La RDC entre au Conseil de sécurité de l’ONU pour un mandat de deux ans

La RDC entre au Conseil de sécurité de l’ONU pour un mandat de deux ans

La République démocratique du Congo entame officiellement, ce 2 janvier 2026, son mandat de deux ans au Conseil de sécurité des Nations Unies (ONU). Une cérémonie solennelle de levée du drapeau est prévue au siège des Nations Unies, à New York.

Plus de trente ans après sa dernière présence au Conseil de sécurité, la RDC fait son retour dans l’organe chargé du maintien de la paix et de la sécurité internationales. Un moment historique. Un signal politique fort. Et surtout, une responsabilité majeure. Pour Kinshasa, cette entrée marque le début d’un engagement assumé. « C’est un jour important pour la République démocratique du Congo », a déclaré Thérèse Kayikwamba Wagner, ministre d’État en charge des Affaires étrangères. Selon elle, la RDC entend être une voix constructive, fidèle aux principes de justice, de coopération multilatérale et de respect du droit international.

La cheffe de la diplomatie congolaise a également exprimé la gratitude du pays envers l’ensemble des États membres des Nations Unies pour la confiance accordée à la RDC.

Forte de son expérience passée au Conseil de sécurité, notamment lors des mandats de 1982-1983 et 1990-1991, la RDC affirme vouloir exercer ce nouveau mandat dans un esprit de dialogue et de responsabilité collective. La paix durable, insiste-t-elle, repose sur la cohérence des actions et le respect des engagements internationaux.

Conseil de sécurité de l’ONU : une tribune pour défendre le pays

Deux piliers structurent cette présence congolaise : la paix et la sécurité, mais aussi la prévention et la résolution des conflits. La RDC entend mettre à profit son vécu dans la région des Grands Lacs pour promouvoir la réforme des opérations de maintien de la paix, la justice transitionnelle et une meilleure gouvernance des ressources naturelles. Les programmes de désarmement, démobilisation et réintégration sont également cités comme leviers essentiels de stabilisation et de reconstruction.

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Pour les autorités congolaises, ce mandat n’est ni une récompense ni un aboutissement. C’est une mission. Une tribune pour défendre la souveraineté des États, rappeler l’intangibilité des frontières et porter la voix des peuples affectés par les conflits, notamment sur le continent africain.

Au Conseil de sécurité, la RDC dit vouloir parler avec vérité, responsabilité et détermination, résolument tournée vers des solutions durables.