Bukama : un militaire écope de la peine capitale après le meurtre

Bukama : un militaire écope de la peine capitale après le meurtre

La chambre foraine du tribunal militaire de garnison de Kamina, siégeant exceptionnellement à Bukama, a rendu son verdict dans l’affaire des tirs meurtriers survenus au marché central du territoire. À l’issue d’un procès qui s’est tenu le 16 février dernier, le militaire Kayembe a été reconnu coupable de trois infractions et est lourdement condamné.

En effet, le tribunal militaire l’a condamné à dix ans de prison pour usage abusif de munitions de guerre. Il a également écopé de cinq ans de servitude pénale pour coups et blessures. Pour le chef d’accusation de meurtre volontaire, la peine de mort a été prononcée. En outre, le tribunal a ordonné sa révocation immédiate des rangs des forces armées.

Les faits remontent au vendredi 13 février 2026, vers 18 heures, au niveau du marché central de Bukama. Selon les éléments présentés à l’audience, une altercation avait éclaté entre le militaire et deux jeunes garçons d’une même famille. Des coups de feu avaient été tirés, atteignant deux jeunes. L’un d’eux est décédé peu après son admission dans une structure sanitaire de la place. Son frère, touché à la cuisse, a survécu mais est toujours sous un suivi médical.

Le gouvernement provincial a annoncé le transfert du jeune homme blessé à Lubumbashi, dans la province du Haut-Katanga, afin qu’il bénéficie de soins spécialisés adaptés à son état. Yolo Raphael, le gouverneur ai de la province indique que ce transfert vise à assurer une prise en charge plus appropriée et à éviter d’éventuelles complications. Il a par la même occasion lancé un appel à la population : « Que la population de Bukama reste calme, les autorités se chargent de la situation. »

Les activités économiques et scolaires restent paralysées à Bukama

Par ailleurs, la société civile indique que les activités économiques restent encore paralysées à Bukama. C’est uniquement le petit marché qui est opérationnel. La peur demeure dans plusieurs quartiers. Les établissements scolaires ont officiellement rouvert leurs portes. Cependant, aucun élève ne s’est rendu à l’école, témoigne un enseignant. De nombreux parents préfèrent garder leurs enfants à domicile, redoutant d’éventuels incidents impliquant des militaires.

De plus, la société civile, maintient sa demande de départ de la troupe des militaires FARDC présente dans la cité de Bukama.  « La psychose règne depuis l’incident dernier. Les militaires sont toujours en mouvement, ils se promènent avec leurs armes et la population a peur. Ces militaires doivent être retournés à la base militaire de Kamina. Bukama n’est pas un champ de guère » indique une source de la société civile.

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La société civile estime que la priorité doit être la protection des civils et la restauration durable de la confiance entre la population et les forces de défense.