UNIKAL : Les auditoires pleins, la rumeur d’une paralysie s’effondre
Contrairement aux rumeurs annonçant une marche pacifique ce lundi 16 fevrier suivi d’une paralysie des activités académiques, les cours se sont déroulés normalement l’Université de Kalemie (UNIKAL) dans la province du Tanganyika. La marche annoncé le samedi 14 février via des tracts n’a pas eu lieu. Aucun incident n’a été signalé à l’UNIKAL.
Le message annonçant l’organisation d’une marche des étudiants de l’université de Kalemie a suscité la curiosité de tout le monde. Tôt le matin de ce lundi, la majorité des étudiants s’est précipité pour voir ce qui allait se passé à l’UNIKAL. Chose étonnante, tout était calme au sein de cette institution. Les auditoires étaient bien remplis d’étudiants et les services administratifs ont fonctionné aux heures habituelles, traduisant un climat relativement apaisé, explique Mathias Makolovera , assistant à l’UNIKAL. « Oui, nous avons vu des messages qui n’avons pas de fondement officiel, circuler dans le réseaux sociaux. Des étudiants voulaient marcher ce lundi. Depuis le matin je suis au campus. Les enseignements se donnent normalement.
Il affirme par ailleurs que des groupuscules de quelques étudiants passaient sur des motos, mais il n’ont pas marché. C’est juste une manipulation qui n’a pas eu son pesanteur, a soutenu cet assistant.
Pourtant, le samedi 14 février, des appels à la perturbation des activités académiques avaient circulé sur les réseaux sociaux et par messagerie privée, relayés par la coordination des étudiants. Sur le terrain, toutefois, la majorité des étudiants a visiblement privilégié la poursuite des enseignements.
« J’ai été appelé depuis la maison. On m’a simplement demandé de porter des habits noirs sans explication claire. Je ne revendique rien », confie un étudiant qui a recueilli l’anonymat.
Manque de courage
Plusieurs témoignages similaires font état d’informations jugées trompeuses et d’un manque de courage de la part de ceux qui ont initié le mouvement.
Peut-on dire que la marche annoncée pour ce lundi s’arrête ici? Ou elle est programmée à une date ultérieure? La question reste pendante, car aucune raison n’a pas été donné sur la non organisation de la marche. C’est le silence radio du côté des initiateurs.
A lire aussi, kalemieKalemie -tentative d’évasion à la prison : 3 blessés et 5 évadés
Néanmoins, la coordination estudiantine a initié cette activité en vue d’exiger le départ « sans délai » du comité de gestion de L’UNIKAL. Selon son coordonnateur, Lubulu Bosange Bruno, cité les dans les tracts, les étudiants dénonceraient une gouvernance « chaotique », une hausse injustifiée des frais académiques et le non-paiement du personnel enseignant.
Ainsi, pour manifester leur prétendu mécontentement, les étudiants devaient de rendre au bureau du gouvernorat pour y déposer un mémorandum.
À ce stade, malgré les tensions latentes, la situation demeure calme.
Sur son compte X, la radio Okapi indique que le recteur de l’Université de Kalemie (UNIKAL), Victor Kalunga Tshikala, a rejeté vendredi 13 février les accusations de mauvaise gestion formulées à l’encontre de son comité de gestion.
Victor Kalunga Tshikala a dénoncé une manipulation et donne la cause de son absence prolongé.
« Le plus simple pour ces étudiants était de se demander pourquoi le recteur est absent depuis très longtemps. La réalité est que j’ai été empoisonné à Kalemie. Je suis en train de poursuivre les soins. Nous sommes en train de construire un bâtiment de 60 mètres. À part les bâtiments construits par le chef de l’État. En plus, nous faisons partie des rares universités qui réalisent de si grands travaux avec de maigres moyens. Donc, c’est simplement de la manipulation ».

