Urgence sanitaire-RDC : la létalité due au choléra inquiète

Urgence sanitaire-RDC : la létalité due au choléra inquiète

Malgré la baisse des nouveaux cas de choléra annoncée par le ministère de la Santé publique, la létalité reste élevée dans les provinces touchées. Ceci inquiète les autorités sanitaires de la RDC qui l’ont fait savoir ce lundi 9 février 2026 dans un communiqué de presse rendu public à Kinshasa.

Contrairement à la dernière semaine épidémiologique du mois de janvier où le pays a enregistré 1 472 cas de choléra, le ministère de la Santé publique parle d’une baisse estimée à 6,2 % des cas. Ainsi, 1 368 cas ont été enregistrés au cours de la première semaine du mois de février. Cependant, indique le communiqué, l’incidence reste élevée, avec plus de 500 nouveaux cas par semaine à l’échelle nationale.

Plusieurs provinces du pays concentrent l’essentiel de la transmission. Toutefois, trois provinces demeurent les zones les plus touchées. Il s’agit du Sud-Kivu, du Nord-Kivu et du Haut-Lomami. Quant à Kinshasa, la tendance inquiète. L’épidémie tend à se généraliser, malgré une baisse globale des notifications. Par ailleurs, note le ministère de la Santé, la gravité clinique des cas reste élevée. « La majorité des patients arrivent tardivement dans les structures de soins. Ils présentent souvent une déshydratation sévère. »
Dans les provinces non endémiques, le taux de létalité atteint 4,37 %, un niveau jugé alarmant par le ministère.

Face à cette situation, les autorités sanitaires intensifient la riposte. Une vaccination ciblée a été lancée à l’IPKIN, la prison de la police à Kinshasa.
En parallèle, les équipes de la surveillance intégrée et de l’OMS sont déployées dans les zones identifiées.

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Plus de cent cas dans le Haut-Katanga

Quoique ne figurant pas parmi les provinces les plus touchées, le Haut-Katanga est aussi frappé par le choléra. Dans ce contexte, une réunion de coordination s’est tenue lundi 9 février à Lubumbashi. Elle était présidée par la ministre intérimaire de la Santé du Haut-Katanga, Valérienne Mumba Kiboko. Le but était d’harmoniser les interventions et de freiner la propagation du choléra.

Dans la province, l’attention se focalise notamment sur la ville de Likasi. Plus de 180 cas ont été recensés dans la zone de santé de Kikula. Au moins cinq décès ont été signalés par les autorités locales. Cette zone de santé est désormais considérée comme l’un des foyers les plus actifs de la province.

De ce fait, les autorités rappellent que le choléra est une maladie évitable. Cependant, son expansion est favorisée par le manque d’accès à l’eau potable et à l’assainissement. La sensibilisation communautaire et l’amélioration de l’hygiène restent essentielles, insistent les autorités.