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RDC: Un an après l’alternance, ACAJ dresse un bilan alarmant et des cacophonies au sommet de l’Etat

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Pour l’association Congolaise pour l’Aces à la Justice ACAJ, l’alternance au sommet de l’Etat en RDC a fait subir au Congolais de la lueur au leurre. Dans un rapport sur la gouvernance de la coalition FCC-CACH publié ce vendre 24 janvier 2020, ACAJ note également les cacophonies au sommet de l’appareil de l’Etat et dresse un bilan mitigé une année après l’arrivée de Félix Tshisekedi au pouvoir.

Pour ACAJ, malgré qu’il est au pouvoir le président de la République Félix Tshisekedi manque des moyens politiques pour faire tourner le pays selon sa vision et pointe à cet effet ses alliés du Front Commun pour le Congo qui seraient à la base de l’échec du président une année après son avènement à la magistrature suprême: « le FCC considéré comme regroupement politique de statu quo, s’est adjugé des postes ministériels substantiels. Ce qui inévitablement prive le nouveau Président de la République des leviers nécessaires quant à la matérialisation de son programme dont les soubassements sont : l’instauration d’un Etat de droit, la lutte contre la corruption et l’impunité, l’éradication de poches d’insécurité sur l’ensemble du territoire national, et la mise en œuvre d’une politique basée sur la justice distributive. »

Elle note également de l’antagonisme qui bloquerait le développement du pays suite aux rapports des forces entre les ministres du FCC-CCACH notamment dans l’affaire de réhabilitation du gouverneur de Kongo Central ou ceux du FCC contre les décisions de Félix Tshisekedi.  » Le refus du Ministre de la Défense (FCC) d’accompagner le Chef de l’Etat (CACH) lors de sa visite officielle au Royaume de Belgique où il était prévu notamment la signature d’un protocole d’accord sur la coopération militaire entre les deux Etats… Le refus du Ministre du Portefeuille d’exécuter les ordonnances présidentielles portant nomination des nouvelles équipes dirigeantes de la Gécamines et de la SNCC… » regrette ACAJ.

L’ACAJ note la détérioration continue et préoccupante des conditions de vie des Congolais, ce malgré toutes les promesses enregistrées, les détournements, la persistance de la corruption, violation des droits de l’opposition, clientélisme et ethnicisation des agents de l’Etat. À cet effet, elle propose au président Félix Tshisekedi en sa qualité de garant constitutionnel de tirer de tous ces  dysfonctionnement les conséquences politiques et constitutionnelles qui s’imposent.

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