Masolo ya Kati » : Rupture de confiance entre gouvernants et gouvernés, les partis politiques pointés du doigt

Masolo ya Kati » : Rupture de confiance entre gouvernants et gouvernés, les partis politiques pointés du doigt

Le pacte social est une relation de confiance entre les gouvernants et les gouvernants. Celui-ci est rompu en RDC depuis des décennies. Le groupe d’Etudes pour le Congo GEC en sigle et son partenaire de recherche Ebuteli, l’abordent dans le podcast Masolo Ya Kati. Cette capsule audio a été diffusée ce mardi 15 mars 2022. Trésor Kibangula Chercheur à GEC  et Georges Kasongo professeur en Sociologie politiques à l’Université de Lubumbashi s’y sont penchés.

« Le pacte social est rompu », explique d’emblée le Professeur Georges Kasongo. Pour lui, ce pacte n’existe pas depuis plusieurs décennies. Il affirme néanmoins qu’à une certaine période ,ce pacte avait existé. « Dans la lutte pour l’indépendance, il y avait une adhésion de la population à la vision qui était incarné par les pères de l’indépendance ». Dit-il. Et pour lui, la grande cause de cette rupture se trouve dans les abus des dirigeants et le fait les partis politiques en RDC perpétue.

Les partis politiques et la culture du chef.

Pour Georges Kasongo dans le podcast « Masolo ya Kati », le problème vient des partis politiques : « Même au sein des partis politiques, les individus ne savent pas respecter le pacte du départ. » explique le professeur. Et d’ajouter : «  Les parties politiques fonctionnent comme des entreprises familiales, aucune idéologie, on amène les gens à y adhérer en dehors de toute logique idéologique, mais en raison des relations d’affections. » dit-il encore.

Cette situation a également pris de l’ampleur dans la mesure où les dirigeants des partis politiques sont craints. Le professeur va plus loin, « la population considère ces personnes comme des Dieu auquel personne ne peut toucher.  Il y a des partis politiques ou on n’accepte pas la moindre critique, si vous critiquez le chef du parti vous êtes éjecté ou violenté », dit-il encore avant d’ajouter : Les autorités morales qui sont une espèce de potentats à qui l’on ne peut rien reprocher. Et cette culture se répercute sur les institutions, car ce sont les mêmes qui sont appelés à gérer les institutions et ils y amènent cette culture ou ils sont incontestables, omniscient, omnipotent ».

Pacte social, la population doit être formée

Georges Kasongo estime que la population n’a que les élites qu’elle mérite. C’est ainsi que pour lui, pour rétablir le pacte social, la première chose doit être orientée vers la population. « Il faut que la population devienne plus exigeante et plus stricte et rigoureuse. » dit-il. Pour ce faire, elle doit être formée pour exiger plus de leurs dirigeants. « Il faut les former de telle manière à ce qu’ils sachent quelles sont les devoirs de leurs leaders vis-à-vis d’eux. Ils ne doivent pas se comporter comme des inféodés, ils doivent être capables de dire non face à certaines choses, car c’est à l’encontre des intérêts communautaires. » Dit-il encore.

Pour lui, si les politiques sont contraint par la population, ils peuvent changer ce qui pourra recréer ce pacte social entre eux.

 

 

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