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Lubumbashi : l’insécurité a sensiblement diminué depuis le début du mois de juin

La Guardia

La ville de Lubumbashi a connu ces Trois derniers mois un regain d’insécurité. Depuis le début du mois de juin une accalmie s’est observée. L’état-major de la police a tenu un point de presse ce jeudi matin à Lubumbashi et a fait in point sur la situation sécuritaire. D’après le colonel Lwamba, il y a baisse de la criminalité, la police organise des patrouilles pédestres et motorisés, elle a été dotée des matériels roulants. Pour faire le point, la Guardia Magazine s’est entretenu avec monsieur Bertin Tshoz chargé du thématique sécurité au cadre de concertation de la société civile de Lubumbashi pour faire le point sur l’opération Kimia .

Pierrette Kisimba : Depuis plus d’un mois, la police nationale Congolaise avait lancée l’opération ‘’Kimia ‘’dans la ville de Lubumbashi. Comment analysez-vous la situation sécuritaire actuelle au chef-lieu de la province ?

Bertin Tshoj : Après plusieurs séances de lobbying, l’autorité a pris conscience qu’il y avait une situation d’insécurité à Lubumbashi, elle a menée plusieurs campagnes de sensibilisation auprès des éléments de la police et de l’armée. Des conférences ont été organisées et nous y avons assistées. Aussi, les services de sécurité ont été dotés des véhicules et motos et la motivation de ceux qui sont chargés de la prévention, nous avons constaté qu’il y a baisse de la criminalité actuellement depuis le 25 mai dernier mais le cambriolage se poursuit. C’est principalement dans les coins ou l’accessibilité par véhicule est difficile. C’est par exemple dans la commune Kampemba au quartier Kafubu , quartier Kampemba, cellule Kinka ville, cellule Chine, le quartier Luano ….C’est là où il y a encore cambriolages en série.

Qu’est-ce que vous appelez Cambriolage en série ?

B.Tshoz : Il y a des nouveaux cas. Le plus récent que nous avons documenté c’est celui qui s’est produit dans la nuit du 1er au 2 juin dans la commune Kampemba. Quatre parcelles comprenant plusieurs habitations ont été visités par des voleurs et ils ont emporté des biens de valeur et de l’argent. Parmi les victimes, on compte une personne vivant avec handicap qui a perdu tous ses biens.

Quelles sont les stratégies que vous avez mises en place à votre niveau pour contribuer à la réduction de la criminalité dans la ville de Lubumbashi ?

B.Tshoz : Nous avons sensibilisé et conscientisé la population. Aujourd’hui dans plusieurs quartiers, les jeunes ont des Vuvuzelas, des sifflets. En plus de cela, il y a des numéros d’alerte que nous avons communiqués. Lorsque quelqu’un est attaqué, il nous contacte, a notre tour, nous appelons la Mairie, les responsables de la police, ceux de l’armée et même le ministre provincial de l’intérieur. Avec cette stratégie, il y a toujours l’une de ces autorités qui réagit. C’est ainsi que nous avons eu à sauver certaines victimes d’attaques des bandits. Car chaque nuit, nous restons aux aguets, nous travaillons avec les points focaux dans les quartiers et c’est ainsi que nous appelons la population à continuer à dénoncer. Mais là ou le problème se pose encore. C’est au sujet de la circulation d’armes et là il y a un travail à faire.

La Guardia

Cela veut-il dire qu’il faut organiser des fouilles dans des maisons ?

B.Tshoz : Je n’ai pas de commentaire à faire. Toutefois, lors de la dernière visite à Lubumbashi du ministre de l’intérieur du gouvernement central, des stratégies ont été arrêtées. Je crois que nous y arriverons tous ensemble. Mais il faut que la population se lève. La question sécuritaire, elle est sécuritaire quand la population elle-même prend conscience. Il faut continuer à dénoncer et l’état doit mettre ne place le mécanisme de collecte d’informations. Également, il faut redynamiser la société civile. Je crois que les autorités sont d’accord avec nous car depuis que nous travaillons en partenariat, ils ont vu qu’il y a baisse de la criminalité. Donc ils doivent aussi appuyer la société civile et surtout l’équipe qui travaille dans le cadre de la sécurité. Nous, nous faisons la sensibilisation, l’éveil communautaire et eux, c’est l’exécution des mesures et stratégies arrêtées.

Au moment le plus fort de la criminalité dans la ville de Lubumbashi, il y a eu des femmes et filles qui ont été victimes de viol au moment de cambriolage. Qu’est ce qui a été fait pour les auteurs répondent de leurs actes ?

B.Tshoz : Nous avons demandé que les institutions judiciaires organisent des audiences foraines et publiques dans le cadre de la poursuite des présumés auteurs de ces actes. Car sur le plan psychologique, il est bon que les victimes voient leurs bourreaux répondre justement de leurs actes devant la justice, ça pourrait les guérir d’une certaine manière. Vous savez qu’il y a des gens qui ont déménagé des certains quartiers par honte et par peur d’être stigmatisés. Il faudrait que ces victimes obtiennent réparation d’une façon ou d’une autre. Malheureusement et nous n’avons pas honte de le dire, les personnes qui ont été arrêtées et accusées de commettre ces crimes, sont libérées car bien souvent ils se retrouvent en prison sans dossier. Et nous interpellons l’État à prendre ses responsabilités. Le ministre de l’intérieur, l’inspection judiciaire… Doivent faire le travail.

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