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	<title>Archives des editorial - LA GUARDIA</title>
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	<description>Magazine d&#039;informations générales et d&#039;analyses</description>
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		<title>RDC: quelle opposition pour un Congo moderne et réconcilié ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Christian Mukuna]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 14 Feb 2019 13:06:24 +0000</pubDate>
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		<category><![CDATA[La une]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La politique Congolaise a un parcours historique et des péripéties qui marquent son évolution pendant près de 50ans. L’origine lointaine demeure le mouvement  Lumumbiste qui</p>
<p>L’article <a href="https://magazinelaguardia.info/2019/02/14/quelle-opposition-pour-un-congo-moderne-et-reconcilie/">RDC: quelle opposition pour un Congo moderne et réconcilié ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://magazinelaguardia.info">LA GUARDIA</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>La politique Congolaise a un parcours historique et des péripéties qui marquent son évolution pendant près de 50ans. L’origine lointaine demeure le mouvement  Lumumbiste qui a beau lutter contre le colonisateur ; c’est bien lui qui a enfanté Antoine Gizenga, le patriarche et l’autorité morale du parti politique PaLu,  parti Lumumbiste unifié. Avec la prise du pouvoir par le colonel Joseph-Désiré Mobutu en 1965 et la création de Mouvement Populaire de la révolution, MPR, qui s’était mué en parti Etat, la dictature fut installée.</p>
<p>Cependant, 13 parlementaires qui jugèrent la politique de Mobutu déviationniste,  réunirent leur courage patriotique, quittèrent le MPR parti Etat et constituèrent depuis 1982 l’opposition contre ce pouvoir  monarchique de Mobutu. C’était à cette occasion que naquit l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social, l’UDPS, qui a été dirigée à sa création jusque dans la décennie 1990 par le directoire de quatre leaders représentant les quatre langues nationales. Après des années de lutte politique dans une rude opposition contre la dictature de Mobutu,  les ténors de ce parti  firent défection, après être débauchés par Mobutu, laissant le leadership à Etienne Tshisekedi qui en garda le monopole, la ligne idéologique dure jusqu’ à sa mort  intervenue en Belgique en date du 01 février 2017.</p>
<p>Il est clair que la période de Mobutu correspondant à la deuxième république fut marquée par l’opposition farouche imposée par l’UDPS. Cela bien avant la chute du MPR vécue en date du 24 avril 1990, date à laquelle le président Mobutu consacra le multipartisme à trois puis le multipartisme intégral dans l’ex Zaïre. Après cette date, d’autres mouvements d’opposition sont nés, mais globalement, c’étaient des partis politiques satellites, alimentaires du MPR que celui-ci avait injectés dans l’opposition en vue de la déstabiliser. Ce qui s’était démontré dans la suite du temps à travers l’UFERI que  dirigeait feu Jean de Dieu Nguz à Karl I Bond, l’un des ténors de l’opposition réunie au sein du regroupement de tous les partis de l’opposition, &#8220;l’Union Sacrée de l’Opposition Radicale(USOR)&#8221;.</p>
<p>Cette  période de triste mémoire et expérience politique a produit beaucoup de conséquences dont la continuité du règne de Mobutu, et surtout, l’opportunisme dans la sphère politique de sorte que juste un peu de bruit au nom de l’opposition suffisait pour se faire débaucher par le pouvoir et déstabiliser l’opposition. La politique s’est donc caractérisée par un jeu personnel et individuel centré de façon égoïste au détriment de l’idéologie du parti ou regroupement  dont on fait parti.</p>
<p>Par la force des circonstances, le temps a produit de façon quasi opportuniste L’Alliance des Forces Démocratiques pour la Libération du Congo, AFDL, qui a mis fin à la deuxième république. Ainsi naquit la troisième république. Dans cette période, deux règnes marquent l’histoire : celui de Laurent-Désiré Kabila venu du maquis en Tanzanie et des montagnes de l’Est de la RDC, puis celui de Joseph Kabila, son fils, un produit de l’armée. En  vérité, les modes de gouvernance et de gestion n’ont pas accusé de sérieux changements: La non séparation de trois pouvoirs traditionnels dont l’Exécutif, le Législatif et le Judiciaire constitue une preuve suffisante pour démonter la continuité de la dictature larvée exercée par les dirigeants qui ont succédé au règne du MPR parti Etat. Le plus marrant de cette période c’est surtout le débauchage à moindre frais des prétendus opposants.</p>
<p><strong>Une opposition sous la coupe occidentale ?</strong></p>
<p>Les causes de cette situation sont entre autres la forte main mise de l’extérieur qui nous a confectionné des dirigeants, l’opportunisme politique qui confie de lourdes charges d’Etat à des opportunistes politiciens non préparés à cette tâche, et qui ne voient dans la politique que la satisfaction de leurs intérêts personnels  et égoïstes, le souci effréné de s’ enrichir éperdument, la politique étant devenue dans notre pays une voie d’ enrichissement facile, <strong>une mangeoire </strong>au lieu d’ être un service pour la population. Ce contexte n’a fait que l’opposition, au lieu de jouer son rôle, s’est muée en une stratégie <strong>voire une ruse pour accéder à </strong><strong>&#8221; </strong><strong>l’emploi</strong><strong>&#8220;</strong>.</p>
<p>Cette triste et honteuse expérience devra nous rendre sage dans le contexte actuel où nous voulons construire un Congo moderne et civilisé. Prônant un Congo réconcilié, il n’empêche pourtant  pas l’opposition à  jouer son rôle de contre poids du pouvoir en place. Mais pour que cette opposition joue pleinement son rôle, nous estimons qu’elle devra au départ se départir du mercenariat  occidental, se revêtir du vrai patriotisme, fonder son action sur une idéologie politique claire et constructive et non sur des intentions malveillantes qui visent l’intérêt personnel et égoïste au profit de leurs parrains  occidentaux pourqui seuls leurs intérêts comptent et non le développement du notre pays.</p>
<p><strong>Opposition ou contre pouvoir</strong></p>
<p>Pour qu’un gouvernement soit fort, il faut une opposition forte, un contre pouvoir où il y a des lanceurs d’alerte pour que le gouvernement ne dévie pas de ses objectifs de sorte que le pouvoir d’Etat soit bien exercé au profit du bien être collectif. D’ autre part, le pouvoir qui se veut démocratique devra jouer sa partition dans le respect de la constitution et d’autres lois du pays, car c’est de ceux-ci que dépend la paix civile, et ce  sans museler l’opposition dans ce qu’elle  est appelée à jouer de positif et  de patriotique. L’objectif demeurant de garder de part et d’autre l’équilibre au profit de l’Etat et non des partis ou des regroupements politiques qui sont des faits privés dans un Etat.</p>
<p>En effet, dans ce noble rôle, la nouvelle opposition devra s’investir en organe politique de surveillance de l’action du gouvernement au regard de la constitution et des lois du pays. Pour autant,  elle aura pour mission de sensibiliser la population, de l’éveiller sur les lois du pays au lieu de l’abrutir et de la chosifier par des slogans et des discours hypnotiseurs. Elle doit être un bureau technique d’études et de suivis des actions du gouvernement au lieu de limiter sa mission en termes d’un mouvement de pression de rue. Nous estimons que ce partenariat sans être nuisible au gouvernement ni préjudiciable à l’ avenir du pays, sera une contribution utile pour la reconstruction nationale et l’avènementd’un pays civilisé.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>RDC-Autour de la machine à voter : qui joue le franc jeu ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Christian Mukuna]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Oct 2018 15:19:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[editorial]]></category>
		<category><![CDATA[machine a voter]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En RDC, tout est hésitant : la démocratie, le développement dans les différents secteurs autant que l’organisation des élections qui, respectant le cycle électoral tel que</p>
<p>L’article <a href="https://magazinelaguardia.info/2018/10/10/autour-de-la-machine-a-voter-qui-joue-le-franc-jeu/">RDC-Autour de la machine à voter : qui joue le franc jeu ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://magazinelaguardia.info">LA GUARDIA</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em>En RDC, tout est hésitant : la démocratie, le développement dans les différents secteurs autant que l’organisation des élections qui, respectant le cycle électoral tel que prévu par la CENI, devraient être organisées depuis fin 2016. Fort malheureusement,  et  la ruse politicienne faisant,  pour la conservation du pouvoir, nous sommes déjà en 2018,  sans trop de garantie pour que les élections se tiennent  en date du 23 décembre selon le calendrier de la CENI, cette institution d’appui à la démocratie. La RDC étant un pays stratégique en particulier à cause de ses nombreuses ressources du sol et du sous-sol, il en va de soi que la Communauté internationale s’y penche avant que la situation ne tourne autrement. Les investisseurs venus nombreux ces dernières années craignent eux aussi pour leurs investissements !  Il faut donc des élections apaisées.</em></strong></p>
<p>C’est dans le cadre de chercher des voies et moyens pour aplanir la situation que le Conseil de Sécurité des Nations Unies  a envoyé à Kinshasa une délégation de 15 ambassadeurs pour une mission de deux jours. Cette mission  a achevé sa visite le dimanche 7 octobre dernier. Pendant deux jours, ces  ambassadeurs ont rencontré Joseph Kabila le président sortant, les candidats à la présidentielle, Corneille Nangaa, le président de la CEN, la société civile et la MONUSCO. L&#8217;objectif : accompagner le processus électoral pour la tenue d&#8217;élections crédibles et apaisées prévues le 23 décembre prochain.</p>
<p>Au cours de la conférence de presse tenue le dimanche même au quartier général de la MONUSCO à Kinshasa à l’ issue de cette visite, les membres du Conseil de sécurité de l’ONU ont estimé qu’il y a nécessité pour les acteurs politiques congolais de dialoguer en vue d’un consensus autour de la machine à voter dont l’intrusion dans le processus électoral n’est soutenu par aucune loi claire hormis la complicité de la CENI et de la Majorité présidentielle.</p>
<p>François Delattre, ambassadeur, représentant permanent de la France auprès de l’Organisation des Nations Unies a indiqué au cours cette conférence de presse  que la position du  Conseil de Sécurité  demeure le consensus le plus large possible à travers lequel les acteurs politiques pourront organiser  les conditions  pour des élections réellement crédibles et transparentes se déroulant dans un climat apaisé.</p>
<p>Après les différents entretiens, la délégation du Conseil de Sécurité des Nations Unies a révélé  que toutes les parties prenantes au processus électoral sont déterminées à aller aux élections pour une première transition pacifique du pouvoir en RDC entre Joseph Kabila, le président sortant, et le prochain président qui devra être le résultat des élections dignes et non le transfert du pouvoir d’ Etat à un quelconque dauphin, l’ émanation d’ une volonté individuelle, dictatoriale  au sein d’ un quelconque regroupement politique, ces faits privés dans un Etat en occurrence la RDC.  D’ ailleurs, de l’avis de plusieurs dont l’ambassadeur de la France à l&#8217;ONU qui a conduit cette délégation, la remise-reprise tant attendue sera une opportunité historique à saisir. Un homme d’Etat comprendrait facilement la pertinence de cette opération ; un simple politicien à l’affut de ses propres intérêts s’en passera sans gêne.</p>
<p>Après sa réunion avec les membres de conseil de sécurité des nations unies, l’opposition congolaise a réaffirmé quant à elle sa volonté d’aller aux élections, mais sans la machine à voter. Aussi, les opposants Congolais insistent-ils sur l’inclusivité du processus électoral.  Pour eux,  la mise a l’écart de la machine à voter est un préalable pour aller aux élections. Ils soutiennent leur thèse par le fait que le vote électronique n’est pas prévu dans la loi électorale. Le risque de la tricherie devenue presque  à la mode lors des élections en RDC est à redouter.</p>
<p>Ces leaders, qui se disent prêts à aller aux élections, attendent avoir des garanties pour des scrutins crédibles. Ils en appellent donc à l’implication attendue du Conseil de Sécurité. Celui-ci a aussi réitéré son engagement à appuyer le processus électoral tout en recommandant  le respect des libertés fondamentales pour l’expression de différentes sensibilités politiques.</p>
<p>Le recours à la technologie de vote par écran tactile  a été également dans l’agenda de la réunion entre les candidats à la présidentielle et Corneille Nangaa, président de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI). Face à l’absence du consensus, les deux parties ont  décidé de mettre en place une commission technique pour poursuivre les discussions. Pour Corneille Nangaa, “La commission technique ne vient pas pour négocier les décisions de la CENI. Elle vient pour procéder aux vérifications  approfondies qui ont été exigées par les recommandations de l&#8217;Organisation Internationale de la Francophonie(OIF) et de la Fondation britannique en ce qui concerne la machine à voter”, a-t-il nuancé en  réponse à une question lui posée par un média, à l&#8217;occasion de la réception du premier lot de machines à voter.</p>
<p>Profitant de leur visite à Kinshasa, les émissaires des Nations Unies ont réitéré la disposition de la Monusco à répondre à toute demande de soutien logistique à l&#8217;organisation des élections dès que la République Démocratique du Congo en exprimerait le besoin. Elle apportera tout son soutien dans les termes de son mandat. Mais Kinshasa maintient son refus sous prétexte que c’est de l’ingérence !</p>
<p>Voilà pourquoi Joseph Kabila a répété son intention de financer ce scrutin sans l’aide internationale. Toutefois, un appui logistique de la Monusco reste envisageable, « si nécessaire ». Encore faudrait-il que cette demande ne soit pas formulée trop tard par ruse juste dans l’intension de prolonger la prolongation qui est déjà fatigante pour la population.</p>
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