Haut-Katanga: près de 70 arrestations, la CNDH dénonce la répression de la marche de C 64

Haut-Katanga: près de 70 arrestations, la CNDH dénonce la répression de la marche de C 64

Le coordonnateur provincial de la commission nationale des droits de l’homme dans le Haut-Katanga Joseph Kongolo se dit préoccupé par la dispersion de la marche organisée ce mardi 15 septembre 2026 par la coalition d’opposition C64. Une manifestation organisée pour dire non au changement de la constitution. Joseph Kongolo dénonce les arrestations enregistrées dans les villes du Haut-Katanga. Il appelle le gouvernement au respect des droits garantis par la Constitution de la RDC

Déjà le matin de ce mardi, un important dispositif de la police était placé à tous les lieux de rassemblement et de chute de la marche de l’opposition à Lubumbashi. Ce même dispositif a été observé à Likasi et à Kasumbalesa. Le coordonnateur de la CNDH témoigne avoir vu de ses yeux, des policiers accompagnés des militaires réprimer les manifestants.

« A peine que l’opposition a commencé sa marche, plus tôt, elle a été étouffée. Nous sommes préoccupés par cette situation”, indique ainsi, Joseph Kongolo, coordonnateur provincial de la CNDH Haut-Katanga. “L’État congolais au niveau dans la province du Haut-Katanga vient de démontrer une fois de plus que la voix de l’opposition n’a pas de place. » Il pense que les autorités devaient laisser l’opposition manifester, et la police devait jouer son rôle d’encadrer la marche.

Cependant, des arrestations à Likasi, à Kasumbalesa et à Lubumbashi, ont été enregistrées, témoigne ainsi le coordonnateur de la CNDH. D’après lui, il est encore tôt pour avancer un bilan sur des personnes arrêtées ce mardi. « Il est prématuré de confirmer avec des chiffres qu’on a arrêté autant de manifestants. Mais il y  a eu des arrestations dans les trois villes. Et elles font partie de la liste de violation de droits de l’homme. »

Un coup fatal à la démocratie

De son côté, Thimoté Mbuya, responsable de l’Asbl Justica, a dénombré environ 70 personnes arrêtées dans la province du Haut-Katanga. Parmi eux, il note aussi des blessés. A cet effet, Thimothé  Mbuya demande la libération de ces personnes interpellées et la prise en charge des blessés.

Pour Timothée Mbuya, l’étouffement de la manifestation de la C64 constitue une preuve qui atteste que le pouvoir est sous un registre de répression de manifestations, de l’étouffement de voix de contestations. « Ce qui s’est passé ce mardi constitue un coup fatal contre la démocratie. La répression des marches de l’opposition par le pouvoir en place est un acte qui trahit les valeurs fondamentales républicaines.» Selon lui, il s’agit d’une manifestation pacifique pour faire valoir un autre point de vue des hommes politiques importants dans le pays. “On ne peut pas seulement encourager la majorité au pouvoir à s’exprimer et non le courant opposé. C’est inadmissible”, conclut-il.

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Des inquiétudes

Par ailleurs, Joseph Kongolo  de la CNDH exprime son inquiétude étant donné que la marche avait déjà été annoncée aux autorités urbaines et provinciales comme l’exige la constitution. “Nous sommes dans un régime d’information. Et cela a été fait par l’opposition. Mais aujourd’hui nous voyons la marche être réprimée. La police utilise des moyens disproportionnés, la brutalité. C’est inquiétant.

De ce fait, le coordonnateur de la CNDH dénonce les interpellations. Selon lui, cette répression de la marche de C64 intervient trois jours après la publication d’un communiqué dans lequel la CNDH appelée le gouvernement et à l’opposition au respect des droits des autres. D’après Joseph, l’opposition a respecté les recommandations de la CNDH. Cependant, du côté gouvernement, on a noté la répression de la marche.

Toutefois, joseph Kongolo dit suivre la situation pour  faire rapport à sa hiérarchie. « Nous sommes sur le terrain pour documenter. Nous allons publier notre rapport et ensuite réagir. »  Enfin, il demande au gouvernement congolais de laisser l’opposition organiser ses activités. Et à l’opposition de continuer d’effectuer leurs manifestations dans le respect des lois du pays.