Lubumbashi : les déplacés de guerre de l’Est de la RDC essoufflés

Lubumbashi : les déplacés de guerre de l’Est de la RDC essoufflés

 

À Lubumbashi, dans la province du Haut-Katanga, 180 familles de déplacés de guerre du Nord et du Sud-Kivu s’impatientent. Ces familles sollicitent depuis quelques mois une aide humanitaire auprès du gouvernement provincial et à l’Assemblée. Ce mardi 31 mars, ces familles se sont encore rendues à l’assemblée provinciale du Haut-Katanga pour la même cause.

Depuis leur arrivée à Lubumbashi en provenance du Nord et du Sud-Kivu, plus ou moins 180 familles traversent un calvaire. Ces familles manquent de tout. Elles sont sans abri, sans nourriture adéquate et vivent dans des conditions hygiéniques très peu confortables.

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Pour faire entendre encore leur voix, ces familles sont allées à nouveau à l’assemblée provinciale du Haut-Katanga. De 9 heures à 17 heures, elles sont restées clouées devant le bâtiment de cet organe délibérant, exposées à toutes sortes d’intempéries. Après une longue attente, des enfants et des femmes parmi ces déplacés sont restés allongés à même le sol sans espoir.

Fatigués mais poursuivant toujours

Par ailleurs, ce nième sit-in devant cette institution par ces déplacés internes fait suite à leurs nombreux cris d’alarme restés sans suite favorable. C’est malgré l’assurance du gouvernement provincial. Paul Byamungu, président de ces déplacés de guerre, estime que leur attente n’a que trop duré. « Nous sommes encore revenus à l’Assemblée provinciale pour rencontrer le président », dit-il. Et de poursuivre : « Notre situation doit trouver une réponse urgente. » Toutefois, ces manifestants ont été reçus par Michel Kabwe, président de l’assemblée provinciale. « Soyez calme, nous suivons de près votre situation. Nous allons mettre la pression sur le gouvernement provincial pour que vous trouviez une réponse durable à votre situation », s’est-il adressé aux déplacés.

Ces familles doivent encore attendre.

Essoufflées et désespérées après plusieurs promesses, ces familles déplacées du Nord et du Sud-Kivu attendent impatiemment un soulagement à leur souffrance. À force de passer des nuits à la belle étoile, on compte plusieurs cas de maladie parmi eux. « Nous venons de recevoir l’assurance du président de l’Assemblée. Nous espérons que cette fois-ci nous aurons une bonne réponse », a dit Paul Byamungu.
Il sied de noter qu’il y a peu, ces familles ont passé la nuit devant le bâtiment du gouvernorat pour exprimer leur détresse. Malgré cela, aucune solution n’a été trouvée.