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	<title>Archives des Éditorial - LA GUARDIA</title>
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	<description>Magazine d&#039;informations générales et d&#039;analyses</description>
	<lastBuildDate>Thu, 15 Jan 2026 12:42:20 +0000</lastBuildDate>
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		<title>Procès Mutamba, un verdict qui interroge la justice congolaise</title>
		<link>https://magazinelaguardia.info/2025/09/04/proces-mutamba-un-verdict-qui-interroge-la-justice-congolaise/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Godlive Nyemba]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Sep 2025 11:54:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[La une]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le verdict du procès de l&#8217;ex-ministre de la Défense est tombé. Mutamba est coupable ! Mais loin de clore le débat, il ouvre une nouvelle</p>
<p>L’article <a href="https://magazinelaguardia.info/2025/09/04/proces-mutamba-un-verdict-qui-interroge-la-justice-congolaise/">Procès Mutamba, un verdict qui interroge la justice congolaise</a> est apparu en premier sur <a href="https://magazinelaguardia.info">LA GUARDIA</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p data-pm-slice="1 1 []"><strong>Le verdict du procès de l&#8217;ex-ministre de la Défense est tombé. Mutamba est coupable ! Mais loin de clore le débat, il ouvre une nouvelle brèche dans l’opinion publique : la justice </strong><a class="qbe-widget" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9publique_d%C3%A9mocratique_du_Congo" target="_blank" rel="noopener"><strong>congolaise</strong></a><strong> a-t-elle parlé au nom du droit, ou au service d’intérêts politiques ?</strong></p>
<p>Les faits sont là, implacables. Ce procès, qui mettait en jeu un ancien ministre, était suivi de près par la population. Non pas seulement pour connaître le sort d’un homme, mais surtout pour tester la capacité des juges à trancher avec indépendance. Et aujourd’hui, selon que l’on soit partisan ou adversaire, le jugement est perçu tantôt comme une victoire de l’État de droit, tantôt comme une démonstration de plus de l’instrumentalisation des institutions.</p>
<p>&#8220;<em>Je ne suis pas surpris par cette sentence contre Mutamba. Il est éliminé politiquement</em>&#8220;, a dit par exemple Jean-Claude Katende, un activiste des droits humains. D&#8217;autres comme le mouvement citoyen Lutte pour le Changement ont exprimé leur satisfaction. &#8220;<em>La condamnation de Constant Mutamba pour détournement de fonds publics est un signe encourageant dans la lutte contre l&#8217;impunité en RDC</em>&#8220;, a écrit La Lucha sur la plateforme X.</p>
<p>Lire aussi: <a href="https://magazinelaguardia.info/2025/09/02/rdc-lex-ministre-de-la-justice-mutamba-ecope-de-3-ans-de-prison-et-5-ans-d-ineligibilite/">RDC: l’ex ministre de la Justice Mutamba ecope de 3 ans de prison et 5 ans d’ ineligibilité</a></p>
<h2>La confiance&#8230;</h2>
<p data-pm-slice="1 1 []"> Ces divergences ne sont pas anodines. Elles révèlent une faille profonde.  Dans un pays où la justice devrait être la colonne vertébrale de la démocratie, chaque verdict à haute visibilité devient un test de confiance.  Et la justice continue d’être regardée avec suspicion. Chaque verdict devient un procès, non seulement de l’accusé, mais aussi de l’institution judiciaire elle-même.</p>
<p>Le cas Mutamba, désormais clos sur le plan juridique, reste ouvert sur le plan politique et moral. Car un peuple qui doute de sa justice est un peuple qui doute de son avenir. Et si les Congolais n’ont pas confiance en leurs tribunaux, c’est l’État tout entier qui chancelle.</p>
<p>Le vrai défi, après ce verdict, est donc de briser ce cycle de méfiance. Il ne suffit plus de juger. Il faut convaincre, par la transparence et la rigueur. Que la justice congolaise n’est pas le masque d’une politique, mais la voix du droit. Et celui-ci, en dépit de son vernis légal, soulève davantage de doutes que d’apaisement. Si la justice ne parvient pas à inspirer respect et sérénité, c’est tout l’appareil de l’État qui vacille dans l’esprit des citoyens.</p>
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		  <p>L’article <a href="https://magazinelaguardia.info/2025/09/04/proces-mutamba-un-verdict-qui-interroge-la-justice-congolaise/">Procès Mutamba, un verdict qui interroge la justice congolaise</a> est apparu en premier sur <a href="https://magazinelaguardia.info">LA GUARDIA</a>.</p>
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		<title>RDC: qu&#8217;avons-nous fait de nos belles années d’avant l’indépendance?</title>
		<link>https://magazinelaguardia.info/2025/06/30/rdc-quavons-nous-fait-de-nos-belles-annees-davant-independance/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[La Guardia Magazine]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 30 Jun 2025 09:54:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[La une]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[30 Juin]]></category>
		<category><![CDATA[Independanace]]></category>
		<category><![CDATA[RDC]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>&#160; Dans la folie des réjouissances qui marquèrent la journée historique du 30 juin 1960. Les plus nostalgiques des Congolais, déçus par les rivalités d’une</p>
<p>L’article <a href="https://magazinelaguardia.info/2025/06/30/rdc-quavons-nous-fait-de-nos-belles-annees-davant-independance/">RDC: qu&#8217;avons-nous fait de nos belles années d’avant l’indépendance?</a> est apparu en premier sur <a href="https://magazinelaguardia.info">LA GUARDIA</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Dans la folie des réjouissances qui marquèrent la journée historique du 30 juin 1960. Les plus nostalgiques des Congolais, déçus par les rivalités d’une classe politique moins expérimentée, commencèrent à évoquer les souvenirs du passé avec un brin de tristesse : « du temps des <a href="https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Belges" target="_blank" rel="noopener">Belges</a>, on vivait mieux !&#8230; Et sans trop des tracasseries ». Ce genre de refrain, on l’entend encore de nos jours. Il est inoxydable. Comme les notes d’indépendance chacha, la chanson que les générations se passent à la manière des spécialistes de relais.</strong></p>
<p>En 1960, images à l’appui, la commémoration de l’indépendance fut un moment sans pareil. Aujourd’hui encore on essaie, tant bien que mal, de maintenir la parade. Il en sera de même pour les années à venir.  Et personne ne pourra y changer. La fête nationale reste et restera  à jamais un moment très fort solennel. L’indépendance chèrement acquise, pourquoi avons-nous honte de rappeler l’épopée coloniale ? Disons-le tout net . L’aventure initiée au cœur de l’Afrique par le roi Léopold II s’était révélée concluante dans bien des secteurs. Dans leurs discours, nos dirigeants, à l’exception de Joseph Kasavubu, oublient de saluer l’effort de la métropole dans la construction du Congo Belge. Et le Congo  était un modèle exceptionnel d’une Afrique qui sortait des ténèbres. Nous avons honte de dire que les maladies qui décimaient des populations entières furent endiguées par les agents sanitaires belges, qui y laissèrent parfois leur peau.</p>
<h4>Nous avons honte!</h4>
<p>De même, nous avons honte de dire que c’est au prix de mille efforts que les voies de communication furent tracées. Facilitant ainsi la circulation des personnes et l’évacuation des produits de première nécessité. Nous avons toujours honte de dire que c’est grâce à l’industrie extractive que s’accéléra la construction des cités modernes des écoles, ainsi que des hôpitaux. Nous avons honte de dire que les paysans de la période coloniale étaient incontournables dans le système de production.</p>
<p>Oui certainement, nous avons  honte de dire que ces braves gens de la brousse parvenaient à payer les études de leurs enfants, partis pour la ville. Nous avons honte de dire que la poste, État dans l&#8217;État, assurait une meilleure distribution des colis et des lettres aux quatre coins du pays. Et que c’est avec les recettes des postes et télécommunications que l’on payait les fonctionnaires prestant au Rwanda et au Burundi.</p>
<p>À cette époque-là, le téléphone cellulaire n’existait pas. Mais les communications ne souffraient d’aucune insuffisance. Nous avons honte de dire que les vieux quartiers érigés sous la férule des topographes en culottes kaki sont mieux bâties par rapport aux nouvelles cités occupées par les nouveaux riches ! Nous avons honte de dire qu’il existait une banque de l’habitat (fonds d’avance) qui construisait des maisons pour les plus démunis. Et à crédit.</p>
<p><a href="https://magazinelaguardia.info/2025/01/04/rdc-des-martyrs-de-lindependance-inconnus-mais-celebres/" target="_blank" rel="noopener">Lire aussi: RDC : des martyrs de l’indépendance inconnus mais célébrés</a></p>
<h4>Une société pas comme celle-ci</h4>
<p>Nous avons honte de dire que l’administration publique était un corps d’élite, les promotions s’effectuaient en tenant compte du meilleur rendement, d’un comportement au-dessus de tout reproche. La société d’alors n’était pas gangrénée par la corruption et tout ce qui va avec : clientélisme, gabegie, tribalisme, harcèlement sexuel, etc. Nous avons honte de dire que l&#8217;église était vraiment une institution au milieu du village et au cœur du développement. Cette église avait contribué à l’émergence d’une nouvelle morale positive au travers du mouvement scout. Nous avons honte de dire que les produits « made in Congo » conformes au standard le plus strict étaient consommés. Mais aussi réclamés avec insistance aux quatre coins du monde.</p>
<p>Nous avons honte de dire que les trains de la Compagnie des chemins de fer du Bas-Congo au Katanga roulaient à plus de 40Km/h et que les produits agricoles ne pourrissaient pas dans les greniers. Effectivement , nous avons honte de dire que le Canada ainsi que la région de l’Asie n’apparaissaient pas au tableau des pays qui montaient alors au même titre que certains pays d’Europe. Les exemples abondent, mais nous avons honte de dire ce qui avait fait l’honneur et la grandeur du Congo Belge.</p>
<h4>une compensation?</h4>
<p>La période coloniale (1908-1960) et l’indépendance, dont le pays célèbre le 62 ème anniversaire, méritent d’être passées au peigne fin. Et c&#8217;est si nous voulons que l’histoire ne soit pas falsifiée. En soixante et deux ans d’aventure coloniale, la Belgique a fait mieux que la RDC sur le même parcours. Elle a réussi à innover sur une « terra incognita », où il n’y avait, ni routes, ni pistes d’aviation, ni école… Nous avons honte de le dire.</p>
<p>La RDC qui, au 30 juin 1960, hérita d’un patrimoine enviable, n’a jamais atteint le ¼ de l’actif qui a figuré au bilan colonial. Dans leurs discours, nos dirigeants évitent d’évoquer cet échec.</p>
<p>Dans la joie de l’indépendance, acquise dans la douleur et au terme d’une lutte acharnée, certains de nos hommes politiques (Moise Tshombe, Joseph désiré Mobutu) avaient maintes fois remis sur la table le « contentieux, belge-congolais ». Et c&#8217;est pour réclamer au gouvernement belge la restitution du gâteau national?. Celui-ci est estimé à 40 millions de francs.  Ainsi guerres des nerfs et gels des relations diplomatiques s’ensuivirent. Parce que la Belgique ne voulait pas céder les parts du Congo qu’elle détenait chez elle. Et sur ce chapitre, n’ayons, pas honte de dire que la métropole n’avait pas joué franc-jeu. En 1960, les Belges ont quitté le Congo, à contre cœur, et non sans avoir mis le feu à la maison et vider les caisses.</p>
<h4>Envol décisif?</h4>
<p>Sans froid aux yeux, abordons une question centrale. Si la Belgique avait restitué le coffre-fort à nos dirigeants, le pays allait-il connaître un envol décisif ? Je doute fort. Après l’indépendance, le Congo qui a connu une période rose avec les ventes de ses immenses richesses du sous-sol, n’a pas réussi à entretenir les infrastructures de l’époque coloniale,. mais aussi à envisager le développement durable.</p>
<p>Cependant, ce sont les éléphants blancs qu’on a vus naître. Et puis disparaître, sans apporter un peu de joie aux communautés locales, toujours abandonnées à leur triste sort. Les Belges qui ont réalisé des travaux herculéens aux quatre coins du Congo étaient –ils plus magiciens que les enfants du terroir ? Rien de tous cela . Les « Nokos », comme on a coutume d’appeler les gens du plat pays, étaient de travailleurs infatigable dotés d’imagination créatrice. En plus, ils avaient instauré une administration de proximité pour un meilleur suivi de la politique du développement. Pourquoi avons-nous honte de dire tout cela du haut des tribunes érigées pour célébrer la fête nationale et à haute voix ?</p>
<p>Avec Aimée celestin Ngoie Bunduki</p>
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		<item>
		<title>Quel  héritage ont-ils légué pour construire la RDC ? : Patrice Emery Lumumba</title>
		<link>https://magazinelaguardia.info/2025/01/16/quel-heritage-ont-ils-legue-pour-construire-la-rdc-partie-i-patrice-emery-lumumba/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Christian Mukuna]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Jan 2025 23:28:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[La une]]></category>
		<category><![CDATA[Lumumba]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En cette période de commémoration des héros nationaux, une question s’impose : quel héritage Patrice Emery Lumumba a-t-il réellement laissé à la République démocratique du</p>
<p>L’article <a href="https://magazinelaguardia.info/2025/01/16/quel-heritage-ont-ils-legue-pour-construire-la-rdc-partie-i-patrice-emery-lumumba/">Quel  héritage ont-ils légué pour construire la RDC ? : Patrice Emery Lumumba</a> est apparu en premier sur <a href="https://magazinelaguardia.info">LA GUARDIA</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>En cette période de commémoration des héros nationaux, une question s’impose : quel héritage Patrice Emery Lumumba a-t-il réellement laissé à <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Democratic_Republic_of_the_Congo">la République démocratique du Congo</a> ?</strong><br />
En janvier 1961, l’annonce de son assassinat provoque une émotion mondiale. Cependant, cette onde de choc survient après une intense campagne de diabolisation. Une campagne menée par les forces impérialistes et néocoloniales. Pour ces acteurs, Lumumba représentait un danger. Il incarnait un obstacle majeur à l’installation d’un système néocolonial au Congo, fraîchement indépendant.<br />
À l’opposé, pour les peuples progressistes et les nationalistes congolais, Lumumba était un symbole. Un symbole de courage. Un symbole de rupture. Son discours anticolonialiste direct et sans compromis portait l’espoir d’une souveraineté réelle. Son assassinat suscite alors colère, tristesse et indignation.<br />
Pourtant, après ce drame, deux dynamiques se dessinent. D’un côté, la communauté progressiste internationale érige Lumumba en icône de la lutte pour la liberté des peuples. De l’autre, au Congo, la continuité de son combat reste fragile. Certes, le flambeau est repris. Mais il demeure confiné au discours politique. Rarement, il se traduit en actions structurantes et durables.</p>
<h2>Un héritage politique intact</h2>
<p>Aujourd’hui encore, l’héritage de Lumumba reste intact. Il se résume en une exigence centrale : la liberté, l’indépendance et la souveraineté des peuples. C’est cette force idéologique qui explique son empreinte durable dans l’histoire nationale. Et ce, malgré un passage de seulement trois mois à la tête du premier gouvernement congolais.<br />
Lumumba était avant tout un homme du peuple. Né au Congo belge, il mène une vie simple. Il est marié et père de famille. Comme beaucoup d’« évolués » de son époque, il est formé dans les écoles coloniales. Ces écoles visaient un objectif clair : produire des auxiliaires loyaux au système colonial.</p>
<p>Lire aussi:<a href="https://magazinelaguardia.info/2025/01/17/patrice-emery-lumumba-le-symbole-de-la-volonte-demancipation/">Patrice Emery Lumumba : le symbole de la volonté d’émancipation</a><br />
Ainsi, tout semblait le destiner à l’assimilation. Pourtant, un événement change radicalement sa trajectoire. Sa participation à la Conférence du Rassemblement des peuples africains à Accra marque un tournant. Sa rencontre avec Kwame N’Krumah bouleverse sa vision politique.<br />
De retour au pays, le changement est visible. Lors d’un meeting à Kalamu, à Kinshasa, Lumumba affirme :<br />
« L’Afrique est irrésistiblement engagée dans une lutte sans merci contre le colonialisme et l’impérialisme. »<br />
Dès lors, son combat s’inscrit dans une perspective panafricaine. La conférence d’Accra agit comme une libération intellectuelle. La rupture avec l’idéologie coloniale est consommée.</p>
<h3>Une leçon pour aujourd’hui et demain</h3>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le parcours de Lumumba est une leçon. Il montre que la transformation est possible. Il prouve que l’homme, animé par la justice, peut se réinventer. Son combat reposait sur des principes clairs : l’égalité des citoyens, les droits fondamentaux, la justice sociale et la liberté.<br />
Enfin, le contexte d’hier n’est pas si éloigné de celui d’aujourd’hui. Les acteurs ont changé. Mais les défis persistent. Inégalités devant la loi. Injustices distributives. Domination impérialiste, parfois dissimulée. Toutefois, l’héritage de Lumumba rappelle une vérité essentielle : le changement reste possible. À condition de bâtir un État unitaire, souverain et au-delà des clivages ethniques.</p>
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		<title>Quand les partis politiques constituent des bastions de l’incivisme et de la brutalité</title>
		<link>https://magazinelaguardia.info/2022/04/09/quand-les-partis-politiques-constituent-des-bastions-de-lincivisme-et-de-la-brutalite/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christian Mukuna]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 09 Apr 2022 06:48:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[La une]]></category>
		<category><![CDATA[partis politiques]]></category>
		<category><![CDATA[RDC]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La conception du pouvoir d’Etat en République démocratique du Congo est étrange ; elle est loin d’être l’organisation de la société comme le veulent les</p>
<p>L’article <a href="https://magazinelaguardia.info/2022/04/09/quand-les-partis-politiques-constituent-des-bastions-de-lincivisme-et-de-la-brutalite/">Quand les partis politiques constituent des bastions de l’incivisme et de la brutalité</a> est apparu en premier sur <a href="https://magazinelaguardia.info">LA GUARDIA</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La conception du pouvoir d’Etat en République démocratique du Congo est étrange ; elle est loin d’être l’organisation de la société comme le veulent les politologues. L’exercice du pouvoir d’Etat est plus un moyen d’enrichissement facile et rapide. De sorte qu’on entre en politique pauvre et on y sort riche . Et c&#8217;est quel que soit le temps qu’on y fait.  Mais aussi , qu’importe le poste occupé et les fonctions exercées. Dans un pareil contexte, le clientélisme, la corruption, la concussion, le détournement et bien d’autres vices deviennent des actes de bravoure</strong>!<br />
Etant donné que la conception de la politique est telle que nous l’évoquons précédemment, le comportement des hommes politiques devient de moins exigeant. Et , c&#8217;est au détriment,  des résultats attendus d’eux dans l’exercice de leurs missions. D&#8217;abord, le résultat qui en découle, c’est la course à l’enrichissement avant de servir. Ensuite, c&#8217;est la manipulation de la population. Comme la population a souvent des dirigeants qu’elle mérite et vice-versa, les leaders politiques s’entourent d’une population manipulable à leur guise .. Au bout du compte, c’est l’Etat qui perd. Parce que la jeunesse constitue le cadet des soucis des hommes politiques. Car , ils   ne visent au fond que leurs intérêts égoïstes.</p>
<h4>Encadrement des militants, un casse-tête</h4>
<p>Pour la plupart des cas si pas tous, l’encadrement et la formation des militants au sein des partis politiques est un casse-tête. Au lieu d’être formés aux valeurs civiques,  c&#8217;est la déformation jeunes  . Pour preuve, la brutalité dans la société et l’intolérance réciproque qui fait que des adversaires politiques se considèrent le plus souvent comme des ennemis politiques. Visiblement, la formation des jeunes est loin d’être le souci des leaders politiques. Ils sont plus formés, pas de façon directe, mais indirecte, à l’activisme aveugle qui les amène le plus souvent à la brutalité, à l’intolérance et surtout au non-respect du bien commun et de l’ordre public. Malheureusement, c’est l’Etat RD congolais qui en paie les frais dans sa passivité!</p>
<p>Considérons la marche de l’Union Nationale des Fédéralistes du Congo (UNAFEC) du 5 avril dernier à Lubumbashi. Pris de colère les militants de ce parti sont descendus dans les rues de la ville, principalement dans la commune Kenya. Celle-ci est le fief de cette formation politique cher à feu Antoine Gabriel Kyungu wa Kumwanza. Ils ont brûlé des pneus à plusieurs endroits, obligeant les marchands à fermer leurs activités.<br />
Tout naturellement , la jeunesse militante de l&#8217;Union Nationale des Fédéralistes du Congo (UNAFEC) a cédée aux démons de l&#8217;incivisme . Et a pillé des magasins et boutiques des particuliers. Pour éviter tout déferlement, la police a procédé à l’arrestation de certaines personnes pour cause de troubler l’ordre public.</p>
<h5>Unafec , UDPS mais pas que</h5>
<p>Au-delà de cette situation particulière à ce parti,  l’UDPS, parti de provenance du Président de la République Félix -Antoine Tshisekedi est dans le même sac. Les militants de ce parti sont aussi  fanatique et très réactive que ceux de l’UNFEC. À chaque fois que l’occasion s’y prête, ils paralysent l’ordre public et créent le traumatisme sous les regards passifs de l’État Congolais. Sans qu’on ne se rende compte, ces comportements leur sont transmis dans leurs&#8221; bases&#8221; respectifs.</p>
<p>Mais, le problème est que les deux partis politiques ne sont pas les seuls à blâmés. Nombre des jeunes dans les partis politiques ne font pas exception. Et la situation est générale. Et pourtant les partis  politiques ont le devoir d&#8217;éduquer et d&#8217;encadrer la jeunesse. Car celle-ci est l&#8217;avenir de demain.</p>
<p>Pour changer la donne ne sera t-il pas possible que les partis politiques prennent leurs responsabilités. Ainsi , ils pourront former , éduquer la jeunesse . Mais surtout inculquer le civisme et le citoyenneté à leurs membres .</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Lubumbashi : la salubrité et l’ordre public au prix d’un duel</title>
		<link>https://magazinelaguardia.info/2022/04/01/lubumbashi-la-salubrite-et-lordre-public-au-prix-dun-duel/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christian Mukuna]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 01 Apr 2022 13:57:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[La une]]></category>
		<category><![CDATA[Lubumbashi]]></category>
		<category><![CDATA[Mairie]]></category>
		<category><![CDATA[Marché pirate]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans la ville de Lubumbashi, deux forces se disputent l’autorité de l’Etat. Il s’agit de la mairie et des motocyclistes appelés communément « motards&#8221;. Depuis</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><em><b>Dans la ville de Lubumbashi, deux forces se disputent l’autorité de l’Etat. Il s’agit de la mairie et des motocyclistes appelés communément « motards&#8221;. Depuis le 30 mars une interdiction de stationnement de Motocyclistes est entré en vigueur. Pour le maire de la ville,  Laurianne Kalombo Mwewa ,c&#8217;est pour rendre salubre la ville. « En vue de maintenir notre environnement salubre et d’améliorer l’image de notre ville en lui donnant son élan légendaire. » Dit le communiqué</b></em></p>
<p>Le même communiqué précise : «Qu’à dater de ce mercredi 30 mars 2022&#8243;les motocyclistes de transport en commun doivent respecter le périmètre définit.&#8221; et c&#8217;est  conformément aux dispositions prises par l’arrêté urbain no 04/BUR-MAIRIE/VILLE/L’SHI/2022 du 11 Mars 2022.  Autrement, le conducteur de taxi-moto récalcitrant, son client et sa moto sont soumis au paiement de fortes amendes.&#8221;</p>
<p>Depuis la mise en exécution de cette mesure, la situation au centre-ville Lubumbashi est délétère.  Parce que la  Mairie tient à l’application de nouvelles mesures. Il faut dire des mesure salutaires à toute la population.</p>
<h4>La Mairie tient le cap malgré la résistance</h4>
<p>Après trois jours de résistance, le calme est précaire au centre ville. Ainsi les deux camps s&#8217;observent en chiens de faillance.</p>
<p>D’une part, il y a lieu de considérer le taux de chômage de la population . Mais aussi et les possibilités d&#8217; embauche . lesquels  sont basées sur des critères très sélectifs .Dans la grande mesure axés sur le tribalisme, l’appartenance aux partis politiques et    aux associations socioculturelles . Ainsi les jeunes entreprennent dans les taxi motos. Outre l’exploitation minière artisanale, ceci est moyen de survie .  cette interdiction est un coup de massue pour leur activité. c&#8217;est pourquoi , ils  veulent s’imposer et font fi aux dispositions imposées par la mairie.</p>
<p>D’autre part, il faut considérer que la mairie de Lubumbashi représente l&#8217;autorité de l&#8217;Etat dans la ville. Ainsi ,c&#8217;est son droit d&#8217;imposer  un ordre qui convient dans son entité .</p>
<p>La question est celle de savoir  si Laurianne Mwewa, maire de Lubumbashi, tiendra bon. Car ce bras de fer perdure . En plus, il y a lieu de s’interroger si la mairie de Lubumbashi dispose ressources humaines et financières importantes.  Pour faire face au défi qui s’impose sur le terrain afin de redonner au centre-ville de Lubumbashi sa quiétude et sa salubrité perdues depuis des années en raison de sa démographie galopante.</p>
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		<title>RDC: 8 mars, festivités ou journée des droits des femmes?</title>
		<link>https://magazinelaguardia.info/2022/03/08/rdc-8-mars-festivites-ou-journee-des-droits-des-femmes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Guardia Magazine]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Mar 2022 11:03:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Droits des femmes]]></category>
		<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[La une]]></category>
		<category><![CDATA[08 MARS]]></category>
		<category><![CDATA[RDC]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le 08 mars, est la journée des droits de la femme dans le monde. En RDC, cette journée est associée au port des pagnes ainsi</p>
<p>L’article <a href="https://magazinelaguardia.info/2022/03/08/rdc-8-mars-festivites-ou-journee-des-droits-des-femmes/">RDC: 8 mars, festivités ou journée des droits des femmes?</a> est apparu en premier sur <a href="https://magazinelaguardia.info">LA GUARDIA</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><em><strong>Le 08 mars, est la journée des droits de la femme dans le monde. En RDC, cette journée est associée au port des pagnes ainsi qu&#8217;à des festivités. Il n’est pas rare, d’entendre « bonne fête ». Parfois, même dans les médias, journalistes, chroniqueurs et animateurs contribuent à véhiculer cette idée tordue sur le 08 mars.</strong></em></p>
<p>En RDC, les entreprises ainsi que les autorités politiques s’en mêlent. Dans des nombreuses entreprises, des budgets sont alloués pour acheter pagnes et organiser des festivités pour les femmes. Les autorités politiques ne sont pas en reste&#8230; ainsi en cette journée, les tenanciers des bistrots, cabarets, bar et autres font des bonnes affaires. En ce jour, les femmes prennent d’assauts ces endroits pour « célébrer la journée de la femme », se livrant à des beuveries, danses obscènes et souvent des comportements douteux.</p>
<p>Ce qui est grave, ce que la majorité des Congolais ne connaissent pas la signification de ce jour. « C’est notre journée » » ou encore « c’est votre journée », disent la majorité des Congolais, femmes ou homme comme si c’était une journée de la femme. Certaines vont plus loin sur la signification de ce jour : « C&#8217;est parce que nous avons porté 9 mois les enfants que l’on nous a octroyé ce jour ». A expliqué une femme de Lubumbashi ce 08 mars. Triste !</p>
<p>Triste que Kimpa Vita , la Jeanne d’arc congolaise si elle était encore vivante elle en mourrait de honte. Elle qui a marqué l’histoire Kongo . Elle qui fut brulé vive pour avoir prêché l’unité. Elle qui déjà au 17<sup> em</sup> siècle a tracé le chemin pour la femme congolaise .</p>
<p>Triste que même Sophie Madeleine Kanza, la première femme universitaire au Congo s’en retournerait dans sa tombe. Elle qui est le symbole de la femme intellectuelle en RDC, elle qui a milité pour l’égalité des chances en matière de l’éducation entre garçons et filles.</p>
<p>Que penserait Elisabeth Cady et Lucreta Mott,  Clara Zetkin, Rosa Park, les suffragettes et des millions des femmes qui ont longtemps milité pour les droits des femmes et l’égalité des sexes. Certaines y ont perdu leur vie et leur dignité.  Voir ce qui se passe en ce jour les rendraient tristes de là où elles sont. Des siècles de lutte pour en arriver là aujourd&#8217;hui !</p>
<p>C’est grâce à ces nombreux sacrifices des femmes d’hier et d’aujourd’hui que les femmes peuvent jouir de certains droits. Droits de vote, droit au travail, droit à un salaire décent, droit au mariage librement consenti et plus encore. Ces sacrifices méritent respect. Transformer une journée de lutte en une journée festive est pure aberration, blasphématoire diraient les croyants.</p>
<p>Il faut dire que même si la majorité des Congolais et congolaises continuent à avoir une idée tordue sur le 08 mars, quelques personnes néanmoins change leurs perceptions des choses. Cette journée est consacrée aux droits de la femme. Une journée pour faire le bilan. Porter haut les revendications et faire le plaidoyer pour plus des droits pour un monde égalitaire.</p>
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		<title>Accord-cadre à Addis-Abeba : des progrès tâtonnants !</title>
		<link>https://magazinelaguardia.info/2022/02/25/accord-cadre-a-addis-abeba-des-progres-tatonnants/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christian Mukuna]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 25 Feb 2022 11:00:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[La une]]></category>
		<category><![CDATA[Addis Abeba]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis plus de trois décennies, la République Démocratique du Congo est déchirée par les conflits armés caractérisés par des violations des droits de l’Homme et</p>
<p>L’article <a href="https://magazinelaguardia.info/2022/02/25/accord-cadre-a-addis-abeba-des-progres-tatonnants/">Accord-cadre à Addis-Abeba : des progrès tâtonnants !</a> est apparu en premier sur <a href="https://magazinelaguardia.info">LA GUARDIA</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em>Depuis plus de trois décennies, la République Démocratique du Congo est déchirée par les conflits armés caractérisés par des violations des droits de l’Homme et des actes de barbarie indicibles.  La persistance de ces conflits a poussé le Gouvernement de la RDC, la communauté internationale et les pays des Grands Lacs à signer l’Accord Cadre pour la Paix, la Sécurité et la Coopération pour la RDC et la Région, le 24 février 2013. A l’occasion du 10e sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernements sur l’évaluation de l&#8217;Accord-Cadre d’Addis-Abeba, le Président ougandais Yoweri Museveni a passé le relais à Félix Tshisekedi, son homologue congolais pour les 12 prochains mois soit toute l’année 2022. </em></strong></p>
<p>En plus de Félix Tshisekedi, six Chefs d’Etat ont participé à ce sommet tenu à Kinshasa. Il s’agit de l’ougandais Yoweri Museveni, de l’angolais João Lourenço, du burundais Evariste Ndayi Shimiye, du sud-africain Cyril Ramaphosa, du congolais Denis Sassou NGuesso et du centrafricain Faustin-Archange Touadera.  La Tanzanie, le Kenya, le Soudan et le Rwanda ont été représenté par les membres de leurs gouvernements respectifs.  Jean Pierre Lacroix, secrétaire général adjoint de l&#8217;ONU chargé du maintien de la paix et Moussa Faki, président de la commission de l&#8217;UA, ont également rehaussé de leur présence ce sommet.</p>
<p>Ledit accord prévoit un certain nombre de réformes pour baliser   le terrain à la reprise économique et la démocratisation du pays après des cycles de conflit dans l’Est de la RDC depuis deux décennies déjà.  Il comprend un engagement renouvelé à travailler à la revitalisation de la Communauté économique des pays des Grands Lacs (CEPGL) et à soutenir la mise en œuvre de son objectif de développement économique et d&#8217;intégration régionale.</p>
<p>Le 10e Sommet des Chefs d&#8217;État et de Gouvernement consacré au mécanisme de suivi de l&#8217;Accord-cadre d&#8217;Addis-Abeba a eu lieu le jeudi 24 février à Kinshasa.  Il a été question d’évaluer les progrès et les problèmes enregistrés dans la mise en œuvre de l’accord signé à Addis-Abeba il depuis 2013.</p>
<p>Pour Le Premier ministre RD Congolais, Jean-Michel Sama Lukonde, il est impérieux que les pays impliqués dans le cadre de ce sommet prennent   l’engagement d’atteindre les objectifs déjà   fixés.  Dans ce contexte, le plus important est de déployer davantage de pression sur les groupes armés et les forces négatives.  Selon lui, les pays concernés devraient s’investir en vue du désarmement et de réinsertion des populations.</p>
<p>Jean-Pierre Lacroix a salué quant à lui les efforts du gouvernement congolais et l&#8217;engagement ferme du président Félix-Antoine Tshisekedi pour le rétablissement de la paix dans la partie Est de la RDC surtout avec l’état de siège décrété dans les deux provinces de Nord-Kivu et de l’Ituri.</p>
<p>Quant à Félix Antoine Tshisekedi, les opérations conjointes FARDC-UPDF contre les ADF en cours dans l’Est de la RDC sont encourageant et donnent des signaux rassurants. Ce dernier   prend la direction de ce mécanisme alors que les violences ne faiblissent pas dans l’Est du pays.</p>
<p>En termes d’avancées, Félix Tshisekedi a indiqué que plusieurs centaines de combattants des groupes armés ont été capturés et rapatriés dans leurs pays d’origine. Ila rassuré que ce travail se poursuivra jusqu’à la pacification et la stabilisation de la partie orientale de la RD Congo.</p>
<p>Neuf ans après la signature de cet accord dans la capitale éthiopienne, peu d’avancées ont été réalisées sur le terrain.</p>
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		<title>RDC-40 éme anniversaire de l’UDPS : trop   de discours, peu d’actions concrètes</title>
		<link>https://magazinelaguardia.info/2022/02/15/rdc-40-eme-anniversaire-de-ludps-trop-de-discours-peu-dactions-concretes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christian Mukuna]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Feb 2022 14:46:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[La une]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[RDC]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) célèbre ses 40 ans ce 15 févier 2022.  Ce parti politique a donné au pays, la</p>
<p>L’article <a href="https://magazinelaguardia.info/2022/02/15/rdc-40-eme-anniversaire-de-ludps-trop-de-discours-peu-dactions-concretes/">RDC-40 éme anniversaire de l’UDPS : trop   de discours, peu d’actions concrètes</a> est apparu en premier sur <a href="https://magazinelaguardia.info">LA GUARDIA</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em>L’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) célèbre ses 40 ans ce 15 févier 2022.  Ce parti politique a donné au pays, la RD Congo, l’actuel Président de la République, en la personne de Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo. Face à quantité de défis ; malgré tout, la population est impatiente de voir ce parti politique concrétiser sa vision basée sur la &#8220;sociale démocratie&#8221;.  </em></strong></p>
<p>L’avènement de l’UDPS au sommet du pouvoir d’Etat en RD Congo a été porteur de beaucoup d’espoir pour tous les congolais de l’intérieur et de l’extérieur, la diaspora. Cet espoir a été également porté par certains pays africains qui compte sur la stabilité politique, et sécuritaire de ce grand pays au cœur de l’Afrique pour son décollage et le leur.  L’évidence de son potentiel touristique, géologique, agropastoral et dans d’autres domaines, la RDC n’attendait que l’avènement d’un bon leadership à la tête du pays et d’une bonne gouvernance à différents échelons pour que se déclenche le processus du développement   et du bien-être. L’UDPS a incarné cet espoir et ce à juste titre : par son combat politique contre la dictature et par ses discours.</p>
<p>L’occasion lui est donnée depuis les dernières élections présidentielles et législatives de décembre 2018. Le discours idéaliste est toujours sur les lèvres des cadres et des militants du pays. Par moment, ce parti appelé &#8221; présidentiel&#8221; a tendance à se comporter comme dans l’opposition. Voilà qui justifie les dérives constatées même dans le chef de l’ex président ad intérim de ce parti (aujourd’hui exclu), Jean-Marc Kabund. En effet, les dérives sont repérées dans plusieurs hauts-cadres du parti. Sans nul doute, ce sont les réflexes de 37 ans passés dans l’opposition sur la rue ! espérons qu’ils sont aussi conscients de ce changement pour l’intérêt global de tout le pays. Et pourtant, les pères fondateurs de l’UDPS offrent un autre modèle !</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Dans l’histoire de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), la lettre des treize parlementaires constitue et reste l’acte fondateur de l’opposition politique au Zaïre de Mobutu. En décembre 1980, treize membres du Parlement dont Etienne Tshisekedi d’heureuse mémoire avaient réuni leur audace politique teinté de patriotisme pour adresser une lettre ouverte au président Mobutu.  En effet, cette lettre fut depuis le coup d’État militaire du 24 novembre1965 par lequel le régime Mobutu s’était installé au pouvoir, la toute première contestation non-violente, sous forme d’une analyse critique et globale de l’ensemble du système politique du Maréchal Mobutu.</p>
<p>Dans ce document de cinquante-deux pages, les treize parlementaires y dénonçaient la dérive dictatoriale du régime et les conditions de vie dégradantes de la population.  Les 13 parlementaires n’auront jamais l’occasion pour remettre la lettre en main propre à Mobutu.</p>
<p>La lettre mit Mobutu en colère. Les 13 parlementaires sont arrêtés et jugés par la Cour suprême de justice après la levée de leur immunité.  Mobutu amnistie les parlementaires en janvier 1981. Mais le comité de discipline du MPR sanctionne les « 13 » pour « manquement grave » au parti. Ils perdent leur mandat et sont relégués dans leurs provinces d’origine respectives.</p>
<p><strong><em>Une naissance douloureuse</em></strong></p>
<p>Au lieu de sa dissolution, le groupe se reforme, se cimente et décide de créer un parti politique en janvier 1982. En clandestins, ils organisent des réunions en s’appuyant sur le fait que la constitution de 1967 leur donnait le droit de créer un deuxième parti politique à côté du parti-Etat, le MPR.  Mus par leur courage, leur détermination et leur vision, les 13 parlementaires à qui se sont ajoutés d’autres parlementaires avaient signé enfin l’acte constitutif du nouveau parti politique, l’Union pour la Démocratie et le progrès social (UDPS).</p>
<p>D’un commun accord, les membres du nouveau parti choisissent la date du 15 février comme jour de création de l’UDPS.  En mars 1982, les premiers membres du parti sont arrêtés. Ils sont conduits à la prison de Makala et jugés par la Cour de sûreté de l’Etat. Malgré les intimidations et les tortures dont ils furent l’objet, le groupe a poursuivi sa conquête de nouveaux membres et de l’espace.</p>
<p>En tant que mouvement politique d’opposition contre la dictature perpétrée  par les régimes du maréchal <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Mobutu">Mobutu</a> et des Kabila, la genèse de  l’UDPS  remonte au  <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/1er_novembre">1<sup>er</sup> novembre</a><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/1980">1980</a>, jour de la publication de la Lettre ouverte des Treize Parlementaires adressée au Président Mobutu.</p>
<p>La Lettre se terminait par dix propositions invitant Mobutu à démocratiser le système politique conformément aux aspirations profondes et légitimes de la population et au <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Manifeste_de_la_Nsele">Manifeste de la Nsele</a>, document fondateur du MPR qui, dans sa conception, faisait du MPR un parti politique démocratique à côté d’un deuxième parti politique dont la création était prévue à l’article 4 de la <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Constitution_de_la_R%C3%A9publique_d%C3%A9mocratique_du_Congo">Constitution</a> du <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/24_juin">24</a><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Juin_1967">juin</a><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/1967">1967</a>. Pour les treize parlementaires donc, Mobutu était un déviationniste par rapport à l’essence même du MPR et un traître par rapport à l’aspiration profonde et légitime de la population à l’avènement d’un État démocratique, pluraliste et prospère au cœur de l’<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Afrique">Afrique</a>.</p>
<p>Au lieu d’écouter les treize parlementaires, Mobutu se livra à la répression (relégation dans leurs villages d’origine, emprisonnements, traitements cruels, inhumains et dégradants, tortures, bannissements, déchéance de leurs droits civils, politiques, sociaux…).</p>
<p>Au départ, Mobutu avait sous-estimé la détermination et la résistance intérieure des treize parlementaires et l’écho favorable que leur message avait eu chez nombreux compatriotes.  Mobutu obtint le résultat tout à fait opposé : plusieurs compatriotes sur toute l’étendue du pays et à l’extérieur de celui-ci rejoignirent le camp des treize parlementaires dans la lutte clandestine contre le régime de Mobutu.</p>
<p>L’opinion se souviendra que lors des  élections présidentielle et législatives,  organisées en 2006,  l’UDPS, a choisi de  les <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Boycott">boycotter</a> ; elle se décide  de prendre part à celles de 2011, avec Etienne Tshisekedi candidat à la présidence, mais sans succès,  car  c’ est son challenger Joseph Kabila qui fut proclamé vainqueur par la volonté de la Commission électorale nationale indépendante(CENI) dirigée  en ce temps par le pasteur Daniel Ngoie Mulunda, un proche de Joseph  Kabila.</p>
<p>Après la mort d’<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89tienne_Tshisekedi">Étienne Tshisekedi</a> en février 2017, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/F%C3%A9lix_Tshisekedi">Félix  Antoine Tshisekedi</a>  est élu président de  l’UDPS. Le fils d&#8217;Étienne Tshisekedi se présente aux élections et décroche la présidence de la République Démocratique du Congo.  Ainsi, après 37 ans de lutte dans l’opposition, le parti cher à Etienne Tshisekedi est en position favorable pour matérialiser sa vision de sociale démocratie qu’elle a toujours prônée en dehors du pouvoir. Mais le contexte d’instabilité politique des deux premières années de son mandat dans l’alliance &#8220;contre nature » avec le camp de son prédécesseur Joseph Kabila est l’une des causes du statuquo. Quoi qu’il en soit, l’UDPS est attendue au rendez-vous des actes au compte de l’amélioration des conditions sociales de la population en lieu et place des discours qui semblent du vain bruit et une confession d’échec.</p>
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		<title>Gérer l’apogée pour éviter le pourrissement du pouvoir politique</title>
		<link>https://magazinelaguardia.info/2022/02/10/gerer-lapogee-pour-eviter-le-pourrissement-du-pouvoir-politique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christian Mukuna]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Feb 2022 15:23:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[La une]]></category>
		<category><![CDATA[Mines]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[RDC]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Par principe, et considérant le jeu politique, il n’y a pas une formule canonique par laquelle les politiciens et hommes d’Etats accèdent au pouvoir. Par</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em>Par principe, et considérant le jeu politique, il n’y a pas une formule canonique par laquelle les politiciens et hommes d’Etats accèdent au pouvoir. Par la voix des urnes, coup d’Etat ou par succession, l’essentiel selon les politiciens est de conquérir le pouvoir, l’exercer et le conserver le plus longtemps que possible.  Curieusement, même au cas où les conquérants dudit pouvoir   n’arriveraient pas à gouverner dans l’intérêt du souverain primaire, la tendance, particulièrement en Afrique, est de tout faire pour le conserver. </em></strong></p>
<p>Dans cette logique, il est conservé de façon confisquée et pour des intérêts égoïstes partagés avec une faction de personnes qui aident le dominant à conserver ce pouvoir. Voilà qui justifie tous les abus du pouvoir.  Et cette manière de gouverner fait le plus souvent oublier aux tenants du pouvoir que celui-ci peut toujours prendre fin d’une manière ou d’une autre : par mandat, coup d’état, indisponibilité ou décès. C’est dire que   quel que soit le temps, tout pouvoir est appelé à vivre son apogée et celui-ci préparant son déclin.  L’histoire politique de l’humanité offre de plus amples informations et d’exemples à ce propos.</p>
<p>Mobutu à son apogée a eu droit à plusieurs surnoms dont « Léopard du Zaïre », « Léopard de Kinshasa », « Aigle de Kawele » (Kawele étant sa résidence située à Gbadolite, à l&#8217;intérieur de la forêt équatoriale), « Papa Maréchal » (surnom découlant de son titre de Maréchal), « Roi du Zaïre », « père de la nation », etc. Il a été affublé de tous ces noms pour traduire ses atouts de dominateur.  Son pouvoir a été symbolisé par la toque en peau de léopard et une sorte de couronne bantoue, l&#8217;attribut des rois, empereurs ou autres aristocrates. Dans la tradition bantoue, le léopard est considéré comme un animal rusé et sa peau est sacrée.  La canne qui représente la royauté et le pouvoir.</p>
<p>Partant de son nom Mobutu Sese Seko KukuNgbendu Wa Za Banga, c&#8217;est-à-dire « Mobutu le guerrier qui va de victoire en victoire sans que personne ne puisse l’arrêter », l’opinion peut se faire une idée sur la grandeur de cet homme et ses ambitions.</p>
<p>Pendant les premières années de son règne, le régime mobutien a été très bien vu sur le plan international, la personnalité affable du maréchal-président et les ressources naturelles du pays aidant. Pendant les cinq premières années, le Zaïre a été considéré comme un exemple pour toute l’Afrique. Les investisseurs étrangers se précipitaient sur les ressources naturelles dont le Zaïre est richement pourvu. Mais quand l’État zaïrois avait lancé sa politique de grands travaux dits les « éléphants blancs », ces projets éléphantesques donneront lieu à une importante corruption des élites politiques et administratives sous Mobutu.  C’étaient des signaux précurseurs de sa décadence et de sa nécrose institutionnelle.</p>
<p>L’histoire politique africaine et du monde nous offre autant d’exemples des régimes qui, puissants au départ, ont fini par s’effriter on dirait des châteaux en cartons.  Les hommes se confondant à leurs formations politiques, le sort des deux a été pareil. Vraiment, il y a des leçons à tirer pour certains politiciens en herbe, mais que le destin ou le hasard a porté certains hommes aux responsabilités d’Etat.</p>
<p>Par expérience, le détenteur du pouvoir politique est toujours tenté d’aller loin de ses prérogatives constitutionnelles et légales.  Des exemples ne manquent pas.  Le désir de gradeur, l’ivresse de lait, l’influence de l’entourage, ses ambitions personnelles, sont entre autres des portent qui   donnent accès à beaucoup de bévues conduisant avec le temps à la nécrose d’un régime.   Le régime de Kabila peut aussi nous interpeller.  Ayant promulgué une constitution au contenu démocratique, le parcours été celui d’un véritable conquérant du pouvoir.</p>
<p>La fête commence toujours dans la joie, et le plus souvent, quand l’ivresse s’empare de quelques-uns, elle est gâchée et elle tourne au vinaigre. Il en est de même de la plupart des régimes politiques. Au départ, tout est enviable, mais la fin devient plus que détestable surtout quand la loi cesse d’être la boussole de toute action politique, le peuple cesse d’être le souverain primaire et le pouvoir devenant de plus en plus un club d’amis du maquis ou&#8221; importés&#8221; des contrées lointaines.   La nécrose évitable ; c’est possible.  Autrement elle nous rattrape telle la peste.</p>
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		<title>RDC: Étienne Tshisekedi, un héritage galvaudé ?</title>
		<link>https://magazinelaguardia.info/2022/02/01/rdc-etienne-tshisekedi-un-heritage-galvaude/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christian Mukuna]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Feb 2022 12:58:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éditorial]]></category>
		<category><![CDATA[La une]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[Étienne Tshisekedi]]></category>
		<category><![CDATA[RDC]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Étienne Tshisekedi wa Mulumba, père biologique de Félix Antoine Tshisekedi, l’actuel Président de la RD Congo, est né le 14 décembre 1932 à Kananga et</p>
<p>L’article <a href="https://magazinelaguardia.info/2022/02/01/rdc-etienne-tshisekedi-un-heritage-galvaude/">RDC: Étienne Tshisekedi, un héritage galvaudé ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://magazinelaguardia.info">LA GUARDIA</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em>Étienne Tshisekedi wa Mulumba, père biologique de Félix Antoine Tshisekedi, l’actuel Président de la RD Congo, est né le 14 décembre 1932 à Kananga et a tiré sa révérence en date du 02 février 2017, rassasié de ses 84 ans, à Bruxelles de suite d&#8217;une embolie pulmonaire. Déjà en 1960, il fut membre du Collège des Commissaires généraux, le gouvernement provisoire mis en place par Joseph-Désiré Mobutu à la suite d&#8217;un coup d&#8217;État. En 1965, il est nommé ministre de l&#8217;Intérieur et des Affaires coutumières dans le gouvernement de ce dernier. </em></strong></p>
<p>En 1982, Etienne Tshisekedi participe à la fondation de l&#8217;Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS). Il est premier ministre du président Mobutu à deux reprises : du 29 septembre au 1er novembre 1991, et du 15 août 1992 au 5 février 1993.</p>
<p><strong><em>Un opposant de premier ordre  </em></strong></p>
<p>En décembre 1980, 13 parlementaires dont Etienne Tshisekedi rédigent une lettre ouverte à Mobutu, la fameuse <em>Lettre des 13 parlementaires. </em>Ils y dénoncent la dictature de Mobutu. Deux ans plus tard soit en <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/1982">1982</a>, Tshisekedi participe à la fondation de l&#8217;<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Union_pour_la_d%C3%A9mocratie_et_le_progr%C3%A8s_social">UDPS</a>. À la suite de cette initiative prise dans un contexte dictatorial, au plus fort du mobutisme, il est relégué dans son village natal et plusieurs fois emprisonné avec ses coéquipiers. Certains trouvèrent même la mort.</p>
<p>Lors de la <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Conf%C3%A9rence_nationale_(Za%C3%AFre)">Conférence nationale souveraine</a> chargée de redresser le pays, Etienne  Tshisekedi accède une première fois au poste de Premier ministre entre le <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/29_septembre">29 septembre</a> et le <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/1er_novembre">1<sup>er</sup> novembre</a><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/1991">1991</a> ; destitué par Mobutu, il reprend à nouveau ce poste  le <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/15_ao%C3%BBt">15</a> <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Ao%C3%BBt_1992">août</a><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/1992">1992</a> .  Mobutu  le démet définitivement  de son poste de Premier ministre le <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/5_f%C3%A9vrier">5</a> <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/F%C3%A9vrier_1993">février</a><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/1993">1993</a>.</p>
<p>En 1996,  la  santé de Mobutu se détériore davantage alors que les troupes de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Laurent-D%C3%A9sir%C3%A9_Kabila">Laurent-Désiré Kabila</a> s&#8217;approchent de la capitale. Pendant cette période, un vide politique s&#8217;installe à Kinshasa et un semblant d&#8217;anarchie y règne.</p>
<p>Tshisekedi se rend à <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Nice">Nice</a>, où s&#8217;était retiré Mobutu. Les deux s’accordent pour unir leurs forces et fabriquent une alliance politique pour tenter de contrer les rebelles. Voilà dans quel contexte il  revient au pouvoir en tant que Premier ministre du <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/2_avril">2</a> au <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/9_avril">9</a><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Avril_1997">avril</a><a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/1997">1997</a>.</p>
<p>A l&#8217;issue de l’<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89lection_pr%C3%A9sidentielle_du_Congo-Kinshasa_de_2011">élection présidentielle</a> du  23 décembre 2011,  marquée par de graves « irrégularités » selon plusieurs organismes locaux et internationaux, <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Joseph_Kabila">Joseph Kabila</a> est proclamé président de la République. Proclamé  deuxième à l’issue de ce round électoral, Etienne Tshisekedi  revendique la victoire et s’auto proclame président de la République démocratique du Congo et prête serment depuis sa résidence de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Limete">Limete</a>.</p>
<p><strong><em>L’héritage politique d’Etienne Tshisekedi</em></strong></p>
<p>Décédé à Bruxelles depuis le 1er février 2017.   Sa dépouille a été rapatriée deux ans près quand son fils Félix Antoine Tshisekedi a pris le pouvoir par la voie du scrutin.</p>
<p>Sur le plan de l’histoire politique en RD Congo, il n’est pas à démontrer qu’Etienne Tshisekedi a été depuis le matin de l’accession de notre pays à sa souveraineté internationale, un acteur politique de premier ordre.  Mais à partir des années 1980, à la faveur de la création de l’UDPS, il a davantage été un symbole du changement sous Mobutu et sous les Kabila qui se sont succédé au pouvoir d’Etat par la manière coutumière.</p>
<p>Pour revenir au sujet du jour, par son charisme fascinant, ses vertus et convictions politiques démocratiques, Etienne Tshisekedi a défendu sur toute la ligne, et ce jusqu’ à sa mort, l’avènement d’un pays de droit où la justice équitable l’emportera sur toutes formes d’injustices qui ont caractérisé la RD Congo, la lutte contre la corruption, la tolérance des opinions des autres, le respect de la gestion publique, etc.  Le fait qu’il ait été le premier Docteur en droit a davantage renforcé sa personnalité politique.</p>
<p>Mais la grande question est celle de savoir s’il y a ou pas un héritage légué à la postériorité, à sa famille politique et à toute la RD Congo.</p>
<p>Les nombreux militants et bien des cadres répondent par l’affirmatif ; cela est vrai et tangible l’idéologie de son combat politique.   Mais le drame réside dans la manière de gérer cet héritage et s’il sera retransmis aux générations futures.</p>
<p>A notre sens, après observation de la situation sur le terrain, Félix Tshisekedi se défend bien et défend valablement l’idéologie des pères de l’UDS dont son père biologique.  Si par le passé la population a entendu parler de démocratie ou à humer l’odeur de ce régime politique tant rêvé, sous Félix Tshisekedi, il y a lieu de constater les étincelles de cette démocratie. Mais il y a trop affaire, pour dire vrai.  C’est ainsi que dans la sphère des dirigeants, la course à l’enrichissement facile est repérable, qu’importe la formule, ce qui est une honte en ce jour de la célébration du cinquième anniversaire de la mort de celui que l’opinion a qualifié de &#8220;sphinx de Limete ».</p>
<p>A la base de ce parti, constituée pour la plupart d’une jeunesse désœuvrée, propice à toutes les manipulations politiques, et ce dans les différentes fédérations de l’UDPS, l’intolérance politique et la brutalité des militants (qui sont toujours fiers de s’appeler combattants) sont toujours à la mode. Cinq ans après la mort de Père de la démocratie notamment Etienne Tshisekedi wa Mulumba d’heureuse mémoire, ses héritiers politiques peuvent-ils être fiers d’avoir intériorisé l’idéal du combat politique d’Etienne Tshisekedi pendant trois décennies,  et  prétendre  le transmettre aux autres pour l’immortaliser ? ne crache-t-ils pas sur cette mémoire ?</p>
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