RDC: quand les données minières racontent une économie à plusieurs vitesses
Dans les rapports de la cellule de coordination et de planification minière (CTCPM), les données minières s’alignent. Ici il y a tout, tonnes produites, valeurs exportées et provinces contributrices. Derrière ces tableaux, une réalité plus contrastée apparaît. Tous les minerais ne pèsent pas le même poids dans l’économie congolaise, ni en volume, ni en valeur.
Effectivement, la CTCPM publie des données minières pour chaque filière existant en RDC. C’est notamment les filières cupri-cobaltifère, aurifère, diamantifère et stannifère. Ces filières regorgent de différents minerais qu’exploite la RDC, des minerais qui contribuent à 30 % au budget national. Cependant tous les minerais ne contribuent pas de la même manière.
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La filière Cupri-cobaltifère
Le cuivre se positionne comme la colonne vertébrale des exportations. Par exemple, jusqu’en septembre 2025, le pays a exporté plus de 2,5 millions de tonnes. Le cuivre reste le pilier incontesté du secteur minier congolais. De plus, les chaines sont quelque peu maitrisées. Car il est essentiellement produit d’une manière industrielle.
Quant au cobalt, il reste un minerai stratégique même si au cours de ces neuf derniers ses exportations ont été suspendues. ses exportations n’ont atteint que 43 930 tonnes. Essentiel à la transition énergétique mondiale, il reste largement dépendant des mêmes bassins miniers.
Sa production est étroitement liée à celle du cuivre. Mais contrairement à ce dernier, le cobalt est plus sensible aux variations de prix, aux décisions géopolitiques et aux stratégies industrielles internationales.
L’étain et la cassitérite, un poids discret mais croissant
L’étain exporte des volumes sans commune mesure avec le cuivre. Les exportations, exportations, cumuls des exportations au cours des Les trois premiers trimestres, les données minières renseignent une exportation de plus de 24 mille tonnes. Cependant la valeur marchande de l’étain reste stable. Le total des exportations ont rapporté aux entreprises exportatrices 249 979 891 USD.
La cassitérite raconte une autre économie. USD. Plus d’un tiers des exportations proviennent du secteur artisanal. Par exemple, artisanal. artisanal. jusqu’en septembre 2025, le total des exportations a atteint 30 000 tonnes. Un tiers provient de l’exploitation artisanale.
L’or, peu de kilos, des centaines de millions de dollars
C’est le paradoxe le plus frappant. En volume, l’or se mesure en kilogrammes. En valeur, il explose les compteurs. À fin septembre 2025, environ 18,6 tonnes d’or ont été exportées, générant plus de 1,3 milliard USD. L’or rappelle une vérité simple : la valeur ne suit pas toujours le volume. Quelques grammes suffisent à déplacer des millions.
Contrairement à l’or, le diamant a moins de valeur. Avec plus de 5 millions de carats exportés, le diamant congolais reste abondant. Mais sa valeur globale reste bien inférieure à celle de l’or, du cuivre ou même du cobalt. Par exemple, selon les données de la CTCPM, plus de 5 millions de carats n’ont rapporté que 34 218 515 USD. Cette faible valorisation interroge : carats, qualité des pierres, structure du marché, place du pays dans la chaîne de valeur mondiale.
Le coltan, stratégique mais marginal en volume
Le coltan reste un minerai stratégique, indispensable aux technologies numériques. Pourtant, les volumes exportés demeurent relativement faibles comparés aux autres substances. Jusqu’en septembre, la RDC n’a exporté que 747 tonnes. ce qui représente une baisse de plus de 30 % par rapport aux exportations de l’année dernière à la même période.
Pris ensemble, les données minières révèlent une économie minière à plusieurs vitesses : le cuivre structure, le cobalt sécurise l’avenir stratégique, l’or capte la valeur, la cassitérite et le coltan font vivre des milliers de familles, le diamant survit sans réellement transformer.

