RDC-CASMIA-G ASBL demande  des comptes à FONAREV

RDC-CASMIA-G ASBL demande  des comptes à FONAREV

 Dans un communiqué de presse rendu public ce 28 aout, la société civile congolaise monte au créneau. CASMIA-G ASBL exige la transparence sur la gestion des 11 % de redevance minière. Le Fonds national de réparation des victimes des violences sexuelles liées aux conflits et victimes des crimes contre la paix et la sécurité (FONAREV) est directement interpellé.

Pour permettre au Fonarev d’avoir des financements, la répartition de la redevance minière a été revue en 2023 par un décret du Premier ministre.  Le FONAREV perçoit depuis lors 11 % de la redevance minière.

Transparence exigée sur les 11 %

Pour CASMIA, il est essentiel d’avoir une vision claire sur la gestion de cette dotation. Par conséquent, cette plateforme exige la divulgation des sommes reçues.

Effectivement, les sommes de la quote-part de la redevance minière que reçoit le FONAREV sont considérables. Par exemple, la loi financière 2025 offre des éclaircissements sur les revenus de cette institution. Pour cette année par exemple, le budget prévoit les recettes en USD de 212 285 575 $. Le budget 2025 prévoit également des dépenses à la même hauteur.

Ainsi, cette ONG demande la gestion de ce fonds. « Cette demande est légale. Elle s’appuie sur le Code minier congolais (article 7 ter). La Constitution garantit le droit à l’information pour tous les Congolais« , martèle CASMIA-G.

Lire aussi: RDC-Fonarev: de la nécessité de revisiter l’article 242 du code minier?

CASMIA-G craint de détournement au FONAREV

C’est pourquoi CASMIA-G met en garde contre un risque de mauvaise gestion.  La plateforme pense que l’argent des victimes pourrait être mal utilisé. Ainsi, les résultats promis seraient alors une illusion. En outre, la plateforme cite l’exemple très critique des 14 % alloués aux entités territoriales décentralisées. Car, les réalisations y sont également faibles. L’ONG dénonce que dans la gestion de cette quote-part, l’opacité, c’est la norme.

Ainsi, CASMIA-G ASBL exige la publication des comptes. Par exemple, le FONAREV doit publier les sommes perçues. L’ONG exige aussi un audit indépendant. Et enfin, CASMIA-G demande à FONAREV de se déployer dans les zones minières. Le ministre des Mines est aussi appelé à agir. Les ressources minières sont précieuses et épuisables.

Un appel à la mobilisation en RDC

CASMIA-G lance un appel plus large.  Elle appelle les ONG locales, les médias et les communautés à se mobiliser.  Pour cette plate-forme, la pression citoyenne est essentielle pour faire bouger les lignes. La transparence du FONAREV est un test pour la gouvernance minière en RDC.

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