Kilongo : trois mois après l’instauration de la surveillance, la pollution persiste
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Les habitants du village Kilongo, à près de 30 kilomètres de la ville de Lubumbashi dans la province du Haut-Katanga, continuent de déplorer la pollution miniere dont ils sont victimes. L’usine d’une entreprise située à quelques mètres, dégagerait une fumée toxique. Et pourtant, il y a plus de trois mois, une commission de surveillance a été mise en place. Malgré cela, la situation reste inchangée.
« La situation reste préoccupante. Ce matin, par exemple, les élèves d’une des écoles à proximité de l’usine ont été obligés de boucher leur nez. Car c’était encore difficile de respirer tellement l’odeur de l’acide était trop forte », témoigne Jean (le nom a été changé ), un habitant du village Kilongo. Cette situation dure depuis plusieurs mois. Par exemple, au mois de septembre 2024, la population avait deja dénoncé cette situation.
Outre cela, de nombreuses ONG ont aussi alerté sur cet état de chose. Le réseau des organisations des défenses de droits de l’homme a également publié un communiqué de presse à ce sujet. De ce fait, le 28 octobre 2024, l’Assemblée provinciale a mis en place une commission mixte de surveillance. Celle-ci était composée d’ experts de la société minière MMG, des techniciens de l’organe délibérant ainsi que de ceux du secteur administratif . Plus de trois mois après, la situation n’a pas évolué.
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Résultats toujours méconnus
De plus, les résultats de la surveillance restent inconnus de la population. « Ils étaient venus, mais jusque là, rien n’a été dit ni fait », témoigne un autre habitant. Effectivement, les résultats de cette mission restent méconnus. Contacté par téléphone, l’administrateur du territoire Gons Kapalo n’a pas été capable de donner les résultats de cette surveillance qui dure.
Pour le réseau des ONG de défense des droits humains, il est temps de passer de la théorie à la pratique. La commission a été mise en place, mais quels en sont les fruits ? « Car la situation reste inchangée jusque là », dit Symphorien Salleh, coordonnateur du réseau. Cette plateforme pense, dans les jours à venir, amorcer un plaidoyer sur la question. « Si rien ne change, nous allons saisir les autorités au niveau national« , dit-il encore.