Mines: CASMIA-G dénonce l’opacité dans la signature des nouveaux cahiers des charges
Comprendre et agir dans le secteur minier industriel et artisanal CASMIA-G ASBL dénonce ce lundi 22 décembre 2025 la signature des cahiers de charges par certaines entreprises minières. Selon cette structure, cette approbation s’est faite sans la consultation des communautés. Ainsi, elle lance vivement un appel aux organismes de contrôle de faire leur travail.
Contrairement à la première vague des signatures des cahiers de charges des entreprises minières, la deuxième vague ne se déroule pas de la bonne manière dans le Lualaba. Selon les résultats de la dernière enquête effectuée par CASMIA-G sur les nouveaux cahiers de charges que les sociétés minières ont commencé à signer. Plusieurs communautés impactées par l’exploitation minière n’ont pas été suffisamment et directement consultées. Les entreprises ont consulté les chefs coutumiers, que la population elle-même, comme c’était le cas lors de la première vague.
Mike Lameki, membre de CASMIA-G, donne à titre d’illustration les cas entrepris PAR METALKOL et KISANTU Mining. D’après cet acteur de la société civile, les deux sociétés minières ont déjà signé leurs deuxièmes cahiers de charges. Cependant, certains acteurs affirment n’avoir pas été consultés. « C’est regrettable« , dit-il. « De plus, indique l’organisation, le montant pour l’exécution de cahiers de charges demeure caché du public.
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L’importance de la première vague
Chadrack Mukad, coordonnateur de la Linapedho et de CASMIA, pense qu’avant de passer à la deuxième vague des signatures des cahiers de charges, une évaluation était nécessaire. Selon lui les deux parties, à savoir les communautés et les entreprises, devaient faire le bilan de la mise en œuvre de la première vague. Et par la suite, faire un rapport au gouverneur sur le niveau des réalisations. « Mais cela n’a pas été fait« , indique Chadrack Mukad. Cet acteur indique par ailleurs que cette évaluation est importante. Car, elle permet aux gouverneurs de faire des recommandations pour la deuxième vague des cahiers des charges. Il faut souligner que les gouverneurs sont censés demander le bilan des premiers cahiers des charges, dit-il.
Pour Chadrack MUKAD, la première vague des cahiers des charges a connu beaucoup de lacunes. Les entreprises n’ont pas respecté le délai de l’exécution des cahiers des charges. De plus , les communautés n’ont pas été informé sur les depenses effectués dans les projet du cahier des charges. . » Les entreprises n’ont pas dit à la population la manière dont les dépenses étaient effectuées lors de la construction des ouvrages », a encore indiqué cet acteur de la Societé civile.
Les comités locaux de suivi n’ont pas su faire leur travail par manque de formation. Chadrack Mukad estime qu’il serait mieux que les entités territoriales décentralisées commencent à financer les comités locaux de suivi. Ceci, du fait que ce sont les ETD qui gèrent les infrastructures construites dans le cadre du cahier des charges. En outre, CASMIA-G souligne que le montant fixé pour l’exécution de la deuxième vague des cahiers de charges ne sont pas encore connu. De ce fait, Chadrack invite les entreprises minières à la transparence.

