RDC : l’IRDH et PAD -CIPO dénoncent la monopolisation de l’appareil de l’État par le FCC

Pour ces deux structures, le Front commun pour le Congo un regroupement dont le chef de l’État est l’autorité morale monopolise désormais l’appareil de l’État et tend à devenir un parti-Etat. Le Projet d’Application des Droits Civils et Politiques (PAD-CIPO) de l’IRDH dénoncent également des abus qui en découlent.

Dans le bulletin électronique numéro 124 du 18 aout 2018, ces deux structures de défenses des droits humains, dénoncent certains faits notamment : « l’annonce, le 16 août 2018, par le Ministre de la Justice, Maître THAMBWE MWAMBA Alexis, du lancement d’un mandat d’arrêt international contre monsieur KATUMBI CHAPWE Moïse, à l’issue de la conférence de presse du Comité Stratégique du FCC, l’activité d’une entité politique privée. »

Un autre fait relever est que l’annonce de la création de cette plateforme a été annoncée par le Porte-parole du Gouvernement, le 07 juin 2018, à l’issu du Conseil des Ministres présidé par le Président de la République, KABILA KABANGE Joseph.

L’IRDH et PAD-CIPO relèvent aussi le fait que la charte du FCC a été signé par tous les membres du Gouvernement , Gouverneurs des Provinces et cela au cours d’une cérémonie présidée par le Directeur de Cabinet du Président de la République, en présence d’autres personnalités politiques et personnel de la fonction publique émargeant du budget de l’Etat ce qui revient à la création d’un parti unique ce qui est contraire aux prescrit des lois de République notamment la constitution en son article 7 qui « Nul ne peut instituer, sous quelque forme que ce soit, de parti unique sur tout ou partie du territoire national. L’institution d’un parti unique constitue une infraction imprescriptible de haute trahison punie par la loi ».

De plus ces deux structures dénoncent également les abus qui en découlent. L’IRDH pointe du doigt le fait que le FCC concentre le pouvoir de l’Etat entre les mains de ses cadres et en abuse en répandant son idéologie, par la Radiotélévision Nationale Congolaise (RTNC) et Télé 50, comme « vérité officielle de l’État » et fait la propagande précoce en faveur de Monsieur RAMAZANI SHADARY Emmanuel, son candidat à la présidence, le 23 décembre 2018. Et dénoncent le fait que même les forces de sécurités sont utilisées par cette structure pour dissuader toute voix discordante.

Ainsi l’IRDH appelle à la responsabilité les animateurs du FCC à se ressaisir et mettre un terme à la stratégie encours d’exécution tendant à instaurer un parti-Etat et à d’autres partis politiques et organisations de la société civile à lutter pour le maintien et la préservation de la démocratie et de l’Etat de droit.

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