Lubumbashi : fin du partenariat entre ICCN et AZLU
Le partenariat entre l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN) et l’ASBL Les Amis du Zoo de Lubumbashi (AZLU) a officiellement pris fin mardi 24 février, à minuit. Quinze ans de collaboration s’achèvent ainsi dans la gestion du jardin zoologique de Lubumbashi. Pour l’heure, aucune perspective de renouvellement n’est envisagée, selon des sources concordantes.
Depuis le 24 février 2011, l’ICCN et l’asbl Azlu travaillent en partenariat. Ce partenariat s’inscrivait entre autres dans l’entretien du jardin zoologique de Lubumbashi ainsi que des espèces. Ce partenariat arrive à terme sous un climat de tension entre ces deux partenaires.
En effet, le rapport d’évaluation finale de l’ICCN juge non satisfaisante cette collaboration.
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Dans une correspondance adressée à la ministre de l’Environnement, le directeur général de l’institution dresse un bilan critique du partenariat. Le document évoque plusieurs manquements présumés. Parmi les principaux reproches figurent une opacité présumée dans la gestion des recettes issues des entrées du zoo. Il y a aussi la castration d’animaux sans autorisation préalable de l’ICCN.
En outre, l’ICCN pointe un manque de transparence dans la planification et l’exécution des activités. Un autre fait, c’est l’arrestation du directeur provincial du zoo et d’un agent sur instruction d’Azlu. Selon cet établissement public, ces faits constitueraient des violations des dispositions contractuelles. Notamment les articles 5 à 8 du contrat relatifs à la gestion financière et ceux portant sur les obligations respectives des parties. Contactée, la présidente de l’AZLU, Madame Lydia Forrest, promet de répondre dès son retour au pays.
une période d’incertitude?
Cette rupture du partenariat est perçue comme une période d’incertitude pour le jardin zoologique de Lubumbashi. L’AZLU couvrait toutes les dépenses financières liées à l’entretien de l’espace, les soins des animaux ainsi que l’alimentation des carnivores. Jeff Mbiya, acteur de la société civile à Lubumbashi, émet sa crainte après la résiliation de ce contrat. Il craint un nouveau départ rocailleux pour le zoo de Lubumbashi. « La décision de ne pas renouveler le contrat doit être accompagnée des mécanismes de gestion durable pour ne pas revivre l’enfer de la période avant Azlu. »
Ce sanctuaire animalier évolue dans la conservation de la biodiversité en République démocratique du Congo. Enfin, d’autres acteurs s’interrogent sur la capacité technique et financière de l’établissement public à assumer seul la gestion du zoo.

