital, est que ces filles n&rsquo;ont pas accès à une quantité d&rsquo;eau suffisante, nécessaire pour leur hygiène.  Ainsi, en n&rsquo;ayant pas des bonnes protections hygiéniques adéquates , ceci accroit les risques d’infections.</p>
<h4>Des études sacrifiées</h4>
<p>Il faut dire que pour ces jeunes filles inexpérimentées, la menstruation est un fardeau. Certaines doivent rester à la maison pendant cette période. Par peur de tacher leurs habits ou à cause des douleurs. Ainsi, elles ratent souvent 3 à 4 journées des cours. Elles ratent aussi des interrogations. Ainsi , ceci se ressent sur leur moyenne. Certaines abandonnent leur cursus scolaire.</p>
<p>Le problème , ce que dans les milieux reculés comme le quartier Kipanta,Les garçons et les filles utilisent les mêmes sanitaires. Pour les jeunes filles ayant leurs règles, c&rsquo;est un calvaire. De plus , ces écoles ne disposent des poubelles pour permettre à ces filles de jeter leurs bandes utilisées en toute discrétion.</p>
<h5>Les coins recule méritent une attention</h5>
<p>Une étude de l&rsquo;Unicef révèle un certains nombres des droits que ces filles possèdent. C&rsquo;est, entre autre, avoir accès à des produits sains et à l&rsquo;eau potable. Pouvoir changer leurs protections en toute sécurité et  intimité. Et aussi disposer d’un endroit où jeter les protections usagées . Avoir des connaissances de base sur les cycles menstruels et comment vivre leurs règles sans inconfort et sans avoir peur. Elles  doivent également avoir accès à l’information sanitaire et aux soins de santé. Ceci si elles souffrent de troubles associés aux règles. Ce qui manque cruellement dans les écoles du quartier Kipanta.</p>
<p>&nbsp;</p>
<div class="fb-background-color">
			  <div 
			  	class = "fb-comments" 
			  	data-href = "https://magazinelaguardia.info/2022/06/14/lubumbashi-la-menstruation-un-frein-a-leducation-des-filles/"
			  	data-numposts = "10"
			  	data-lazy = "true"
				data-colorscheme = "light"
				data-order-by = "social"
				data-mobile=true>
			  </div></div>
		  <style>
		    .fb-background-color {
				background:  !important;
			}
			.fb_iframe_widget_fluid_desktop iframe {
			    width: 100% !important;
			}
		  </style>
		  <p>L’article <a rel="nofollow" href="https://magazinelaguardia.info/2022/06/14/lubumbashi-la-menstruation-un-frein-a-leducation-des-filles/">Lubumbashi : La menstruation, un frein à l&rsquo;éducation des filles ?</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://magazinelaguardia.info">LA GUARDIA</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">20130</post-id>	</item>
		<item>
		<title>Journée mondiale de la menstruation: les règles, un calvaire pour les adolescentes à  Lubumbashi.</title>
		<link>https://magazinelaguardia.info/2021/05/28/journee-mondiale-de-la-menstruation-les-regles-un-calvaire-pour-les-adolescentes-a-lubumbashi/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Guardia Magazine]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 May 2021 06:12:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Droits des femmes]]></category>
		<category><![CDATA[La une]]></category>
		<category><![CDATA[Journee]]></category>
		<category><![CDATA[Menstruation]]></category>
		<category><![CDATA[RDC]]></category>
		<guid isPermaLink="false">http://magazinelaguardia.info/?p=14385</guid>

					<description><![CDATA[<p>A Lubumbashi avoir ses règles, reste une source d’angoisse pour la plupart des jeunes filles adolescentes. 83 % se disent stressées en classe à cette</p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://magazinelaguardia.info/2021/05/28/journee-mondiale-de-la-menstruation-les-regles-un-calvaire-pour-les-adolescentes-a-lubumbashi/">Journée mondiale de la menstruation: les règles, un calvaire pour les adolescentes à  Lubumbashi.</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://magazinelaguardia.info">LA GUARDIA</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em>A Lubumbashi avoir ses règles, reste une source d’angoisse pour la plupart des jeunes filles adolescentes. 83 % se disent stressées en classe à cette période, selon une étude réalisée par l’Unicef. Toujours selon le Fonds des Nations unies pour l’enfance, 21 % manqueraient régulièrement les cours, de nombreux établissements scolaires ne disposant toujours pas de latrines, d’eau potable et de savon. Alors, la plupart préfèrent rentrer se changer chez elle, quitte à parcourir plusieurs kilomètres parfois.</em></strong></p>
<p>Adolescente, Magalie Kilapi vivait ses règles comme un calvaire. Aujourd’hui, âgée de 43 ans, elle se rappelle encore des de douleur qui la pliaient en deux, de la peur des moqueries de ses camarades de classe, ou encore de plusieurs fois qu’elle a manqué les cours  à l’école suite à ses règles.</p>
<p>« <em>Je manquais souvent l’école ces jours-là, j’avais honte, je vivais mes menstruations comme un handicap </em>», confie celle qui, comme beaucoup de jeunes Lushoise, commencera par utiliser des bouts de tissu comme protection. « <em>Je ne savais pas comment faire, je n’osais pas en parler à ma famille </em>», relate-t-elle assise à son bureau, dans sa robe colorée en fleurie. Si, aujourd’hui, Magalie préfère oublier ces « <em>souvenirs difficiles</em> », un rêve ne l’a plus quittée depuis. Celui « d’aider les petites filles pour qu’elles n’aient pas à souffrir à leur tour de leurs règles ».</p>
<p>Au sein des foyers, le sujet des menstruations est encore tabou, contraignant certaines à se débrouiller seules à l’arrivée de leurs premiers cycles. « <em>J’ai entendu tellement d’histoires, des filles qui utilisent des bouts de matelas en mousse, des papiers journaux ou même du coton hydrophile</em> », rapporte encore Magalie. Alors, il y a un an, elle a décidé de lancer  Mon corp, une serviette hygiénique qui ne se jette pas, une marque de protections périodiques lavables en tissu.</p>
<p><em><strong>Un sujet tabou</strong></em></p>
<p>Les règles restent un sujet dont on parle peu dans la sphère familiale à Lubumbashi. Or, mettre des mots sur un tabou permet de réduire les risques, potentiellement dévastateurs, liés à l’ignorance et aux fantasmes. Des adolescentes affirment avoir affronté ses moments seuls sans l’aide des proches et parents.</p>
<p>Melissa* a 13 ans. Elle se souvient de la nuit qui a précédé ses premières règles. « <em>Je dormais à côté de ma mère lorsque j’ai ressenti de violentes crampes à l’estomac. Je ne savais pas ce qui m’arrivait. J’ai cru que j’étais malade. Ma mère m’a mis un linge froid sur le ventre pour soulager la douleur, mais celle-ci était intolérable. Je n’ai quasiment pas dormi. Le lendemain matin, je me suis sentie un peu mieux et j’ai pris une douche avant d’aller à l’école. Dans la salle de bains, j’ai vu le sang s’écouler de mon corps sur le sol. J’étais perdue. J’ai couru à la maison et j’en ai parlé à ma mère. Elle m’a demandé de m’habiller pour m’emmener à l’hôpital. Elle pensait que je n’étais pas bien et elle m’a donné des linges supplémentaires afin que le sang ne tache pas mes vêtements. Nous sommes allées à la clinique voir un docteur. Après m’avoir examinée, il nous a annoncé que j’avais mes règles et que c’était tout à fait normal. Il a expliqué à ma mère qu’elle devait acheter des serviettes hygiéniques et m’a donné des conseils d’utilisation et d’hygiène pendant la menstruation. Il m’a aussi dit que j’aurais mes règles tous les 28 jours. Ce jour-là, j’ai manqué l’école parce que j’avais très mal mais aussi parce que nous avons passé beaucoup de temps à l’hôpital</em> ».</p>
<p>«  »Comme le docteur l’avait prédit, mes règles sont revenues tous les 28 jours. À cause de la crise économique, il m’arrivait de rater l’école car ma mère n’avait pas de quoi acheter des protections hygiéniques. L’an dernier, l’UNICEF a commencé à distribuer des serviettes et du savon, des culottes et un fil à linge que les filles peuvent utiliser pendant leurs règles. Cela a provoqué un profond changement car, depuis, je n’ai pas manqué une seule fois l’école à cause de mes règles » ».</p>
<p>A Lubumbashi, beaucoup de filles ne vont plus en classe lorsqu’elles commencent à avoir leurs règles car leurs parents ne peuvent pas leur acheter de serviettes hygiéniques. La nourriture est une priorité, et des produits comme les serviettes sont considérées comme un luxe dans la plupart des foyers</p>
<p>«  »J’aimerais que davantage de parents accompagnent leurs enfants, en particulier les filles, en leur parlant de la menstruation pour les préparer à ce qui va leur arriver » ». Affirme Dcoteur richard Gynecologue</p>
<p>Merveille 14 ans a failli abandonner l’école l’annee passee a cause de ses regles. Elle affirme avoir eu beaucoup de mal à parler de menstruation avec son père qui s’occupe d’elle  depuis le décès de sa mère, il y a quelques années. « <em>Il m’aide de son mieux, mais il a souvent du mal à m’acheter des serviettes hygiéniques. Auparavant, je manquais quatre à cinq jours d’école par mois. À un moment, j’ai failli décrocher complètement</em> ».</p>
<p>Les cours dispensés à l’école contribuent à faire reculer la stigmatisation dont les filles sont victimes. Désormais, garçons et filles comprennent que les règles sont tout à fait normales. C’est une bonne chose car les filles n’ont plus à craindre qu’on se moque d’elles à l’école. Par ailleurs, les toilettes des établissements scolaires doivent être  propres pour protéger l’intimité féminine.</p>
<p>&nbsp;</p>
<div class="fb-background-color">
			  <div 
			  	class = "fb-comments" 
			  	data-href = "https://magazinelaguardia.info/2021/05/28/journee-mondiale-de-la-menstruation-les-regles-un-calvaire-pour-les-adolescentes-a-lubumbashi/"
			  	data-numposts = "10"
			  	data-lazy = "true"
				data-colorscheme = "light"
				data-order-by = "social"
				data-mobile=true>
			  </div></div>
		  <style>
		    .fb-background-color {
				background:  !important;
			}
			.fb_iframe_widget_fluid_desktop iframe {
			    width: 100% !important;
			}
		  </style>
		  <p>L’article <a rel="nofollow" href="https://magazinelaguardia.info/2021/05/28/journee-mondiale-de-la-menstruation-les-regles-un-calvaire-pour-les-adolescentes-a-lubumbashi/">Journée mondiale de la menstruation: les règles, un calvaire pour les adolescentes à  Lubumbashi.</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://magazinelaguardia.info">LA GUARDIA</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">14385</post-id>	</item>
	</channel>
</rss>
