Lualaba : plus de 50 000 creuseurs de Kamilombe sous la menace
L’inquiétude monte ce samedi 10 octobre dans le site minier artisanal de Kamilombe à Kolwezi dans la province du Lualaba. Plus de cinquante mille creuseurs artisanaux s’inquiètent de rumeurs selon lesquelles la carrière serait vendue.
Les responsables des coopératives de Kamilombe seraient déjà informés sur une probable délocalisation des creuseurs artisanaux vers un autre site d’exploitation artisanale. Des creuseurs ainsi que les personnes exerçant le petit commerce indiquent être inquiets.
Ce qui semblait n’être qu’une rumeur semble se confirmer. Les creuseurs expliquent que depuis mercredi dernier, un engin militaire survole le site à basse altitude à Kamilombe. Pour eux, ceci est une quête. Bientôt le site pourrait probablement fermer.
Tension sociale à craindre
Cependant, plusieurs creuseurs ne savent pas vraiment ce qui se passe. Entre les rumeurs et le survol de l’hélicoptère militaire, rien n’est sûr. “On ne sait pas vraiment ce qui se passe. On nous a rassemblés au cours d’une parade pour nous annoncer que les nouvelles ne sont pas bonnes. Notre site fait l’objet d’une vente et l’hélicoptère a commencé à survoler au-dessus de nos têtes”. Nous raconte, l’exploitant, Patrick sur le site artisanal de Kamilombe.
Par ailleurs, les leaders des creuseurs artisanaux soupçonnent les responsables des coopératives qui ont été invités à des réunions de Kolwezi sur la situation. Par contre, les responsables des coopératives de Kamilombe cherchent la clémence des autorités politiques pour surseoir à la décision qui ferait l’objet de leur déguerpissement dans les jours à venir.
RDC-artisanat minier :entre regulation et tensions sociales au Lualaba
Pendant ce temps, les Chinois qui achètent le cobalt sur le site de Kamilombe sont en train d’évacuer leurs stocks vers les unités de traitement. Beaucoup craignent des troubles si la nouvelle se confirme.

Signalons par ailleurs que jusqu’à ce jour, aucune annonce officielle n’a été faite au sujet de Kamilombe. Pendant ce temps, l’exploitation du cobalt se poursuit.

