Journée mondiale des zoonoses : six maladies animales sous surveillance en RDC

Journée mondiale des zoonoses : six maladies animales sous surveillance en RDC

Célébration ce 06 juillet de la Journée internationale des zoonoses. Il s’agit de maladies infectieuses d’origine virale ou bactérienne qui se transmettent de l’animal à l’homme. Selon Prospère Ilunga , épidémiologiste à la médecine vétérinaire de Lubumbashi , actuellement 60 % des maladies infectieuses émergentes chez l’humain dans le monde sont d’origine animale. En outre, 13 zoonoses sont responsables de 2,2 millions de décès chaque année.

Il existe plusieurs zoonoses dans le monde en général et en République démocratique du Congo en particulier. Face au fardeau que représentent ces maladies et au regard des moyens financiers limités,  six groupes de zoonoses sont placés sous surveillance en RDC. Il s’agit de la grippe aviaire, d’Ebola, du Mpox, de la salmonellose, de la rage et des arboviroses.

D’après le docteur Prospère Ilunga, chef du service d’épidémiologie à la médecine vétérinaire, la transmission de ces maladies de l’animal à l’homme varie selon chaque zoonose.

Par exemple, Ebola se transmet par le contact avec des animaux morts, leur manipulation ou encore par la consommation de leur viande. En revanche, la rage se transmet principalement par la morsure d’un chien enragé. Elle peut également être transmise par griffure, si l’animal s’est léché les griffes et que sa salive, contenant le virus, y est restée. Quant au Mpox, ou variole du singe, il se transmet par contact avec des liquides biologiques. La salmonellose, pour sa part, peut être contractée par la consommation d’œufs de certaines volailles, notamment le canard. À cela s’ajoutent les légumes mal préparés et l’eau contaminée. Enfin, les arboviroses se transmettent par la piqûre de moustiques ayant préalablement piqué un animal infecté.

Les gestes de prévention pour limiter les risques

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Pour réduire la transmission de ces maladies à l’homme, le médecin vétérinaire rappelle quelques mesures de prévention. C’est notamment éviter de manipuler et de consommer des animaux morts. Dans certaines régions du pays, la population est également appelée à ne pas consommer les chauves-souris et les oiseaux retrouvés morts. Selon l’épidémiologiste, c’est en manipulant ou en consommant des oiseaux morts que l’on peut contracter la grippe aviaire.

En matière de prévention, le médecin préconise également l’assainissement de l’environnement. Ce qui  permettra de limiter la prolifération des moustiques, qui constituent aussi des vecteurs de maladies zoonotiques.

« Quand vous avez des animaux dans votre environnement, il faut toujours assainir. Il y a des insectes qui peuvent piquer les animaux, puis piquer l’homme », explique-t-il.

Par ailleurs, Prospère Ilunga insiste sur la sensibilisation de la population au respect des mesures de prévention contre les maladies zoonotiques. Il souligne également que, dans le cadre de la lutte contre la rage, la vaccination massive des chiens demeure indispensable. Toutefois, cette opération étant coûteuse, il plaide pour que le gouvernement mobilise les moyens nécessaires.