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	<title>Archives des Enfants - LA GUARDIA</title>
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	<description>Magazine d&#039;informations générales et d&#039;analyses</description>
	<lastBuildDate>Fri, 26 Jun 2026 10:37:29 +0000</lastBuildDate>
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	<item>
		<title>RDC: ces enfants qui ont quitté les mines pour retrouver un avenir</title>
		<link>https://magazinelaguardia.info/2026/06/26/rdc-ces-enfants-qui-ont-quitte-les-mines-pour-retrouver-un-avenir/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Godlive Nyemba]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 26 Jun 2026 10:37:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[La une]]></category>
		<category><![CDATA[Mines]]></category>
		<category><![CDATA[Enfants]]></category>
		<category><![CDATA[RDC]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans les collines de Kawama et de Kambove dans le Haut-Katanga, les mines artisanales ont longtemps remplacé les salles de classe pour des centaines d&#8217;enfants.</p>
<p>L’article <a href="https://magazinelaguardia.info/2026/06/26/rdc-ces-enfants-qui-ont-quitte-les-mines-pour-retrouver-un-avenir/">RDC: ces enfants qui ont quitté les mines pour retrouver un avenir</a> est apparu en premier sur <a href="https://magazinelaguardia.info">LA GUARDIA</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Dans les collines de Kawama et de Kambove dans le <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Haut-Katanga" target="_blank" rel="noopener">Haut-Katanga</a>, les mines artisanales ont longtemps remplacé les salles de classe pour des centaines d&#8217;enfants. Chaque matin, certains descendaient dans les carrières avec l&#8217;espoir de rapporter quelques milliers de francs à leur famille, au prix de leur santé, de leur sécurité et de leur avenir. Aujourd&#8217;hui, quelques-uns de ces enfants se trouvant dans les mines ont quitté les puits pour retrouver les bancs de l&#8217;école ou apprendre un métier. Leurs histoires témoignent des progrès réalisés, mais rappellent aussi l&#8217;ampleur du défi.</strong></p>
<p>&#8220;<em>Je voudrais étudier pour devenir maîtresse, puis, plus tard, ministre de l&#8217;Enseignement. Je conseille aux autres filles de quitter les mines, car il y a beaucoup de maladies</em>. &#8221;</p>
<p>À seulement 10 ans, Faïla Nyembo ne parle plus de minerais. Elle parle d&#8217;école. Son rêve a remplacé la poussière des carrières. À quelques kilomètres de là, Michel Kavamba Kajoba, 12 ans, imagine déjà un autre futur.&#8221; <em>Je voudrais devenir chauffeur des gros véhicules pour aider mes parents, car ils n&#8217;ont pas beaucoup d&#8217;argent.</em> &#8221;</p>
<p>Ismaël Ilunga, 18 ans, se souvient encore de ses journées passées dans les mines artisanales. &#8221; <em>C&#8217;était un travail très difficile. Nous travaillions 24 heures sur 24 pour gagner à peine 20 000 francs congolais par jour. Les plus âgés nous poussaient aussi à consommer les mêmes drogues qu&#8217;eux et nous prenaient notre argent. Aujourd&#8217;hui, je suis heureux d&#8217;être ici. Quand j&#8217;aurai terminé ma formation, je compte trouver un emploi ou créer mon propre atelier afin de devenir autonome. &#8220;</em></p>
<p>Un autre jeune, lui aussi retiré des mines de Kawama, résume son parcours en quelques mots : « <em>Grâce à l&#8217;UNICEF, je suis aujourd&#8217;hui une formation à l&#8217;INPP après avoir quitté les mines. »</em></p>
<p>Ces témoignages  raporter par l&#8217;UNICEF racontent une autre réalité de l&#8217;exploitation minière au Haut-Katanga . C&#8217;est celle des enfants qui tentent de reconstruire leur vie après avoir travaillé dans les carrières artisanales.</p>
<h2>Une réalité encore alarmante</h2>
<p>Selon les données présentées par l&#8217;UNICEF, 7 948 enfants ont été identifiés parmi ceux qui travaillaient dans les mines artisanales de Kawama, Kambove et Lubumbashi. Parmi eux figurent 3 688 filles et 4 260 garçons.</p>
<p>L&#8217;organisation indique également que près de 3 992 enfants vivent dans les rues de Lubumbashi. Et ces enfants sont exposés à la violence, aux abus et à l&#8217;exploitation.</p>
<p>Le tableau est plus large encore. Dans le Haut-Katanga, 83 % des enfants qui travaillent exercent dans des conditions dangereuses. Beaucoup sont privés d&#8217;école. D&#8217;autres ne possèdent même pas d&#8217;acte de naissance . Selon seuls 35,8 % des enfants de la province sont enregistrés à l&#8217;état civil. Les filles restent particulièrement vulnérables, avec une sur dix mariée avant sa majorité.</p>
<p>Lire aussi :<a href="https://magazinelaguardia.info/2024/06/17/rdc-361-000-enfants-dans-les-mines-les-ong-sinterrogent/">RDC: 361.000 enfants dans les mines , les ong s’interrogent</a></p>
<h3>« Empêcher que les enfants retournent dans les mines »</h3>
<p>Pour Miriame Scylla, de l&#8217;UNICEF, la priorité n&#8217;est plus seulement de retirer les enfants des sites miniers, mais d&#8217;éviter qu&#8217;ils y reviennent.</p>
<p>« <em>Nous avons travaillé beaucoup avec la DIVAS pour prévenir que les enfants n&#8217;entrent dans les mines ou n&#8217;y retournent</em>. »</p>
<p>L&#8217;organisation a mis en place un réseau de travailleurs para-sociaux chargés de repérer les enfants autour des carrières.</p>
<p>« <em>Dès qu&#8217;ils constatent qu&#8217;il y a des enfants autour des mines, ils font le signalement auprès du ministère provincial</em>. »</p>
<p>Les plus jeunes sont réinsérés à l&#8217;école. Les adolescents sont orientés vers des formations professionnelles, notamment à l&#8217;INPP. Les familles les plus pauvres reçoivent également un appui financier.</p>
<p>« <em>Ces enfants travaillent parce que les familles sont vulnérables. Elles n&#8217;ont pas les moyens de s&#8217;occuper de leurs enfants</em>. »</p>
<h4>Sortir un enfant des mines ne suffit pas</h4>
<p>Grâce à l&#8217;approche TPS+, l&#8217;UNICEF indique que 474 enfants ont déjà été retirés des mines artisanales de Kawama et de Kambove. Parmi eux, 200 ont repris le chemin de l&#8217;école, tandis que 274 suivent une formation professionnelle.</p>
<p>Mais pour l&#8217;agence des Nations unies, le véritable défi se trouve ailleurs. « <em>Il faut adresser les causes structurelles.</em> »</p>
<p>Miriame Scylla rappelle que la législation congolaise réserve 23 % des redevances minières aux provinces, 14 % aux entités territoriales décentralisées et prévoit que 0,3 % du chiffre d&#8217;affaires des entreprises minières finance les cahiers des charges communautaires.</p>
<p>Selon elle, ces ressources devraient permettre de construire des écoles, renforcer les centres de santé et soutenir les familles afin que les enfants ne soient plus contraints de chercher leur survie dans les carrières.</p>
<p>&#8220;<em>Le défi est de transformer cela en réalité pour les enfants et pour les communautés. Si ces ressources sont bien gérées, elles peuvent beaucoup contribuer à empêcher le travail des enfants</em>. &#8221;</p>
<p>Aujourd&#8217;hui, Faïla rêve d&#8217;enseigner. Michel veut conduire des camions. Ismaël espère ouvrir son propre atelier de mécanique. Leurs ambitions sont ordinaires. Pourtant, dans les communautés minières du Haut-Katanga, elles représentent déjà une victoire celle d&#8217;une enfance qui recommence.</p>
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		<item>
		<title>Lubumbashi : le centre d&#8217;accueil de Lukuni dans les oubliettes ?</title>
		<link>https://magazinelaguardia.info/2025/07/10/lubumbashi-le-centre-daccueil-de-lukuni-dans-les-oubliettes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Demester Maloba]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Jul 2025 18:00:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La province du Haut-Katanga possède un centre d&#8217;hébergement des enfants en rupture de liens familiaux. Il s&#8217;agit du centre provincial de Lukuni, dont la capacité</p>
<p>L’article <a href="https://magazinelaguardia.info/2025/07/10/lubumbashi-le-centre-daccueil-de-lukuni-dans-les-oubliettes/">Lubumbashi : le centre d&#8217;accueil de Lukuni dans les oubliettes ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://magazinelaguardia.info">LA GUARDIA</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La province du Haut-Katanga possède un centre d&#8217;hébergement des <a href="https://magazinelaguardia.info/2025/07/07/lubumbashi-faute-d-espaces-publics-des-enfants-en-danger/">enfants</a> en rupture de liens familiaux. Il s&#8217;agit du centre provincial de Lukuni, dont la capacité d&#8217;accueil est d&#8217;une centaine d&#8217;enfants. A ce jour, ce centre affiche un visage pitoyable.</strong></p>
<p>En effet, le centre Lukuni pour l&#8217;hébergement des enfants en rupture des liens familiaux n&#8217;offre plus des services de qualité à ses pensionnaires comme par le passé. Car, tout est à refaire afin d&#8217;assurer un bon encadrement de ces enfants. De la grande salle en passant par la cuisine ainsi que par le dortoir, la situation est alarmante. Toutes les salles sont vides, il n&#8217;y a aucun matériel. Ainsi, 94 enfants hébergés actuellement vivent dans des conditions difficiles. Dans les dortoirs, on y trouve des cartons et des morceaux de matelas qui servent de couchettes pour ces enfants.</p>
<p>Lire aussi :<a href="https://magazinelaguardia.info/2025/05/01/lubumbashiquid-de-lidentification-des-enfants-en-rupture-familiale/">https://magazinelaguardia.info/2025/05/01/lubumbashiquid-de-lidentification-des-enfants-en-rupture-familiale/</a></p>
<p>De ce fait,ce mardi, le Maire de la ville de Lubumbashi, Patrick  Kafwimbi y a effectué une visite. Il y était accompagné de la Ministre provinciale du genre qui gère le centre ainsi que d&#8217;une délégation de l&#8217;UNICEF. Ainsi, Samy Salumu, responsable du centre Lukuni a présenté la situation du cette institution .<br />
« <em>Nous avons actuellement 94 enfants. Parmi lesquels 61 sont majeurs et 33 enfants ont moins de 12 ans».</em></p>
<h3>Un centre abandonné ?</h3>
<p>Alors que la question d&#8217;encadrement des enfants en rupture de liens familiaux demeure, plusieurs autres questions se posent sur l&#8217;abandon du Centre Lukuni. « <em>C&#8217;est étonnant de voir que le centre Lukuni soit abandonné»</em> regrette un acteur de la société civile qui a requis l&#8217;anonymat. En outre, il indique « <em>Ce centre est sous la gestion du Gouvernement provincial à travers le ministère du genre famille et enfants. Pourquoi la province ne peut-elle pas relever ce centre pour un bon encadrement des enfants en difficulté</em> ? »</p>
<p>Cet acteur de la société civile de Lubumbashi estime que l&#8217;intérêt du gouvernement provincial serait ailleurs. « <em>Si le gouvernement provincial avait un intérêt dans la gestion du centre Lukuni, tout marcherait bien. »</em></p>
<p>Pour l&#8217;heure, tous les yeux sont tournés vers l&#8217;UNICEF, partenaire du gouvernement. Cette agence des Nations unies qui a participé à la visite de terrain pourrait apporter un sourire  au centre Lukuni.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Lubumbashi: faute d&#8217;espaces publics, des enfants en danger</title>
		<link>https://magazinelaguardia.info/2025/07/07/lubumbashi-faute-d-espaces-publics-des-enfants-en-danger/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Divine Mbuyu]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Jul 2025 15:00:09 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>A Lubumbashi alors que les vacances ont débuté, plusieurs enfants peinent pour se divertir. La ville n&#8217;a plus d&#8217;espaces publics aménagés qui peuvent accueillir les</p>
<p>L’article <a href="https://magazinelaguardia.info/2025/07/07/lubumbashi-faute-d-espaces-publics-des-enfants-en-danger/">Lubumbashi: faute d&#8217;espaces publics, des enfants en danger</a> est apparu en premier sur <a href="https://magazinelaguardia.info">LA GUARDIA</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>A <a href="https://magazinelaguardia.info/2025/07/02/lubumbashi-les-espaces-verts-en-disparition/">Lubumbashi</a> alors que les vacances ont débuté, plusieurs enfants peinent pour se divertir. La ville n&#8217;a plus <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Espace_public">d&#8217;espaces publics</a> aménagés qui peuvent accueillir les plus jeunes. Sans terrain de jeux publics, ni parcs, ils choisissent les rues comme terrain de jeux au détriment de leur sécurité.</strong></p>
<p>Au quartier Njanja de la commune de Kamalondo par exemple, aucun espace public n’est aménagé. Dans ce quartier, les avenues sont transformées en terrain de football. L&#8217;espace qui servait de lieu de détente a été démolie pour une entreprise explique Jean Ngoy habitant de ce quartier.&#8221; <em>Avant au  niveau de l&#8217;arrêt barrière il y&#8217;avait un bel espace. Présentement on y a érigé une station  d&#8217;essence.&#8221;</em></p>
<p>Par ailleurs, cette situation amène les enfants à jouer dans la rue. Rencontré sur l&#8217;une des avenues du quartier, vêtu de son polo bleu, babouches aux pieds, ballon en mains, âgé de 16 ans, Patient Bulaya raconte qu’il a l’habitude de jouer sur la route par manque d’un terrain adapté. « <em>Nous n’avons pas de terrain dans le quartier. Q</em><em>uand le ballon entre dans une parcelle, on arrête de jouer car il est confisqué</em> » dit il.</p>
<p>De son côté, Ornella Kanku fustige le manque d’espace public de jeux car selon elle, ce phénomène est à la base de conflits. «<em>Quand un enfant est interpellé à cause de son ballon</em>, n<em>ous sommes embêtés. Ces enfants frappent à la barrière et  parfois les vêtements sont  tachés par le ballon</em>» Explique-t-elle.</p>
<p>Lire aussi: <a href="https://magazinelaguardia.info/2018/06/17/lubumbashi-les-enfants-plaident-pour-la-protection-et-la-securite-lors-de-la-journee-internationale-de-lenfant-africain/">Lubumbashi : les enfants plaident pour la protection et la sécurité</a></p>
<h4>Danger</h4>
<p>Ce manque d’espaces publics aménagés exposent les enfants aux accidents de circulation. Certains se réfugient dans les cybercafés, d’autres se livrent à la consommation de boissons prohibées. La ville s&#8217;agrandit et les constructions gagnent du terrain. La notion de la protection  des espaces publics semble être oubliée. Ainsi, plusieurs voix plaident pour la réhabilitation d&#8217;espaces publics existant et la création de certains nouveaux sites surtout pendant les vacances. Ce qui permettra de protéger les enfants et de promouvoir leur épanouissement.</p>
<p>Contacté sur cette question, le chef de division de l&#8217;urbanisme et de l&#8217; habitat a promis de s&#8217;exprimer très prochainement.</p>
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		  <p>L’article <a href="https://magazinelaguardia.info/2025/07/07/lubumbashi-faute-d-espaces-publics-des-enfants-en-danger/">Lubumbashi: faute d&#8217;espaces publics, des enfants en danger</a> est apparu en premier sur <a href="https://magazinelaguardia.info">LA GUARDIA</a>.</p>
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		<title>Lubumbashi:Quid de l&#8217;identification des enfants en rupture familiale</title>
		<link>https://magazinelaguardia.info/2025/05/01/lubumbashiquid-de-lidentification-des-enfants-en-rupture-familiale/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Demester Maloba]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 01 May 2025 10:00:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La ville de Lubumbashi, dans la province du Haut-Katanga en République démocratique du Congo lance une opération d&#8217;identification des enfants en rupture familiale. Cette opération</p>
<p>L’article <a href="https://magazinelaguardia.info/2025/05/01/lubumbashiquid-de-lidentification-des-enfants-en-rupture-familiale/">Lubumbashi:Quid de l&#8217;identification des enfants en rupture familiale</a> est apparu en premier sur <a href="https://magazinelaguardia.info">LA GUARDIA</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La ville de Lubumbashi, dans la province du Haut-Katanga en République démocratique du Congo lance une opération d&#8217;identification des <a href="https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Enfant">enfants</a> en rupture familiale. Cette opération dite Ndobo lancée depuis le samedi 26 avril, vise à encadrer ces derniers très visibles dans les rues de la ville cuprifere.Toutefois, certaines analystes doutent de la réussite de ladite opération.</strong></p>
<p>En effet, le samedi 26 avril 2025, les Ministères provinciaux du genre et celui de l&#8217;intérieur ont procédé au lancement de l&#8217;opération Ndobo. Cette opération vise à identifier et enregistrer les enfants en rupture familiale pour une réinsertion sociale.</p>
<p>Ces enfants qui seront enregistrés, vont intégrer certains centres d&#8217;accueil. L&#8217;objectif de cette initiative est de les encadrer afin qu&#8217;ils soient utiles à la société.<br />
« <em>Normalement, ces enfants devraient être encadrés au Centre de <a href="https://magazinelaguardia.info/2020/09/10/lubumbashi-jacques-kyabula-determine-a-eradiquer-le-phenomene-enfants-de-la-rue/">Lukuni</a>. Mais, ce grand centre d&#8217;encadrement du Haut-Katanga, ne réuni pas les conditions sécuritaires. Il manque à ce jour une bonne clôture»</em> indique un acteur de la société civile qui prend part à cette opération. En outre, il précise que « <em>quatre autres centres d&#8217;accueil sont déjà identifiés pour les accueillir</em> ».</p>
<p>Lire aussi :<a href="https://magazinelaguardia.info/2025/04/01/lubumbashi-urgence-face-a-la-montee-des-enfants-en-rupture-des-liens-familiaux/">https://magazinelaguardia.info/2025/04/01/lubumbashi-urgence-face-a-la-montee-des-enfants-en-rupture-des-liens-familiaux/</a></p>
<p>De son côté, Fidèle Bwirhonde, Journaliste Blogueur basé à Lubumbashi, salue cette initiative. D&#8217;après lui, retirer ces enfants de la rue , c&#8217;est une bonne chose.<br />
Ainsi, il indique que « <em>cette initiative permet de désencombrer certains endroits où l&#8217;insécurité domine pendant les heures tardives». </em>Et d&#8217;ajouter<em> &#8221;que cette insécurité empêche la circulation des personnes et de leurs biens</em> ».</p>
<h3>Une rétrospection s&#8217;impose</h3>
<p>Le journaliste Fidèle Bwirhonde appelle à une mémoire collective afin de faire un pas en arrière.Celui-ci, rappelle que cette initiative n&#8217;est pas la première. « <em>Une initiative pareille avait été prise lors de l&#8217;ancien Gouverneur du Katanga Moïse Katumbi»</em>. Ce journaliste déplore les résultats obtenus à l&#8217;époque. « <em>Les enfants avaient fui le centre ouvert au quartier Kasapa où ils étaient emmenés pour leur encadrement</em> ».</p>
<p>Cet amoureux de la plume se souvient aussi de la récente initiative prise par le Gouverneur Jacques Kyabula Katwe.<br />
C&#8217;est celle d&#8217;envoyer les enfants en rupture familiale au Centre de Lukuni. « <em>Dans ce centre aussi, la même situation s&#8217;est produite. Plusieurs enfants ont fui le centre</em>». Et de poursuivre « <em>Aujourd&#8217;hui, voir cette opération reprendre sous une autre forme, on peut s&#8217;interroger où vont réellement ces enfants ?. Qu&#8217;est ce qu&#8217;on leur offre ? Pour combien de temps pour qu&#8217;ils soient rassurés</em>» ?</p>
<p>Par ailleurs, Duc Mbuyi membre du mouvement citoyen Lutte pour le changement, voit cette initiative  sous un autre angle. Pour lui, le gouvernement provincial doit faire recours aux organisations de la société civile qui travaillent sur l&#8217;encadrement des enfants. « Il<em> faut que le gouvernement mette des moyens financiers de manière permanente pour assurer l&#8217;encadrement de ces enfants à travers les organisations de la société civile</em>».</p>
<p>Notons que le gouvernement provincial n&#8217;a pas encore donné le nombre d&#8217;enfants concernés par l&#8217;opération Ndobo. Toutefois, leur identification est déjà en cours. En attendant, aucune précision sur les centres d&#8217;accueil pour ces enfants n&#8217;a été révélée.</p>
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		<title>Projet de développement intégral de l’enfant en RDC        </title>
		<link>https://magazinelaguardia.info/2022/07/12/projet-de-developpement-integral-de-lenfant-en-rdc/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Pierre Paul K]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 Jul 2022 18:25:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Éducation]]></category>
		<category><![CDATA[La une]]></category>
		<category><![CDATA[Enfants]]></category>
		<category><![CDATA[Lubumbashi]]></category>
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					<description><![CDATA[<p> DALBERG, un cabinet international de conseil en stratégie de développement, tient un séminaire de formation . Le thème abordé est : &#8220;partage de connaissances, diffusion</p>
<p>L’article <a href="https://magazinelaguardia.info/2022/07/12/projet-de-developpement-integral-de-lenfant-en-rdc/">Projet de développement intégral de l’enfant en RDC        </a> est apparu en premier sur <a href="https://magazinelaguardia.info">LA GUARDIA</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><i><span style="font-weight: 400;"> <b style="font-weight: 400;">DALBERG, un cabinet international de conseil en stratégie de développement, tient un séminaire de formation . Le </b><b>thème</b><b style="font-weight: 400;"> abordé est : &#8220;partage de connaissances, diffusion des études d’évaluation de l’écosystème éducatif , des techniques de l’information et de la communication. Cet atelier dit de dissémination, se déroule du 12 au 14 juillet 2022 dans la salle de conférence de l’institut Salama de Lubumbashi. Les participants viennent des écoles, des structures d’encadrement de l’enseignement primaire et secondaire, des décideurs  à plusieurs niveaux, ainsi que des hommes de droit.</b></span></i></p>
<p><span style="font-weight: 400;">  Il faut dire  que déjà en 2008, l’idée d’un développement intégral de l’enfant germe. Et c&#8217;est grâce l’aide d’une structure philanthropique internationaleque le projet prend forme. Tout tourne autour de 4 axes. Il y a l’acquisition des valeurs. C&#8217;est notamment l’amour du prochain ,la charité , la gestion des émotions ,le pardon ainsi que d’autres vertus. Il est aussi question de spiritualité. Le DIE ambitionne de donner à l’enfant ,des aptitudes académiques. L’enfant doit aussi intégrer les connaissances essentielles. Le projet fonctionne dans 12 écoles de Lubumbashi et de Kolwezi. C’est DALBERG qui est chargé d’étudier la faisabilité du projet. Et c&#8217;est en fonction de l’environnement ou l’écosystème éducatif de la <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/RDC">RDC</a>. Ce sont les données récoltées  durant ces 4 années,. Ensuite , elles seront partagées avec les séminaristes, ainsi qu’avec un cercle plus Large. </span></p>
<h4><b>L’épisode COVID</b></h4>
<p><span style="font-weight: 400;">La pandémie de COVID 19, avec le confinement qui s’en était suivi, avait perturbé le projet. Pour y faire face, les organisateurs avaient résolu intégrer les nouvelles technologies de l’information et de la communication. C’est ainsi que le volet enseignement à distance a pris corps dans les écoles sélectionnées . La question des moyens s’est vite posé. La grande majorité des écoles du projet n’avait pratiquement pas d’installation et de matériel de matériel à l’internet. La connexion elle-même pose problème.  Sans parler des difficultés de disposer de l’énergie électrique . Car, Seules 3 écoles sur les 12 ont budgétisé l’acquisition d’un parc informatique ainsi que la connexion internet. Beaucoup de parents sont dénués de moyens pour avoir des ordinateurs, des smartphones. Ceux qui les ont, ont parfois de la peine a avoir du crédit internet chaque jour. L’enseignement à distance est dans ce contexte, un grand défi.</span></p>
<h4><b>Analphabètes numériques</b></h4>
<p><span style="font-weight: 400;">Pour que ce projet réussisse, l’implication de plusieurs acteurs clés est indispensable.  Les parents doivent également y participer. Or, il s’avère que beaucoup d’entre eux, ne connaissent presque rien du monde digital .Il y a parmi eux, ceux qui fournissent une aide appréciable à leurs enfants dans le cadre de l’enseignement traditionnel. Mais quand il s’agit d’appuyer sur un bouton d’ordinateur, de tablette ou de smartphone ,ils ne savent pas comment s’y prendre. Ainsi, un participant  a suggéré que pour pallier à cette difficulté, les écoles devraient organiser des cours de rattrapage digital pour les parents .Cette question  comme d’autres, seront étudier dans les deux ateliers qui ont été mis en place.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">Au cours du tronc commun, monsieur Richmond Konan de nationalité ivoirienne , consultant à DALBERG, a indiqué qu’une fois cette phase expérimentale terminée, interviendra l’application de ce concept de développement intégral à d’autres écoles.</span></p>
<blockquote><p>&nbsp;</p></blockquote>
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		<title>Exploitation minière artisanale: les droits des enfants bafoués au Lualaba</title>
		<link>https://magazinelaguardia.info/2022/05/13/exploitation-miniere-artisanale-les-droits-des-enfants-bafoues-au-lualaba/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christian Mukuna]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 13 May 2022 12:55:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[La une]]></category>
		<category><![CDATA[Mines]]></category>
		<category><![CDATA[Enfants]]></category>
		<category><![CDATA[Lualaba]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La Coalition pour la Sauvegarde des Droits Humains, CSDH asbl en sigle est une organisation à but non lucratif de droit congolais Cette organisation a</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La Coalition pour la Sauvegarde des Droits Humains, CSDH asbl en sigle est une organisation à but non lucratif de droit congolais Cette organisation a produit un rapport qui dresse un état des lieux de la situation des droits économiques, sociaux et culturels en République démocratique du Congo. Les données s’échelonnent sur la période allant de juillet à décembre de l’année 2021. Dans ce rapport par exemple, l&#8217;ONG relève que les droits des enfants sont bafoués.</strong></p>
<p>Le rapport relève plusieurs droits bafoués. C&#8217;est, notamment, le droit à une alimentation saine , le droit à l’éducation , le droit d’accès aux soins de santé ainsi que le droit d’accès aux ressources.</p>
<p><strong>Les droits des enfants bafoués</strong></p>
<p>Ce rapport rapporte par exemple que dans les mines de la province du Lualaba , on y trouve au moins 800 enfants . &#8220;Ces enfants sont coincés dans ce travail rude de la mine&#8221;. Car dans les mines , les enfants travaillent comme des transporteurs et nettoyeurs des minerais. Ce qui est choquant ce que leur journée de travail est longue de 10 heures de travail. Alors que le code du travail congolais à l&#8217;article 119 dispose que les heures de travail ne doivent pas excéder 9  heures de travail par jour. De plus , ils ont un salaire de 3 $ le jour . Sans oubliés le fait qu&#8217;ils sont en déperdition scolaire. Et parfois , ils sont exposés à la prostitution infantile , à la drogue ainsi qu&#8217;à d&#8217;autres abus.</p>
<p>Il faut également dire que le droit à la santé de ces enfants est aussi bafoué.&#8221; Ils (enfants ) exposés aux accidents de travail et aux maladies diverse .. La promiscuité qui caractérise les mines les   expose à toutes sortes de contamination&#8221;. insiste ce rapport.</p>
<h4>La RDC a ratifié des instruments juridiques</h4>
<p>Et pourtant, la RDC a ratifié plusieurs instruments juridiques qui protègent les enfants contre les pires formes de travail dans les zones minières de la RDC.</p>
<p>L&#8217;article 3 de la convention numéro 182 de l&#8217;organisation International du travail est claire .L&#8217;alinéa  4 dispose parlant des pires formes de travail des enfants ceci . &#8221; Les travaux qui, par leur nature ou les circonstances dans lesquelles ils sont effectués, sont susceptibles de nuire à la santé , à la sécurité ou à la moralité des enfants&#8221;. Malheureusement, ces dispositions sont loin d’être respectées.  Dans les carrières de Kolwezi , les enfants sont exposés divers dangers . Et même leur santé est en danger.</p>
<p>Le rapport explique que six villages sont les plus touchés par ce phénomène. Il s’agit notamment des villages de Pumpi, Kinsanfu, Kamimbi, Kawama, Kinsenda et Tuluzembe.</p>
<p>Pour cette organisation, les pouvoirs publics doivent concourir à l’amélioration du bien-être du peuple. Cela n’est possible que par une gestion saine de la chose publique. Mais c&#8217;est également possible grâce à une répartition juste et équitable des biens communs. Autrement, ils avilissent les droits civils et politiques. Dans ce cas, la démocratie n’est qu’un slogan et le bien-être sociétal, un leurre.</p>
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		<title>RDC : ces enfants qui écument les mines du Katanga</title>
		<link>https://magazinelaguardia.info/2022/04/23/rdc-ces-enfants-qui-ecument-les-mines-du-katanga/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Guardia Magazine]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 23 Apr 2022 08:50:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[La une]]></category>
		<category><![CDATA[Mines]]></category>
		<category><![CDATA[Enfants]]></category>
		<category><![CDATA[RDC]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Combien sont-ils ? Sans doute des milliers. Ces enfants mineurs creusent, lavent, trient et transportent les minerais qui font la richesse du Lualaba et du</p>
<p>L’article <a href="https://magazinelaguardia.info/2022/04/23/rdc-ces-enfants-qui-ecument-les-mines-du-katanga/">RDC : ces enfants qui écument les mines du Katanga</a> est apparu en premier sur <a href="https://magazinelaguardia.info">LA GUARDIA</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em>Combien sont-ils ? Sans doute des milliers. Ces enfants mineurs creusent, lavent, trient et transportent les minerais qui font la richesse du Lualaba et du Haut-Katanga. Au vu et au su de tous, souvent avec la complicité de leurs parents, et pas qu’eux. Les autorités comme les compagnies minières ferment les yeux sur cette exploitation pourtant interdite. L&#8217;enquete d&#8217;Anto Mulanga.<br />
</em></strong></p>
<p>Les routes rouges qui serpentent dans le quartier Kasulo à Kolwezi (province du Lualaba) sont incertaines, boueuses, et bondées de trous profonds qui s’enfoncent dans la terre. Les automobilistes, motards et piétons qui fréquentent ces routes défoncées sont occupés à surveiller les trous quand parfois, soudain, émergent des visages infantiles. Ce ne sont ni des élèves sur le chemin de l’école, ni des marcheurs pour le plaisir. Ce sont des travailleurs.</p>
<p>C’est le cas de Micka et Héritier, deux enfants aux traits innocents, pieds nus, que nous croisons dans la carrière minière de Kasulo. Le geste vif et précis, ils ramassent des résidus de cobalt et d’autres déchets pour les vendre auprès des négociants congolais. « <em>Je m’appelle Héritier Ilunga,</em> dit le premier, <em>je vis ici au quartier Kasulo avec mes parents. Je viens régulièrement travailler sur les mines de cobalt. Je ramasse les résidus</em> (Ndlr, la terre que les creuseurs considèrent comme des déchets du cobalt). <em>Après, nous mettons cela dans des sacs et nous allons les vendre auprès des négociants</em> ».</p>
<p>Issu d’une famille pauvre, Héritier a un frère et vit chez sa tante. Son père travaille dans cette même carrière de cobalt et sa mère vend des légumes au marché. « <em>Cette année, mon père n’a pas pu m’inscrire à l’école faute d’argent. Mais l’année passée j’étudiais à l’école primaire BIKIRA en 3<sup>ème</sup> année primaire</em> », précise-t-il les yeux rivés sur ces pieds qui traînent dans la poussière.</p>
<p>Kasulo est une carrière qui s’est créée en plein quartier résidentiel de Kolwezi depuis qu’un habitant a trouvé en 2014 du cobalt par hasard, en creusant une fosse septique dans sa parcelle. Très vite, l&#8217;entreprise minière Congo Dongfang Mining (CDM) en a acquis les droits d&#8217;exploitation.</p>
<p>«<em>A Kasulo on creuse même dans les parcelles résidentielles »</em>, explique Auguste Mutombo de l’ONG Alternative Plus. « <em>Ce qui fait que près de quatre enfants sur dix, âgés de 5 à 14 ans, travaillent dans ces mines à ciel ouvert</em> ».</p>
<p>En pleine carrière nous rencontrons une dizaine d’enfants occupés à travailler. Les adultes ne sont pas loin. Ils creusent des puits pouvant aller jusqu’à 40 mètres de profondeur avant d&#8217;atteindre les couches de terre où se trouvent le cobalt. Grâce à leur petite taille, les enfants descendent plus facilement dans ces puits. Leur tâche principale consiste à porter depuis un pilier (une sorte de branche auquel ils s’accrochent pour remonter les sacs du puit) les sacs de terre pour les tamiser dans des mares d&#8217;eau à la recherche du cobalt.</p>
<p>« <em>Les sacs qu’ils transportent sont trop lourds pour eux et peuvent causer des dommages à leurs colonnes vertébrales en pleine croissance</em>», souligne Auguste qui nous accompagne dans cette carrière.</p>
<p>Un peu plus loin sur un autre puit d’où l’on extrait la terre, nous rencontrons Dany, 14 ans. Dany a arrêté d’aller à l’école et a commencé à travailler il y a cinq ans parce qu’il n’avait personne pour payer ses frais de scolarité. Un argument difficile à soutenir aujourd’hui que la gratuité de l’enseignement de base est appliquée dans la plupart des écoles publiques.  Dany a le profil type des enfants des mines : la plupart ont entre 5 et 17 ans et travaillent soit pour compléter le revenu familial, soit pour soutenir le foyer placé sous leur responsabilité.</p>
<p><strong><em>Une main d’œuvre moins couteuse</em></strong></p>
<p>A côté de ce puit nous trouvons deux autres enfants assis sur le comptoir d’un négociant chinois. Le bleu du cobalt posé sur la table contraste vivement avec la couleur de leurs paumes de main, noircies par la terre qu’ils ont tamisée toute la journée. Des coopératives achètent-elles ce minerai produit par des enfants? Theodore Shambuyi, creuseur de Kolwezi, indique que des personnes physiques créent avant tout des coopératives minières, puis se mettent à la quête des espaces pour exploiter le cuivre et le cobalt. C&#8217;est ainsi que plusieurs enfants affluent dans ces concessions minières privées pour y chercher des minerais. A l’instar du site minier de Kimbalashani dans la concession de l’entreprise BOSS Mining à Kakanda, dans la périphérie de Kolwezi.</p>
<p>‘<em>’Un citoyen chinois s’est installé sur ce site avec sa petite entreprise dénommée COMIBAT</em>, témoigne John, creuseur habitant de Kakanda. <em>Il a chassé tous les creuseurs artisanaux adultes. Il exploite du cuivre avec des enfants parce que ces derniers acceptent d&#8217;être payés moins cher. Cet exploitant étranger est soutenu par un député provincial proche du gouvernement provincial, alors que cette exploitation se fait sur un site illégal et avec des enfants</em> ’’.</p>
<p>Selon le site du cadastre minier, la ville de Kolwezi n’a pas enregistré de nouveaux investisseurs dans le domaine de l’exploitation industrielle. La plupart de ces compagnies sont déjà au stade de la production du cuivre et du cobalt. Mais les lignes bougent essentiellement du côté du secteur minier artisanal où l’on remarque la présence des enfants.</p>
<p>Y aurait-il une responsabilité des autorités ? Ou s’agit-il de l’exploitation de la main d’œuvre infantile par des Congolais et des expatriés qui cherchent à rentabiliser au mieux leur investissement ?</p>
<p>Revenons au cas d&#8217;Héritier. Avec son ami Micka, ils travaillent dès 8 heures du matin pour gagner 4000 voire 5000 Francs congolais l’équivalent de 2,5 dollars. Parfois, c&#8217;est même moins de 2000 francs congolais, moins d’un dollar. « <em>Nous débutons le travail vers 8h, des fois à 10h, souffle Héritier. Nous avons une vieille boite à bonbons comme unité de mesure. Elle fait environ 1 Kg, on nous en donne mille francs. Les meilleurs jours, nous pouvons gagner entre quatre et cinq mille francs</em> ».</p>
<p>Des experts estiment que l’utilisation de la main d’œuvre infantile dans l’exploitation artisanale du cobalt freine le processus de formalisation du secteur artisanal. Jean-Claude Katende de la coalition « <em>Publiez ce que vous payez</em> » juge qu’« <em>Il y a beaucoup de conflits d’intérêt et de légèreté. Les creuseurs artisanaux y compris les enfants ne tirent pas profit de leur travail</em> ».</p>
<p><strong><em>Des responsabilités partagées</em></strong></p>
<p>Pour les parents, ce calvaire porte un nom : la réalité économique. <em>« Les parents ne font pas travailler leurs enfants de gaîté de cœur</em>, raconte Eustache Sangwa qui transporte des sacs de braise sur son vélo. <em>Bien souvent, ils sont forcés à le faire, à cause de la pauvreté</em>».</p>
<p>La situation de Jonathan illustre parfaitement cette réalité. Il habite Bungu-Bungu dans la province du Haut-Katanga avec sa grand-mère, qui a environ 70 ans. Il souhaite retourner à l’école malgré le fait que les moyens financiers ne le lui permettant pas pour l’instant. Il a 10 ans et travaille depuis près de trois ans, sur le site minier artisanal de Kampompi.</p>
<p>Kampompi est une carrière exploitée par des creuseurs artisanaux regroupés dans deux coopératives reconnues par le Service d’Assistance et d’Encadrement de l’Exploitation Minière Artisanale et à Petite Echelle, (S.A.E.M.A.P.E.).</p>
<p>Jonathan habite à 5 km de la carrière. Lorsque nous le rencontrons, Jonathan semble faible, dans son corps si fragile. Il transpire toutes les minutes. Il est si jeune pour ce travail. Il vit dans la peur, celle du lendemain et celle de perdre sa grand-mère. Ayant déjà fait plus de deux ans dans ce site minier et sans compter les autres risques auxquels Jonathan s’expose, il nous redit qu’il est tombé malade plus d’une fois.</p>
<p>« <em>Je n’ai pas de choix ; je n’ai ni père, ni mère,</em> dit-il d&#8217;un air désespéré. <em>J’ai déjà fini mes études primaires, mais je n’ai pas les moyens d&#8217;aller au secondaire. Si les études primaires sont gratuites, ce n’est pas le cas avec les études secondaires. Et même si c’était le cas, je ne pense pas que je pourrai avoir tous les accessoires qu’il faut à un élève normal </em>».</p>
<p>Pour sa part, Guylain Kalwa coordonateur du cadre de concertation de la société civile du Haut-Katanga, estime qu’il faut aller au-delà de la simple volonté politique, et prendre des mesures pour traiter le fond du problème. «<em>Tous les parents qui font travailler leurs enfants, ce n’est pas de gaité de cœur, mais peut-être qu’ils sont forcés à le faire. Tout simplement parce qu’il y a la pauvreté des familles à la base. Et donc, il va falloir que l’Etat trouve des alternatives faisables à la fois pour les familles et pour les enfants.</em> »</p>
<p><strong><em>Quand les politiques s’impliquent</em></strong></p>
<p>Emmanuel Umpula, un responsable de l’ONG AFREWATCH et membre de la coalition ‘<em>’Le Congo n’est pas à vendre</em> ‘’ fait observer que l’exploitation des enfants dans les mines artisanales impliquent des autorités tant provinciales que nationales. Il prend pour exemple les contrats d’achat de minerais que la province du Lualaba signe avec des comptoirs d’achat de minerais dont les propriétaires sont soit des Chinois, soit des Indiens soit encore des Indopakistanais. En outre, ces acheteurs vont jusqu’à s’installer dans les carrières artisanales et y font travailler des enfants en violation de la loi.  « <em>Cela passe inaperçu car ils sont couverts par les autorités en province </em>», déplore-t-il.</p>
<p>Les responsables des coopératives minières, légalement établies pour leur part, se disent impuissants devant cette situation. Selon eux, des autorités politiques leur imposent ces étrangers comme acheteurs et à leur tour, ils préfèrent cette main d’œuvre infantile qui coûte moins cher. Si la coopérative refuse, elle se voit ravir le site d’exploitation.</p>
<p>exploitants industriels et Il y a deux ans, le gouvernement provincial du Lualaba avait mené une opération de destruction de tous les comptoirs d’achat des minerais installés illégalement sur la route Lubumbashi-Kolwezi. Cette décision visait à mettre fin au travail des enfants dans les mines et aux conflits entre les les artisanaux. Car les grandes entreprises accusaient les mineurs artisanaux d’utiliser les enfants dans l’exploitation illicite de leurs sites miniers et d’approvisionner ces comptoirs. Malheureusement, ces comptoirs d’achat de minerais refont surface. Des dizaines de dépôts d&#8217;achat des minerais ont rouverts, et ils sont souvent détenus par les chinois et les indopakistanais, qui achètent parfois des minerais auprès des enfants.</p>
<p><strong><em>Un défi</em></strong></p>
<p>La présence des enfants dans les mines de cobalt reste un défi. D’après Jean-Claude Katende, de la coalition « <em>Publiez ce que vous payez</em> », cela s’explique par l’inaction de l’Etat qui voit dans la débrouillardise un moyen de se tirer d’affaire.</p>
<p>Pour lutter contre ce phénomène, le ministère provincial des Mines du Lualaba prétend avoir exigé une coordination des actions des partenaires impliqués dans cette lutte. Mais cela reste encore un défi à relever. Eric Tshisola, directeur du cabinet du ministre provincial des Mines, estime qu’il y a déjà quelques résultats. « <em>Nous avons reçu des enfants sortis des mines</em>, avance-t-il. <em>Certains sont devenus des soudeurs, d’autres ont été ramenés à l’école. Mais, ce n’est pas suffisant, car c’est un cycle. Pendant que vous retirez les uns des mines, d’autres arrivent&#8230; </em>»</p>
<p>Combien sont-ils ? Difficile de déterminer leur nombre exact, précise une source de l&#8217;ONG Centre Carter, notamment parce que plusieurs coopératives employant des enfants fonctionnent sans papiers, dans la plus parfaite illégalité.</p>
<p>En 2014, une étude de l’Unicef (Fonds des Nations Unies pour l’enfance), estimait à 40.000 le nombre d&#8217;enfants présents dans les mines des provinces du Lualaba et du Haut-Katanga. Impossible aujourd&#8217;hui d&#8217;être plus précis, faute de registre des creuseurs tenus à jour.</p>
<p><strong><em>Des actions non coordonnées</em></strong></p>
<p>Pour autant, l&#8217;Etat ne reste pas les bras ballants. Des engagements ont été annoncés par le gouvernement congolais au cours des dernières années. En 2017, la RDC a renouvelé son engagement à éliminer le travail des enfants dans le mine, avec comme échéance 2025. Reste à voir des résultats concluants sur le terrain, car les signes d&#8217;amélioration sont rares.</p>
<p>Louis Tshota, l&#8217;administrateur du territoire du Kipushi, affirme ne pas disposer des moyens pour faire sortir les enfants des mines. « <em>On dénombre neuf carrières de minerai riche en cuivre et cobalt dans ma juridiction</em>, détaille-t-il. <em>Or, plusieurs familles, papas, mamans et enfants à la recherche de survie, les exploitent d&#8217;une manière artisanale à longueur de journée ».</em></p>
<p>Des ONG locales contredisent ce constat. Elles affirment avoir sorti au cours de l’année 2021 cinq cent enfants dans les mines de Kipushi avec l’appui des organisations internationales. Nénette Mwange de l&#8217;Association des Femmes pour le Développement Communautaire (AFMDECO) estime que la plupart des initiatives du gouvernement s’exécutent en ordre dispersé. Parfois sans consulter les organisations locales qui sont sur le terrain avec des données fiables. « <em>Des projets pour sortir les enfants dans les mines sont souvent une affaire de gros sous, </em>dit-elle d&#8217;un ton nerveux.<em> Ce qui fait qu’il y a toujours des personnes qui influencent l’exécution de projet sur terrain. Parfois on crée des ONG fantômes juste pour justifier les dépenses alors que sur le terrain les ONG spécialisées n&#8217;ont rien »</em>.</p>
<p>Si le secteur est marqué par l’opacité et la porosité entre les mines industrielles et les mines artisanales, il le doit à l&#8217;omniprésence des hommes politiques. «<em>Certaines compagnies achètent du cobalt aux creuseurs et mélangent leur production avec celle des enfants</em> », argumente le militant Jean-Claude Katende. « <em>Cette main d’œuvre infantile ferait vivre au Congo des centaines de politiques et leurs familles</em> ».</p>
<p>Assécher cette source unique de revenu aboutirait à une véritable catastrophe économique. Pour y remédier, le Projet d’Appui au Bien-être Alternatif des enfants et jeunes impliqués dans la chaine d’Approvisionnement du Cobalt (PABEA-Cobalt) a été initié par le président de la République à travers le Fond National de Promotion et de Service social (FNPSS). Ce projet bénéficie de l&#8217;appui financier du groupe de la Banque africaine de développement(BAD). Il vise zéro enfant dans les sites miniers artisanaux de cobalt et prévoit de réinsérer environ 14.850 enfants filles et garçons, afin d’assurer la reconversion économique d&#8217;au moins 6250 ménages. Sans oublier la reconversion des jeunes qui travaillent dans les sites miniers vers l&#8217;agro-business.</p>
<p>Le projet est ambitieux, mais des acteurs de la société civile le qualifient déjà de projet fantôme. Lancé en 2019, il doit se clore en 2023. Sur le terrain, les retards s&#8217;accumulent. A ce jour, il en est à la phase d’identification des bénéficiaires directs.</p>
<p>« <em>Si l’on s’en tient au chronogramme initial du projet, il reste moins de deux ans pour achever le projet. Sur le terrain rien n’est fait », </em>souligne Jean-Pierre Muteba de la société civile<em>. « Même si les responsables expliquent ce retard par la pandémie à coronavirus survenue en 2020.  Aucune infrastructure n’est mise en place : pas d’école construite pour accueillir ces enfants, pas d’espaces arables pour faire de l’agriculture </em>».</p>
<p>Sur le papier, PABEA-Cobalt serait donc un projet ambitieux. Faux, rétorque Philipe Ngwala, coordinateur de la cellule présidentielle d’Appui au Programme d’Urgence Intégré de Développement Communautaire (CAPUIDC). « <em>Ce projet prévoit la reconversion socio-économique dans l&#8217;agrobusiness des parents de ces enfants. Il donne beaucoup d’espoir et d’opportunités économiques et alternatives à travers la promotion des chaînes de valeur agricole intégrant la production, la transformation et la commercialisation </em>».</p>
<p>« <em>Il va falloir trouver des alternatives faisables à la fois pour les familles et pour les enfants »</em>, propose Jean-Pierre Muteba, de la nouvelle dynamique syndicale(NDS), « <em>car ce qui nous est présenté ici n’est pas faisable au regard du temps qui reste</em> ».</p>
<p>Le cadre de concertation de la société civile du Haut-Katanga propose que le gouvernement puisse prendre des mesures législatives, administratives, sociales et éducatives pour assurer la protection de ces enfants.</p>
<p>Faudra-t-il en passer par la case prison / répression ? En tout cas, depuis 2018, le code minier réprime l&#8217;exploitation indue des enfants. Mais visiblement, ce texte de loi est encore peu appliqué&#8230;</p>
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		  <p>L’article <a href="https://magazinelaguardia.info/2022/04/23/rdc-ces-enfants-qui-ecument-les-mines-du-katanga/">RDC : ces enfants qui écument les mines du Katanga</a> est apparu en premier sur <a href="https://magazinelaguardia.info">LA GUARDIA</a>.</p>
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		<title>RDC : le projet PABEA-Cobalt, un éléphant blanc</title>
		<link>https://magazinelaguardia.info/2022/02/02/rdc-le-projet-pabea-cobalt-un-elephant-blanc/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Guardia Magazine]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Feb 2022 08:40:14 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[La une]]></category>
		<category><![CDATA[Mines]]></category>
		<category><![CDATA[cobalt]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Une campagne de retrait des enfants dans les sites miniers artisanaux a été lancée au mois de Janvier 2022. Cette opération d’appui au bien-être des</p>
<p>L’article <a href="https://magazinelaguardia.info/2022/02/02/rdc-le-projet-pabea-cobalt-un-elephant-blanc/">RDC : le projet PABEA-Cobalt, un éléphant blanc</a> est apparu en premier sur <a href="https://magazinelaguardia.info">LA GUARDIA</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em>Une campagne de retrait des enfants dans les sites miniers artisanaux a été lancée au mois de Janvier 2022. Cette opération d’appui au bien-être des enfants utilisés dans la chaine d’approvisionnement du cobalt est lancée dans les provinces du Lualaba et du Haut-Katanga et appuyée par la Banque africaine de développement.  </em></strong></p>
<p>Après la province du Lualaba, le Haut-Katanga a aussi lancé jeudi 27 janvier l&#8217;identification des bénéficiaires directs du projet Pabea Cobalt. A cette occasion, le gouverneur du Haut-Katanga s&#8217;est engagé à lutter contre la présence des enfants dans les sites miniers et leurs environs.</p>
<p>La coordonnatrice de projet Pabea Cobalt, Alice Mirimo Kabetsi, en a profité pour appeler à une grande mobilisation pour une identification massive des jeunes qui travaillent dans les sites miniers de cobalt :</p>
<p>« Nous<em> encourageons tous les enfants qui sont dans les sites miniers artisanaux de cobalt à venir se faire enregistrer. Nous encourageons tous les parents, qui ont les enfants qui fréquentent ces sites, à venir faire enregistrer les enfants</em> ».</p>
<p>Selon elle, ce projet vise &#8220;zéro enfant&#8221; dans les sites miniers artisanaux de cobalt ; parce que la place de ces enfants est en famille et à l&#8217;école.</p>
<p>Le projet prévoit de réinsérer environ 14.850 enfants filles et garçons, d&#8217;assurer la reconversion économique d&#8217;au moins 6250 ménages et aussi la reconversion des jeunes qui travaillent dans les sites miniers vers l&#8217;agrobusiness. « <em>Nous pensons créer plusieurs emplois directs et indirects et aussi assurer la structuration de plus ou moins 1250 coopératives agricoles et coopératives minières des jeunes </em>», a détaillé Alice Mirimo.</p>
<p>Il s&#8217;agit, d&#8217;après elle, d&#8217;un projet d&#8217;investissement qui va offrir à la province du Haut-Katanga plusieurs opportunités d&#8217;affaires et va renforcer les revenus des parents et va offrir aussi une éducation de qualité à nos enfants pour que nos enfants ne fréquentent plus jamais les sites miniers &#8220;.</p>
<p>Le projet Pabea Cobalt est un projet du gouvernement congolais, qui bénéficie de l&#8217;appui financier du groupe de la Banque africaine de développement (BAD).</p>
<p><strong><em>Un projet presque fantôme</em></strong></p>
<p>Retiré les enfants dans les sites miniers en RDC est un exercice délicat dans un secteur marqué par l’opacité et la porosité entre les mines industrielles et les mines artisanales. Certaines compagnies achètent du cobalt aux creuseurs et mélangent leur production avec celle des enfants. Cette main d’œuvre infantile ferait vivre au Congo des centaines des creuseurs et leurs familles.</p>
<p>Assécher cette source unique de revenu aboutirait à une véritable catastrophe économique. C’est le cas du projet d’appui au bien être alternatif des enfants et jeunes impliqués dans la chaine d’approvisionnement du cobalt(PABEA-Cobalt) initié par le président de la République à travers le Fond National de Promotion et de Service social(FNPSS).</p>
<p>Débuté en 2019, le projet PABEA-Cobalt se clôture en 2023. Sur le terrain c’est un retard croissant qu’enregistre ce projet qui en ce jour se trouve à la phase d’identification des bénéficiaires directes. D’après les organisateurs, l’identification des bénéficiaires marque une étape importante dans la mise en œuvre de ce projet car c’est à l’issu de l’identification que l’unité de coordination du projet disposera d’une base des données qui sera le déclencheur de tous les bénéfices prévus dans le projet PABEA-Cobalt.  Parmi ces bénéfices l’on peut citer la prise en charge sociale des enfants (Filles et garçons) qui seront sortis des mines et sites miniers artisanaux de cobalt ainsi que la reconversion socioéconomique en agro business de leurs parents et d’autres jeunes.</p>
<p>La prise en charge sociale de ces enfants couvrira les aspects suivants : l’insertion et la réinsertion scolaire, le soutien nutritionnel, sanitaire et psychologique ; l’enregistrement à l’Etat civil. Mais tous ceci dans combien de temps qui reste avant la fin du projet c’est la question que beaucoup se pose.</p>
<p>Si l’on s’en tient au chronogramme initiale du projet, il reste moins de deux ans pour clôturer le projet. Sur le terrain rien n’est fait. Même si les responsables du projet expliquent ce retard par la pandémie à coronavirus survenue en 2020 soit une année après le lancement du projet.  Aucune infrastructure n’est mise en place. Pas d’école construite pour accueillir ces enfants, pas d’espaces arables disponibilisés pour faire de l’agriculture.</p>
<p>PABEA-Cobalt est un projet ambitieux sur papier. Il prévoit même la reconversion socioéconomique en agrobusiness des parents de ces enfants et autres jeunes. Il donne beaucoup d’espoir d’opportunités économiques alternatives à travers la promotion des chaines de valeur agricole intégrant la production, la transformation et la commercialisation.  Affirme Philipe Ngwala coordonateur de la cellule présidentiel d’Appui au Programme d’Urgence Intégré de Développement Communautaire (CAPUIDC)</p>
<p>Pour sa part, Guylain Kalwa coordonateur du cadre de concertation du Haut-Katanga estime qu’il faut aller au-delà de la volonté politique, et prendre des mesures pour traiter le fond du problème : <em>« Il faut faire attention parce qu’aujourd’hui, tous les parents qui font travailler leurs enfants, ce n’est pas de gaité de cœur, mais peut-être qu’ils sont forcés à le faire. Tout simplement parce qu’il y a la pauvreté des familles à la base. Et donc, il va falloir trouver des alternatives faisables à la fois pour les familles et pour les enfants car ce qui nous est présenté ici n’est pas faisable au regard du temps qui reste</em>. »</p>
<p>Pour lui, il ne s’agit pas tout simplement d’initier un projet. Il serait également important de mettre en place un système de statistiques et de suivi des actions, afin d’adapter les stratégies, pour pouvoir combattre au mieux ce fléau.</p>
<p>La moitié des réserves mondiales du cobalt se trouve en RDC, plus précisément dans les provinces du Haut-Katanga et du Lualaba. La mine de Mutanda, contrôlée par le géant suisse Glencore, est à elle seule le premier producteur mondial. Si les mines industrielles contrôlées par de grands groupes produisent la très grosse majorité des volumes, une part évaluée entre 10 % et 20 % du cobalt est extraite de manière artisanale, dans de très mauvaises conditions de sécurité. C’est dans ce secteur informel, échappant à toute forme de régulation, que se niche le travail des enfants sur lequel se base le projet PABEA-Cobalt.</p>
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		<title>Journée mondiale des enfants disparus: à Lubumbashi, des parents victimes s&#8217;expriment</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Guardia Magazine]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 May 2021 09:31:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[La une]]></category>
		<category><![CDATA[Reportage]]></category>
		<category><![CDATA[disparus]]></category>
		<category><![CDATA[Enfants]]></category>
		<category><![CDATA[RDC]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En RDC, des milliers d’enfants sont portés disparus tandis suite aux crises des déplacements des populations qui ne cesse de s’aggraver. Feza, 51 ans, affirme</p>
<p>L’article <a href="https://magazinelaguardia.info/2021/05/25/journee-mondiale-des-enfants-disparus-a-lubumbashi-des-parents-victimes-sexpriment/">Journée mondiale des enfants disparus: à Lubumbashi, des parents victimes s&#8217;expriment</a> est apparu en premier sur <a href="https://magazinelaguardia.info">LA GUARDIA</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em>En RDC, des milliers d’enfants sont portés disparus tandis suite aux crises des déplacements des populations qui ne cesse de s’aggraver. Feza, 51 ans, affirme que ses enfants ont été enlevés, et probablement tués, lorsque leur village a été attaqué au Tanganyika.</em></strong></p>
<p>Déplacée par les combats dans la province du Tanganyika, en République démocratique du Congo, Feza vit aujourd’hui à Lubumbashi dans la commune de la Ruashi. Elle fait partie des nombreux parents anxieux et endeuillés suite à la disparition de leurs enfants.</p>
<p>« <em>Les rebelles ont fait irruption dans nos villages, ils se sont emparer de nos enfants et ont  disparu avec eux</em> », dit-elle. « <em>Ils violent les filles et les découpent en morceaux à la machette</em>. »</p>
<p>Ndiba Kaité, 52 ans, considère qu’elle fait partie des plus chanceuses. Ses cinq filles adolescentes ont été kidnappées en décembre 2016 et retenues prisonnières en brousse pendant cinq mois où elles ont été affamées, battues et abusées.</p>
<p>«<em>Aujourd’hui, où j’ai retrouvé mes enfants, je suis  heureuse car la plupart de ceux qui ont été enlevés ne sont jamais revenus.</em> »</p>
<p>Ndiba a désespérément cherché ses filles disparues depuis 2016. Avec l’assistance du Comité international de la Croix Rouge (CICR) , elle a finalement pu négocier leur libération. Mais les traumatismes lourds, à la fois physiques et psychologiques, que ses filles ont endurés continuent de les hanter.</p>
<p>«<em>Voilà dans quel état terrible  elles sont», </em>raconte-t-elle<em>. « Elles sont tellement maigres. Elles ont les pieds blessés. Elles ont changé de couleur. Leurs yeux  sont remplis de tristesse. Mais aujourd’hui j’ai retrouvé mes enfants, je suis  heureuse car la plupart de ceux qui ont été enlevés ne sont jamais revenus. </em>»</p>
<p>« Nous n&#8217;aurions jamais pensé qu&#8217;ils enlèveraient nos enfants », dit Faiza (au centre, en jupe rouge), assise au milieu d&#8217;autres mères qui partagent son chagrin. « Ils doivent être morts maintenant. »</p>
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<p>« <em>Nous n’aurions jamais pensé qu’on retrouveraient nos enfants</em> », dit Feza, assise au milieu d’autres mères qui partagent son chagrin.</p>
<p>Ceux qui ont fui pour protéger leur vie dans la province du Tanganyika témoignent d’une épouvantable violence auprès des employés d’une organisation partenaire duCICR, en charge de la protection. Ils font état de massacres, d’enlèvements et de viols lorsque leurs villages ont été attaqués.</p>
<p>De plus en plus d’enfants sont portés disparus avec l’aggravation de la crise de déplacements. Le nombre exact est inconnu, mais les travailleurs humanitaires pensent qu’il pourrait y avoir des milliers de cas.</p>
<p>Les équipes du CICR  et de ses partenaires se rendent régulièrement dans les sites accueillant des déplacés internes pour aider à identifier les enfants non accompagnés et séparés de leurs familles afin de mieux les protéger et de les ramener enfin à leurs parents.</p>
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		<title>Kolwezi: la présence des enfants dans les mines de cobalt un défi</title>
		<link>https://magazinelaguardia.info/2021/03/31/kolwezi-la-presence-des-enfants-dans-les-mines-de-cobalt-un-defi/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Guardia Magazine]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 31 Mar 2021 12:50:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[La une]]></category>
		<category><![CDATA[Mines]]></category>
		<category><![CDATA[cobalt]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Des enfants sont présents dans les sites miniers artisanaux à Kolwezi dans la province du Lualaba. Ces enfants sont utilisés dans la chaine d’approvisionnement du</p>
<p>L’article <a href="https://magazinelaguardia.info/2021/03/31/kolwezi-la-presence-des-enfants-dans-les-mines-de-cobalt-un-defi/">Kolwezi: la présence des enfants dans les mines de cobalt un défi</a> est apparu en premier sur <a href="https://magazinelaguardia.info">LA GUARDIA</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong><em>Des enfants sont présents dans les sites miniers artisanaux à Kolwezi dans la province du Lualaba. Ces enfants sont utilisés dans la chaine d’approvisionnement du cobalt. Leur travail consiste au  ramassage, au nettoyage et au transport des minerais. Dans un reportage publié le 23 Mars dernier, nous vous avons fait découvrir le quotidien de Mika et Héritier, deux jeunes enfants qui travaillent à Kasulo; un quartier ou est ouvert une carrière illégal de cobalt. Pour lutter contre ce phénomène, le ministère provincial des Mines du Lualaba affirme avoir exigé une coordination des actions des partenaires impliqués dans la lutte contre le travail des enfants dans les mines. Mais cela reste encore un défi à relever. </em></strong></p>
<p>Eric Tshisola, directeur du cabinet du ministre provincial des Mines estime qu’il y a déjà quelques résultats même si le défi à relever reste important. « <em>Nous avons reçu des enfants sortis des mines qui nous ont dit si on le savait, on ne pouvait aller dans les mines”. Certains sont devenus des soudeurs, d’autres ont été recrutés dans des entreprises, car ils connaissent un métier, il y a également des enfants qu’on a ramenés à l’école. Mais, ce n’est pas suffisant, car c’est un cycle. Pendant que vous retirez les uns des mines, d’autres arrivent. Mais “Qu’est-ce qui fait que ces enfants soient dans les mines ?” C’est la question que nous devons résoudre et ça, c’est une question d’État</em>. » Affirme-t-il.</p>
<p>Pour sa part, la société civile locale estime que le gouvernement congolais et ses partenaires internationaux doivent plutôt renforcer la lutte contre la pauvreté qui, selon elle, est la cause principale de la présence des enfants dans les mines. Précise Mike Lameki de l’ONG espoir a Kolwezi.</p>
<p>Sur le meme sujet: <a href="https://magazinelaguardia.info">Kolwezi: des enfants entre les mines de cobalt et l’école</a></p>
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		  <p>L’article <a href="https://magazinelaguardia.info/2021/03/31/kolwezi-la-presence-des-enfants-dans-les-mines-de-cobalt-un-defi/">Kolwezi: la présence des enfants dans les mines de cobalt un défi</a> est apparu en premier sur <a href="https://magazinelaguardia.info">LA GUARDIA</a>.</p>
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