LINAFOOT : suspension des activités sportives au stade Tata Raphaël
Le ministre des Sports et Loisirs, Didier Budimbu, a décidé de suspendre immédiatement toutes les activités sportives au stade Tata Raphaël de Kinshasa. Cette décision a été prise le vendredi 6 février.
En effet, dans une lettre adressée à l’administrateur-gestionnaire du stade, le ministre dénonce des actes de vandalisme répétés. Ces actes seraient principalement le fait de certains clubs et de leurs supporters. Par ailleurs, Didier Budimbu déplore l’impunité face à ces comportements.
Selon lui, ils portent gravement atteinte au patrimoine public. De plus, ils engendrent des coûts supplémentaires de réparation pour l’État. Ainsi, ces agissements ternissent l’image du sport congolais. Ils violent également l’éthique sportive. Surtout, ils mettent en danger la sécurité des spectateurs, des joueurs et des officiels.
Face à cette situation préoccupante, le ministre a ordonné la suspension immédiate de tous les matchs du championnat disputés au stade Tata Raphaël. La décision a été notifiée à l’administrateur du complexe. Elle a aussi été transmise, pour information, à la Première ministre et à la Fédération congolaise de football association (Fecofa).
Toutefois, la réouverture du stade reste possible.
Elle est conditionnée par plusieurs mesures.
D’abord, un état des lieux des dégâts enregistrés lors des saisons 2024-2025 et 2025-2026.
Ensuite, la mise en place d’un plan de sécurité renforcé.
Les conséquences
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Enfin, un engagement ferme accompagné d’un calendrier précis pour la réparation des dommages.
En attendant, cette suspension pourrait fortement perturber le déroulement de la saison sportive 2025-2026.
Une saison déjà marquée par un important retard.
Pour rappel, situé dans la commune de Kalamu, le stade Tata Raphaël a été construit à partir de 1948 et inauguré en 1952. Il a été rénové en 1974 et dispose d’une capacité de 60.000 places.
Enfin, ce stade reste marqué par le drame du 11 mai 2014.
Lors d’un match entre le TP Mazembe et l’AS Vita Club, des violences avaient éclaté. Quinze personnes avaient alors perdu la vie, à la suite d’une bousculade provoquée par l’usage de gaz lacrymogènes.

