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Lubumbashi : Gina Mbuyi , quand le courage et la détermination apporte des fruits

Ph/ Guardia

Lubumbashi est une ville de la République Démocratique du Congo située plus dans sud à près de 2000 kilomètres de Kinshasa. Ici, les femmes constituent un levier économique le plus important. Elles sont nombreuses celles qui entreprennent et innovent dans leur domaine.  Parfois elles commencent au plus bas niveau pour s’élever.

Gina Mbuyi   est l’une d’entre elles. Elle  est menuisière et  détient une entreprise de menuiserie. Elle a débuté alors  qu’elle était au chômage   en 2007 : « Ma menuiserie je l’ai débuté en 2007, j’ai commencé  quand j’avais des difficultés à la maison. Le salaire de mon mari ne suffisait pas   . Mes amies m’ont conseillé de faire la menuiserie, j’ai accepté.  Explique-t-elle au cours d’une interview.

Il faut dire que ses  débuts n’ont pas été aussi rose  car, elle a  tout apprit sur les tas  et a débuté avec un capital si dérisoire qu’il était impossible  de croire qu’elle emmargera un jour. Son capital de départ était de 22 dollars américain : « J’ai commencé à faire des lits qu’on appelle ¾. Je me rappelle que je dépensais 20 000 franc Congolais (22 dollars américain)   et vendait 30 000 francs congolais ou 33 dollars américain et gagnait 10 000 FC ou 11 dollars à l’époque. ».   De plus elle devait continuer à se former : « J’ai continué et en même temps on m’encadrait pour parachever ma formation. Et on m’a appris à fabriquer toutes sortes de meubles  les lits, les vitrines, les salles à manger, les gardes robes, des étagères. »  Se rappelle-t-elle avec nostalgie.

Aujourd’hui Gina Mbuyi  est à la tête  d’une petite entreprise ou elle encadre une dizaine des jeunes filles et garçons : « j’ai beaucoup évolué, je ne fabrique  plus ces petits lits-là aujourd’hui  mon entreprise ne fabrique que des lits  et autres meubles d’une grande qualité. » Explique-t-elle.  Et d’ajouter : « Ceci a une incidence sur mon capital, j’avais 20 000 Fc au début et aujourd’hui mon capital a augmenté très sensiblement. Je suis à la tête d’une petite entreprise florissante   qui me permet de vivre.

Ce qui l’a aidé c’est sont des nombreuses formations sur la gestion et sur l’entreprenariat féminin. En 2017 par exemple grâce au projet  d’ESSOR une ONG internationale, elle a bénéficié d’un appui en formation, nous a-t-elle expliqué. En mars 2019 elle a été primée par deux associations l’union congolaises des femmes des médias et Young Working Ladies avec l’appui de l’institut Français comme une femme ordinaire qui fait des choses ordinaires. Son histoire a été également racontée dans un document vidéo produit par ces deux structures.

«  Je vais conseiller aux femmes qui restent à la maison sans rien faire et qui ne veulent pas travailler car la menuiserie ne demande pas de faire des études supérieures, ce métier demande juste du courage », s’était-elle exprimée à  cette Occasion.

Elle avait profité de l’occasion pour inviter d’autres femmes à suivre son exemple. « Que les femmes viennent pour qu’on les encadre comme on l’a fait pour moi. J’exhorte les femmes à venir pour faire la menuiserie et je décourage les femmes qui n’attendent que leur maris pour subvenir à leurs besoins, je les décourage. » A-t-elle conclue.

 

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