<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des RAID - LA GUARDIA</title>
	<atom:link href="https://magazinelaguardia.info/tag/raid/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://magazinelaguardia.info/tag/raid/</link>
	<description>Magazine d&#039;informations générales et d&#039;analyses</description>
	<lastBuildDate>Tue, 25 Jun 2024 10:45:59 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.0.5</generator>
	<item>
		<title>RDC-mines: la prise en charge médicale des travailleurs inquiète</title>
		<link>https://magazinelaguardia.info/2024/06/24/rdc-mines-la-prise-en-charge-medicale-des-travailleurs-inquiete/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Godlive Nyemba]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 24 Jun 2024 09:05:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Enquête]]></category>
		<category><![CDATA[La une]]></category>
		<category><![CDATA[Mines]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[RAID]]></category>
		<category><![CDATA[RDC]]></category>
		<category><![CDATA[soins de santé]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://magazinelaguardia.info/?p=31184</guid>

					<description><![CDATA[<p>En RDC le Code du travail oblige les employeurs à assurer la prise en charge sanitaire de leurs employés sous contrat à durée indéterminée. Les</p>
<p>L’article <a href="https://magazinelaguardia.info/2024/06/24/rdc-mines-la-prise-en-charge-medicale-des-travailleurs-inquiete/">RDC-mines: la prise en charge médicale des travailleurs inquiète</a> est apparu en premier sur <a href="https://magazinelaguardia.info">LA GUARDIA</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>En RDC le<a href="http://Code_du_Travail_de_la_République_démocratique_du_Congo"> Code du travail</a> oblige les employeurs à assurer la prise en charge sanitaire de leurs employés sous contrat à durée indéterminée.</strong> <strong>Les frais doivent également couvrir les soins de santé de la famille proche de l’employé. Ces structures prennent en charge aussi le conjoint ou la conjointe ainsi que les enfants . Dans le secteur minier, la plupart des entreprises offrent des soins à leurs travailleurs soit directement, soit par une société intermédiaire. Mais la qualité des services suscite des inquiétudes chez certains employés.</strong></p>
<p>Dans la ville de Kolwezi, par exemple, certaines grandes entreprises comme celles du groupe Glencore ont leur propre structure sanitaire. C’est le centre de santé WATU WETU qui signifie en Français, <em>Nos gens</em> , mieux, <em>Nos employés</em>. En effet, il reçoit des malades qui sont des travailleurs de ces sociétés ainsi que les membres des familles de ces derniers. En dehors de Kolwezi comme à Lubumbashi, les filiales de Glencore ont des partenariats avec quelques structures médicales comme l’hôpital Afia Don Bosco de Lubumbashi.</p>
<p>Mais d’autres sociétés minières ainsi que certaines entreprises de sous-traitance signent des contrats avec des centres de santé. À ceux-ci est confiée la prise en charge médicale du personnel.</p>
<p><a href="https://magazinelaguardia.info/2024/06/11/rdc-des-employes-des-mines-pieges-par-un-systeme-de-bas-salaire-raid-2/" target="_blank" rel="noopener">Lire aussi: RDC: des employés des mines piégés par un système de bas salaire ( RAID)</a></p>
<h4>Des soins de santé limités</h4>
<p>Néanmoins, l’accès aux soins de santé reste limité, témoigne Madame Jacqueline (son nom a été modifié). Son époux est employé au sein de l’entreprise COMMUS et l’entreprise est abonnée à la polyclinique Menacé de Kolwezi.</p>
<p><em>&#8220;J&#8217;étais très malade, j&#8217;ai fait l&#8217;anémie jusqu&#8217;à atteindre 3 grammes. À l&#8217;hôpital, on a dit à mon mari qu&#8217;il n&#8217;y avait pas de sang. Et les infirmiers m&#8217;observaient comme s&#8217;ils attendaient ma mort. Mon mari est allé chercher du sang ailleurs. Il a déboursé de l’argent pour que j’aie du sang&#8221;. </em></p>
<p>Cette dame déplore aussi la qualité des services dans ce centre médical. &#8220;<em>En plus, on ne nous traite pas de la même manière que les malades du secteur privé. On nous donne des médicaments qui ne sont pas très efficaces. Si tu veux guérir, tu demandes au médecin quel autre produit est nécessaire pour que tu te sentes mieux. Il te fait une ordonnance et tu vas acheter&#8221;</em>.</p>
<p>Si les soins sont limités, cela crée de la méfiance dans le chef des employés ainsi que de leurs dépendants. &#8220;<em>Lorsque nos enfants vont à l&#8217;hôpital où nous sommes abonnés pour des soins, les infirmiers leur donnent des comprimés ou des sirops juste pour les soulager.</em> <em>Alors, quand j&#8217;ai un peu d&#8217;argent, souvent, je les amène dans une autre structure médicale</em>&#8220;, témoigne un employé dans une société de sous-traitance chez Mutanda mining.</p>
<h5>Type d&#8217;abonnement médical</h5>
<p>Cette attitude des structures médicales s&#8217;explique, témoigne un travailleur embauché chez KCC.</p>
<p>&#8220;<em>Généralement, les sociétés versent aux centres médicaux 50 USD par mois pour chaque travailleur et sa famille. Ce fond constitue un abonnement qui permet aux centres de santé de couvrir les frais des soins</em>. Mais vu la taille des familles des employés et le cout des soins, ce fond est généralement insuffisant, explique un médecin qui a requis l&#8217;anonymat.</p>
<p>Pour sa part , Docteur Jean de la Paix ancien médecin Chef de Zone  de santé et acteur de la Société Civile  à Kolwezi pense que le paiement tardif en est la cause.<span class="opacity-80 text-sm" data-timestamp=""> &#8220;</span><em><span class="cursor-pointer group" title="Play starting at 2:47"><span class="group-hover:bg-base-200 rounded p-0.5 -m-0.5" data-start="167300" data-end="174460">Le paiement ne respecte pas le délai.</span></span><span class="opacity-80 text-sm" data-timestamp=""> </span><span class="cursor-pointer group" title="Play starting at 2:56"><span class="group-hover:bg-base-200 rounded p-0.5 -m-0.5" data-start="175660" data-end="179280">Parce que très souvent, dans les hôpitaux, certes, il y a des abonnements,</span></span> <span class="opacity-80 text-sm" data-timestamp=""> </span></em><span class="cursor-pointer group" title="Play starting at 3:07"><span class="group-hover:bg-base-200 rounded p-0.5 -m-0.5" data-start="187220" data-end="191600"><em>mais il peut se passer 2-3 mois sans que la facture ne soit réglée&#8221;</em>, explique t-il. De plus, il y a une mauvaise redistribution de ces ressources. &#8220;<em><span class="cursor-pointer group" title="Play starting at 3:34"> Cet argent, quand ça rentre dans la caisse de l&#8217;hôpital, ça ne sert pas tout le personnel. </span></em><span class="cursor-pointer group" title="Play starting at 3:41"><em>Souvent, ça sert une partie, soit la direction. C&#8217;est ce qui justifie le désintéressement du personnel pour les soins des abonnés</em>&#8220;, dit-il encore. </span></span></span></p>
<p>Un autre employé de KCC indique que l&#8217;abonnement pour une prise en charge médicale  constitue un business. &#8221;<em> Le financier de l&#8217;entreprise fait une arrangement avec les gestionnaires du centre de santé  afin que les fonds versés pour le prise en charge médicale soit rationalisé.</em> <em>Ainsi, le fond restant constitue une rétro-commission</em>&#8220;.</p>
<p>Lire aussi : <a href="https://magazinelaguardia.info/2024/06/21/rdc-condition-de-travail-dans-les-mines-code-enfreint-ou-ignore/">https://magazinelaguardia.info/2024/06/21/rdc-condition-de-travail-dans-les-mines-code-enfreint-ou-ignore/</a></p>
<h6>RAID appelle à l&#8217;amélioration</h6>
<p>Il faut dire qu&#8217;en plus des soins médicaux  qui préoccupent , le secteur minier reste rongé par beaucoup des maux. Le dernier rapport de RAID évoque le salaire bas ainsi que les conditions difficile de travail. Déjà dans son<a href="https://magazinelaguardia.info/2021/11/08/rdc-un-rapport-revele-les-conditions-desastreuses-des-travailleurs-dans-les-mines-industrielles-de-cobalt"> rapport publié en 2021</a>, cette organisation dénonçait des soins inappropriés offerts aux employés dans les mines</p>
<p><em>&#8220;Les sous-traitants versent aux centres médicaux des primes très faibles, parfois à peine 10 USD par travailleur et par mois. Ce qui est trop peu pour permettre aux centres médicaux de dispenser des soins appropriés. À titre d’exemple, un test sanguin du paludisme peut coûter à lui seul jusqu’à 10USD. Certains sous-traitants ignorent totalement leurs obligations légales . De ce fait, ils ne participent pas aux soins de santé de leurs employés, </em>lit-on dans <a href="http://RAID-Cobalt-Full-Report-French-La-Route-De-La-Ruine-2021_HEKS-Logo">ce rapport.</a></p>
<p>Ainsi, cette organisation de défense des droits humains a de nouveau appelé les sociétés minières à plus d&#8217;engagement en faveur des travailleurs des mines. Anneke Van Woudenberg, la directrice exécutive de RAID a fait cette <a href="https://raid-uk.org/les-travailleurs-des-mines-sont-pieges-dans-un-systeme-de-bas-salaires-qui-les-exploite-rdc/">déclaration</a> au début du mois.</p>
<p>&#8220;<em>Les allégations de l’industrie minière qui affirme alimenter les marchés mondiaux en minerais écologiques et durables ne correspondent pas du tout à la terrible réalité à laquelle sont confrontés des milliers de travailleurs congolais exploités.</em> <em>Les sociétés minières qui participent à la DRC Mining Week devraient s’engager publiquement à verser un salaire de subsistance à tous leurs travailleurs.</em> Qu’ils soient employés directement ou indirectement par l’intermédiaire de sous-traitants.&#8221;</p>
<p>En outre, dit-elle, <em> &#8220;les constructeurs de véhicules électriques et les autres acteurs de la chaîne d’approvisionnement du cobalt et du cuivre doivent apporter leur contribution.</em> Ils doivent  signaler que le versement d’un salaire de subsistance aux travailleurs est un aspect non négociable. »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: left;">
<div class="fb-background-color">
			  <div 
			  	class = "fb-comments" 
			  	data-href = "https://magazinelaguardia.info/2024/06/24/rdc-mines-la-prise-en-charge-medicale-des-travailleurs-inquiete/"
			  	data-numposts = "10"
			  	data-lazy = "true"
				data-colorscheme = "light"
				data-order-by = "social"
				data-mobile=true>
			  </div></div>
		  <style>
		    .fb-background-color {
				background:  !important;
			}
			.fb_iframe_widget_fluid_desktop iframe {
			    width: 100% !important;
			}
		  </style>
		  <p>L’article <a href="https://magazinelaguardia.info/2024/06/24/rdc-mines-la-prise-en-charge-medicale-des-travailleurs-inquiete/">RDC-mines: la prise en charge médicale des travailleurs inquiète</a> est apparu en premier sur <a href="https://magazinelaguardia.info">LA GUARDIA</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>RDC-Condition de travail dans les mines : code enfreint ou ignoré</title>
		<link>https://magazinelaguardia.info/2024/06/21/rdc-condition-de-travail-dans-les-mines-code-enfreint-ou-ignore/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Denise Maheho]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 21 Jun 2024 14:15:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Enquête]]></category>
		<category><![CDATA[La une]]></category>
		<category><![CDATA[Mines]]></category>
		<category><![CDATA[Sociétés]]></category>
		<category><![CDATA[droits des travailleurs]]></category>
		<category><![CDATA[RAID]]></category>
		<category><![CDATA[RDC]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://magazinelaguardia.info/?p=31162</guid>

					<description><![CDATA[<p>L&#8217;ONG Britannique RAID déplore des violations des droits humains dans les mines du cuivre et du cobalt en RDC. La plupart des entreprises  surtout de</p>
<p>L’article <a href="https://magazinelaguardia.info/2024/06/21/rdc-condition-de-travail-dans-les-mines-code-enfreint-ou-ignore/">RDC-Condition de travail dans les mines : code enfreint ou ignoré</a> est apparu en premier sur <a href="https://magazinelaguardia.info">LA GUARDIA</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>L&#8217;ONG Britannique RAID déplore des violations des droits humains dans les mines du cuivre et du cobalt en RDC. La plupart des entreprises  surtout de sous traitance exploitent une main d&#8217;œuvre Congolaise comme bon leur semble. Pourtant, le travail en RDC est régi par le <a href="https://www.leganet.cd/Legislation/DroitSocial/Loi%2016.010.15.07.html">code du travail</a>. Mais des acteurs de la société civile locale estiment que cette loi souffre de non application.  </strong></p>
<p>&#8220;<em>Dans beaucoup d’entreprises minière, </em>déclare maitre Pépé Mwembo<em>, </em>membre de <a href="http://www.cajj-rdc.org/public/home">l&#8217;ong CAJJ</a>,<em>  les travailleurs ne signent pas de contrat. Particulièrement dans les entreprises chinoises, le salaire est fixé de manière forfaitaire. Exemple dans l&#8217;entreprise Elias Mathias Trading, une sous traitance de nettoyage chez KCC, il n&#8217;existe pas de bulletin de paie. Pas de soins médicaux encore moins de congé annuel</em> &#8220;….. Pour ce défenseur des droits humains basé à Kolwezi, capitale mondiale du cobalt, c’est une violation des droits du travailleur.</p>
<p>Certaines entreprises de sous traitance demandent aux employés de changer d’identités lors du renouvèlement du contrat. Confuse, cette dame ,travailleuse dans une sous traitance, témoigne sous anonymat . ‘’ <em>Il y a plus d’un mois, la société a demandé à chacun de prendre un autre nom s’il veut garder son poste. Ca peut être celui de son enfant, ou de son époux….Et la conséquence est que le salaire n’est plus versé dans nos comptes bancaires. Maintenant, on paye cash sur base d’une liste</em> ‘’</p>
<p>Pour Me Pépé, c’est encore une autre violation des droits des employés. <em>Ces entreprises</em> , dit-il, <em>agissent ainsi pour échapper au contrôle des inspecteurs du travail  . En outre, elles ne voudraient pas tomber dans l’obligation de signer avec les employés,  des contrats à durée indéterminée</em>.</p>
<h4><strong>Des peines non dissuasives …..</strong></h4>
<p>Ces pratiques sont monnaie courantes dans la région minière du Katanga  alors que le code du travail fixe les règles. Toutefois, Me Pépé Mwembo, déplore le caractère plus civil  que pénal du code du travail  Congolais. Toutefois, le code  définit certains faits comme étant infractionnels. C’est notamment le fait de faire  signer le contrat de travail sans réserver une copie à l’employé. Ou encore, le fait de renvoyer un  travailleur sans le notifier ou lui remettre un certificat de fin de carrière…..</p>
<p>Malheureusement, indique encore cet avocat, les peines retenues  pour ces infractions sont très faibles. Les amandes sont de l’ordre de 20.000 FC et une servitude pénale ne dépassant pas 2 mois. Etant donné que les peines ne sont pas dissuasives, cela rend difficile même la défense des droits des travailleurs, regrette Me Pépé.</p>
<p>‘’ <em>Les entreprises  savent que même si  un employé saisit la justice pour l’une de ces infractions, elles vont s’en sortir. Les magistrats, pour leur part, ne sont pas très motivés à poursuivre les infractions du droit de travail car  les amendes sont très faibles. C’est ainsi que nous avons eu à saisir le parquet pour certains dossiers mais nous n’avons pas de suite. Les magistrats se désintéressent</em>.</p>
<h5><strong>Un SMIG qui tue</strong></h5>
<p>Par ailleurs, la plupart des travailleurs Congolais surtout ceux de la plus basse catégorie, se plaignent de la modicité de leur salaire.  En effet, <a href="https://www.droitcongolais.info/files/822.05.18-Arrete-du-22-mai-2018-salaire-minimum">l’article 2 du décret de mai 2018</a> détermine le SMIG pour chaque catégorie des travailleurs. ‘’ <em>Le taux journalier du salaire minimum interprofessionnel garanti est fixé à 7.075 FC le travailleur manœuvre ordinaire</em>.’’</p>
<p>En 2018, 7.075 FC équivalaient à 5 $ américains.  Près de 6 ans après, le SMIG  n’est plus adapté vu la dépréciation du Franc Congolais. A ce jour il vaut 2,5 $ soit une réduction de moitié. D’après Me Odilon Mwepu, une autre défenseur des droits des travailleurs, il y a un problème de texte en RDC . Pour lui, législateur Congolais devrait se pencher sur cette question. ‘’ <em>Si on pouvait revoir le taux du SMIG, cela permettrait d’améliorer les conditions de vie des travailleurs Congolais’’. </em></p>
<p>Pour leur part, certaines entreprises de sous traitance par exemple  qui vont en dessous du SMIG se justifient ,indique Anaïs Tobalagba, chercheuse juridique auprès de l’ong RAID.</p>
<p><em><a href="https://magazinelaguardia.info/2021/11/08/rdc-un-rapport-revele-les-conditions-desastreuses-des-travailleurs-dans-les-mines-industrielles-de-cobalt/">Lors de notre enquête en 2021</a>, les représentants des sociétés de sous traitance nous ont expliqué que la multiplicité des entreprises minières a conduit à une forte concurrence . La période des contrats et le montant des salaires sont directement établis par les sociétés minières. Ainsi, les entreprises de sous traitance n’ont de moyens de payer leurs travailleurs correctement et de leur fournir des avantages prévus par le droit du travail Congolais.</em></p>
<h6><strong>Quel contrôle des inspecteurs du travail</strong></h6>
<p>Pour les défenseurs des droits des travailleurs, le code du travail souffre de manque d’application ou s’il est appliqué, c’est à un niveau faible. Ils dénoncent par ailleurs une faiblesse dans les missions de contrôle effectués dans les inspecteurs du travail au sein des entreprises.</p>
<p>Lire aussi : <a href="https://magazinelaguardia.info/2024/06/17/transition-energetique-des-employes-locaux-sont-les-moins-servis/">https://magazinelaguardia.info/2024/06/17/transition-energetique-des-employes-locaux-sont-les-moins-servis/</a></p>
<p>‘’ <em>Lors des missions sur le terrain, les inspecteurs découvrent  souvent des irrégularités  mais ils ne sanctionnent pas les entreprises. Les causes sont entre autre les pratiques de corruption et le trafic d’influence’’</em>, déclare Me Pépé Mwembo.</p>
<p>En réponse à ces critiques, un inspecteur du travail à Kolwezi n’a pas voulu réagir à ce propos. Par contre, il a reconnu que le SMIG est actuellement très bas et qu’il y a nécessité de le revoir à la hausse.</p>
<div class="fb-background-color">
			  <div 
			  	class = "fb-comments" 
			  	data-href = "https://magazinelaguardia.info/2024/06/21/rdc-condition-de-travail-dans-les-mines-code-enfreint-ou-ignore/"
			  	data-numposts = "10"
			  	data-lazy = "true"
				data-colorscheme = "light"
				data-order-by = "social"
				data-mobile=true>
			  </div></div>
		  <style>
		    .fb-background-color {
				background:  !important;
			}
			.fb_iframe_widget_fluid_desktop iframe {
			    width: 100% !important;
			}
		  </style>
		  <p>L’article <a href="https://magazinelaguardia.info/2024/06/21/rdc-condition-de-travail-dans-les-mines-code-enfreint-ou-ignore/">RDC-Condition de travail dans les mines : code enfreint ou ignoré</a> est apparu en premier sur <a href="https://magazinelaguardia.info">LA GUARDIA</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>RDC: des employés des mines piégés par un système de bas salaire ( RAID)</title>
		<link>https://magazinelaguardia.info/2024/06/11/rdc-des-employes-des-mines-pieges-par-un-systeme-de-bas-salaire-raid-2/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Godlive Nyemba]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Jun 2024 09:34:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[La une]]></category>
		<category><![CDATA[Mines]]></category>
		<category><![CDATA[Sur le web]]></category>
		<category><![CDATA[Drc Mining Week]]></category>
		<category><![CDATA[RAID]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://magazinelaguardia.info/?p=28813</guid>

					<description><![CDATA[<p>Ce mercredi 12 Juin s&#8217;ouvre à Lubumbashi le forum national du secteur minier. 1 300 délégués de 57 pays se réuniront à la DRC Mining</p>
<p>L’article <a href="https://magazinelaguardia.info/2024/06/11/rdc-des-employes-des-mines-pieges-par-un-systeme-de-bas-salaire-raid-2/">RDC: des employés des mines piégés par un système de bas salaire ( RAID)</a> est apparu en premier sur <a href="https://magazinelaguardia.info">LA GUARDIA</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Ce mercredi 12 Juin s&#8217;ouvre à Lubumbashi le forum national du secteur minier. 1 300 délégués de 57 pays se réuniront à la DRC Mining Week, pour discuter des moteurs de la croissance économique de la RDC. A cette occasion, les ong RAID et  CAJJ  appellent les sociétés minières à améliorer les conditions salariales des employés Congolais. Actuellement, la plupart de ces travailleurs percoivent un salaire très bas, un peu moins de 300 $ pour certains. </strong></p>
<p>&#8221; <em>Je suis ingénieur métallurgiste. Je cherchais du travail pour améliorer les conditions de vie , malheureusement je n&#8217;ai as trouvé ce que je voulais. Aujourd&#8217;hui, je suis  employé comme opérateur de mine dans l&#8217;entreprise chinoise COMMUS. C&#8217;est un poste qui ne correspond pas à mes compétences, voilà qui me fait mal. Ainsi, mon salaire mensuel de 273 $. C&#8217;est très insuffisant car je dois assure la scolarité des mes deux enfants, payer le loyer , ensuite  repondre aux besoins quotidiens de la famille.</em>&#8221;</p>
<p>Cet employé qui s&#8217;est exprimé sous anonymat pour des raisons de sécurité, n&#8217;est pas le seul dans ce cas. D&#8217;autres travailleurs, surtout ceux qui sont dans la sous traitance des entreprises minières vivent dans des conditions désastreuses. Comme le témoigne Jacqueline, ( son prénom a été modifié), recrutée au sein  de la société Elias Mathias Trading,  une sous traitance de l&#8217;entreprise KCC à Kolwezi. Son bébé de moins de 6 mois entre ses bras, elle deplore son propre sort. &#8221;  <em>Je touche 230 $ le mois. J&#8217;ai 5 enfants, c&#8217;est insignifiant. En plus, je n&#8217;ai pas droit ni au congé annuel, ni aux soins médicaux</em>. &#8221;</p>
<p>En effet, ces conditions salariales maintiennent plusieurs d&#8217;entre eux, dans la pauvreté.</p>
<h4> Des employés des mines sont piégés dans un système de bas salaire qui les exploite</h4>
<p>Ce lundi, l&#8217;ong britanique RAID et son partenaire Congolais CAJJ ont une nouvelle fois interpellé  non seulement les sociétés minières  mais aussi les décideurs politiques. <a href="https://raid-uk.org/les-travailleurs-des-mines-sont-pieges-dans-un-systeme-de-bas-salaires-qui-les-exploite-rdc/">Pour ces deux organisations, ces salaires ne permettent aux employés de couvrir leurs besoins de subsistance. </a></p>
<p>Josué Kashal, responsable du suivi et de l’évaluation au <a href="http://www.cajj-rdc.org/public/home"><span class="s1">CAJJ, </span></a>  déplore cette politique salariale.  &#8221;<em>Notre nouvelle analyse du salaire de subsistance montre que les travailleurs essentiels à la transition énergétique ne parviennent pas à faire face au coût des produits de première nécessité. En effet, les prix de ces produits  ont augmenté depuis l’année dernière. La triste réalité est que les travailleurs s’appauvrissent et que leurs conditions de vie se dégradent. Et pourtant, leurs employeurs multinationaux semblent engranger des bénéfices énormes.&#8221; </em>Et il lance cette appel<em>. &#8221; Les travailleurs congolais qui œuvrent pour la transition vers une énergie propre, ne devraient pas payer le prix de cette transition . Ils méritent eux aussi de tirer partie de l’essor du cobalt et du cuivre</em> », conclut cet défenseur des droits des travailleurs.</p>
<p>Lire aussi : <a href="https://magazinelaguardia.info/2023/11/24/kolwezi-sicomines-sengage-a-ameliorer-les-conditions-de-travail/">https://magazinelaguardia.info/2023/11/24/kolwezi-sicomines-sengage-a-ameliorer-les-conditions-de-travail/</a></p>
<h5>Des rémunérations à Kolwezi en deçà du salaire de subsistance</h5>
<p>Selon les recherches de RAID et du CAJJ, 63 % des travailleurs en sous-traitance interrogés en 2021 et 2022 gagnaient beaucoup moins que le salaire de subsistance. En effet, le salaire de subsistance est la rémunération minimale qui garanti à un employé un niveau de vie décent. Déjà au courant de ces deux années, il s&#8217;élevait  à 420 $ par mois  <a href="https://www.raid-uk.org/sites/default/files/annex_1_living_wage_fr.pdf">d’après les calculs</a>., inique le communiqué. En 2023, le salaire de subsistance mensuel est passé à $480 USD. Ensuite , cette année 2024, il est revu à la hausse, explique Anaïs Tobalagba, Chercheuse juridique Rights and Accountability in Development,  RAID.</p>
<p><em>&#8221; Nous avons calculé de nouveau le salaire de subsistance de Kolwezi en 2024 et il s’élève à 501 $ par mois. Or, de nombreux travailleurs, surtout ceux de la sous traitance touchent beaucoup moins que ca &#8221;</em></p>
<p>Ainsi, la DRC Mining est une opportunité pour ces deux organisations de faire passer le message. &#8221; <em>Les sociétés minières qui se réunissent devraient s&#8217;engager à verser un salaire de subsistance aux travailleurs des mines</em>.&#8221;</p>
<div class="fb-background-color">
			  <div 
			  	class = "fb-comments" 
			  	data-href = "https://magazinelaguardia.info/2024/06/11/rdc-des-employes-des-mines-pieges-par-un-systeme-de-bas-salaire-raid-2/"
			  	data-numposts = "10"
			  	data-lazy = "true"
				data-colorscheme = "light"
				data-order-by = "social"
				data-mobile=true>
			  </div></div>
		  <style>
		    .fb-background-color {
				background:  !important;
			}
			.fb_iframe_widget_fluid_desktop iframe {
			    width: 100% !important;
			}
		  </style>
		  <p>L’article <a href="https://magazinelaguardia.info/2024/06/11/rdc-des-employes-des-mines-pieges-par-un-systeme-de-bas-salaire-raid-2/">RDC: des employés des mines piégés par un système de bas salaire ( RAID)</a> est apparu en premier sur <a href="https://magazinelaguardia.info">LA GUARDIA</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Les coulisses de l&#8217;exploitation du cobalt (RAID- AFREWATCH)</title>
		<link>https://magazinelaguardia.info/2024/03/29/les-coulisses-de-lexploitation-du-cobalt-raid-afrewatch/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yasmine Kankolongo]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 29 Mar 2024 19:16:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[La une]]></category>
		<category><![CDATA[Mines]]></category>
		<category><![CDATA[Entreprise miniere]]></category>
		<category><![CDATA[Lualaba]]></category>
		<category><![CDATA[pollution]]></category>
		<category><![CDATA[RAID]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://magazinelaguardia.info/?p=30105</guid>

					<description><![CDATA[<p>Les ong RAID et AFREWATCH dénoncent des cas de pollution causés par des entreprises minières. Dans un rapport publié le 27 mars, elles que les</p>
<p>L’article <a href="https://magazinelaguardia.info/2024/03/29/les-coulisses-de-lexploitation-du-cobalt-raid-afrewatch/">Les coulisses de l&#8217;exploitation du cobalt (RAID- AFREWATCH)</a> est apparu en premier sur <a href="https://magazinelaguardia.info">LA GUARDIA</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les ong RAID et AFREWATCH dénoncent des cas de pollution causés par des entreprises minières. Dans un rapport publié le 27 mars, elles que les populations vivant à proximité des mines en payent les frais.Leur rapport porte sur une étude faite sur  l’impact environnementale de l’extraction industrielle de cobalt sur les droits de l’homme. Ainsi, l’enquête a été faite dans 25 villages situés à proximité des mines de Kolwezi dans le Lualaba.</strong></p>
<p>Les deux organisations se sont basées sur l’impact de la pollution sur l’eau. Pour avoir des informations, RAID et AFREWATCH ont interrogées la population. De ces échanges, il ressort que, les droits à un environnement sain sont violés.</p>
<p>Par exemple en ce qui concerne l’eau, l’étude démontre que, quatre rivières ont été déclaré acidifiée par la pollution industrielle. Il s’agit des rivières Katapula et Kalenge classées comme “<em>hyper-acides</em>. Et les rivières Dipeta et Dilala confirmé “<em>très acides</em>. Cependant, le rapport n’a pas cité les noms des scientifiques qui ont effectué les analyses préliminaires de ces cours d’eau.</p>
<p>L’étude indique également que la contamination de l’eau a des conséquences sur la santé de la population. Mais sur l’écosystème y compris l’agriculture.</p>
<p>Lire aussi : <a href="https://magazinelaguardia.info/2024/03/18/haut-katanga-la-pollution-des-cours-deau-un-danger-permanent/">https://magazinelaguardia.info/2024/03/18/haut-katanga-la-pollution-des-cours-deau-un-danger-permanent/</a></p>
<p>Selon les résultats de l’enquête, 99% d’agriculteurs  interrogés, ont indiqué qu’ils ont enregistré une réduction sensible de la production.</p>
<h4>Impact sur la santé</h4>
<p>En outre, 56% des personnes interviewés ont déclaré que la pollution affecte la santé gynécologique et reproductive des femmes et des jeunes filles. Elle entraîne des menstruations irrégulières, des infections urogénitales, et des fausses couches plus fréquentes.</p>
<p>Quant à la prise en charge sanitaire des victimes de la pollution, elle presqu&#8217; inexistante. En effet, l&#8217;étude  souligne que 75% des personnes malades disent ne plus avoir les moyens de se procurer des soins de santé.</p>
<p>RAID et AFREWATCH indiquent avoir fait un constat amer. &#8221; <em>il y a  un décalage flagrant entre les affirmations de l’industrie sur le “cobalt propre et la dure réalité à laquelle sont confrontées les communautés congolaises</em>. De plus , ces organisations attirent l&#8217;attention sur le respect des droits des communautés. &#8221;<em>Le droit à l’eau potable et à un environnement sain n’est pas négociable pour tout le monde. Il ne devrait pas être sacrifié. Les entreprises de véhicule électrique qui achètent du cobalt doivent s’assurer qu’il provient d’une source responsable. Ainsi, ils doivent exiger que les sociétés minières mettent de l’ordre dans leurs activités&#8221;.</em></p>
<p>Toutefois, RAID et AFREWATCH ont contacté les entreprises pointées du doigt par la population. Les sociétés minières indiquent qu’elles prennent des mesures pour réduire les risques de contamination de l&#8217;eau .Cependant, aucune entreprise n’a fourni les preuves confirmant l’efficacité de ses pratiques, indiquent ces organisations.</p>
<p>&nbsp;</p>
<div class="fb-background-color">
			  <div 
			  	class = "fb-comments" 
			  	data-href = "https://magazinelaguardia.info/2024/03/29/les-coulisses-de-lexploitation-du-cobalt-raid-afrewatch/"
			  	data-numposts = "10"
			  	data-lazy = "true"
				data-colorscheme = "light"
				data-order-by = "social"
				data-mobile=true>
			  </div></div>
		  <style>
		    .fb-background-color {
				background:  !important;
			}
			.fb_iframe_widget_fluid_desktop iframe {
			    width: 100% !important;
			}
		  </style>
		  <p>L’article <a href="https://magazinelaguardia.info/2024/03/29/les-coulisses-de-lexploitation-du-cobalt-raid-afrewatch/">Les coulisses de l&#8217;exploitation du cobalt (RAID- AFREWATCH)</a> est apparu en premier sur <a href="https://magazinelaguardia.info">LA GUARDIA</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
