Kolwezi: IBGDH alerte sur la pollution de Ruashi Mining à Dilungu
L’ong IBGDH tire la sonnette d’alarme sur la pollution de l’usine de Ruashi mining à Kolwezi dans la province de Lualaba. Les populations du quartier Dilungu et Bel Air dans la commune de Dilala se trouvent actuellement dans les tenailles de l’exploitation minière de Ruashi Mining. Et les conséquences sont tragiques. Me Donat Kambola appelle à l’arrêt des activités de Ruashi Mining.
La ville de Kolwezi est réputée à sa juste valeur comme la capitale mondiale du cobalt à cause de 70 % de ses réserves en cobalt. Cependant, l’exploitation de ce minerai comme celui du cuivre se fait à un coup environnemental inestimable. L’alerte de l’ONG Initiative pour la Bonne Gouvernance et les Droits Humains (IBGDH ASBL) sur le cas de pollution environnementale de Ruashi mining est une illustration parfaite.
«Le slogan « RDC, pays solution » sonne bien creux au quartier Biashara en plein centre-ville de Kolwezi. Entre nuages toxiques et toitures rongées par l’acide, les habitants de la cellule Dilungu vivent un véritable enfer environnemental», indique l’ong IBGDH.
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Ruashi Mining ou le projet de la mort?
Si le code minier tranche sur la distance qui devrait séparer une mine avec les communautés, sur le plan pratique, la réalité est toute autre. Pour IBGDH , les conséquences de ce « corps-à-corps » forcé sont dévastatrices entre Ruashi Mining et ses communautés voisines. Cest ainsi quelle pense que le projet Musonoie du groupe jinchuan, exploite les minerais au prix de la mort. « Ruashi mining asphyxie la cellule Dilungu et ne se contente plus d’extraire des minerais. Elle sacrifie des vies humaines sur l’autel du profit».
Plus de 500 ménages seraient aujourd’hui au front d’une guerre environnementale qu’ils n’ont pas choisie. « La Santé publique en détresse, explosion des maladies respiratoires et signalements de « chatouillements » cutanés persistants. Plusieurs dégâts matériels sont également signalés. Les vapeurs acides détériorent prématurément les toitures des habitations» précise IBGDH.
Dans les communautés voisines de cette société minière, la pollution se fait désormais constatée à l’œil nu. Selon IBGDH la végétation est à l’agonie. Les jardins et les plantes fanent à vue d’œil, privant les familles de leurs ressources.
Par ailleurs, le coordonnateur de cette plateforme de la société monte au créneau avec un ton ferme contre l’exploitant chinois. « Ruashi Mining doit arrêter immédiatement toute exploitation et réparer les dégâts. Les vies humaines sont en danger de mort immédiate »a martelé Me Donat Kambola après un travail de terrain au quartier Dilungu.
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Dans une lettre collective, les habitants des cellules de Dilungu et de Bel Air ont saisi les autorités contre cette société minière. Ils dénoncent également plusieurs cas de pollution. Ils évoquent des odeurs persistantes des produits chimiques avec des conséquences sur la santé des populations. De plus, l’agriculture et l’élevage sont attaquées par cette pollution, disent-ils. Ils exigent ainsi à l’ entreprise la réparation dans une volonté de règlement pacifique et responsable.
Réponse de la société ?
La rédaction de Magazine Laguardia a contacté l’entreprise Ruashi Mining pour épingler la question autour des accusations des pollutions. La cellule de communication nous a promis de réagir bientôt après les analyses de terrain en cours de traitement par une équipe de l’entreprise.

