Kolwezi : poursuite du procès lié au viol collectif d’une élève
Poursuite ce jeudi 19 février 2026 du procès en flagrance des dix prévenus violeus d’une élève de plus ou moins 18 ans . Le procès se déroule au tribunal de grande instance de kolwezi situé dans la commune de Dilala. La partie civile était absente au tribunal. Le fait date du 02 février de cette même année.
Ouverte mercredi, l’audience en est encore à l’étape de l’identification des accusés. Le ministère public a rappelé le chef d’accusation retenus, notamment le viol. Une infraction qualifiée de grave, portant atteinte à l’intégrité physique et à la dignité humaine.
Cependant, ni la survivante, ni sa famille biologique, ni ses conseils n’ont comparu lors de la première et de la deuxième audience. Selon une source présente au palais de justice, la partie civile n’était pas représentée.
« La survivante et ses conseils n’ont assisté à aucune des deux audiences », a indiqué cette source.
De son côté, le ministère public affirme avoir entrepris des démarches pour entrer en contact avec la victime et ses proches. Celles-ci n’ont pas abouti. Néanmoins, le procès suit son cours.
Exception soulevée par la défense
Par ailleurs, la défense a soulevé une exception au cours de l’audience de jeudi. Selon l’un des avocats, l’un des prévenus serait mineur au moment des faits. Mais le ministère public a rejeté cette demande. Il a estimé qu’aucun document officiel ne permettait d’établir la minorité du concerné. En conséquence, le tribunal a décidé de poursuivre l’examen du dossier sans modifier la qualification des prévenus.
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Dans la ville, l’ouverture du procès suscite des réactions. Plusieurs habitants, notamment des femmes, saluent la tenue des audiences. Elles disent attendre le verdict avec impatience.
C’est le cas de Lilas Mushiya, mère de deux filles qui se dit soulagée. « J’étais très contente quand j’ai appris l’ouverture de ce procès. Ces garçons doivent subir la rigueur de la loi. On ne peut pas déshonorer une femme de cette façon. Trop, c’est trop », a-t-elle déclaré.
Ainsi, l’opinion locale reste mobilisée, dans l’attente d’une décision de justice.
L’affaire a été renvoyée à lundi 23 février 2026 pour une audience foraine. Elle se tiendra à la place de la poste.

