Lubumbashi: mauvaise alimentation des prisonniers à Kasapa

Lubumbashi: mauvaise alimentation des prisonniers à Kasapa

Depuis le début de cette année, cinq personnes sont décédées dans la prison de la Kasapa. Les manques des produits pharmaceutiques est l’une de cause. Mais également une mauvaise alimentation selon les témoignages des personnes récemment libérés.

Jean Makongo est l’une d’elles. » La nourriture que nous donne la prison est insuffisante ». Dit-il. Et d’ajouter : »Parfois , on nous donne juste le foufou sans rien d’autres. Ceux qui mangent la nourriture, c’est sont les autorités de la prison et non les prisonniers. »

Beaucoup d’anciens prisonniers décrient la mauvaise alimentation dans ce milieu carcéral. Et pourtant , la prison est régulièrement approvisionnée en denrées alimentaires. Pour certains, la sous-alimentation est à la base des décès dans cette prison. Par exemple, les statistiques de la prison de la Kasapa démontrent ce fait. Entre 2020 et mars 2022,55 personnes sont décédées dans cette prison. Soit 26 en 2020 , 24 en 2021 et 5 depuis le début de l’année.

Joseph Kongolo coordonnateur Provinciale du comité Nationale des droits de l’homme explique qu’il est au courant de ce fait. » Lorsque le problème de l’alimentation se pose, nous dénonçons et nous faisons des plaidoyers. Mais le problème ce que quand il y a la solution , c’est pour un petit moment ». Se désole le coordonnateur de CNDH.

Toutefois, même les prisonniers ont droit à l’alimentation. Ainsi, Joseph Kongolo estime que ce n’est pas de cette façon que l’on met en œuvre le droit à l’alimentation. En effet, la constitution consacre le droit à l’alimentation. Mais également, consacré dans le Pacte Internationale des droits Économiques et Sociaux à l’article 11.

Dans la réalisation de ce droit, l’État a l’obligation de respecter. De surcroit de le mettre en œuvre. Même si sa mise en œuvre est progressive, mais dans les milieux carcéraux, ce droit doit être de stricte application. Estime Joseph Kongolo.

Manque des nourritures à la prison, des pistes, des solutions

la gestion des produits alimentaires dans les prisons de la Kasapa est un problème réel. Néanmoins, Joseph Kongolo pense qu’il y a lieu de résoudre cette question. »l’État peut faire de la prison des unités de production. S’il y a des étendues des terres , c’est possible d’en faire des champs. Ou l’État peut prendre une ferme ou les prisonniers peuvent cultiver pour leurs substances ». A conclu Joseph Kongolo.

Être privé du droit civique qu’est la liberté , n’est peut en aucun cas influer sur d’autres droits. Et le droit à l’alimentation en fait parti.

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