RDC: les civils restent exposés aux violences rapporte BCNUDH

RDC: les civils restent exposés aux violences rapporte BCNUDH

Malgré une baisse apparente des violations des droits humains en janvier 2026, la situation sécuritaire en République démocratique du Congo demeure alarmante. Derrière les chiffres, la réalité des populations civiles reste marquée par les attaques des groupes armés, les déplacements massifs et des violences persistantes indique BCNUDH.

La RDC continue de faire face à une crise sécuritaire profonde, particulièrement dans ses provinces de l’Est. Selon le rapport du Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l’homme, 439 violations et atteintes aux droits humains ont été documentées en janvier 2026. Une baisse de 27 % par rapport au mois précédent, mais qui ne reflète pas nécessairement une amélioration réelle de la situation.

En effet, cette diminution s’explique en partie par les difficultés d’accès aux zones de conflit. C’est notamment au Nord-Kivu et au Sud-Kivu, où les combats se sont intensifiés. Les affrontements impliquent plusieurs groupes armés, dont le M23, les ADF, les Wazalendo et d’autres milices locales. Ces groupes restent responsables de la majorité des exactions. Ils représentent environ 70 % des violations recensées.

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Dans les zones affectées, les populations civiles continuent de payer le prix fort. Des villages sont attaqués, des civils exécutés. Des milliers de personnes contraintes de fuir leurs habitations. À titre d’exemple, dans la province de l’Ituri, au moins 25 civils ont été tués par les ADF alors qu’ils travaillaient dans leurs champs. Ces attaques illustrent la vulnérabilité extrême des habitants face à des groupes armés de plus en plus violents rapporte le BCNUDH.

Les violences restent élevées dans certaines zones

La situation est particulièrement critique dans le territoire de Masisi, au Nord-Kivu, où les atteintes aux droits humains restent élevées. Des enlèvements ciblés sont rapportés. C’est surtout contre des personnes accusées de collaboration avec des groupes rivaux qui sont régulièrement signalés. Les femmes et les enfants ne sont pas épargnés, notamment à travers les violences sexuelles liées au conflit. Elles sont utilisées comme une arme de guerre et de représailles.

Par ailleurs, les combats se déroulent souvent dans des zones densément peuplées, avec l’utilisation d’armes lourdes et de drones. Ceci  augmente les risques pour les civils. Cette militarisation accrue des zones habitées contribue à aggraver la crise humanitaire déjà critique. Si les groupes armés restent les principaux responsables, les forces étatiques ne sont pas exemptés de reproches. Certaines unités des forces de sécurité sont impliquées dans des violations indique le BCNUDH. C’est notamment lors d’opérations militaires ou de sécurisation des sites miniers.