Lubumbashi: les habitants de la cellule Nehema non indemnisés par CDM
Depuis le mardi 30 décembre 2025, l’entreprise CDM a lancé l’indemnisation de ses victimes. Cette indemnisation suscite plusieurs critiques. C’est le cas des habitants de la cellule Nehema au quartier Kasapa qui se disent être ignorés sur la liste des victimes. Ainsi, ils saisissent plusieurs instances pour exprimer leurs mécontentements.
En effet, ces habitants sont estimés à plus ou moins 200 personnes. Ces derniers se disent être ignorés par la commission chargée d’indemniser les victimes de l’incident environnemental du 4 novembre 2025. Cet incident a été causé par l’entreprise CDM. Ainsi, pour faire entendre leur voix, ils ont saisi la Commission nationale de défense des droits de l’homme (CNDH). Ils ont également fait part de leurs doléances au cadre de concertation de la société civile du Haut-Katanga.
Des victimes de la pollution de CDM ignorées
À cette occasion, ces victimes dénoncent ce qu’elles qualifient d’une exclusion injustifiée du processus d’indemnisation. De ce fait, elles mettent un accent sur le fait que la cellule Nehema est la plus proche de l’entreprise CDM. « Nos noms sont ignorés sur les listes de personnes à indemniser. C’est malgré les impacts directs que nous avons subis. C’est notamment la pollution de nos ressources d’eau, la destruction de nos cultures, la perte des animaux, de nos biens meubles et immeubles. » écrivent-ils. Et d’ajouter : « Nous avons aussi encouru des risques sanitaires. »
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Par ailleurs, ils dénoncent ce processus. « L’omission de notre cellule est discriminatoire. » Et de s’interroger : « Par quelle magie, nous qui sommes proches de l’entreprise, nous n’avons pas été considérés, mais ceux de loin ? Ainsi, ces victimes sollicitent leur intégration sur les listes des bénéficiaires.
La CNDH et la société civile saisies
Malgré leur omission, ces habitants ne perdent pas espoir. Ils espèrent en outre avoir gain de cause à leurs revendications. Pour ce faire, ils ont rencontré ce mardi 06 janvier les responsables de la CNDH et ceux du cadre de concertation de la société civile du Haut-Katanga. Pour Maître Joseph Kongolo, coordonnateur provincial de la CNDH, ces victimes ont droit de réclamer. « Lors de travaux de la grande commission organisés au centre Arupe, je ne cessais de rappeler aux membres d’observer la transparence tout au long du processus », dit-il. Et de renchérir : « Comme nous venons d’être saisis, nous allons les accompagner jusqu’à ce que leur cause soit prise en compte. »
De son côté, Michel Mujike, salue la démarche de ces habitants. Il est le point focal de la thématique justice et droits himains. « La commission doit reconnaître ces vraies victimes oubliées sur les listes. Elles doivent être indemnisées comme les autres. » Toutefois, la société civile se dit prête à saisir toutes les instances afin que ces victimes soient remises dans leurs droits.
Il sied de noter que d’autres cas d’omission sont enregistrés au quartier Kamatete.

