RDC : Ces obstacles qui freinent les PVH à participer aux scrutins
Les personnes vivant avec handicap en RDC rencontrent des difficultés pour participer aux scrutins. Ce constat est fait à Lubumbashi, dans la province du Haut-Katanga par l’association des Femmes de valeur vivant avec Handicap, AFEVAH en sigle. Ces femmes ont fait cette analyse ce lundi 23 mars, au cours d’un atelier organisé en marge du mois de mars dédié aux droits de la femme.
Au cours de cet atelier, une cinquantaine de femmes vivant avec Handicap, ont réfléchi sur leurs droits. A cette occasion, cette catégorie de personnes se dit être marginalisée dans la société. En effet, ces dernières évoquent notamment la non considération de leur situation dans l’organisation des scrutins.
Toutefois, malgré la marginalisation dont elles disent être victimes, ces femmes restent déterminées à faire entendre leur voix. «Pour bien mener votre lutte, il faut d’abord accepter ce que vous êtes» a lancé Viviane Masengo l’une de paneliste devant ces femmes. Et de poursuivre « vous devez être fières et transformer cet handicap en une valeur ajoutée.»
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Par ailleurs, Viviane Masengo exhorte ces femmes à persévérer dans la lutte. « Généralement les femmes vivant avec handicap souhaitent accompagner les autres. Elles ont tendance à rester en arrière-plan» déplore cette formatrice. Et de renchérir « actuellement, toutes les grandes nominations se font en politique. D’où, il faut vous engager dans des partis politiques pour espérer gagner poste de responsabilité.» De son côté, Martine Mwange Kalunga, Présidente d’AFEVAH, invite les membres à se réveiller de leur sommeil. « Ne nous sous-estimons pas. Nous avons aussi des potentiels en nous.»
Les défis qui freinent les PVH aux scrutins
Lors de cette rencontre, ces femmes évoquent l’accessibilité limitée des personnes vivant avec Handicap à certains endroits. C’est le cas par exemple des personnes vivant avec Handicap physique.
Pour Viviane Masengo, ces personnes ne participent pas aux scrutins comme dans d’autres villes du pays. D’autres défis sont liés à la non adaptation de la constitution à l’écrire braille ou encore au langage de signes.
En outre, ces femmes évoquent aussi le manque de ressources financières pour postuler à tous les niveaux. Face à ces défis majeurs, ces femmes annoncent mener un plaidoyer auprès des autorités afin que leur voix soit entendue.

