Kipushi: soulèvement après le meurtre de Georges Fwamba
Soulèvement des jeunes ce vendredi 02 janvier 2026, trois jours après l’assassinat du défenseur judiciaire Georges Fwamba et de son ami, dans le territoire de Kipushi situé à 30 kmkm de la ville de Lubumbashi. Les jeunes exigent la justice pour les victimes, parmi lesquelles la femme du défenseur judiciaire grièvement blessée. Dans un communiqué, l’ASBLASBL le Soutien Juridique pour le Droit de l’Homme/ASBLASBL (SJDH), de son côté, alerte les autorités militaires et politiques au sujet de ce drame. Elle demande l’ouverture d’une enquête afin que les auteurs répondent de leurs actes devant le tribunal.
Ce matin, tous étaient paralysés à Kipushi. Magasins, boutiques, kiosques et autres activités commerciales sont restés fermés. Les routes barricadées, les jeunes, unis comme un seul homme, étaient dans la rue. Et pour exprimer leur colère, ils ont brulé les pneus sur la route. Certains avaient des branches d’arbres, des cailloux, et des bâtons à la main et des banderoles. « Non à l’insécurité dans le territoire de Kipushi, non au massacre, non aux violations à l’intégrité physique et non au sabotage », scandaient les manifestants. Sur un autre calicot, on pouvait lire : « Justice pour Georges. »
Du déroulement de la marche
Encadrée par la police, la manifestation de colère a commencé à l’endroit appelé du 24. Ici, les jeunes accompagnés des familles des victimes ont lu et déposé leur mémo auprès du bourgmestre Michel Kasanda. Ce dernier a promis de faire rapport à sa hiérarchie, après avoir réceptionné le mémorandum de la population.
Toutefois, le ministre provincial de l’Intérieur a effectué un déplacement à Kipushi ce vendredi avant midi. Il a visité le lieu du drame. Ensuite il s’est rendu à l’hôpital du Cinquantenaire où il a rencontré l’épouse du défunt.
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SJDH, alerte les autorités
Dans un communiqué publié le 31 décembre, soit la veille du drame, SJDH,déplore la violation flagrante des droits de l’homme perpétrée par les agents de sécurité. De ce fait, cette organisation demande à l’auditeur de garnison de Kipushi et à l’auditeur militaire supérieur de l’ex-province du Katanga d’engager des poursuites. Ceci, contre les responsables de la police en charge de la sécurisation du territoire de Kipushi. S’adressant au gouvernement, elle demande la prise en charge médicale de la veuve et son transfert dans un hôpital ayant des experts pour les soins appropriés.

