RDC: seize ONG dénoncent l’exploitation minière frauduleuse sur fond d’intimidations judiciaire à Tshopo

RDC: seize ONG dénoncent l’exploitation minière frauduleuse sur fond d’intimidations judiciaire à Tshopo

Seize ONG dénoncent l’exploitation minière sur fond d’intimidations judiciaires à Kisangani dans la province de la Tshopo. Une enquête dénonçant l’exploitation frauduleuse des mines reste au cœur des trafics d’influence contre les activistes. Dans un communiqué signé le 19 février dernier, ces ONG appellent aussi le ministre d’Etat à prendre ses responsabilités.

C’est une lettre ouverte signée par seize ONG notamment IBGDH, Afrewatch, ASADHO, RESPUBLICA. Ces plateformes de la société civile sont actives dans les domaines de gouvernance  des ressources extractives en RDC. Elles ont adressé une lettre ouverte  à l’attention du Ministre d’État, Ministre du Plan. Mais aussi au Président du Comité Exécutif de l’ITIE-RDC.

Les seize ONG signataires de ladite lettre ouverte s’inquiètent du mystère caché derrière la coopérative COMYA DON DE DIEU et d’une entreprise chinoise. Ces deux dernières, seraient à la base de la chasse judiciaire contre les défenseurs des droits humains. Elles seraient  également actrices de l’instrumentalisation de la justice dans la province de la Tshopo. Par ailleurs, elles regrettent que les autorités locales de la Tshopo figurent dans cette mascarade judiciaire contre les défenseurs des droits de l’homme.

«Nous dénonçons avec la plus grande fermeté des faits graves d’intimidation. Sans oublier la répression et l’instrumentalisation du pouvoir judiciaire »dénonce ces structures.

La frauduleuse miniere au fond d’intimidations judiciaires à Tshopo?

Selon la lettre, l’exploitation minière illicite fait l’affaire des différents groupes des fraudeurs. Ces derniers  manipulent les instances judiciaires dans la province de la Tshopo. En effet , une enquête menée par les activistes des ONG IPDHOR et PELDDH a  tracé les entreprises et les acteurs de l’exploitation illicite de l’or et de diamant. Depuis lors, les fraudeurs de cette exploitation se sont transformés en bourreaux contre les activistes des droits humains dans la Tshopo.

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De ce fait , le 30 janvier 2026, à l’initiative de la coopérative COMYA DON DE DIEU, des plaintes ont été déposées auprès du Tribunal de Paix Makiso/Kisangani, contre quatre activistes ayant participé à l’enquête. D’autre part, le 14 février 2026, une autre entreprise chinoise non autrement identifiée a déposé plainte contre les mêmes acteurs.  Cette fois-ci  c’est le  Parquet près le Tribunal de paix de Kisangani qui est saisi. Ces activistes sont poursuivis encore une fois de plus pour diffamation et imputation dommageable.

«L’ultime but est de pérenniser le silence face à l’exploitation illégale à grande échelle des ressources minières dans la province de Tshopo. Cette instrumentalisation fait suite à une enquête ayant mis en lumière des pratiques de fraude. Aussi de pratiques de contrebande et d’exploitation illégale impliquant des acteurs locaux ont été révélés dans  l’enquête ». Des faits dénoncés en également par Emmanuel Umpula de l’ ONG Afrewatch.

En même temps, pour les organisations signataires, ces poursuites apparaissent comme une manœuvre d’intimidation judiciaire visant à étouffer la dénonciation des pratiques illégales qui alimentent le pillage des ressources naturelles et entravent le développement de la RDC.