Tanganyika-Kongolo: la marche de la société civile a avorté
À Kongolo dans la province de Tanganyika, la marche de la société civile prévue pour ce jeudi 15 janvier 2026 n’a pas eu lieu. Depuis tôt le matin, les autorités administratives et sécuritaires de la place ont déployé la police pour empêcher la tenue de la marche. Et pourtant la société civile avait déjà informé les autorités sur l’organisation de cette activité. Cette manifestation avait comme objectif d’exprimer leur mécontentement au sujet de la réactivation de la taxe péage dans le territoire de Kongolo.
En effet, la population à travers la société civile refuse de payer la taxe péage fixée à un dollar par jour. D’après la société civile, la taxe est une redevance. Lorsque la population paie l’impôt ou un autre prélèvement fiscal, il faut que cet argent construise le pays. Mais à Kongolo ce n’est pas le cas. Charmant Katongola, porte-parole des jeunes leaders de Kongolo, indique que cette partie du pays ne bénéficie d’aucune route asphaltée, ou même aménagée en terre battue. Les nids de poule sont visibles partout et empêchent une bonne circulation, surtout en cette période pluvieuse. Cependant, la population a payé la taxe péage pendant une durée de trois ans, mais l’impact reste invisible.
Lors de la nomination du nouveau directeur provincial du péage Tanganyika Mashangao Lugunda Cédrick, la société civile l’avait interpellé à ce sujet. Et la taxe était suspendue. Chose étonnante, explique encore la société civile, le DP du péage a réactivé la taxe. Ce qui a suscité la colère de la population . Malheureusement, l’activité a été étouffée. L’acteur de la société civile Charmant Katongola exprime sa colère en ces termes : « Jadis, le nouveau DP du péage défendait cette cause. Il a combattu la taxe péage en disant non qu’on construise d’abord les routes. Mais, après avoir été nommé, il impose encore cette taxe . »
Une connaissance sur la fiscalité
Pour la societé civile, il est vari que payer la taxe est un devoir t citoyen. Cependant, ils exigent une redevabilité de la part de l’État « Nous disons non à cette taxe. Qu’ils construisent d’abord les routes et nous nous allons payer », a martelé la societé civile.
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Ainsi, les manifestants ont déposé leur mémorandum au bureau du territoire, après un bras de fer avec la police. C’est le deuxième administrateur assistant en charge des affaires politiques, Lukingama Ntuta Godefrois, qui a réceptionné le mémo . « Nous interdisons formellement l’organisation de la marche par la société civile. Voilà pourquoi nous sommes là avec un dispositif de la police pour empêcher la tenue de la marche », a-t-il dit. Pour lui le moment n’est opportun, car Le pays est en guerre.
Il faut retenir que la société civile se dit satisfaite d’avoir atteint son objectif. Celui-ci était de lire et de déposer le mémorandum.

