Lualaba : Des morts après glissement de terrain à Tulizembe
La province du Lualaba, en République démocratique du Congo, vient encore d’être frappée par une catastrophe. Il s’agit d’un
nouvel éboulement survenu dans une mine à ciel ouvert de Tulizembe. Selon les premières informations, ce glissement de terrain fait état de 12 personnes décédées.
En effet, ce drame s’est produit dans la nuit du vendredi 6 au samedi 7 février 2026. Un glissement de terrain s’est produit dans la mine à ciel ouvert de Tulizembe 1, à Kolwezi. Cet incident malheureux a ainsi surpris quelques creuseurs artisanaux présents dans cette carrière.
Selon JUSTICIA Asbl, le drame est survenu alors que des creuseurs artisanaux se seraient introduits nuitamment sur le site. Une pluie abondante ayant fragilisé le sol, précise cette organisation de promotion et de protection des droits humains. Ainsi, un bilan provisoire fait état de 12 creuseurs artisanaux décédés. « Les corps sont acheminés à la morgue de l’hôpital général de référence de Mupanja », écrit Timothée Mbuya, président de Justicia asbl. Et d’ajouter : « Par ailleurs, plusieurs blessés sont actuellement pris en charge dans différents centres hospitaliers de Kolwezi. » Tandis que, écrit-il, « les recherches se poursuivent pour retrouver d’éventuelles victimes encore sous les décombres ».
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En outre, Justicia asbl pointe de graves responsabilités. « Nous déplorons des pertes inutiles en vies humaines. « Ces pertes sont causées par le non-respect des normes de sécurité et environnementales », dénonce l’organisation. Cette organisation note que la coopérative COMIBAKAT, qui encadre les creuseurs, aurait autorisé des travaux de séchage de la mine. C’est sans garanties suffisantes. De plus, des sources évoquent la responsabilité indirecte de l’entreprise minière chinoise Thomas Mining, partenaire financier sur le site.
Pour JUSTICIA Asbl, les alertes étaient connues.
Cette structure de la société civile voit de la négligence dans la gestion de certaines alertes. « Les services techniques de l’État, notamment le SAEMAPE, auraient dû empêcher toute exploitation semi-industrielle dangereuse », souligne le communiqué. Face à ce drame, l’ONG exige une enquête judiciaire indépendante.
« Seule une procédure sérieuse permettra d’établir les responsabilités, de châtier les coupables et d’indemniser dignement les victimes et leurs familles », insiste Justicia asbl.
En conséquence, l’organisation appelle le ministère des Mines à ordonner la fermeture temporaire du site. C’est pour permettre un bon déroulement des enquêtes et des opérations de recherche.
Enfin, cet énième éboulement relance le débat sur la formalisation de l’exploitation minière artisanale et la viabilisation des zones d’exploitation artisanale (ZEA) en République démocratique du Congo.

