Lubumbashi : L’ACIDH invite le premier Ministre à former un gouvernement paritaire
Dans un communiqué de presse daté du 19 aout, l’Action Contre l’Impunité pour les Droits Humains, ACIDH en sigle, une organisation de défense et de promotion des droits humains, recommande au premier ministre de faire la différence et de tenir compte de la parité dans la formation du gouvernement.
Pour cette ONG depuis l’avènement de la troisième république, « les femmes ont été manifestement exclues de la sphère de prise de décision, mais également sous-estimées dans la gestion de la chose publique. » Par exemple au cours de deux mandatures passées de la troisième République, le taux de représentativité de la femme au sein des gouvernements nationaux était resté sensiblement faible Les 8 gouvernements qui se sont succédé les femmes ont atteint difficilement 17 % de représentativité. Le taux le plus faible a été celui du gouvernement Muzito 1 avec 9 %% des femmes et le taux le plus élevé a été celui de 16 % dans le gouvernement Matata 1.
Ce non prise en compte de la parité est une violation de la constitution qui prévoit consacre la parité à l’article 14. Ceci viole également d’autres instruments juridiques internationaux que nationaux. Et c’est malgré plusieurs revendications portées par des organisations des femmes, des partis politiques et de la société civile.
Ainsi l’ACIDH estime que, contrairement à ses devanciers, « l’actuel premier Ministre devrait former une équipe qui démontre l’attachement du pays aux instruments protecteurs des droits de la femme et qui traduit son engagement ferme à les respecter et à les faire respecter. Une composition du gouvernement qui actionne le processus de mise en œuvre effective du processus : ‘Planète 50-50 d’ici 2030 : franchissons le pas pour l’égalité des sexes’. »Lit –on dans le communiqué.