Lubumbashi : encore plusieurs défis à relever pour améliorer la sécurité

Lubumbashi : encore plusieurs défis à relever pour améliorer la sécurité

« La paix, un atout majeur pour le développement dans la province du haut-Katanga : défis et perspectives » c’est le thème de la tribune d’expression populaire sur la gouvernance sécuritaire dans la ville de Lubumbashi organisé ce vendredi 18 mars au centre Arrupe par l’ONG action pour le développement et la gestion de ressources naturelle (ADGRN). Plusieurs membres des organisations non gouvernementales, ceux du gouvernement provincial et militaires (SECAS, DMIAP) ont pris part actives à cette rencontre.

Cette activité a permis aux parties prenantes du secteur sécuritaire présent dans la salle  d’identifiés les défis sécuritaire dans la ville de Lubumbashi, de réfléchir sur  comment impliquer la population dans toutes les initiatives publique ou privées de la  consolidation de la sécurité.

Trois interventions ont été faites. La première était faite par Tshomba Molongoy capitaine chef de division en charge d’éducation civique patriotique de la 22ème militaire, a fait un état de lieu de la réforme de la police et la campagne civilo-militaire.

Dans sa présentation, capitaine Tshomba expliqué brièvement l’historique de la création de l’armée en RDC. Et pour parler du SECAS, Tshomba a évoqué l’article 187  et 191 de la constitution qui parle de l’armée congolaise, la loi organique 11 et 12/2011 portants organisations et fonctionnement de l’armée et l’art 77 qui détermine la mission du SECAS qui sont l’éducation patriotique, promouvoir les activités socio-économique des militaires et promouvoir les relations civilo-militaire.

Le capitaine Tshomba était complété par son homologue Adalbert Yumba chef de division adjoint en charge des relations civilo-militaire. Celui-ci a donné les obstacles qui empêches l’harmonisation des relations entre civile et militaire. Parmi ces barrières il y a les conditions de vie des militaires et de policiers, les sentiments de méfiances de la part de civile causé par le comportement des agents de l’ordre.

A son tour Bruno Kwete conseiller politique du ministre provincial de l’intérieure a donné la situation générale des problèmes sécuritaires et leur cause, dans les trois grandes villes (Lubumbashi, Likasi, kasumbalessa) et les six territoires de la province du haut-Katanga, pour la période allant du mai 2019 jusqu’à nos jours.

Parlant des défis, le conseiller les a repartis en 4 grand-point à savoir, le banditisme urbain, les creuseurs, le mouvement insurrectionnel bakata-katanga et les jeunes des partis politiques.

Les causes de défis cité par Kwete sont l’obscurité, la circulation incontrôlée des hommes en uniforme, les problèmes lié à la prise en charge des militaires, le non encadrement des enfants de la rue et des jeunes de partis politiques le manque de contrôle dans le camp où réside le militaires et la policiers, la liste n’est pas exhaustive.

Face à ce qui précède, le conseiller Kwete a rassuré aux participants que  le ministère provincial a mené des actions pour combattre l’insécurité et consolidé la paix dans la province. Il s’agit de entre autre le renforcement des centres de coordination des opérations et leurs décentralisations en vue de rapprocher la population de leur cadre de base, le renforcement des charrois automobile des hommes en uniforme en terme de motivation afin de leur permettre de bien travaille, l’organisation des ^procès en chambre foraine pour le jugement et la condamnation de malfrat.

Le dernier intervenant Bertin Tshoz team leader de la thématique gouvernance et sécurité au cadre de concertation de la société civile du haut-Katanga a présenté la thématique gouvernance et sécuritaire, ses objectifs, ses missions, sa vision, sa méthodologie et ses stratégies. Mais un accent particulier sur le rôle de la thématique gouvernance dans la commission mixte de la police de proximité.

Après ces interventions,  des questions étaient posé par les participants, surtout sur la gestion de charrois automobiles alloués aux services de sécurité et l’évolution de la situation sur l’évasion des bandits (le groupe de kabengele).

Ainsi, pour éradiquer l’insécurité dans la province du haut-Katanga en générale et dans la ville de Lubumbashi en particulier, des recommandations étaient formulé par les participants à savoir, l’identification et l’élaboration d’un plan de  réhabilitation des routes à l’intérieur de la province et des avenues dans les nouveaux quartiers pour permettre une bonne intervention de la police en cas de cambriolage. De renverser la pyramide de recherche de la sécurité en allant par cellule.

Disons que le ministre provincial de l’intérieur était représenté par son directeur de cabinet Ngwej qui a procédé à l’ouverture et a la clôture de l’activité.

Il faut retenir que l’organisation de cet activité est une façon pour l’ADGRN de contribuer à l’amélioration de la gouvernance sécuritaire dans la province du haut-Katanga en générale et dans la ville de Lubumbashi en particulier, a dit le coordonnateur de l’ONG Action pour le Développement et la Gestion de Ressource Naturel.

 

 

 

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