Insécurité dans le Grand Katanga: les ONG dénoncent « l’impuissance parfaite » des autorités provinciales

Insécurité dans le Grand Katanga: les ONG dénoncent « l’impuissance parfaite » des autorités provinciales

Dans un communiqué conjoint signé par les organisations de promotion et de défense des droits humains ASADHO, ACAJ, Ligue des Electeurs, LICOF, JUSTICIA Asbl, VSV ainsi que les mouvements citoyens FILIMBI et la LUCHA, dénoncent ce qu’il ont qualifié de « l’impuissance parfaite des autorités provinciales » du haut Katanga et de Lualaba face à l’insécurité grandissante qui s’accompagne des tueries particulièrement à Lubumbashi et à Kolwezi.

Pour les huit organisations qui ont rendu publc le communiqué daté du vendredi 31 juillet 2020 dont une copie est parvenu ce samedi à la rédaction du magazinelaguardia.info, c’est depuis plus d’une année que la situation sécuritaire dans les provinces dites du Grand Katanga ne fait que se détériorer à l’instar de celle à l’Est de la République démocratique du Congo.

« A Lubumbashi et à Kolwezi, des personnes non autrement identifiées s’introduisent très facilement dans les maisons des particuliers parfois sur une vaste étendue et opèrent en toute quiétude causant parfois morts d’homme, viols et extorsions des biens, dans une impuissance parfaite des autorités politico-administratives ainsi que celles policières. » indique le communiqué conjoint.

Bien que la ville de Kolwezi figure parmi les villes du grand Katanga secouées par les difficultés sécuritaires, mais c’est la ville de Lubumbashi qui reste la bastion de l’insécurité et c’est quasiment chaque jours que les actes déplorables sont annoncés.

Lire le détail dans ce lien:http://magazinelaguardia.info/2020/07/27/lubumbashides-cambriolagesdes-violsdes-blesses-et-des-morts-cest-quotidien/

Les six organisations de défense des droits humains et deux autres mouvements citoyens pointent Richard Muyej le gouverneur de la province du Lualaba qui serait auteur d’un monteur des divisions « A Kolwezi, le gouvernement provincial, à travers certains conseillers du gouverneur et des membres des organisations proches de ce dernier, aurait recruté plusieurs groupes des sportifs, des jeunes désœuvrés et enfants de la rue pour infiltrer les manifestations prévues par l’UDPS, UNAFEC et LAMUKA sous prétexte que ces marches étaient organisées par des non- originaires qui désiraient prendre le contrôle de la ville. » ont-il dit.

Par ailleurs, ASADHO, ACAJ, LE, LICOF, JUSTICIA Asbl, VSV ainsi que les mouvements citoyens FILIMBI et LUCHA signataires dudit communiqué regrettent la monté des discours et messages tribaux relayés sur les réseaux sociaux par des personnalités bien connues et identifiées sans que la justice et les autorités n’interviennent pour y mettre un terme.

C’est dans ce contexte qu’elles appellent le gouvernement central notamment à prendre très au sérieux le message d’avertissement lancé par Antoine Gabriel KYUNGU WA KUMWANZA en date du 26 juillet 2020 sur les préparations d’un vaste conflit dans cette région; à interpeller les différentes autorités provinciales pour leur implication dans la dégradation de la situation sécuritaire et l’exacerbation des messages et autres pratiques tribalistes dans l’unique but d’affaiblir l’autorité de l’Etat et à garantir l’apolitisme des services de sécurité.