Lubumbashi: deux ans après l’incendie,une mère appelle à l’aide

Lubumbashi: deux ans après l’incendie,une mère appelle à l’aide

Rescapée d’un incendie qui a coûté la vie à son frère il y a deux ans, la petite Christivie garde de graves séquelles de brûlures qui affectent aujourd’hui sa mobilité. Faute de moyens pour financer une intervention chirurgicale recommandée par les médecins, sa mère, Martine Musau, lance un appel aux autorités et aux personnes de bonne volonté. Elle espère offrir à son enfant une chance de retrouver une vie normale.

« Depuis ce jour, ma vie n’est plus la même. J’ai perdu mon fils dans cet incendie et ma fille porte encore les traces du feu sur son corps. Je revis cette scène chaque jour » confie Martine Musau, la voix empreinte de douleur. Deux ans après le drame, cette mère tente toujours de surmonter une épreuve qui a profondément marqué sa famille. À ses côtés, sa fille Christivie, âgée aujourd’hui de sept ans, exprime avec simplicité son plus grand souhait. C’est celui de pouvoir vivre comme les autres enfants. « Moi, je veux marcher comme les autres filles. Je veux courir et jouer sans avoir mal » murmure la fillette d’une voix timide. Derrière ces mots se cache la réalité difficile d’une enfant qui doit vivre chaque jour avec les conséquences d’un événement tragique.

Un incendie qui a bouleversé toute une famille

En effet, cet incident remonte à deux ans. Un violent incendie s’était déclaré dans l’habitation familiale située au Golf Faustin, dans la commune annexe. Les flammes s’étaient propagées rapidement. Elles ont réduit la maison en cendres en quelques minutes. Pris au piège par l’incendie, le fils de Martine Musau, âgé de huit ans, avait perdu la vie. Sa sœur, Christivie, avait quant à elle survécu, mais au prix de graves brûlures.

Alertés par la fumée et les flammes, des voisins avaient tenté d’apporter leur aide, mais la rapidité de l’incendie avait rendu les secours particulièrement difficiles. Dans les jours qui ont suivi, quelques gestes de solidarité avaient été observés dans le quartier. Cependant, avec le temps, cette mobilisation s’est progressivement arrêté, laissant la famille faire face seule aux conséquences du drame.

Des séquelles physiques encore lourdes

Aujourd’hui, les blessures subies par Christivie continuent d’affecter son quotidien. Les cicatrices laissées par les brûlures limitent certains mouvements de son corps et rendent la marche difficile. Selon sa mère, les médecins consultés ont recommandé une intervention chirurgicale spécialisée afin d’améliorer la mobilité de l’enfant et corriger certaines séquelles. Mais cette opération représente un coût que la famille n’est pas en mesure d’assumer. « Les médecins ont parlé d’une opération, mais je n’ai pas les moyens de la faire soigner car ce traitement doit se faire à l’étranger. Je ne sais plus vers qui me tourner », explique Martine Musau.

Outre les douleurs physiques, l’enfant doit aussi faire face aux regards des autres et aux frustrations liées à ses limitations. Elle observe souvent les autres enfants courir et jouer librement, tandis qu’elle doit avancer avec difficulté.

Lire aussi:RDC-hôpital : la charge mentale invisible des garde-malades

La mère appelle à l’aide pour sa fille de 7 ans

Face à cette situation, Martine Musau lance aujourd’hui un appel aux autorités politico administratives ainsi qu’aux personnes de bonne volonté. Pour cette mère, l’accès à une prise en charge médicale spécialisée représente l’unique espoir d’améliorer la condition de sa fille et de lui permettre de retrouver une vie plus autonome.

Elle espère que son témoignage pourra attirer l’attention et susciter un geste de solidarité en faveur de son enfant. « Ce que je demande aujourd’hui, ce n’est pas la pitié, mais une aide pour que ma fille puisse être soignée et avoir un avenir. Le gouvernement provinciale nous avait promis un soutien mais jusqu’à présent rien a été fait » dit-t-elle. Pour Christivie et sa mère, l’espoir repose désormais sur une mobilisation qui pourrait permettre à la fillette d’accéder aux soins nécessaires et d’envisager l’avenir avec plus de sérénité.