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Professeur Joseph Mudimbi : « il n’existe aucun fondement juridique à partir duquel Joseph Kabila peut briquer un autre mandat en RDC»

La Guardia

Le sort de l’actuel chef de l’État de la RDC aux prochaines élections préoccupe et divise l’opinion tant nationale qu’internationale. Pour la Majorité Présidentielle qui reste convaincue qu’il est le seul candidat valable espère sur base d’une certaine thèse qu’il pourra être présidentiable. Tandis qu’une autre opinion farouche, elle ne veut en entendre parler.
Pour preuve un sondage réalisé par La Guardia Magazine le 23 mai sur Twitter et bien qu’effectué sur une petite échelle (178 personnes) a démontré que 80 % des sondés disent non à un nouveau mandat de Joseph Kabila tandis que 14 % pensent qu’il peut briguer un troisième mandat et 6 % se disent n’avoir aucun avis.
À ce sujet, Joseph Mudimbi professeur à l’Université de Lubumbashi à la faculté des Sciences Politiques pense que malgré ces divergences d’opinion, «  il n’existe aucun fondement juridique à partir duquel il peut briguer un autre mandat ».  Et d’ajouter : «  L’article 70 de la constitution dispose que : » Le président est élu au suffrage universel direct pour un mandat de cinq ans renouvelables une seule fois ».
Citant le chef d l’Etat joseph Kabila Kabanga lors congrès en date du 15 novembre 2016 avait déclaré ce qui suit : « A tous ceux qui semblent se préoccuper à longueur de journées de mon avenir politique, je tiens à vous dire, tout en les remerciant, que la RDC est une démocratie constitutionnelle. Toutes les questions pertinentes relatives au sort des institutions et de leurs animateurs sont réglées de manière satisfaisante par la constitution « .
Joseph Mudimbi rappelle que ce passage « a été repris dans l’accord de la Saint-Sylvestre où les parties prenantes avaient pris acte de cette déclaration solennelle, en ajoutant que, «  Ayant accompli deux mandats, il ne peut donc briguer un troisième ». »
Il rappelle également, l’article 220 de la constitution dispose que : » La forme républicaine de l’État, le principe du suffrage universel, la forme représentative du Gouvernement, le nombre et la durée des mandats du Président de la République, ……ne peuvent faire l’objet d’aucune révision constitutionnelle  » et de conclure : « Au regard de tous ces éléments juridiques, je pense qu’il ne peut plus briguer un autre manda».
Il faut dire que ce sujet continue à susciter des passions et le seul qui puisse calmer le jeu reste joseph Kabila en se constituant ou non candidat de son parti politique à savoir le PPRD.

 

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