Université de Lubumbashi : l’ACASUL brandit la menace d’une grève

Université de Lubumbashi : l’ACASUL brandit la menace d’une grève

Lubumbashi, 16 mars 2026 l’Association des membres du corps académique et scientifique de l’Université de Lubumbashi (ACASUL) a menacé de déclencher une grève dans les prochains jours. Elle dénonce le non-respect des engagements pris par le gouvernement congolais sur les salaires et les conditions de travail des enseignants.

Dans un communiqué de presse publié lundi à Lubumbashi, la structure du corps accademique évoque une situation devenue « insoutenable ». Elle pointe notamment des retards de paiement accumulés. Selon le document, les enseignants pourraient totaliser deux mois d’arriérés d’ici peu.

En outre, l’ACASUL déplore la précarité persistante dans laquelle vivent ses membres. Elle rappelle que plusieurs accords conclus avec le gouvernement, notamment le protocole du 14 février 2022, prévoyaient le paiement des arriérés de rémunération depuis janvier 2017. Ces engagements incluaient également une revalorisation progressive des salaires à partir de 2025.
Cependant, à ce jour, aucune avancée significative n’est constatée. Les professeurs, les chefs de travaux et les assistants dénoncent des retards « injustifiés et considérables » dans le paiement de leurs salaires, pourtant censés intervenir le 20 de chaque mois conformément à la législation congolaise.

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Des revendications restées lettre morte

Par ailleurs, l’ACASUL insiste sur plusieurs mesures restées sans suite. Il s’agit notamment de la récupération du pouvoir d’achat des enseignants, de l’octroi de primes de recherche, de la mécanisation de nouvelles unités et de la régulation salariale selon les grades. L’organisation réclame en outre la convocation urgente de la commission de suivi des accords afin de fixer de nouveaux barèmes salariaux.

Dans ce contexte tendu, l’association interpelle directement les autorités nationales. Elle appelle à une prise de conscience et à des actions concrètes pour améliorer les conditions de vie du personnel académique.
« À défaut de solutions rapides, l’ACASUL se réserve le droit de décréter une cessation du travail », prévient le communiqué.

Enfin, l’organisation sollicite l’implication personnelle du chef de l’État pour rétablir un climat apaisé au sein des institutions universitaires. Elle insiste également sur la nécessité de garantir la sécurité des enseignants, déjà confrontés à des problèmes d’insécurité.

Faute de réponse dans un délai rapproché, une paralysie des activités académiques à l’Université de Lubumbashi apparaît désormais comme une issue probable.