RDC: les cas de choléra passent de 1 348 à 1 638
La République démocratique du Congo fait face à une recrudescence du choléra. Le nombre de cas est passé de 1 348 à 1 638, avec huit décès confirmés et 19 cas suspects à Kinshasa. Dans le Haut-Katanga, la ville de Likasi a déjà recensé plus de 100 cas. Pour répondre à cette crise, les autorités sanitaires, soutenues par l’OMS, assurent la prise en charge gratuite des malades et renforcent les mesures de prévention.
L’année 2025 avait déjà été critique pour la RDC. Le pays a enregistré 71 206 cas suspects et 2 071 décès. Cette épidémie est l’une des plus graves des 25 dernières années. Elle touche 17 des 26 provinces dont le Sud Kivu. Pour sa part, le ministre de la santé Roger Kamba insiste sur l’urgence sanitaire. Cette situation souligne la vulnérabilité des communautés face aux maladies hydriques et l’importance d’une action rapide pour limiter la propagation du choléra.
En effet, le choléra se transmet principalement par l’eau et les aliments contaminés. Les zones urbaines densément peuplées, comme Kinshasa et certaines villes du Haut-Katanga, sont particulièrement exposées. À Likasi par exemple, plus de 100 cas ont été recensés. Ceci renforce l’urgence d’une réponse coordonnée et efficace.
Pour soutenir la lutte contre l’épidémie, l’Organisation mondiale de la Santé a récemment livré 11 tonnes de kits sanitaires d’urgence dans les zones prioritaires du Sud-Kivu. C’est notamment à Nyangezi, Lemera, Ruzizi et Uvira. Les centres de traitement offrent des soins gratuits. Ceci permet à toutes les personnes infectées d’être prises en charge sans contrainte financière. Une solution cruciale pour limiter le nombre de décès.
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Intensifier la sensibilisation pour limiter l’impact du cholera
Par ailleurs, les experts en santé publique insistent sur l’importance de la prévention. L’accès à l’eau potable, l’assainissement, le lavage régulier des mains. Ils indiquent en outre que la surveillance des cas sont essentiels pour réduire le risque de contamination. Les campagnes de sensibilisation doivent être intensifiées afin que les populations adoptent les comportements d’hygiène nécessaires pour se protéger.
Ainsi, la coopération entre les autorités sanitaires, les agences internationales et les communautés locales est essentielle pour contenir l’épidémie et protéger les populations. Assurer des soins gratuits, renforcer la prévention et améliorer la réponse rapide restent les principaux leviers pour sauver des vies limiter l’impact du choléra sur les communautés les plus vulnérables.

