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	<title>Archives des Enquête - LA GUARDIA</title>
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	<description>Magazine d&#039;informations générales et d&#039;analyses</description>
	<lastBuildDate>Fri, 20 Feb 2026 09:32:38 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
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		<title>Lualaba: Posséder une parcelle garantit-il un toit ? ( enquete)</title>
		<link>https://magazinelaguardia.info/2026/02/20/lualaba-posseder-une-parcelle-garantit-il-un-toit-enquete/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Simplice Bambe]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Feb 2026 09:32:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Enquête]]></category>
		<category><![CDATA[Justice]]></category>
		<category><![CDATA[La une]]></category>
		<category><![CDATA[Sociétés]]></category>
		<category><![CDATA[insécurité foncière]]></category>
		<category><![CDATA[Kolwezi]]></category>
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		<category><![CDATA[RDC]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans la province minière du Lualaba, peut-on construire une maison, acheter une parcelle sans peur d&#8217;être expulsé ? Ces dernières années, la ville de Kolwezi</p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://magazinelaguardia.info/2026/02/20/lualaba-posseder-une-parcelle-garantit-il-un-toit-enquete/">Lualaba: Posséder une parcelle garantit-il un toit ? ( enquete)</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://magazinelaguardia.info">LA GUARDIA</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><b>Dans la province minière du Lualaba, peut-on construire une maison, acheter une parcelle sans peur d&rsquo;être expulsé ? Ces dernières années, la ville de Kolwezi fait face à une vague de démolitions des maisons d&rsquo;habitation. Conséquence : du jour au lendemain, des centaines de familles se retrouvent sans toit. Une situation qui multiplie le nombre des conflits fonciers dans cette province. </b></p>
<p>« <em>Nous vivons sous le stress. Il n’y a pas moyen », s&rsquo;</em>écrit Clarisse Kamba, une résidente du quartier Golf ISTM à Kolwezi. Sa maison fait partie de 400 autres habitations identifiées par le service de l&rsquo;urbanisme pour la démolition. <a href="https://magazinelaguardia.info/2026/02/04/kolwezi-les-habitants-de-golf-istm-sous-menace-des-demolitions/" target="_blank" rel="noopener">Au quartier Golf ISTM</a> près de l&rsquo;aéroport de Kolwezi, chaque jour qui passe, l&rsquo;inquiétude grandit.</p>
<p>Monsieur Joseph est doublement victime. Après l&rsquo;effondrement de sa maison au quartier Gécamines à cause des impacts des explosifs de la société COMMUS, sa nouvelle résidence au quartier Golf ISTM est aussi menacée. Là encore, il sera délogé. « <em>Finalement, où ira-t-il ? »</em>, s&rsquo;interroge sa voisine.</p>
<p>Pendant ce temps, les habitants de Katebi, à environ 30 km du centre-ville de Kolwezi, sont également sommés d&rsquo;abandonner leurs maisons. En effet, les autorités provinciales ont décidé de démolir leurs maisons. Ils ont jusqu&rsquo;à mai 2027 pour quitter ces maisons, déclare le ministre provincial des Affaires foncières.  « <em>Nous avons vu le ministre des Affaires foncières venir ici avec des citoyens indiens, </em>indique le chef coutumier Muleka.  <em>« Nous vivons sous la menace d&rsquo;évacuer », </em>dit-il encore.  Le site de Katebi fait l&rsquo;objet de convoitises à cause de sa position géographique au bord du fleuve Congo (Lualaba).</p>
<h2>Des quartiers rasés ,des villages rayés de la carte</h2>
<p>Il y a trois ans, derrière l&rsquo;école royale à Kolwezi, plusieurs dizaines d&rsquo;autres maisons ont été  démolies sur décision du gouvernement du Lualaba. La raison : libérer l&rsquo;espace dit  »de la RVA » pour le développement de ses projets.   <em>« Ils ont démoli ici sous prétexte que c’est la concession de la RVA. Mais aujourd&rsquo;hui, ceux qui y construisent sont ceux-là même qui ont évacué la population de cet endroit. En face de moi, vous avez la maison du président de l&rsquo;assemblée provinciale du Lualaba », </em>raconte un ingénieur que nous avons rencontré sur un chantier sur le site.</p>
<figure id="attachment_1637" aria-describedby="caption-attachment-1637" style="width: 300px" class="wp-caption alignnone"><img decoding="async" loading="lazy" class="size-medium wp-image-1637" src="https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2018/06/IMG_20180411_125421-300x169.jpg" alt="" width="300" height="169" srcset="https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2018/06/IMG_20180411_125421-300x169.jpg 300w, https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2018/06/IMG_20180411_125421-768x432.jpg 768w, https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2018/06/IMG_20180411_125421-1024x576.jpg 1024w, https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2018/06/IMG_20180411_125421-747x420.jpg 747w, https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2018/06/IMG_20180411_125421-640x360.jpg 640w, https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2018/06/IMG_20180411_125421-681x383.jpg 681w, https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2018/06/IMG_20180411_125421-1021x580.jpg 1021w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-1637" class="wp-caption-text">Images d&rsquo;archives/ Guardia</figcaption></figure>
<p>Par ailleurs, vers la fin 2025, le<a href="https://magazinelaguardia.info/2025/10/15/kolwezi-kamikungwa-des-sans-abris-face-aux-intemperies/" target="_blank" rel="noopener"> village Kamikunga</a> a aussi été rasé. Près d&rsquo;une centaine de familles se sont retrouvées sans abri. Là aussi, le site a été qualifié par les autorités provinciales comme appartenant à la RVA. L&rsquo;instabilité foncière se généralise de plus en plus à Kolwezi et dans ses alentours. Les communautés voisines des entreprises ne sont pas épargnées.</p>
<p><img decoding="async" loading="lazy" class="alignnone size-medium wp-image-14464" src="https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2021/06/IMG-20210610-WA0001_copy_640x425-300x199.jpg" alt="" width="300" height="199" srcset="https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2021/06/IMG-20210610-WA0001_copy_640x425-300x199.jpg 300w, https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2021/06/IMG-20210610-WA0001_copy_640x425.jpg 640w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>Lire aussi : <strong><a href="https://magazinelaguardia.info/2025/12/19/lualaba-mine-la-delocalisation-des-communautes-impactees-en-echec-table-ronde/">Lualaba-Mine : la délocalisation des communautés impactées en échec</a></strong></p>
<p>C’est notamment le village Mukumbi détruit par la société Chemaf sans indemnisation ni délocalisation. Le village Kambombwa près de Fungurume a aussi été supprimé de la carte par TFM. Le quartier Gecamines est de plus en plus grignoté par l&rsquo;exploitation minière et 209 familles sont parties dans un processus controversé.</p>
<h3>Les services légaux produisent des documents illégaux au Lualaba ?</h3>
<p>En RDC, la propriété foncière est garantie principalement par le <strong class="Yjhzub"><span data-wiz-uids="HpOec_c"><a class="GI370e" href="https://www.google.com/search?q=Certificat+d%27Enregistrement&amp;client=opera&amp;sca_esv=f85aee35ab456974&amp;biw=1193&amp;bih=553&amp;sxsrf=ANbL-n74gcpfgQa-HUqxv4Xaa13HbULVbA%3A1771498966359&amp;ei=1u2WaZ7XFcaEhbIPxIi5-QM&amp;ved=2ahUKEwiL4ajbtOWSAxVGQEEAHVo5NdEQgK4QegQIARAB&amp;uact=5&amp;oq=RDC%3A+qu%27est+ce+qui+garanti+la+propri%C3%A9t%C3%A9++fonci%C3%A8re&amp;gs_lp=Egxnd3Mtd2l6LXNlcnAaAhgCIjRSREM6IHF1J2VzdCBjZSBxdWkgZ2FyYW50aSBsYSBwcm9wcmnDqXTDqSAgZm9uY2nDqHJlMgUQIRifBTIFECEYnwUyBRAhGJ8FMgUQIRifBUi0nQJQxyBYjfkBcAR4AZABCJgB9AygAYzHAaoBEDMtMTAuMTAuMTEuNi4yLjK4AQPIAQD4AQGYAhygAumAAagCE8ICChAAGLADGNYEGEfCAg0QABiABBiwAxhDGIoFwgIHECMYJxjqAsICChAjGCcY6gIYiwPCAhYQABiABBhDGLQCGOcGGIoFGOoC2AEBwgIEECMYJ8ICChAAGIAEGEMYigXCAg0QLhiABBixAxhDGIoFwgILEC4YgAQYsQMYgwHCAgsQABiABBixAxiDAcICDhAAGIAEGLEDGIMBGIoFwgIFEAAYgATCAgUQLhiABMICBRAhGKABwgIHECEYoAEYCpgDX_EFPbs5Oo4o9uuIBgGQBgq6BgYIARABGAGSBw4zLjMtNS4xMi4zLjEuNKAH954CsgcMMy01LjEyLjIuMS40uAfhesIHEDAuNC4xMy45LjAuMS44LTHIB6QHgAgA&amp;sclient=gws-wiz-serp&amp;mstk=AUtExfAzXoxqNCIs_zEAj0vIcEmhFs3B2GcHV0DI47rPkSO0CaI3TqyqP9h6Nju7_nptShZGITNmPt5IqCRkRgaiQMGc3TAuRYeR37CVHyleoOJVAClLJ2mlnfP7NaY2vIn_7sA_rQFjlwCbILOXEOdYmnt4LBsooDYUgCE9NXHdV-eA54tpqiU_iaadq31nDc8rs7jlLIvTcLGmF3ZkSZWij7zBtNdZaT8shUeoZIBXfGvdYeMOgphvXpWeBN7Jk7Cjv3MCGG5ZEIQ9hJ9QaB_Skoj6&amp;csui=3" data-ved="2ahUKEwiL4ajbtOWSAxVGQEEAHVo5NdEQgK4QegQIARAB" data-hveid="CAEQAQ">Certificat d&rsquo;Enregistrement. </a></span></strong>C&rsquo;est le seul document légal prouvant le droit de jouissance sur une terre. Il est émis par le conservateur des titres immobiliers. Cependant, l&rsquo;État est le propriétaire exclusif du sol.</p>
<p>Au quartier Golf ISTM et au village Kamikunga, certains résidents affirment détenir des documents cadastraux légaux. C&rsquo;est notamment des certificats d&rsquo;enregistrement. Mais le gouvernement provincial les qualifie d&rsquo;occupants illégaux. Ce qui par ailleurs suscite de la révolte. « <em>Même au prix de la mort, nous sommes prêts à nous défendre. Nous n’allons pas accepter de voir nos maisons être détruites alors que nous avons les documents parcellaires légaux », déclare</em> Gabin, l&rsquo;un des résidents.</p>
<figure id="attachment_41307" aria-describedby="caption-attachment-41307" style="width: 300px" class="wp-caption alignnone"><img decoding="async" loading="lazy" class="size-medium wp-image-41307" src="https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260216_174830-300x141.jpg" alt="" width="300" height="141" srcset="https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260216_174830-300x141.jpg 300w, https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260216_174830-1024x482.jpg 1024w, https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260216_174830-768x362.jpg 768w, https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260216_174830.jpg 1200w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-41307" class="wp-caption-text">Extrait d&rsquo;un certificat d&rsquo;enregistrement au quartier Golf ISTM Kolwezi</figcaption></figure>
<p>Au bureau du conservateur des titres immobiliers à Kolwezi, aucun responsable n&rsquo;a voulu commenter la décision du gouvernement provincial. Néanmoins, un chef de bureau qualifie le communiqué sur la démolition du quartier ISTM d’arbitraire et sans fondement.</p>
<p><em>« Il est difficile de réagir aux actions des autorités. Mais ce que vous devez savoir est que la décision relève d’une motivation purement politique. Le quartier Golf ISTM a été légalement loti et les parcelles ont été vendues. Les occupants ont leurs documents », </em>assure cet agent<em>. </em></p>
<p>D’autre part, au bureau de l&rsquo;urbanisme et du cadastre, la question sur les remises en cause des documents impose le silence. Personne n&rsquo;a voulu s&rsquo;exprimer. Pour sa part, le ministre provincial des Affaires foncières a indiqué qu&rsquo;il faut faire attention à la qualité des documents. Car, dit-il, « <em>beaucoup de faux documents circulent.</em> »</p>
<h4>Quid de la concession de la RVA</h4>
<p>S&rsquo;agissant de la concession de la RVA querellée à ce jour, les documents consultés indiquent que ses dimensions ont plusieurs fois été modifiées. Dans les différents certificats d’enregistrement datant de 2010, la superficie de la concession de la RVA de Kolwezi était d&rsquo;abord de 650 hectares. Cependant, en 2017, elle est passée à 1 080 hectares, soit près du double.</p>
<p>Pour le même espace aéroportuaire, en 2020, la superficie est de 924 hectares et, en 2022, elle est descendue à 490 hectares. Le gouvernement provincial qui modernise l’aéroport de Kolwezi clôture la concession de la RVA. Cependant, sur le croquis, l’espace querellé aujourd’hui se trouve en dehors de la concession.</p>
<h4>Violations des droits et des lois</h4>
<p>Dans le cas du village Katebi, le chef coutumier Muleka dénonce la violation de leurs droits. Il accuse en outre l&rsquo;autorité provinciale de vouloir ravir leurs terres. « <em>Si elle tient à nos terres, qu&rsquo;elle vienne négocier avec nous-mêmes », </em>a déclaré une autochtone au micro de nos confrères de Journalistes sans frontières. Mais Jean-Pierre Kalenga, ministre provincial des Affaires foncières au Lualaba, soutient que déloger ces habitants a pour<em> </em><em>« </em><em>objectif de protéger les zones agricoles. Sinon les gens vont commencer à vendre cet espace et construire partout</em><em>, </em>dit-il<em>. </em></p>
<p>Quant à eux, les résidents de Golf ISTM pointent du doigt la mauvaise gouvernance foncière au Lualaba<em>.  « On constate l’abus du pouvoir contre la population. C&rsquo;est pourquoi nous disons non à l&rsquo;insécurité foncière institutionnalisée ». </em>Sur le site situé derrière l&rsquo;école royale à Kolwezi, des villas ont remplacé les maisons d&rsquo;anciens résidents.</p>
<p><img decoding="async" loading="lazy" class="alignnone size-medium wp-image-40980" src="https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2026/02/9ed40151-09f6-4e2f-87aa-64a7a26a4ba9-300x207.jpeg" alt="image GOLF ISTM" width="300" height="207" srcset="https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2026/02/9ed40151-09f6-4e2f-87aa-64a7a26a4ba9-300x207.jpeg 300w, https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2026/02/9ed40151-09f6-4e2f-87aa-64a7a26a4ba9-1024x706.jpeg 1024w, https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2026/02/9ed40151-09f6-4e2f-87aa-64a7a26a4ba9-768x530.jpeg 768w, https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2026/02/9ed40151-09f6-4e2f-87aa-64a7a26a4ba9.jpeg 1080w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>Pour sa part, le centre d’appui juridico-judiciaire de Kolwezi estime que, dans plusieurs de ces conflits fonciers, la loi n&rsquo;a pas été respectée. <em> </em><em>« </em><em>Les gens ont des documents, mais qui ne sont pas respectés. C&rsquo;est pourquoi il y a le déplacement abusif des populations », déplore Maître</em> Josué Kashal. Cet avocat rappelle qu&rsquo;en cas de déguerpissement ou d&rsquo;expropriation pour cause d&rsquo;utilité publique, <a href="https://legalrdc.com/wp-content/uploads/2020/10/LIONNEL-UMBA_MEMOIRE_EXPROPRIATION_POUR_CAUSE_DUTILITE_PUBLIQUE_COMME_PREROGATIVE_DE_PUISSANCE-PUBLIQUE_ET_SES_LIMITES.pdf" target="_blank" rel="noopener">la loi a prévu des mécanismes</a><em>. D&rsquo;autres dispositions légales prévoient également des procédures justes et équitables en cas de délocalisation des communautés.  « </em> <em>Il y a violation flagrante de la loi</em> » regrette cet activiste des droits humains.</p>
<p>Lire aussi : <a href="https://magazinelaguardia.info/2026/02/13/lualaba-ouverture-du-proces-des-habitants-de-golf-istm-contre-les-autorites-provinciales/">Lualaba : ouverture du procès des habitants de Golf ISTM contre les autorités provinciales</a></p>
<p>Pour faire valoir leurs droits, les résidents du quartier Golf ISTM Kolwezi ont saisi la cour d&rsquo;appel. En attendant, certains continuent de s&rsquo;interroger sur les garanties qu&rsquo;offre la loi sur les droits de propriété.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Vaccin BCG : administration sans cicatrisation, doit-on s&#8217;inquiéter ? (enquête)</title>
		<link>https://magazinelaguardia.info/2026/01/27/vaccin-bcg-administration-sans-cicatrisation-doit-on-sinquieter-enquete/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yasmine Kankolongo]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 27 Jan 2026 10:10:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Enquête]]></category>
		<category><![CDATA[La une]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le vaccin BCG figure parmi ceux administrés aux nouveaux nés juste après la naissance. Contrairement à certains vaccins, le BCG laisse une cicatrice sur le</p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://magazinelaguardia.info/2026/01/27/vaccin-bcg-administration-sans-cicatrisation-doit-on-sinquieter-enquete/">Vaccin BCG : administration sans cicatrisation, doit-on s&rsquo;inquiéter ? (enquête)</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://magazinelaguardia.info">LA GUARDIA</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le vaccin <a href="http://Administration du BCGhttps://tbksp.who.int/fr/node/2051">BCG</a> figure parmi ceux administrés aux nouveaux nés juste après la naissance. Contrairement à certains vaccins, le BCG laisse une cicatrice sur le bras. Cependant, à Lubumbashi, chez certains enfants, la cicatrice n&rsquo;est pas visible. S&rsquo;agit-il d&rsquo;une réaction normale de l&rsquo;enfant au vaccin ou d&rsquo;une conséquence de la mauvaise administration ? </strong></p>
<p>Le BCG est en effet utilisé pour protéger le nouveau-né contre la tuberculose.  <a href="https://magazinelaguardia.info/2019/03/25/haut-katanga-pres-de-3-daccroissement-des-cas-de-tuberculose-enregistres-en-2018/">L&rsquo;Organisation Mondiale de la Santé,</a> recommande le vaccin BCG pour prévenir les formes graves de la <a href="https://magazinelaguardia.info/2022/03/24/lubumbashi-atteint-de-la-tuberculose-michel-est-vu-dun-mauvais-oeil/" target="_blank" rel="noopener">tuberculose</a>.</p>
<p>L&rsquo;OMS indique que la dose standard du vaccin BCG est de 0,05 ml de vaccin pour les nourrissons âgés de moins d&rsquo;un an. Tandis que ceux âgés de plus d&rsquo;un an reçoivent une dose de 0,1 ml. Le vaccin BCG peut être administré en toute sécurité en même temps que d’autres vaccins. Toutefois, le meilleur moment pour protéger l&rsquo;enfant contre la tuberculose, c&rsquo;est à la naissance, soutient Florence Mujinga, vaccinatrice à l&rsquo;hôpital Hakika de la commune Ruashi à Lubumbashi. « <em>Administrer le BCG à un enfant de plus d&rsquo;une année, le produit n&rsquo;aura pas d&rsquo;efficacité comme à la naissance »,</em> dit-elle.</p>
<p>Au cours de ces cinq dernières années, la République démocratique du Congo a connu plusieurs cas de rupture du stock du vaccin BCG et des seringues. Par exemple, en 2023 et début 2024, plusieurs provinces, y compris le Haut-Katanga, n&rsquo;étaient pas approvisionnées. Au cours d&rsquo;un briefing organisé en 2025, le docteur Blaise Kalenga du PEV avait déclaré que la couverture vaccinale était faible, soit un taux de 38 % sur l&rsquo;ensemble du pays. La province du Haut-Katanga a enregistré un taux de 33 % d&rsquo;enfants vaccinés en 2023, soulignait-il.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Processus de la vaccination du BCG</h2>
<p>Le vaccin BCG est administré strictement par voie intradermique à la naissance du nourrisson. D&rsquo;après Florence Mujinga, infirmière de 22 ans de carrière dans la vaccination, l&rsquo;injection du BCG nécessite l&rsquo;usage d&rsquo;une aiguille courte et fine (26 G, 15 mm). Cette dernière est insérée presque à plat juste sous la surface de la peau sur la partie intérieure de l&rsquo;avant-bras gauche. Le but est de créer une papule blanche (effet peau d&rsquo;orange) de 5-8 mm. La procédure veut aussi que le vaccinateur tienne la seringue à un angle de 5 à 15 degrés par rapport au point d’injection, explique-t-elle encore.</p>
<p>Florence Mujinga souligne que lors de l’injection de la solution, le prestataire de santé doit sentir une certaine résistance. Il doit également s&rsquo;assurer de l&rsquo;apparition d&rsquo;une petite surélévation de la peau ou d&rsquo;une petite bulle. C&rsquo;est ce qui indiquera que le liquide a bien été injecté dans le derme. Ainsi, ce vaccin ne doit pas être injecté dans la chair ou le nerf de l&rsquo;enfant.</p>
<p>D&rsquo;après le docteur Blaise Kalenga du programme élargi de vaccination, PEV, lorsque le BCG est mal administré, il y a des conséquences. C&rsquo;est notamment le gonflement ou l&rsquo;apparition d&rsquo;une plaie sur la peau.</p>
<h3>BCG et la cicatrisation</h3>
<p>Susanne Banza a 9 enfants, parmi lesquels un bébé de 8 mois. Tous ses enfants ont reçu le vaccin BCG.  Cependant, aucun d&rsquo;entre eux n&rsquo;a de trace sur le bras alors qu&rsquo;elle sait que ce vaccin laisse une cicatrice. Cette mère s&rsquo;inquiète pour la santé de ses enfants. « <em>Mes enfants attrapent toutes sortes de maladies. En tout cas je crois que c&rsquo;est à cause du vaccin BCG qui a été mal administré à mes enfants</em>. »</p>
<p>Même inquiétude pour Isabelle Kisula. Son deuxième enfant n&rsquo;a pas de cicatrice du vaccin BCG. « <em>On l&rsquo;avait vaccinée à la naissance mais sans cicatrisation. Trois mois après, on a refait la vaccination, mais la cicatrice n&rsquo;est jamais apparue. Je crois qu&rsquo;il fallait que je change de vaccinateur.</em> »</p>
<p>Selon le PEV, la cicatrisation après l&rsquo;injection du vaccin<a href="https://magazinelaguardia.info/2022/11/04/172-cas-de-tuberculose-en-une-semaine-a-la-prison-de-kasapa/"> BCG</a> constitue un résultat qui montre que l&rsquo;immunité se met en place. <a href="https://medicalguidelines.msf.org/fr/viewport/TUB/francais/annexe-29-vaccin-bcg-20324525.html" target="_blank" rel="noopener">Ainsi, le processus de la cicatrisation commence par l&rsquo;apparition d&rsquo;un petit bouton, une ulcération, puis une cicatrice.</a> Ce que soutient aussi Florence Mujinga, vaccinatrice à Lubumbashi.  « La<em> cicatrisation est très importante et obligatoire. C&rsquo;est le signe qui montre que le vaccin a été bien administré et qu&rsquo;il a fait son effet dans le corps de l&rsquo;enfant.</em> »</p>
<h4>Refaire la vaccination ou non ?</h4>
<p>Au cas où la cicatrisation n&rsquo;apparait pas, il est recommandé aux parents de revenir avec le nourrisson à l&rsquo;hôpital, insiste cette vaccinatrice. « <em>Après la vaccination du BCG, les parents doivent observer attentivement le bébé. Si au bout de trois mois, la cicatrice n&rsquo;apparait pas, ils  doivent ramener l&rsquo;enfant pour une nouvelle vaccination du BCG. »</em></p>
<p>A Lire aussi, <a href="https://magazinelaguardia.info/2025/12/24/sante-tuberculose-le-diagnostic-au-coeur-de-la-prise-en-charge/">Santé-Tuberculose: le diagnostic au cœur de la prise en charge</a></p>
<p>Pour sa part, le docteur Justin Kalume, médecin généraliste à Lubumbashi, nuance sur la cicatrisation ou non. « <em>Si les parents ne voient pas la cicatrice, ils doivent faire le test sur l&rsquo;effectivité de l&rsquo;administration du BCG. Cet examen s&rsquo;appelle la « tuberculine »</em>, dit-il. Et d&rsquo;ajouter : « <em>Cet examen permet d&rsquo;examiner l&rsquo;immunité de l&rsquo;enfant face à la tuberculose. Il permet de s&rsquo;assurer que le vaccin a été bien fait malgré l&rsquo;absence de la cicatrice. »</em></p>
<h3>Les formations sur les techniques de vaccination</h3>
<p>Par ailleurs, le docteur Justin Kalume a soulevé le problème de la formation des vaccinateurs. Pour lui, il est nécessaire d&rsquo;organiser les formations de remise à niveau des infirmiers. Et ces formations doivent être axées sur les techniques de vaccinations, singulièrement celle du BCG. Ainsi, seront résolus les dérapages observés ces derniers temps, estime-t-il.</p>
<p>De son côté, le docteur Blaise de PEV dans le Haut-Katanga indique qu&rsquo;à chaque introduction d&rsquo;un nouveau vaccin, on prévoit aussi des formations des formateurs.  « <em>Nous formons les équipes de bureaux centraux des zones de santé. C&rsquo;est à ces derniers que revient la charge de former les infirmiers.</em></p>
<p>« Effectivement, confirme Delile Lumbala, médecin-chef de zone de santé Ruashi. « <em>Lorsqu&rsquo;il y a un nouveau vaccin, nous commençons par former les prestataires. Ainsi, ils peuvent prendre connaissance du vaccin, de l&rsquo;antigène qui le compose, de la voie d&rsquo;administration et de la conservation</em>. »</p>
<p>Toutefois, l&rsquo;OMS estime aussi qu&rsquo;il est important que les prestataires de santé soient formés à l’administration du vaccin BCG.</p>
<h4></h4>
<p>&nbsp;</p>
<h4></h4>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Kasumbalesa: le transport illicite des mamans WOWO coute cher à l&#8217;Etat</title>
		<link>https://magazinelaguardia.info/2025/10/20/kasumbalesa-le-transport-illicite-des-mamans-wowo-coute-cher-a-letat/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Guardia Magazine]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Oct 2025 12:42:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Enquête]]></category>
		<category><![CDATA[La une]]></category>
		<category><![CDATA[haut katanga]]></category>
		<category><![CDATA[Kaumbalesa]]></category>
		<category><![CDATA[mamans Wowo]]></category>
		<category><![CDATA[RDC]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Kasumbalesa est une cité frontalière de la République démocratique du Congo (RDC). Chaque jour plus de 500 camions de minerais et autres traversent cette frontière. </p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://magazinelaguardia.info/2025/10/20/kasumbalesa-le-transport-illicite-des-mamans-wowo-coute-cher-a-letat/">Kasumbalesa: le transport illicite des mamans WOWO coute cher à l&rsquo;Etat</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://magazinelaguardia.info">LA GUARDIA</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Kasumbalesa est une cité frontalière de la République démocratique du Congo (RDC). Chaque jour plus de 500 camions de minerais et autres traversent cette frontière.  À côté, un couloir piétonnier a été mis en service pour les petits transporteurs. Ici, vélos et piétons y font traverser des marchandises. On dénombre aussi plus de 700 femmes appelées mamans Wowo qui transportent des marchandises d&rsquo;une manière illégale à cette frontière de Kasumbalsa.  Ce qui fait perdre des millions de dollars au Trésor public.</strong></p>
<p>Âgée d&rsquo;une trentaine d&rsquo;années, Keren traverse la frontière via le couloir piéton. Sur sa tête, cinq paquets de boissons gazeuses. Elle transporte plus de 40 kg. « <em>Je fais mon quota à transporter. Par exemple, aujourd&rsquo;hui j&rsquo;ai déjà 25 paquets</em>« , raconte-telle. Ce n&rsquo;est pas sa seule course. « <em>Si j&rsquo;ai de la chance, je pourrai encore en trouver d&rsquo;autres chez un autre client</em>« , raconte-t-elle encore.</p>
<p>Keren n&rsquo;est pas la seule à faire ce travail. Selon l’Association des femmes actives dans le commerce transfrontalier, AFACT, elles sont plus de 800 femmes à faire ce transport. Parmi elles, on y trouve les femmes de tout âge. Certaines sont très âgées, elles ont plus de 70 ans.</p>
<p>Ces mamans WOWO transportent diverses marchandises. Il peut s&rsquo;agir de boissons, de l&rsquo;huile ou d&rsquo;autres marchandises. Selon l&rsquo;association de petits transporteurs transfrontaliers, ces femmes font passer au moins 50 tonnes de marchandises chaque jour.  Effectivement, chaque femme est capable de transporter entre 200 et 500 kg par jour.</p>
<p>« <i>Je suis en mesure de faire passer la charge de tout un camion. Nous sommes les Mamans Wowo, c’est l’image des camions qui transportent des charges importantes. Nous travaillons en équipe. S’il faut décharger le camion, nous le faisons et puis nous transportons la cargaison jusqu’à la destination au Congo, selon les instructions du propriétaire&rsquo;, </i>explique Alphonsine, une autre transporteuse.  Elles méritent bien leur surnom : « mamans Wowo » (Wowo est une marque de camion), comme pour dire qu&rsquo;elles sont capables de transporter des marchandises à l&rsquo;instar d&rsquo;un camion de marque Wowo.</p>
<h2>Perte des gains pour le Trésor public</h2>
<p>Si les mamans Wowo sont actives à la frontière, cependant, leur trafic n&rsquo;est pas reconnu par la direction générale des douanes et accises (DGDA). « <em>On nous interdit de passer avec les marchandises. On nous dit que c&rsquo;est la fraud</em>e », explique Kapinga Josiane, une transporteuse de plus de 70 ans rencontrée à la frontière.</p>
<p>Même si ce trafic est interdit, ces femmes continuent à travailler activement à la frontière. Cependant, ce transport occasionne un grand manque à gagner à l&rsquo;État congolais. « <em>Plus ou moins 8 millions de francs congolais par jour échappent au Trésor public », </em>explique Malax Luhanga, président de petits transporteurs à Kasumbalesa.</p>
<p>En effet, ces femmes sont au nombre de 800. Et chacune transporte au moins 20 bidons de 10 litres d&rsquo;huile par jour ou 25 à 50 paquets de boissons gazeuses. Selon la nomenclature de prix, la DGDA exige un paiement de 150 000 CDF pour 150 bidons de 10 l d&rsquo;huile. Et 50 000 CDF pour 150 paquets de boissons gazeuses.</p>
<p>Lire aussi:<a href="https://magazinelaguardia.info/2025/02/07/kasumbalesala-hausse-de-la-taxe-au-couloir-inquiete/">Kasumbalesa: la hausse de la taxe au couloir inquiète</a></p>
<p>Ainsi, si ces marchandises passaient par la voie légale, l&rsquo;État congolais engrangerait des gains importants.  Par exemple, en 2020, les recettes journalières du couloir piétonnier s&rsquo;élevaient <a href="https://web.facebook.com/HKAT24/posts/nouvelle-performance-au-couloir-pi%C3%A9tonnier-de-kasumbalesales-recettes-journali%C3%A8r/135631064940057/?_rdc=1&amp;_rdr#" target="_blank" rel="noopener">à 75 millions de CDF</a>. Ainsi, si le transport des marchandises de ces femmes est pris en compte, les recettes augmenteront de 16 %.</p>
<figure id="attachment_38470" aria-describedby="caption-attachment-38470" style="width: 640px" class="wp-caption alignnone"><img decoding="async" loading="lazy" class="wp-image-38470 size-large" src="https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/10/file_0000000046cc61f5af73be90b5e7f64d-683x1024.png" alt="Perte de gains a cause du transport transfrontier de mamans Wowo" width="640" height="960" srcset="https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/10/file_0000000046cc61f5af73be90b5e7f64d-683x1024.png 683w, https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/10/file_0000000046cc61f5af73be90b5e7f64d-200x300.png 200w, https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/10/file_0000000046cc61f5af73be90b5e7f64d-768x1152.png 768w, https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/10/file_0000000046cc61f5af73be90b5e7f64d.png 1024w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /><figcaption id="caption-attachment-38470" class="wp-caption-text">La Guardia/ Gpt</figcaption></figure>
<h3>Des milliers de dollars perçus par des agents auprès de mamans Wowo à Kasumbalesa</h3>
<p>Si la DGDA ne perçoit pas des frais pour le commerce des mamans wowo à la frontière de Kasumbalesa, certains agents de l&rsquo;État, dont la police, et l&rsquo;armée, exigent des frais à ces femmes. C&rsquo;est ce que raconte Anto Kajika. « <i>Il y a trois barrières : À la sortie de la Zambie, je paye 500 francs congolais. Au couloir, je donne 1 000 francs congolais et un peu plus loin, je débourse encore 1 000 francs congolais. Une fois en dehors du couloir, d’autres agents des services publics nous attendent. Des fois, je négocie avec eux et ils me laissent passer. »</i></p>
<p>Christine, rencontrée en dehors du couloir piétonnier où elle dépose les colis transportés, raconte : « <em>Il y a beaucoup de services. Nous donnons de l&rsquo;argent à la police, aux agents de l&rsquo;ANR et même à certains militaires</em>« , confia-t-elle. Tout l&rsquo;argent récolté par ces agents n&rsquo;entre pas dans les caisses de l&rsquo;État. C&rsquo;est au moins 800 millions de CDF qui atterrissent dans les poches des individus.</p>
<p>« Notre association veut bien organiser les choses. Nous voulons orienter les mamans vers les bureaux de la douane pour qu&rsquo;elles paient afin qu&rsquo;elles puissent être acheminées vers l&rsquo;extérieur du couloir.    Mais ce sont les services qui sont là-bas qui ne veulent pas. Ainsi l&rsquo;argent qui devait entrer dans les trésors publics, ils le perçoivent frauduleusement », dénonce Solange Masengo, présidente de l&rsquo;AFACT.</p>
<h4>Réactions des services</h4>
<p>Contactée, la Police nationale congolaise indique que la police n&rsquo;a pas le droit de percevoir de l&rsquo;argent à la frontière. « L&rsquo;ordre opérationnel établi par le vice-premier ministre de l&rsquo;Intérieur limitant le nombre de services à œuvrer aux frontières stipule que les services habilités à prester aux frontières sont : la DGDA, l&rsquo;Office congolais de contrôle (OCC), l&rsquo;hygiène aux frontières, la Direction générale de l&rsquo;immigration ainsi que la police aux frontières (PNC) », explique le porte-parole de la police du Haut-Katanga, le major Charles Lwamba. « Malheureusement, il y a tous les services qui s&rsquo;invitent en créant la confusion. Ce sont des services non autorisés à œuvrer aux frontières qui demandent de l&rsquo;argent », dit-il encore.</p>
<p>Les responsables de l&rsquo;armée à la frontière de Kasumbalesa n&rsquo;ont pas pu répondre à la question de savoir  pourquoi les éléments des FARDC perçoivent de l&rsquo;argent auprès de ces femmes appelées mamans WOWO. Nous avons contacté plusieurs fois ces responsables sans succès.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>RDC-Economie: baisse du taux de change, véracité ou arnaque ?</title>
		<link>https://magazinelaguardia.info/2025/10/17/rdc-economie-baisse-du-taux-de-change-veracite-ou-arnaque/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yasmine Kankolongo]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Oct 2025 15:30:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Economie]]></category>
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		<category><![CDATA[RDC]]></category>
		<category><![CDATA[taux d'échange]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis trois semaines, le taux de change du franc congolais contre le dollar connait une chute vertigineuse. Le franc congolais s’affiche en pleine forme. Face</p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://magazinelaguardia.info/2025/10/17/rdc-economie-baisse-du-taux-de-change-veracite-ou-arnaque/">RDC-Economie: baisse du taux de change, véracité ou arnaque ?</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://magazinelaguardia.info">LA GUARDIA</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Depuis trois semaines, le taux de change du franc congolais contre le dollar connait une chute vertigineuse. Le franc congolais s’affiche en pleine forme. Face au dollar, il se renforce jour après jour, à en croire la <a href="https://www.bcc.cd/operations-et-marches/domaine-operationnel/operations-de-change/cours-de-change" target="_blank" rel="noopener">Banque centrale du Congo</a> (BCC). Mais dans les rues de Lubumbashi comme dans les marchés, la réalité contredit les chiffres officiels. Enquête sur un mystère monétaire qui intrigue tout le pays.</strong></p>
<p>Cette semaine par exemple, le dollar a connu une baisse vertigineuse. Tout commence le lundi 13 octobre : la BCC publie un taux de 2 300 CDF pour 1 USD. Le lendemain, le dollar chute brutalement à 2 200 CDF,  avant de connaitre une légère hausse le jeudi.  Depuis lors le taux oscille 2150 et 2200 CDF pour un dollars.</p>
<p><img decoding="async" loading="lazy" class="alignnone wp-image-38453 size-large" src="https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/10/Screenshot_20251018_140626_Chrome-1005x1024.jpg" alt="" width="640" height="652" srcset="https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/10/Screenshot_20251018_140626_Chrome-1005x1024.jpg 1005w, https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/10/Screenshot_20251018_140626_Chrome-294x300.jpg 294w, https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/10/Screenshot_20251018_140626_Chrome-768x782.jpg 768w, https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/10/Screenshot_20251018_140626_Chrome.jpg 1440w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /></p>
<p>Pour la banque centrale  » <em>d&rsquo;apres ,tous les indicateurs  du marché , le franc congolais va continuer à s&rsquo;apprécier »</em> a expliqué  André  Wameso, directeur de cette institution. Pendant  ce temps la BCC  a mis en place d&rsquo;autres mesures comme la réduction de son taux directeur.</p>
<p>Cependant,  malgré  ces assurances  beaucoup  n&rsquo;y croient pas. Car, derrière ces chiffres, un flou s’installe. La monnaie nationale s’apprécie , mais sa stabilité dans le temps inquiète.</p>
<h2>Des prix inchangés malgré la “force” du franc</h2>
<p>Si la monnaie  s&rsquo;apprécie, cependant elle alimente toute sorte de spéculations.  A Lubumbashi par exemple,  le dollar s’achète à 2 500 francs congolais et se revend à 2 150 CDF auprès des changeurs de monnaie. Les opérateurs de télécommunication, eux, appliquent leurs propres taux . Chez Airtel un réseau de télécommunication mobile , 100 unités s’achètent à 2 470 CDF, l&rsquo;équivalent  d&rsquo;un  dollar. Rien à voir avec le taux officiel de 2164 pour un dollar américain.</p>
<p>Le marché réel semble donc ignorer totalement la BCC. Un cambiste rencontré près de la Poste à Lubumbashi lâche « <em>On ne peut pas suivre leurs chiffres. Ce sont des taux de bureau, pas de terrain.</em> »</p>
<p>En théorie, la <a href="https://magazinelaguardia.info/2025/10/10/rdc-baisse-du-taux-de-change-quel-impact-pour-la-population/" target="_blank" rel="noopener">hausse du franc congolais</a> devrait alléger la facture des ménages. En pratique, les prix ne bougent presque pas. Cependant dans les marchés populaires, on observe quelques baisses timides  même si chaque commercant y va de sa manière.</p>
<p>Dans certains lieux de négoce comme au marché Mzee Laurent Desiré Kabila, le prix le sac de farine de maïs a baissé de 30 % . Il passe de 55 000 à 38 000 CDF. Le sac de sucre de 50 Kg  perd aussi  à peine 6 %. En outre, le bidon d’huile végétale se vend à 75 000 CDF au lieu de 80 000 CDF soit une baisse de 6 %. Face à ce qui ressemble à une diminution des prix, une vendeuse de farine tempère la joie d’une cliente : « <em>Ne te réjouis pas, maman. Ce que tu vois, ce sont juste des chiffres. En réalité, rien n’a changé.»</em></p>
<p><img decoding="async" loading="lazy" class="alignnone wp-image-38455 size-large" src="https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/10/file_00000000cf5061f5906a97a75d9ef359-683x1024.png" alt="" width="640" height="960" srcset="https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/10/file_00000000cf5061f5906a97a75d9ef359-683x1024.png 683w, https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/10/file_00000000cf5061f5906a97a75d9ef359-200x300.png 200w, https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/10/file_00000000cf5061f5906a97a75d9ef359-768x1152.png 768w, https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/10/file_00000000cf5061f5906a97a75d9ef359.png 1024w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /></p>
<p>En effet le prix du sac de la farine indexé en dollar  et au taux actuel, vaut 15$.</p>
<p>Mais dans les <a href="https://magazinelaguardia.info/2025/09/29/produits-des-supermarches-un-piege-pour-la-sante-des-bebes/" target="_blank" rel="noopener">supermarchés</a> du centre-ville, les étiquettes sont figées. « <em>Nous vendons encore selon le taux de 2 800 CDF pour 1 USD</em> », confie un employé d’un super-marché sur avenue Moero.  « <em>Les chefs attendent d’écouler les anciens stocks avant de revoir les prix. Ils ont ainsi sollicité un delai d&rsquo;un mois pour leur épargner des pertes »</em></p>
<h3>Face au taux de change, confusion dans les écoles et ailleurs</h3>
<p>Dans les écoles, c&rsquo;est la confusion qui y règne. Certains promoteurs exigent les frais scolaires au taux de 2 900 CDF pour 1 dollar. D&rsquo;autres par contre refusent le paiement en dollars. Ainsi, plusieurs responsables d&rsquo;écoles ont convoqué les parents d&rsquo;élèves afin de réajuster le taux du minerval. C&rsquo;est le cas du complexe scolaire Bupe de Kasumbalesa. Résultat : parents et directions se disputent sur les nouveaux barèmes.</p>
<p>A lire aussi, <a href="https://magazinelaguardia.info/2023/08/02/lubumbashi-baisse-du-dollar-mais-pas-de-baisse-des-prix-sur-le-marche/" target="_blank" rel="noopener">Lubumbashi: baisse du dollar , mais pas de baisse des prix sur le marché</a></p>
<p>Le non  respect du taux de change s&rsquo;observe meme auprès des sociétés publiques. Par exemple, la <a href="https://magazinelaguardia.info/2025/10/07/haut-katanga-snel-deficit-de-68-du-courant-electrique/" target="_blank" rel="noopener">société nationale d&rsquo;électricité</a>, a appliqué  le taux de 2000 CDf  pour un dollars. Alors que le le 13 octobre le taux etait à 2 300CDF pour un dollar, cette société a vendu un crédit d&rsquo;électricité de 20$ à 40000 CDF.</p>
<p><img decoding="async" loading="lazy" class="alignnone wp-image-38457 size-full" src="https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/10/20251018_150559-scaled.jpg" alt="" width="1011" height="2560" srcset="https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/10/20251018_150559-scaled.jpg 1011w, https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/10/20251018_150559-118x300.jpg 118w, https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/10/20251018_150559-404x1024.jpg 404w, https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/10/20251018_150559-768x1944.jpg 768w, https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/10/20251018_150559-607x1536.jpg 607w, https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/10/20251018_150559-809x2048.jpg 809w" sizes="(max-width: 1011px) 100vw, 1011px" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Méfiance &#8230;</h3>
<p>Malgré la légère remontée du dollar le 16 octobre, la méfiance persiste. Beaucoup voient dans cette baisse soudaine une manipulation politique ou financière. En outre, certains Lushois restent méfiants sur les effets positifs de cette politique.  « <em>Économiquement, c&rsquo;est inexplicable d&rsquo;autant plus que notre économie est extravertie. Le peuple a perdu son pouvoir d’achat. Cette chute brutale du taux de change aura un impact néfaste sur les reserves nationales et sur l&rsquo;économie  »,</em> estime Alain Mikobi, un économiste local.</p>
<p>Dans le camp politique, la députée Benatar Chilufya, présidente de la commission provinciale de l’emploi et de l’entrepreneuriat au sein de l&rsquo; assemblée provinciale du Haut-Katanga, dénonce un véritable “crime économique”.</p>
<p>Lors d’un point de presse à Lubumbashi, elle accuse la BCC de plonger les ménages dans la misère :« <em>Le Haut-Katanga a perdu plus de 35 % de son pouvoir d’achat du jour au lendemain. Le gouverneur de la Banque est entré dans la poche du pauvre et l’a déchirée</em> ! »</p>
<p>Pour elle, cette mesure précipitée n’a pas été préparée. Elle risque ainsi de créer une crise alimentaire si rien n’est fait.</p>
<p>«  Aujourd&rsquo;hui, c&rsquo;est la population qui paye le prix le plus fort. Si nous ne prenons pas garde,  nous risquons de connaitre le pire et le pays risque d&rsquo;entrer dans une crise alimentaire. » <em>En outre, le franc congolais ne reprendra sa vraie valeur que si nous produisons localement et exportons nos produits »,</em> martèle-t-elle.</p>
<h3>Une appréciation “virtuelle” du franc ?</h3>
<p>Pour de nombreux observateurs, cette “baisse du dollar” est purement technique,voire artificielle.</p>
<p>Les raisons exactes restent floues : aucune communication claire du ministère de l’Économie, aucun plan de stabilisation monétaire annoncé.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		  <p>L’article <a rel="nofollow" href="https://magazinelaguardia.info/2025/10/17/rdc-economie-baisse-du-taux-de-change-veracite-ou-arnaque/">RDC-Economie: baisse du taux de change, véracité ou arnaque ?</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://magazinelaguardia.info">LA GUARDIA</a>.</p>
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		<title>RDC : intolérance, dénigrement et menaces en ligne contre la communauté LGBTQI+</title>
		<link>https://magazinelaguardia.info/2025/10/02/rdc-intolerance-denigrement-et-menaces-en-ligne-contre-la-communaute-lgbtqi/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Godlive Nyemba]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Oct 2025 10:54:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Enquête]]></category>
		<category><![CDATA[La une]]></category>
		<category><![CDATA[discours de haine]]></category>
		<category><![CDATA[LGBTQ+]]></category>
		<category><![CDATA[RDC]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En République Démocratique du Congo (RDC) la communauté LGBTQI+ fait face aux discours de stigmatisation et de discrimination mobilisés dans des récits propageant un sentiment</p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://magazinelaguardia.info/2025/10/02/rdc-intolerance-denigrement-et-menaces-en-ligne-contre-la-communaute-lgbtqi/">RDC : intolérance, dénigrement et menaces en ligne contre la communauté LGBTQI+</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://magazinelaguardia.info">LA GUARDIA</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>En République Démocratique du Congo (RDC) la communauté LGBTQI+ fait face aux discours de stigmatisation et de discrimination mobilisés dans des récits propageant un sentiment de haine et de rejet de cette communauté sur les plateformes sociales. C&rsquo;est notamment sur X (ex-Twitter) qui semble posséder une forte concentration de récits anti-LGBTQI+, suivis par Facebook et TikTok.</strong></p>
<p>Ces récits se fondent généralement sur le cadre pénal congolais, lequel ne criminalise pas explicitement l’homosexualité. L’article 175 du Code pénal congolais portant sur les outrages aux bonnes mœurs et l’article 40 de l’<a href="https://www.leganet.cd/Legislation/Code%20de%20la%20famille/Table.htm" target="_blank" rel="noopener">ordonnance-loi n° 87-010 du 1ᵉʳ août 1987</a> du Code de la famille sous-tendent un cadre légal limité, celui de la reconnaissance stricte de l&rsquo;union entre un homme et une femme, excluant, de facto, toute autre forme d’union.</p>
<p>Lire aussi: <a href="https://magazinelaguardia.info/2023/10/18/attention-ce-post-x-sur-lhomosexualite-attribue-a-d-mukwege-est-fabrique/">Attention : Ce post X sur l’homosexualité attribué à D. Mukwege est fabriqué</a></p>
<p>Ce cadre légal silencieux est souvent utilisé comme le fondement d’un rejet “légitime”, bien qu’aucune loi congolaise ne criminalise explicitement l’homosexualité. Entre avril et décembre 2024, des campagnes de stigmatisation en ligne ciblant les personnes homosexuelles ont été recensées. La plateforme X a enregistré plus de 1.600 posts mobilisant un discours de haine contre la communauté LGBTQI+, avec des termes dénigrants tels que : <a href="https://x.com/JoeMoyiwabu/status/1797626832109326611" target="_blank" rel="noopener">Woubi</a> , <a href="https://x.com/KieseEddy1921/status/1771238626707345659" target="_blank" rel="noopener">Pédé</a>, <a href="https://x.com/JoeMoyiwabu/status/1797626832109326611" target="_blank" rel="noopener">Double sim</a> ou encore <a href="https://x.com/MeNdungunkosi/status/1962167811502964857" target="_blank" rel="noopener">2X2.</a> Ces campagnes conduisent aux répercussions physiques et à la polarisation des discours politiques et religieux.</p>
<figure id="attachment_38055" aria-describedby="caption-attachment-38055" style="width: 622px" class="wp-caption alignnone"><img decoding="async" loading="lazy" class="wp-image-38055 size-full" src="https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/10/Les-mots-les-plus-utilises-sur-Google-trend-622x404-1.jpg" alt="Les mots les plus utilisés pour désigner la communauté LGBTQ+" width="622" height="404" srcset="https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/10/Les-mots-les-plus-utilises-sur-Google-trend-622x404-1.jpg 622w, https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/10/Les-mots-les-plus-utilises-sur-Google-trend-622x404-1-300x195.jpg 300w" sizes="(max-width: 622px) 100vw, 622px" /><figcaption id="caption-attachment-38055" class="wp-caption-text">Capture d&rsquo;écran</figcaption></figure>
<figure id="attachment_38056" aria-describedby="caption-attachment-38056" style="width: 664px" class="wp-caption alignnone"><img decoding="async" loading="lazy" class="wp-image-38056 size-full" src="https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/10/Utilisation-des-mots-sur-X-664x417-1.jpg" alt="C'est X que l'intolérance se fait ressentir." width="664" height="417" srcset="https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/10/Utilisation-des-mots-sur-X-664x417-1.jpg 664w, https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/10/Utilisation-des-mots-sur-X-664x417-1-300x188.jpg 300w" sizes="(max-width: 664px) 100vw, 664px" /><figcaption id="caption-attachment-38056" class="wp-caption-text">Capture d&rsquo;ecran</figcaption></figure>
<h2>Revendication de criminaliser l’homosexualité et récits anti-LGBTQI+</h2>
<p>La première vague des posts anti-LGBTQI+ a débuté le 03 avril 2024 après une publication de <a href="https://x.com/ConstantMutamba" target="_blank" rel="noopener">Constat Mutamba</a>, ancien député et ancien ministre de la Justice de la RDC. Le post de Mutamba présentait publiquement un <a href="https://x.com/ConstantMutamba/status/1775537620585525629" target="_blank" rel="noopener">projet de loi criminalisant l’homosexualité</a> et revendique des sanctions allant de 5 à 15 ans de prison, pour quiconque, selon son post, pratiquerait un acte homosexuel ou un geste assimilé à l’homosexualité.</p>
<p>Le post de Mutamba a recueilli plus de 89.500 vues, 1.804 interactions et 366 commentaires. Son post a généré un soutien significatif illustré par le ton des réactions. Une grande majorité des commentaires soutient la proposition de loi de Mutamba en s’appuyant parfois sur des arguments d’imposition d’une culture occidentale ou en mettant en des arguments religieux.</p>
<figure id="attachment_38058" aria-describedby="caption-attachment-38058" style="width: 613px" class="wp-caption alignnone"><img decoding="async" loading="lazy" class="wp-image-38058 size-full" src="https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/10/Post-sur-X-de-Constant-Mutamba-1.jpg" alt="Post sur X de Constant Mutamba" width="613" height="584" srcset="https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/10/Post-sur-X-de-Constant-Mutamba-1.jpg 613w, https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/10/Post-sur-X-de-Constant-Mutamba-1-300x286.jpg 300w" sizes="(max-width: 613px) 100vw, 613px" /><figcaption id="caption-attachment-38058" class="wp-caption-text"><em><span style="font-size: 16px;">Captures d’écran du post de Constant Mutamba sur la loi proposition de la loi criminalisant l’homosexualité en RDC</span></em></figcaption></figure>
<p>Dans une autre<a href="https://vm.tiktok.com/ZMAfLbaMC/" target="_blank" rel="noopener"> vidéo publiée sur TikTok </a>par le compte <a href="https://www.tiktok.com/@lordmandiki092" target="_blank" rel="noopener">Lordmandiki092</a> le 29 mai 2024, on voit Constant Mutamba très viscéral contre la communauté LGBTQI+ en RDC. “Tu fais papa &#8211; papa, tu fais maman &#8211; maman, prison. Tu as 5 à 15 ans de prison. 2&#215;2, ça doit s’arrêter. 15 ans de prison plus 30 millions de Francs congolais à titre d’amende (environ 10,500 USD &#8211; NDLR)”, a-t-il déclaré dans la vidéo qui a eu plus de 35.000 vues, 637 partages et 365 commentaires.</p>
<p><img decoding="async" loading="lazy" class="alignnone wp-image-38059 size-full" src="https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/10/Post-de-Constant-Mutamba-sur-TikTok-623x541-1.jpg" alt="Post de Mutamba sur TikTok" width="623" height="541" srcset="https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/10/Post-de-Constant-Mutamba-sur-TikTok-623x541-1.jpg 623w, https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/10/Post-de-Constant-Mutamba-sur-TikTok-623x541-1-300x261.jpg 300w" sizes="(max-width: 623px) 100vw, 623px" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Les publications de Constant Mutamba sur les réseaux sociaux ont généré une forme de polarisation du sentiment anti-LGBTQI+ illustrée par des avis contraires appelant le député Mutamba à considérer d’autres questions sociales jugées, par d’autres internautes, plus critiques au regard de l’homosexualité en République Démocratique du Congo.</p>
<p>Les propos de Mutamba ont déclenché une série de posts sur X et sur Facebook ciblant spécifiquement les personnes appartenant à la communauté LGBTQI+ en RDC.  Et c&rsquo;est particulièrement celles vivant dans la capitale congolaise Kinshasa. Entre le 3 et le 30 avril 2024, au total 64 comptes Facebook congolais ont amplifié son message, récoltant plus de 302.500 vues, 25.014 interactions et 6.133 commentaires.</p>
<p>Des comptes influenceurs comme <a href="https://www.facebook.com/share/p/1FS33ZVkF6/" target="_blank" rel="noopener">Pepele News</a>, ont reçu plus d’engagement en amplifiant le message de Mutamba. Sur X, 405 comptes ont également amplifié le propos de Mutamba amassant 1.217.203 vues, 81.040 interactions et 13.816 commentaires.</p>
<p>Des comptes certifiés sur X possédant une taille d’abonnés considérable ont joué un rôle clé dans la propagation de la proposition de la loi criminalisant l’homosexualité de Constant Mutamba, parmi ces comptes, nous avons pu identifier <a href="https://x.com/GraceShako1" target="_blank" rel="noopener">Grace Shako,</a> <a href="https://x.com/MpoyiJojo" target="_blank" rel="noopener">Mpoyi JoJo</a>, <a href="https://x.com/NgazwaJean" target="_blank" rel="noopener">Ngwaza Jean</a>, <a href="https://x.com/ChristianLumu31" target="_blank" rel="noopener">Christian Limu</a> et <a href="https://x.com/MbonziNaomie" target="_blank" rel="noopener">Naomie Mbonzi</a>. Bien que cette liste ne soit pas exhaustive, l’analyse de l’activité des comptes révèle que ces comptes expriment une forme de proximité avec des dirigeants congolais ou encore le pouvoir en exercice au Congo.</p>
<p><img decoding="async" loading="lazy" class="alignnone wp-image-38066 size-full" src="https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/10/Acteurs-cles626x472.jpg" alt="Acteurs clés" width="626" height="472" srcset="https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/10/Acteurs-cles626x472.jpg 626w, https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/10/Acteurs-cles626x472-300x226.jpg 300w" sizes="(max-width: 626px) 100vw, 626px" /></p>
<p>Cette effervescence de posts a conduit à des répressions physiques à l’encontre de la communauté LGBTQI+. <a href="https://www.facebook.com/share/p/1CmiWyL6Gq/" target="_blank" rel="noopener">Un post Facebook</a> publié par <a href="https://www.facebook.com/profile.php?id=100087328825904" target="_blank" rel="noopener">Ebale Ya Mozindo</a>, un compte Facebook appartenant à un site d’actualité congolaise, rapportait qu’un homme transgenre congolais identifié sous le nom de “Shakiro” a subi une agression physique et des menaces de mort qui l’auraient contraint de quitter Kinshasa. Cet incident est enregistré 3 jours seulement après la proposition de loi de Constant Mutamba.</p>
<p><img decoding="async" loading="lazy" class="alignnone wp-image-38067 size-large" src="https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/10/different-posr-sur-Facebook-623x1200-1-532x1024.jpg" alt="Diffèrent post sur Facebook 623x1200" width="532" height="1024" srcset="https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/10/different-posr-sur-Facebook-623x1200-1-532x1024.jpg 532w, https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/10/different-posr-sur-Facebook-623x1200-1-156x300.jpg 156w, https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/10/different-posr-sur-Facebook-623x1200-1.jpg 623w" sizes="(max-width: 532px) 100vw, 532px" /></p>
<p>Les récits anti-LGBTQI+ ont continué de se propager sur les plateformes en mai et juin 2024 dû à de nouvelles sorties du député Mutamba. Le 31 mai 2025, un post X du média en ligne Beto, annonçait qu’une <a href="https://x.com/betordc/status/1796670429337165903/photo/1" target="_blank" rel="noopener">organisation militant pour les droits de la communauté LGBTQI</a>+ à Kinshasa, non-identifiée, avait plaidé auprès de la Commission nationale des droits humains (CNDH) pour une promotion des droits de cette communauté en République Démocratique du Congo.</p>
<p><img decoding="async" loading="lazy" class="alignnone wp-image-38064 size-full" src="https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/10/Screenshot_20251002_104851_Docs_copy_629x680.jpg" alt="Capture d'écran de la publication X du media en ligne Beto" width="629" height="680" srcset="https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/10/Screenshot_20251002_104851_Docs_copy_629x680.jpg 629w, https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/10/Screenshot_20251002_104851_Docs_copy_629x680-278x300.jpg 278w" sizes="(max-width: 629px) 100vw, 629px" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Ce post, ayant reçu plus de 102.600 vues sur X, a reçu environ 528 commentaires, dont 87% de commentaires appelés à punir les militants de l’organisation. Le sentiment observé sous le post a révélé un environnement très marqué par un rejet radical de la communauté LGBTQI+, renforcé par des posts, tels que celui publié par “<a href="https://x.com/bowa_09" target="_blank" rel="noopener">Cardinal de la République</a>” appelant explicitement à dire “<a href="https://x.com/bowa_09/status/1796706910244073867" target="_blank" rel="noopener">NON AUX LGBTQI+</a>”.</p>
<p>Le 12 juin 2024, Constant Mutamba est nommé ministre de la Justice et garde des Sceaux. Parmi les premières mesures, il ordonne à <a href="https://x.com/7sur7_cd/status/1804117251831803973" target="_blank" rel="noopener">la justice de poursuivre</a> les homosexuels du délit d&rsquo;homosexualité. Le 19 juin 2024, le Parquet général de Kinshasa instruit le procureur pour “répression méthodique de l’homosexualité”.</p>
<h3>Des figures d’influence congolaise étendent de récits anti-LGBTQI+</h3>
<p>Le 01 juin 2024,<a href="https://x.com/Cartesien243" target="_blank" rel="noopener"> Steve Mbikayi,</a> l’ancien ministre de l’Éducation Supérieur et Universitaire (ESU) avait déclaré que l’homosexualité endoctrine et désoriente les enfants congolais. Mbikayi avait ensuite revendiqué qu’il n’y aura pas de place pour les gays, les lesbiennes ou encore les transgenres au Congo.</p>
<p>Son message qui s’attaque au plaidoyer de l’association militante LGBTQI+, a <a href="https://x.com/IsralMutombo11/status/1796988020693897543" target="_blank" rel="noopener">été relayé</a> par l’un des journalistes les plus suivis en RDC, <a href="https://x.com/IsralMutombo11" target="_blank" rel="noopener">Israël Mutombo</a> ayant plus de 728.000 abonnés sur X. Le message de Mbikayi relayé par d&rsquo;Israël Mutombo a amassé plus de 118.000 vues, 1.508 interactions et 312 commentaires.</p>
<p>L’analyse des commentaires sous ce post a révélé une position largement hostile à la reconnaissance de la communauté LGBTQI+ en RDC. Plusieurs utilisateurs expriment une adhésion ferme au discours du député Constant Mutamba. Ceux-ci saluent egalement ses positions comme un retour aux “valeurs ancestrales” et à la “ morale africaine”, et rejetant toute influence occidentale.</p>
<p>Le langage employé par les internautes dans les commentaires oscille entre la stigmatisation et l’appel à la répression sévère contre la communauté LGBTQI+. Certains internautes vont jusqu’à évoquer la peine de mort, l’exécution ou la répression extrême pour “préserver les valeurs “ et “bannir l’abomination”. On note également l’idée que ces pratiques constitueraient un danger pour la société, comparé à un virus ou une menace d’autodestruction.</p>
<p><img decoding="async" loading="lazy" class="alignnone wp-image-38069 size-full" src="https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/10/Screenshot_20251002_111947_Docs_copy_589x467.jpg" alt="Capture d'écran du post d'Israël Mutombo " width="588" height="467" srcset="https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/10/Screenshot_20251002_111947_Docs_copy_589x467.jpg 588w, https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/10/Screenshot_20251002_111947_Docs_copy_589x467-300x238.jpg 300w" sizes="(max-width: 588px) 100vw, 588px" /></p>
<h4>La religion et le discours anti-LGBTQI+ en RDC</h4>
<p>Le sentiment anti-LGBTQI+ qui se cristallise sur les réseaux sociaux en RDC tire également son origine dans certaines prédications religieuses. Certains comptes recensés relaient des vidéos et citations de pasteurs et religieux qui condamnent l’homosexualité en se référant à la Bible.</p>
<p>Le 14 juin 2024, le compte X <a href="https://x.com/jemiopob" target="_blank" rel="noopener">RDC Mère patrie</a> a publié un post qui <a href="https://x.com/jemiopob/status/1801512965356539965" target="_blank" rel="noopener">revendiqué</a> qu’un homme ne devrait s’unir à un homme de crainte de perdre “sa gloire”. Son post a relayé une séquence de prédication d’un pasteur ivoirien au nom de Wilfreid Zahui. Le post a reçu plus de 26.700 vues et un total de 16 commentaires dans lequel des internautes ont utilisé le terme de <a href="https://x.com/jemiopob/status/1801543028806418626" target="_blank" rel="noopener">“2X2”</a> (un terme péjoratif typiquement congolais pour désigner les hommes qui entretiennent des relations avec d’autres).</p>
<p>Ces messages reflètent un discours plus large au sein des églises congolaises. Une<a href="https://hal.science/hal-02085668/document" target="_blank" rel="noopener"> étude</a> menée en 2017 par Hal Open Science sur les perspectives de l’institutionnalisation de l&rsquo;homosexualité en Afrique, a révélé qu’en République démocratique du Congo, pour les croyants de ces églises, les pratiques homosexuelles sont contraires à leur foi et les personnes homosexuelles sont des gens souillés et immoraux, des gens qu’il ne faut pas fréquenter. Ceci est le point de vue de la majorité des églises qui citent la Bible.</p>
<h6></h6>
<p><img decoding="async" loading="lazy" class="alignnone wp-image-38070 size-full" src="https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/10/Screenshot_20251002_111956_Docs_copy_562x467.jpg" alt="Une étude sur l'homosexualité dans la religion" width="562" height="467" srcset="https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/10/Screenshot_20251002_111956_Docs_copy_562x467.jpg 562w, https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/10/Screenshot_20251002_111956_Docs_copy_562x467-300x249.jpg 300w" sizes="(max-width: 562px) 100vw, 562px" /></p>
<p>Un cas recensé en 2023 sur Facebook, présente un célèbre pasteur congolais au nom de Marcello Tunasi, qui a déclaré qu’<a href="https://www.facebook.com/share/v/17SKrtdQpP/" target="_blank" rel="noopener">être homosexuel, était une perversion, un satanisme et que cela était démoniaque.</a> Le cardinal <a href="https://x.com/TataCardinal" target="_blank" rel="noopener">Fridolin Ambongo</a>, cité par un journaliste congolais au nom de Steve Wembi dans <a href="https://x.com/wembi_steve/status/1738993815954833557" target="_blank" rel="noopener">un post</a> X publié le 24 décembre 2023, a adopté un ton plus nuancé. Il a rappelé que “l’union homosexuelle n’est pas acceptée dans notre Église”.</p>
<p>Selon le cardinal Fridolin, même si les personnes homosexuelles doivent être traitées “avec respect, compassion et délicatesse”, l’homosexualité demeure “un désordre moral contraire à la loi naturelle et à notre culture africaine”. Ses propos ont néanmoins suscité de nombreux commentaires négatifs.</p>
<p>Le compte <a href="https://x.com/EncoreUnZ/status/1838500566932111370" target="_blank" rel="noopener">Milk shake</a> attire particulièrement l’attention avec un message à forte portée biblique. Il a revendiqué qu’il ne “faut pas oublier que la Bible qualifie d’<a href="https://x.com/EncoreUnZ/status/1838500566932111370" target="_blank" rel="noopener">ABOMINATION</a> deux personnes du même sexe qui pratiquent une relation sexuelle, hein, ça a valu la destruction de Sodome et Gomorrhe”. Ce post, au ton virulent, a dépassé 1,2 million de vues, illustrant la puissance de ce type de discours religieux dans le débat en ligne.</p>
<p><img decoding="async" loading="lazy" class="alignnone wp-image-38071 size-full" src="https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/10/Screenshot_20251002_112002_Docs_copy_800x467.jpg" alt="Capture d'écran de Milkshake" width="800" height="467" srcset="https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/10/Screenshot_20251002_112002_Docs_copy_800x467.jpg 800w, https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/10/Screenshot_20251002_112002_Docs_copy_800x467-300x175.jpg 300w, https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/10/Screenshot_20251002_112002_Docs_copy_800x467-768x448.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></p>
<p>Le discours anti-LGBTQ est largement répandu, y compris dans les espaces où le ton initial se veut neutre. Cela se remarque notamment dans les commentaires qui accompagnent des publications sur les réseaux sociaux. Un exemple frappant, un post de TV5 Monde<a href="https://x.com/JTAtv5monde/status/1805342877767094635" target="_blank" rel="noopener"> relatant les récentes décisions de la RDC à l’encontre de la communauté LGBTQ</a> a reçu plus de 500.000 vues et généré 282 commentaires, en très grande majorité hostile.</p>
<p>Parmi les réactions les plus radicales, <a href="https://x.com/IllungaYaGigi" target="_blank" rel="noopener">Ilunga Yave</a> Gigi saluait directement le président congolais sur X “<a href="https://x.com/IllungaYaGigi/status/1805495501736784382" target="_blank" rel="noopener">Merci @fatshi13 de nous protéger contre cette abomination</a>” ou encore le commentaire <a href="https://x.com/BenjaminAmuri" target="_blank" rel="noopener">Benjamin Amuri,</a> qui affirmait “Nous allons les traquer partout. <a href="https://x.com/BenjaminAmuri/status/1805356389302153679" target="_blank" rel="noopener">La RDC n&rsquo;est pas un pays de l&rsquo;Occident</a> pour que ces sales pratiques prennent le dessus sur nos us et coutumes. Après tout, nous sommes Africains et nous devons protéger nos cultures. Car, vous ne pouvez pas nous dépouiller de tout”.</p>
<h5>Attaques en ligne contre les acteurs défendant les droits LGBTQI+</h5>
<p>Sur les réseaux sociaux congolais, l’hostilité ne vise pas seulement les personnes LGBTQI+, mais aussi ceux qui osent défendre leurs droits. En juin 2024, l’opposante et ex-candidate à la présidentielle <a href="https://x.com/tokwauluaena2" target="_blank" rel="noopener">Bernadette Tokwaulu</a> publie un message rappelant que <a href="https://x.com/tokwauluaena2/status/1805478281040322884" target="_blank" rel="noopener">l&rsquo;homosexualité, qu’on le reconnaisse ou non, existe depuis toujours,</a> au même titre que d’autres réalités cachées comme l’inceste.</p>
<p>Son propos déclenche une avalanche de réactions hostiles. La journaliste <a href="https://x.com/KimKimuntu" target="_blank" rel="noopener">Paulette Kimuntu</a>, qui <a href="https://x.com/KimKimuntu/status/1805597304021254591" target="_blank" rel="noopener">relaie ce message</a>, subit à son tour des <a href="https://x.com/TMDBany/status/1805616465535480237" target="_blank" rel="noopener">attaques personnelles,</a> certains <a href="https://x.com/lundu_wivin/status/1805597759841382749" target="_blank" rel="noopener">insinuant qu’elle partagerait elle-même l’orientation sexuelle</a> qu’elle défend publiquement.</p>
<p>Le journaliste <a href="https://x.com/Katsuva_R" target="_blank" rel="noopener">Rodriguez Katshuva</a>, basé dans l’Est de la RDC, connaît la même expérience. En rappelant que <a href="https://x.com/Katsuva_R/status/1805934491472441481" target="_blank" rel="noopener">l’homosexualité n’est ni un délit ni un crime en droit congolais</a> et en dénonçant le populisme de certains responsables politiques, il provoque plus de quatre cents commentaires majoritairement négatifs. De nombreux internautes l’accusent d’être “<a href="https://x.com/mzeebushiri/status/1805941854153617431" target="_blank" rel="noopener">à la solde de l’Occident</a>” ou de dissimuler sa propre <a href="https://x.com/andredilomba21/status/1806101298045194609" target="_blank" rel="noopener">“homosexualité”</a>.</p>
<p>Ces épisodes illustrent un phénomène plus large . il s&rsquo;agit de  l’intolérance numérique se mue en arme contre toute prise de position en faveur des droits LGBTQI+. Et cette hostilité en ligne n’est pas sans conséquence . Car,  elle encourage dans la réalité des comportements discriminatoires.  Et, parfois, des excès de zèle de la part d’agents de sécurité.</p>
<p><img decoding="async" loading="lazy" class="alignnone wp-image-38072 size-full" src="https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/10/Screenshot_20251002_112010_Docs_copy_548x467.jpg" alt="Capture d'écran du post de Rodriguez Katsuva" width="548" height="467" srcset="https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/10/Screenshot_20251002_112010_Docs_copy_548x467.jpg 548w, https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/10/Screenshot_20251002_112010_Docs_copy_548x467-300x256.jpg 300w" sizes="(max-width: 548px) 100vw, 548px" /></p>
<h5>Insulte homophobe utilisée comme arme de discrédit politique</h5>
<p>La stigmatisation des personnes LGBTQI+ sur les réseaux sociaux alimente un autre phénomène. il s&rsquo;agit de  l’usage de l’homophobie comme outil de discrédit politique. Certains acteurs en ont même fait une marque de fabrique.</p>
<p>C’est le cas de <a href="https://x.com/Ludovicmilambo" target="_blank" rel="noopener">Ludovic Milambo</a>, membre de la majorité présidentielle et qui se présente comme communicateur privé du Chef de l’État. Pour attaquer un opposant de la coalition Lamuka, <a href="https://x.com/prince_epenge" target="_blank" rel="noopener">Prince Epenge,</a> farouchement opposé à une révision de la Constitution, il recourt publiquement à<a href="https://x.com/Ludovicmilambo/status/1861705074902212609" target="_blank" rel="noopener"> l’insulte homophobe en l’appelant “pédé</a>”, insinuant qu’il se serait maquillé avant de s’exprimer.</p>
<p><img decoding="async" loading="lazy" class="alignnone wp-image-38073 size-full" src="https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/10/Screenshot_20251002_112021_Docs_copy_663x467.jpg" alt="Capture d'écran  du post de Ludovic Milambo" width="663" height="467" srcset="https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/10/Screenshot_20251002_112021_Docs_copy_663x467.jpg 663w, https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/10/Screenshot_20251002_112021_Docs_copy_663x467-300x211.jpg 300w" sizes="(max-width: 663px) 100vw, 663px" /></p>
<p>La même rhétorique dégradante est reprise lorsqu’il s’en p<a href="https://x.com/Ludovicmilambo/status/1865024816467661053" target="_blank" rel="noopener">rend plus tard à un autre politicien,</a> <a href="https://x.com/IyendaOfficiel" target="_blank" rel="noopener">Manix Eyinda</a>. Ludovic Milambo n’est pas un cas isolé. D’autres comptes, parfois anonymes, emploient le même vocabulaire pour ridiculiser leurs adversaires. Dans ce contexte, le terme “pédé” devient moins une accusation réelle d’homosexualité qu’un outil pour salir l’image de l’autre. Ceci revele en outre combien l’homophobie reste un levier commode du débat politique en RDC.</p>
<p>Cet article a été rédigé avec le soutien de l&rsquo;Académie africaine pour les enquêtes open source (AAOSI) dans le cadre d&rsquo;une initiative du ministère norvégien des Affaires étrangères et de Code for Africa (CfA). Pour plus d&rsquo;informations, rendez-vous sur <a href="https://disinfo.africa/" target="_blank" rel="noopener">https://disinfo.africa/</a>.</p>
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		<title>Lubumbashi : les boissons à forte dose envahissent la ville</title>
		<link>https://magazinelaguardia.info/2025/09/22/lubumbashi-les-boissons-a-forte-dose-envahissent-la-ville/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Divine Mbuyu]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 22 Sep 2025 14:11:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Enquête]]></category>
		<category><![CDATA[La une]]></category>
		<category><![CDATA[haut katanga]]></category>
		<category><![CDATA[Lubumbashi]]></category>
		<category><![CDATA[ministère de la santé]]></category>
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		<category><![CDATA[RDC]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À Lubumbashi, dans les marchés, les petits kiosques, les quartiers ainsi que dans les arrêts de bus, les boissons alcoolisées à fortes doses s&#8217;y vendent</p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://magazinelaguardia.info/2025/09/22/lubumbashi-les-boissons-a-forte-dose-envahissent-la-ville/">Lubumbashi : les boissons à forte dose envahissent la ville</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://magazinelaguardia.info">LA GUARDIA</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>À Lubumbashi, dans les marchés, les petits kiosques, les quartiers ainsi que dans les arrêts de bus, les boissons alcoolisées à fortes doses s&rsquo;y vendent en toute quiétude. Ces boissons s&rsquo;achètent à bas prix, souvent entre 500 et 1000 CDF. Sur les 10 kiosques visités au quartier Tabac Congo de la commune de Kampemba 8, 8 vendent ces produits. Sur les quatre arrêts de bus au centre-ville, ligne Tabac-Congo, Mégastore et Kabulamenshi, Pengapenga, ces boissons se vendent en toute discrétion.</strong></p>
<p>Il est 08 h ce jeudi 18 septembre 2025 au quartier Tabac Congo, sur la route Kafubu. Devant un petit kiosque, les jeunes, d&rsquo;une vingtaine d&rsquo;années environ, sont assis.  Chacun à son tour prend un ou deux verres d&rsquo;une boisson alcoolisée à forte dose de la fabrication artisanale. Un verre coute 500 CDF. « T<em>out le monde ne peut pas se permettre d&rsquo;acheter une boisson à 2500 CDF, je bois ceci fabriqué localement et c&rsquo;est moins couteux »,</em> déclare un jeune consommateur rencontré sur place.</p>
<p>À quelques mètres de là, vers le marché non loin de l&rsquo;ancien cimetière Tabac, un autre kiosque, dans lequel se vendent les boissons alcoolisées à fortes doses importées. Sur l&#8217;emballage c&rsquo;est écrit « V8 ». La bouteille est vendue à 1000 CDF. Ici, la discrétion est de mise. Ainsi, le consommateur mélange cette boisson à une autre. Souvent il change de bouteille à l&rsquo;achat même. « <em>Ces boissons viennent de la Zambie, nous achetons un carton entre 10 et 20 dollars américains à partir d&rsquo;ici</em>« , confie un tenancier de kiosque.</p>
<p>Ce constat est le même dans les arrêts de bus au centre-ville. À l&rsquo;arrêt de bus de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Kenya_(Lubumbashi)#:~:text=Kenya%20est%20une%20commune%20du,en%20extension%20du%20quartier%20Albert.">Kenya</a>, vers le marché Mzee, ce sont les vendeurs de cigarettes et de boissons gazeuses qui vendent ces produits à forte dose. Ainsi, les chauffeurs et les receveurs s&rsquo;en procurent régulièrement.</p>
<h2>Des dépôts clandestins</h2>
<p>Les tenanciers de kiosques se procurent ces boissons alcoolisées à forte dose dans des dépôts clandestins. Certains produits proviennent d&rsquo;une importation et d&rsquo;autres sont fabriqués localement. Les boissons qui sont importées sont souvent vendues dans des petites bouteilles de 30 ml, voire 50 ml, ou en petits sachets.</p>
<p>Cependant, celles qui sont de la fabrication artisanale n&rsquo;ont pas d&#8217;emballage.  Aucun étiquetage, aucune date de péremption, aucune indication sur la composition. Selon une fabricante artisanale, trois à quatre jours est la durée normale de la préparation de cette boisson. « <em>La durée de la fermentation dépend d&rsquo;une personne à une autre. Il y a ceux qui préparent ça avec le maïs et la farine de manioc. Actuellement il y a ceux qui fabriquent en brulant les étapes de fermentation et y mettent du sucre</em>« , explique-t-elle.</p>
<h4>Un grand danger pour la santé</h4>
<p>Cette réalité n&rsquo;est pas seulement vécue au quartier Tabac Congo. Elle est aussi dans les arrêts de bus et dans d&rsquo;autres quartiers de Lubumbashi. Ces boissons alcoolisées à forte dose sont dangereuses pour la santé de ses consommateurs, souligne un médecin luxembourgeois. « <em>La consommation excessive de ces boissons entraine plusieurs troubles. Par exemple, troubles de mémoire, de concentration et un peu plus tard un manque d&rsquo;appétit. Ce qui peut causer des problèmes de foie (cirrhose hépatique). Et cela entraîne des gonflements des mains et des pieds et celui du ventre et l&rsquo;amaigrissement », </em>indique-t-il.</p>
<p>Outre les troubles sanitaires que peuvent causer ces boissons, certains Lushois pensent que leur consommation conduirait plusieurs jeunes à la délinquance. « <em>Dans plusieurs quartiers, il y a ce que l&rsquo;on appelle staff. On y trouve beaucoup de jeunes qui consomment ces boissons parfois sous les yeux de services de sécurité. S&rsquo;il y a moyen que l&rsquo;on interdise la fabrication locale. Et aussi l&rsquo;importation comme on l&rsquo;avait fait il y a quelques années</em>« , dit Patrick Kapya, habitant de Tabac Congo.</p>
<p>Lire aussi : <a href="https://magazinelaguardia.info/2022/09/04/lubumbashi-la-dangerosite-des-boissons-energisantes/">Lubumbashi : la dangerosité des boissons énergisantes</a></p>
<p>Il faut dire qu&rsquo;il y a quelques années le gouvernement provincial du Katanga avait interdit l’importation des boissons alcoolisées à forte dose. Il avait également procédé à la fermeture des usines qui les produisaient localement.    À l&rsquo;heure actuelle, l&rsquo;autorité urbaine et la police procèdent parfois à des rafles des vendeurs de ces boissons. Cependant, le commerce et la commercialisation ne faiblissent pas.</p>
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		<title>Lubumbashi-Masangoshi: le taux d&#8217;assainissement des toilettes est de 6%</title>
		<link>https://magazinelaguardia.info/2025/08/28/lubumbashi-masangoshi-le-taux-dassainissement-des-toilettes-est-de-6/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Demester Maloba]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 Aug 2025 06:30:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Enquête]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[La une]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[entreprise Ruashi Mining]]></category>
		<category><![CDATA[inondations]]></category>
		<category><![CDATA[matière fécale]]></category>
		<category><![CDATA[Toilettes]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Masangoshi, c&#8217;est l&#8217;une des cellules situées dans la commune de la Rwashi à proximité de l&#8217;entreprise Ruashi Mining à Lubumbashi. Dans cette cellule, la plupart</p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://magazinelaguardia.info/2025/08/28/lubumbashi-masangoshi-le-taux-dassainissement-des-toilettes-est-de-6/">Lubumbashi-Masangoshi: le taux d&rsquo;assainissement des toilettes est de 6%</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://magazinelaguardia.info">LA GUARDIA</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Masangoshi, c&rsquo;est l&rsquo;une des cellules situées dans la commune de la Rwashi à proximité de<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Mine_de_Ruashi" target="_blank" rel="noopener"> l&rsquo;entreprise Ruashi</a> Mining à <a href="https://magazinelaguardia.info/2024/11/19/lubumbashi-journee-des-latrines-murs-et-arbres-font-laffaire/">Lubumbashi</a>. Dans cette cellule, la plupart des toilettes ne respectent pas les normes hygiéniques. Ainsi, sur 30 ménages sondés, deux seulement utilisent les cuves de la marque turque. Ceci représente un taux d&rsquo;assainissement de 6 %. Un taux très faible, car en RDC, le taux moyen est de 16 %.</strong></p>
<p>En effet, l&rsquo;accès à un environnement sain est un droit constitutionnel. L&rsquo;article 53 de la Constitution de la République démocratique du Congo consacre ce droit. Cependant, à la cellule Masangoshi dans la commune de la Rwashi, ce droit est loin d&rsquo;être vécu. De ce fait, plusieurs ménages utilisent des toilettes malpropres. La plupart d&rsquo;entre elles sont des toilettes à ciel ouvert.</p>
<p>Lire aussi : <a href="https://magazinelaguardia.info/2025/01/15/ex-katanga-70-de-menages-utilisent-les-toilettes-non-ameliorees-ins/">Ex-Katanga : 70 % de ménages utilisent les toilettes non améliorées INS</a></p>
<p>Dans cette cellule la réalité est choquante. C&rsquo;est par exemple dans la parcelle où loge Monsieur Ngoy (le nom a été changé). Ici, logent 7 familles, toutes locataires. À l&rsquo;entrée de la parcelle, on y aperçoit un morceau d&rsquo;un tuyau PVC enfui dans un petit trou. Quelques morceaux de sac de rafia forment les murs de cette toilette visiblement non utilisable par des grandes personnes.</p>
<h4>Certains manquent des toilettes.</h4>
<p>Par ailleurs, quelques locataires trouvés dans cette parcelle déclarent vivre sans toilette. C&rsquo;est le cas de [Jemima Kasongo], le nom a été changé. Celle-ci ne cache pas son inquiétude de louer une maison dans une parcelle sans toilettes. « <em>Nous vivons sans latrines ici. Et c&rsquo;est pénible.</em> » En outre, elle affirme que sa famille et ses colocataires utilisent des petits seaux pour faire le petit et le grand besoin. « <em>Nous collaborons avec nos voisins pour verser nos pots dans leurs toilettes. Parfois nous nous soulageons directement dans leurs toilettes.</em> » Celle-ci indique ne pas comprendre l&rsquo;attitude de leur bailleur. « <em>Malgré nos doléances, le bailleur exige notre contribution afin de construire pour nous une toilette, bien que nous payions le loyer chaque mois.</em> »</p>
<h3>Danger sanitaire</h3>
<p>Face à cet état, Yves Kabango, expert en santé communautaire, craint le pire dans les jours à venir dans ce coin. Pour cet expert, ces habitants seront confrontés aux maladies hydriques. «<em> Les toilettes mal entretenues sont une porte d&rsquo;entrée des maladies dites de mains sales.</em> » Et de poursuivre : « <em>Pendant la période pluvieuse, les eaux entraînent la matière fécale dans la population.</em> » Il encourage ces habitants à promouvoir la médecine préventive plutôt que curative.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>RDC – Exploitation minière : Graves menaces sur la santé de la reproduction</title>
		<link>https://magazinelaguardia.info/2025/06/19/rdc-exploitation-miniere-graves-menaces-sur-la-sante-de-la-reproduction/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Denise Maheho]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 Jun 2025 08:27:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Enquête]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[La une]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[Sur le web]]></category>
		<category><![CDATA[cobalt]]></category>
		<category><![CDATA[environnement]]></category>
		<category><![CDATA[RDC]]></category>
		<category><![CDATA[santé de la reproduction]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Entre 2018 et 2023, la production du cobalt en RDC est passée de 104.000 tonnes à 170.000. Soit, une augmentation de 63%, due à l’accélération</p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://magazinelaguardia.info/2025/06/19/rdc-exploitation-miniere-graves-menaces-sur-la-sante-de-la-reproduction/">RDC – Exploitation minière : Graves menaces sur la santé de la reproduction</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://magazinelaguardia.info">LA GUARDIA</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Entre 2018 et 2023, la production du cobalt en RDC est passée de 104.000 tonnes à 170.000. Soit, une augmentation de 63%, due à l’accélération de l’exploitation de ce minerai stratégique pour la transition énergétique mais nuisible à l’environnement et à la santé de la reproduction. A Musonoï, un quartier de l’Ouest de la ville de Kolwezi, les femmes sont les plus exposées. Des cas d’avortements, de fausses couches et, même, de malformations congénitales y sont de plus en plus fréquents. </strong></p>
<p>Construit sur une colline à moins de 2 kilomètres du centre-ville de Kolwezi, Musonoï surplombe la capitale mondiale du cobalt. Dans ce quartier est implanté, une grande mine à ciel ouvert, de la Compagnie minière de Musonoï, (COMMUS), une filiale du groupe chinois Zijin. Pour y accéder, nous passons par une route en terre, rongée par les eaux de ruissellement.</p>
<p>À moins de 500 mètres de la mine, se trouvent des habitations. Elles sont séparées d’elle par un mur en blocs de ciment, haut d’environ 2 mètres et de plus de 5 kilomètres de longueur. À côté, prés de 40 % de l’ancien quartier Gécamines ont déjà été transformés en mine par la même société. Depuis, les habitants de Musonoï se plaignent de la pollution de l’air et de l’eau.</p>
<h4>De l&rsquo;eau contaminée</h4>
<p>Ici, tout semble avoir été pollué. L’eau potable y est devenue rare. Pourtant, pendant de longues années, la communauté de Musonoi se ravitaillait au lac Golf, en aval du quartier. Mais depuis 6 ans, elle s’en méfie, soupçonnant fortement sa pollution. En effet, COMMUS y a installé ses machines de captage d’eau pour le traitement des minerais .</p>
<p>En outre, les exploitants artisanaux y nettoient leurs produits bruts. « <em>Il y a quelques années, on s’approvisionnait en eau du lac. Actuellement, ce n’est plus possible. Dès que tu l’utilises pour le bain, tu as des démangeaisons, </em>se plaint cette  femme rencontrée dans le quartier.</p>
<p>Lire aussi: <a href="https://magazinelaguardia.info/2024/01/25/fungurume-des-habitants-de-manomapya-exposes-a-la-pollution/">https://magazinelaguardia.info/2024/01/25/fungurume-des-habitants-de-manomapya-exposes-a-la-pollution/</a></p>
<h4><strong>Des problèmes de santé de la reproduction</strong></h4>
<p>Au-delà des infections cutanées, certaines femmes rapportent des cas bien plus graves de santé de la reproduction. ‘’ <em>J’ai connu quatre avortements successifs ces 3 dernières années. Dès que la grossesse atteint trois mois, elle n’évolue plus. Le fœtus meurt et se décompose, e</em>xplique, d’un ton sec, Angèle, une quadragénaire, voisine à la mine de  COMMUS.</p>
<p>Ce que confirme, en substance, Julie Nshinda, l’infirmière responsable de « La Trinité », officine médicale du quartier. Ainsi, par mois, sa structure reçoit des plaintes liées à la santé de la reproduction de 5 à 10 femmes, soit une centaine de cas par an. «<em> Je reçois beaucoup de cas de menaces d’avortement ainsi que des naissances prématurées. Parfois, les examens cliniques révèlent que certaines douleurs abdominales des femmes enceintes sont dues à des fœtus morts et en décomposition », </em>dit-elle.</p>
<p>Ce n’est pas tout. Elle affirme aussi, image à l’appui, avoir enregistré des cas de malformations congénitales. En date du 27 juillet dernier, par exemple, un bébé, né avec une cervelle sortie du front, n’a pas survécu.</p>
<figure id="attachment_32776" aria-describedby="caption-attachment-32776" style="width: 300px" class="wp-caption alignnone"><img decoding="async" loading="lazy" class="wp-image-32776 size-medium" src="https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2024/10/bebe-malforme-ne-au-quartier-Musonoi-ok-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2024/10/bebe-malforme-ne-au-quartier-Musonoi-ok-300x225.jpg 300w, https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2024/10/bebe-malforme-ne-au-quartier-Musonoi-ok.jpg 650w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-32776" class="wp-caption-text">source: Centre de santé la Trinité</figcaption></figure>
<p>Le TSHIK, un autre centre médical, au nord du quartier, rapporte également des cas de santé de la reproduction. Le docteur Billy Mukonk, le promoteur du centre, a recensé 133 patientes reçues entre janvier et juin 2024. Parmi elles, 61 ont connu des avortements.</p>
<figure id="attachment_32793" aria-describedby="caption-attachment-32793" style="width: 600px" class="wp-caption alignnone"><img decoding="async" loading="lazy" class="wp-image-32793 size-full" src="https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2024/10/Probleme-de-sante-de-reproduction-centre-de-sante-Tshik.png" alt="" width="600" height="371" srcset="https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2024/10/Probleme-de-sante-de-reproduction-centre-de-sante-Tshik.png 600w, https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2024/10/Probleme-de-sante-de-reproduction-centre-de-sante-Tshik-300x186.png 300w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /><figcaption id="caption-attachment-32793" class="wp-caption-text">source: centre de santé Tshik/ La Guardia/ Denise</figcaption></figure>
<h4><strong>Les causes</strong></h4>
<p>Tantine a été deux fois victime de perte de fœtus en l’espace de 6 mois. Pour elle, ses problèmes ne sont qu’une conséquence directe de son exposition aux activités minières.  »<em>Il faut peut-être aller dans les grands hôpitaux pour des examens de laboratoire et d’échographie approfondis. Mais pour moi, la cause reste l’exposition à l’irradiation dans ce quartier. »</em></p>
<p>Pour <a href="https://raid-uk.org/wp-content/uploads/2024/03/KEY-FINDINGS-DRC_Raid_Report_French_Updated.pdf">RAID et AFREWATCH</a>, deux organisations de défense des droits humains, l’exploitation minière industrielle du cobalt en RDC a des conséquences sur les communautés riveraines. Une conviction forgée à partir de l’analyse de 22 études scientifiques et 20 rapports de la société civile et  des témoignages détaillés de 144 personnes voisines aux cinq plus grandes mines de cobalt et de cuivre. Et les conclusions, rendues publiques en mars 2024, sont juste inquiétantes.</p>
<p><em>« 56 % des personnes interrogées disent avoir constaté de plus en plus de problèmes gynécologiques et reproductifs chez les femmes. Il s&rsquo;agit de menstruations irrégulières, infections urogénitales, fréquentes fausses couches. Et, dans certains cas, malformations congénitales… « ,</em> ont -elles  expliqué dans leur rappor<em>t. </em></p>
<figure id="attachment_32795" aria-describedby="caption-attachment-32795" style="width: 600px" class="wp-caption alignnone"><img decoding="async" loading="lazy" class="wp-image-32795 size-full" src="https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2024/10/Kolwezi_-resultats-de-lenquete-sur-les-maladies.png" alt="" width="600" height="371" srcset="https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2024/10/Kolwezi_-resultats-de-lenquete-sur-les-maladies.png 600w, https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2024/10/Kolwezi_-resultats-de-lenquete-sur-les-maladies-300x186.png 300w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /><figcaption id="caption-attachment-32795" class="wp-caption-text">source: rapport Raid-Afrewatch/ La Guardia / Denise</figcaption></figure>
<h5><strong>Scandale toxicologique</strong></h5>
<p>Début 2024, les chercheurs de <a href="https://www.egmontinstitute.be/events/impacts-de-lexploitation-miniere-sur-lenvironnement-et-la-sante-dans-le-grand-katanga-en-republique-democratique-du-congo/">Lubumbashi et de Bruxelles</a> , ont analysé des échantillons d’eau, d’air et de sol prélevés dans le Katanga. Et ils sont d’accord sur le caractère préoccupant de cette situation, non exclusive au seul,  quartier Musonoï. Les résultats préliminaires du Département de toxicologie et du Laboratoire environnemental de l’Université de Lubumbashi démontrent une pollution industrielle acidifiante de l’eau.</p>
<p><em>« En janvier 2024, nous avons fait des prélèvements dans la rivière Luilu, Musonoï et le lac Golf, au centre de la ville de Kolwezi.</em> <em>Ces cours d’eau sont complètement détruits et gravement pollués par l’activité minière.</em> <em>Il n’y a plus de vie aquatique</em> » déclare Célestin Banza Lubaba. Il est professeur en santé publique et directeur de l’unité de toxicologie de l’Université de Lubumbashi .</p>
<figure id="attachment_32796" aria-describedby="caption-attachment-32796" style="width: 300px" class="wp-caption alignnone"><img decoding="async" loading="lazy" class="wp-image-32796 size-medium" src="https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2024/10/Prof-Banza-ok-300x249.jpg" alt="" width="300" height="249" srcset="https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2024/10/Prof-Banza-ok-300x249.jpg 300w, https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2024/10/Prof-Banza-ok.jpg 640w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-32796" class="wp-caption-text">Prof Célestin Banza dans son laboratoire de toxicologie à Lubumbashi/ Crédit photo- Denise</figcaption></figure>
<p>Les études ont révélé que les sociétés minières rejettent aussi, dans l’air et le sol, des particules minérales . C&rsquo;est notamment <em>du cuivre, du cobalt, du plomb, de l’arsenic,  du mercure&#8230;.</em> Or, ajoute Célestin Banza<em>, « de fortes concentrations de ces minéraux detruisent dans l’organisme humain  ».</em></p>
<p>Lire aussi: <a href="https://magazinelaguardia.info/2024/03/18/haut-katanga-la-pollution-des-cours-deau-un-danger-permanent/">https://magazinelaguardia.info/2024/03/18/haut-katanga-la-pollution-des-cours-deau-un-danger-permanent/</a></p>
<p>Benoit Nemery, professeur de l’Université de Leuven – Belgique, partenaire de celle de Lubumbashi dans ce projet, a un avis plus tranchant. « Il <em>existe un scandale toxicologique dans la région du Katanga », </em>a-t-il déclaré. C&rsquo;était le 04 juin 2024 lors d’un webinaire organisé par Egmont Institute<em>.</em></p>
<h5><strong>Quid de la responsabilité de COMMUS  ?</strong></h5>
<p>L’article 204 du Code minier congolais impose à chaque détenteur d’un titre minier de présenter l’étude d’impact environnemental. Celle-ci doit être assortie des <em>mesures de protection de l’environnement et de l’élimination ou limitation des pollutions .</em> Elle doit, en outre, intégrer des mesures de  reconstitution des sites ainsi que de vérification de leur efficacité .</p>
<p>Pour sa part, la filiale du chinois Zijin affirme se conformer à cette exigence. Sur son <a href="https://www.commussas.com/sustainability/gouvernance">site Internet,</a>  elle affiche son engagement pour la promotion de la production du cobalt « propre ». Elle déclare solennellement : « S&rsquo;<em>efforcer de créer des mines vertes répondant à des normes mondiales élevées. Aussi, donner la priorité à la protection de l&rsquo;environnement écologique.</em> »</p>
<figure id="attachment_32797" aria-describedby="caption-attachment-32797" style="width: 300px" class="wp-caption alignnone"><img decoding="async" loading="lazy" class="wp-image-32797 size-medium" src="https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2024/10/quartier-musonoi-proche-de-la-mine-COMMUS-ok-300x196.jpg" alt="" width="300" height="196" srcset="https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2024/10/quartier-musonoi-proche-de-la-mine-COMMUS-ok-300x196.jpg 300w, https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2024/10/quartier-musonoi-proche-de-la-mine-COMMUS-ok.jpg 640w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-32797" class="wp-caption-text">Quartier Musonoï, proche de la mine de COMMUS/ crédit photo/ Denise</figcaption></figure>
<p>Un engagement qui soulève toutefois des questions, au regard de ce tableau préoccupant de la santé publique. Face à ces accusations répétées contre elle, nous avons sollicité, à COMMUS, un éclairage à travers un questionnaire. Comme l’attestent ces différents échanges sur la messagerie Whats App du 14, 19 aout et 4 septembre</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Questionnaire dument reçu par le chargé de communication de COMMUS qui l’a aussitôt transféré à sa hiérarchie. ’’ <em>J’ai envoyé le document à la dame</em> », nous avait-t-il écrit. 21 jours après, nous avons réédité la même demande. Toujours sans suite jusqu’au moment de cette rédaction.</p>
<h5><strong>Des pratiques de corruption</strong></h5>
<p>Par ailleurs, le Règlement minier (article 11) charge la Direction de protection de l’environnement de veiller à l&rsquo;évaluation des techniques et mesures d’atténuation des effets négatifs des opérations minières. Mais, la société civile ainsi que les scientifiques déplorent souvent une certaine inertie de l’État vis-à-vis des multinationales.</p>
<p>C&rsquo;est le cas d&rsquo;Amnesty International et IBGDH, deux autres défenseurs des droits des communautés. Elles déclarent dans un rapport  que dans la province du Lualaba,  »<em>les services de l’Etat y compris les instances judiciaires sont caractérisés par l’inaction face aux impacts négatifs de l’exploitation minière ».</em></p>
<p>Selon Maître Donat Kambola, directeur d’IBGDH, les raisons sont muliples. Par exemple, déclare-t-il, <em>les missions de terrain des agents des services de contrôle sont prises en charge par les sociétés minières .</em> ’’ <em>Une pratique, très répandue</em>, dit-il, <em>qui favorise la fraude et la corruption dans le secteur minier</em>.</p>
<p>En plus, Maître Kambola évoque le conflit d’intérêts qui limite l’action du pouvoir public. « <em>Les dirigeants congolais entretiennent des relations d’affaires avec les entreprises minières telle que la sous-traitance. </em>Néanmoins<em>,</em><em> il est actuellement difficile d&rsquo;</em><em>é</em><em>tablir, avec des preuves </em><em>à</em><em> l&rsquo;appui, les liens entre eux et les sociétés partenaires aux entreprises mini</em><em>è</em><em>res. L</em><em>es politiciens utilisent souvent des prête-noms pour leurs entreprises, </em>explique , l&rsquo;avocat désabusé <em>. </em></p>
<h6><strong>Réaction du bureau de l&rsquo;environnement minier Kolwezi</strong></h6>
<p>Mais, Peter Kalenga Kapanga, chef du bureau de l’environnement minier  à Kolwezi, rejette, en bloc, les accusations portées contre son service , spécifiquement, sur le cas du quartier Musonoï. « <em>Il n’y a pas de laxisme, encore moins de corruption dans ce dossier », </em>nous a-t-il déclaré, avant de nous renseigner qu’il est d’ailleurs sur un dossier quasiment bouclé. ’’ <em>Nous avons reçu, </em>ajoute-t-il<em>, d’autres plaintes de la population de Musonoï sur la pollution de l’air à cause de l’élévation du remblai de la société COMMUS.</em> <em>On est sur le dossier et un rapport a déjà été déposé à la hiérarchie quant à ce,</em> a-t-il conclu sans grands détails.</p>
<p>Pourtant, RAID, cette organisation britannique de défense des droits humains, dit avoir recueilli, de certains fonctionnaires, des dénonciations des pratiques de corruption. «<em> Nous recevons fréquemment des instructions politiques pour arrêter des enquêtes en cours où les politiciens sont impliqués.</em> <em>Lorsque les politiciens interviennent dans des affaires purement liées à la pollution</em>,<em> nous devons nous retirer. » </em>Témoignage d’un inspecteur sous couvert d’anonymat auprès des enquêteurs de RAID.</p>
<p>La situation de Musonoï qui ressemble à celle de nombreuses autres communautés révèle la profondeur du malaise ou le calvaire que vivent les populations de cette région du Katanga. Ainsi, les acteurs de la société civile et les chercheurs recommandent vivement au gouvernement congolais d&rsquo;appliquer la loi en matière de pollution. Ce qui permettra ,non seulement de protéger les communautés locales, mais aussi, la santé de la production des femmes.</p>
<p>Cette publication a été parrainé par le centre pour l&rsquo;innovation et le développement du journalisme dans le cadre de son projet  »Just Energy Transition Minerals Challenge  ».</p>
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		<title>Lubumbashi : des avenues fictives ou déjà réhabilitées dans le budget 2025 ?</title>
		<link>https://magazinelaguardia.info/2024/12/24/lubumbashi-des-avenues-fictives-ou-deja-rehabilitees-dans-le-budget-2025/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Godlive Nyemba]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 24 Dec 2024 07:58:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Enquête]]></category>
		<category><![CDATA[La une]]></category>
		<category><![CDATA[Buget]]></category>
		<category><![CDATA[Lubumbashi]]></category>
		<category><![CDATA[RDC]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La province du Haut-Katanga a fait inscrire dans le budget 2025 la réhabilitation de plusieurs routes dans le cadre du projet PDL-145 Territoires. En outre,</p>
<p>L’article <a rel="nofollow" href="https://magazinelaguardia.info/2024/12/24/lubumbashi-des-avenues-fictives-ou-deja-rehabilitees-dans-le-budget-2025/">Lubumbashi : des avenues fictives ou déjà réhabilitées dans le budget 2025 ?</a> est apparu en premier sur <a rel="nofollow" href="https://magazinelaguardia.info">LA GUARDIA</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p data-pm-slice="1 1 []"><strong>La province du Haut-Katanga a fait inscrire dans <a href="https://budget.gouv.cd/budget-2025/" target="_blank" rel="noopener">le budget 2025</a> la réhabilitation de plusieurs routes dans le cadre du projet PDL-145 Territoires. En outre, dix autres avenues sont également prévues dans le budget pour la même année. Cependant, trois avenues inscrites dans ce budget sont déjà réhabilitées et deux ne figurent pas sur la carte géographique de la ville de Lubumbashi.</strong></p>
<p>En effet, la loi des finances de la RDC pour 2025 renseigne une enveloppe de 54 979 951 720 francs congolais pour les investissements dans la province. Ce budget concerne plusieurs projets. C&rsquo;est notamment la construction de sept bâtiments administratifs, c&rsquo;est aussi la réfection des ponts et routes . Il y a aussi l&rsquo;acquisition des camions-citernes à eau. Pour la ville de Lubumbashi, dix avenues seront construites ou réhabilitées. C&rsquo;est entre autres l&rsquo;avenue Likasi, l&rsquo;avenue de la Révolution ou encore l&rsquo;avenue Kabalo. Et pourtant, ces avenues ne nécessitent pas une réfection. Car, par exemple, l&rsquo;avenue Likasi a été réfectionnée en 2023 . Quant à l&rsquo;avenue de la Révolution, du bout au bout, elle est aussi en bon état.</p>
<p><a href="https://magazinelaguardia.info/2024/12/16/rdc-38-mille-km-de-routes-de-desserte-agricoles-pour-quel-budget/" target="_blank" rel="noopener">Lire aussi: RDC: 38 mille km de routes de desserte agricoles, pour quel budget ?</a></p>
<h4>Tentative de détournement ?</h4>
<p>Pour Duc Mbuyi, membre de la lutte pour le changement,ça s&rsquo;apparente à une tentative de détournement. « <em>Je viens de sillonner l&rsquo;avenue de la Révolution de bout en bout. Elle est en bon état. Je ne comprends pas pourquoi on doit l&rsquo;inscrire dans le budget national comme route à réhabiliter</em>, dit-il.  Et d&rsquo;ajouter : « <em>Je me pose la question de savoir quel est le travail de nos députés. Comment ont-ils accepté que le budget puisse passer avec ces erreurs </em>?, s&rsquo;interroge-t-il.</p>
<p>En plus des avenues déjà réhabilitées, certaines avenues ne sont pas localisées dans la ville de Lubumbashi. C&rsquo;est le cas de l&rsquo;avenue de la Morgue entre le boulevard de l&rsquo;indépendance et l&rsquo;avenue du 24 novembre. Il y a aussi l&rsquo;avenue Lualaba, tronçon Lumumba, et la rivière Kaponona. En recherchant ces avenues sur Google Maps, elles sont situées dans la ville de Likasi .  « <em>Où ira l&rsquo;argent prévu pour ces avenues qui ne sont pas localisées à Lubumbashi</em> ? », s&rsquo;interroge  encore Duc Mbuyi .</p>
<figure id="attachment_33844" aria-describedby="caption-attachment-33844" style="width: 614px" class="wp-caption alignnone"><img decoding="async" loading="lazy" class="wp-image-33844 size-full" src="https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2024/12/Les-avenues-localisees-a-Likasi-et-non-a-Lubumbashi.jpg" alt="Les avenues localisées á Likasi et non á Lubumbashi" width="614" height="425" srcset="https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2024/12/Les-avenues-localisees-a-Likasi-et-non-a-Lubumbashi.jpg 614w, https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2024/12/Les-avenues-localisees-a-Likasi-et-non-a-Lubumbashi-300x208.jpg 300w" sizes="(max-width: 614px) 100vw, 614px" /><figcaption id="caption-attachment-33844" class="wp-caption-text">La Guardia</figcaption></figure>
<p>À noter que le budget prévoit une enveloppe de 3 007 057 783 CDF pour réhabiliter les avenues Likasi , Kabalo et de la Révolution. La même loi prévoit 2 121 072 485 CDF pour réhabiliter les avenues de la morgue et Lualaba, deux avenues qui ne se situent pas dans la ville de Lubumbashi comme indiquer dans le budget.</p>
<p><a href="https://magazinelaguardia.info/2024/11/06/le-budget-des-investissements-2025-une-coquille-vide/" target="_blank" rel="noopener">Lire aussi : Le budget des investissements 2025  : une coquille vide ! </a></p>
<h4>Des erreurs à harmoniser ?</h4>
<p>Du côté des institutions, elles assurent qu&rsquo;il ne s&rsquo;agit pas d&rsquo;une tentative de détournement. Une source proche du gouvernement de la province explique que s&rsquo;agissant par exemple des avenues déjà réhabilitées, une harmonisation est prévue. « <em>Le gouvernement central a reconduit des avenues prévues pour l&rsquo;année 2023. « Nous les avons réhabilitées</em> », dit-elle. « <em>Cependant, au moment de la réalisation, les deux institutions vont harmoniser les choses »</em>, a expliqué encore cette source.</p>
<p>S&rsquo;agissant des avenues inexistantes dans la ville de Lubumbashi, cette source pense également qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;erreurs matérielles. « <em>Même si ces avenues ne sont pas localisées à Lubumbashi, elles sont néanmoins localisées dans la province du Haut-Katanga</em> ». Et de poursuivre « C<em>eux qui travaillent sur le budget national ont peut-être fait des erreurs, parce qu&rsquo;ils ne maîtrisent pas toutes les villes du pay</em>s ».</p>
<p>Toutefois, pour certains experts, si le budget est bourré d&rsquo;erreurs, cela pose un sérieux problème. « <em>Il y a réellement un sérieux problème de crédibilité et de sincérité</em> », dit Christelle Nshimba , chargée des communications du Centre de recherche en finances publiques et développement local (CREFDL).</p>
<p>D&rsquo;ailleurs, cette plateforme dénonce cet état des choses dans son document posté sur ses réseaux sociaux le 19 décembre dernier. Le CREFDL doute de la crédibilité des crédits additionnels de 2 457,3 milliards CDF relevés par la commission ECOFIN de l’Assemblée nationale. Celle-ci alloue ce montant aux différents secteurs, notamment 37,6 % affectées aux infrastructures.</p>
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		<title>RDC-mines: la prise en charge médicale des travailleurs inquiète</title>
		<link>https://magazinelaguardia.info/2024/06/24/rdc-mines-la-prise-en-charge-medicale-des-travailleurs-inquiete/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Godlive Nyemba]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 24 Jun 2024 09:05:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Enquête]]></category>
		<category><![CDATA[La une]]></category>
		<category><![CDATA[Mines]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[RAID]]></category>
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		<category><![CDATA[soins de santé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En RDC le Code du travail oblige les employeurs à assurer la prise en charge sanitaire de leurs employés sous contrat à durée indéterminée. Les</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>En RDC le<a href="http://Code_du_Travail_de_la_République_démocratique_du_Congo"> Code du travail</a> oblige les employeurs à assurer la prise en charge sanitaire de leurs employés sous contrat à durée indéterminée.</strong> <strong>Les frais doivent également couvrir les soins de santé de la famille proche de l’employé. Ces structures prennent en charge aussi le conjoint ou la conjointe ainsi que les enfants . Dans le secteur minier, la plupart des entreprises offrent des soins à leurs travailleurs soit directement, soit par une société intermédiaire. Mais la qualité des services suscite des inquiétudes chez certains employés.</strong></p>
<p>Dans la ville de Kolwezi, par exemple, certaines grandes entreprises comme celles du groupe Glencore ont leur propre structure sanitaire. C’est le centre de santé WATU WETU qui signifie en Français, <em>Nos gens</em> , mieux, <em>Nos employés</em>. En effet, il reçoit des malades qui sont des travailleurs de ces sociétés ainsi que les membres des familles de ces derniers. En dehors de Kolwezi comme à Lubumbashi, les filiales de Glencore ont des partenariats avec quelques structures médicales comme l’hôpital Afia Don Bosco de Lubumbashi.</p>
<p>Mais d’autres sociétés minières ainsi que certaines entreprises de sous-traitance signent des contrats avec des centres de santé. À ceux-ci est confiée la prise en charge médicale du personnel.</p>
<p><a href="https://magazinelaguardia.info/2024/06/11/rdc-des-employes-des-mines-pieges-par-un-systeme-de-bas-salaire-raid-2/" target="_blank" rel="noopener">Lire aussi: RDC: des employés des mines piégés par un système de bas salaire ( RAID)</a></p>
<h4>Des soins de santé limités</h4>
<p>Néanmoins, l’accès aux soins de santé reste limité, témoigne Madame Jacqueline (son nom a été modifié). Son époux est employé au sein de l’entreprise COMMUS et l’entreprise est abonnée à la polyclinique Menacé de Kolwezi.</p>
<p><em>« J&rsquo;étais très malade, j&rsquo;ai fait l&rsquo;anémie jusqu&rsquo;à atteindre 3 grammes. À l&rsquo;hôpital, on a dit à mon mari qu&rsquo;il n&rsquo;y avait pas de sang. Et les infirmiers m&rsquo;observaient comme s&rsquo;ils attendaient ma mort. Mon mari est allé chercher du sang ailleurs. Il a déboursé de l’argent pour que j’aie du sang ». </em></p>
<p>Cette dame déplore aussi la qualité des services dans ce centre médical. « <em>En plus, on ne nous traite pas de la même manière que les malades du secteur privé. On nous donne des médicaments qui ne sont pas très efficaces. Si tu veux guérir, tu demandes au médecin quel autre produit est nécessaire pour que tu te sentes mieux. Il te fait une ordonnance et tu vas acheter »</em>.</p>
<p>Si les soins sont limités, cela crée de la méfiance dans le chef des employés ainsi que de leurs dépendants. « <em>Lorsque nos enfants vont à l&rsquo;hôpital où nous sommes abonnés pour des soins, les infirmiers leur donnent des comprimés ou des sirops juste pour les soulager.</em> <em>Alors, quand j&rsquo;ai un peu d&rsquo;argent, souvent, je les amène dans une autre structure médicale</em>« , témoigne un employé dans une société de sous-traitance chez Mutanda mining.</p>
<h5>Type d&rsquo;abonnement médical</h5>
<p>Cette attitude des structures médicales s&rsquo;explique, témoigne un travailleur embauché chez KCC.</p>
<p>« <em>Généralement, les sociétés versent aux centres médicaux 50 USD par mois pour chaque travailleur et sa famille. Ce fond constitue un abonnement qui permet aux centres de santé de couvrir les frais des soins</em>. Mais vu la taille des familles des employés et le cout des soins, ce fond est généralement insuffisant, explique un médecin qui a requis l&rsquo;anonymat.</p>
<p>Pour sa part , Docteur Jean de la Paix ancien médecin Chef de Zone  de santé et acteur de la Société Civile  à Kolwezi pense que le paiement tardif en est la cause.<span class="opacity-80 text-sm" data-timestamp=""> « </span><em><span class="cursor-pointer group" title="Play starting at 2:47"><span class="group-hover:bg-base-200 rounded p-0.5 -m-0.5" data-start="167300" data-end="174460">Le paiement ne respecte pas le délai.</span></span><span class="opacity-80 text-sm" data-timestamp=""> </span><span class="cursor-pointer group" title="Play starting at 2:56"><span class="group-hover:bg-base-200 rounded p-0.5 -m-0.5" data-start="175660" data-end="179280">Parce que très souvent, dans les hôpitaux, certes, il y a des abonnements,</span></span> <span class="opacity-80 text-sm" data-timestamp=""> </span></em><span class="cursor-pointer group" title="Play starting at 3:07"><span class="group-hover:bg-base-200 rounded p-0.5 -m-0.5" data-start="187220" data-end="191600"><em>mais il peut se passer 2-3 mois sans que la facture ne soit réglée »</em>, explique t-il. De plus, il y a une mauvaise redistribution de ces ressources. « <em><span class="cursor-pointer group" title="Play starting at 3:34"> Cet argent, quand ça rentre dans la caisse de l&rsquo;hôpital, ça ne sert pas tout le personnel. </span></em><span class="cursor-pointer group" title="Play starting at 3:41"><em>Souvent, ça sert une partie, soit la direction. C&rsquo;est ce qui justifie le désintéressement du personnel pour les soins des abonnés</em>« , dit-il encore. </span></span></span></p>
<p>Un autre employé de KCC indique que l&rsquo;abonnement pour une prise en charge médicale  constitue un business.  »<em> Le financier de l&rsquo;entreprise fait une arrangement avec les gestionnaires du centre de santé  afin que les fonds versés pour le prise en charge médicale soit rationalisé.</em> <em>Ainsi, le fond restant constitue une rétro-commission</em>« .</p>
<p>Lire aussi : <a href="https://magazinelaguardia.info/2024/06/21/rdc-condition-de-travail-dans-les-mines-code-enfreint-ou-ignore/">https://magazinelaguardia.info/2024/06/21/rdc-condition-de-travail-dans-les-mines-code-enfreint-ou-ignore/</a></p>
<h6>RAID appelle à l&rsquo;amélioration</h6>
<p>Il faut dire qu&rsquo;en plus des soins médicaux  qui préoccupent , le secteur minier reste rongé par beaucoup des maux. Le dernier rapport de RAID évoque le salaire bas ainsi que les conditions difficile de travail. Déjà dans son<a href="https://magazinelaguardia.info/2021/11/08/rdc-un-rapport-revele-les-conditions-desastreuses-des-travailleurs-dans-les-mines-industrielles-de-cobalt"> rapport publié en 2021</a>, cette organisation dénonçait des soins inappropriés offerts aux employés dans les mines</p>
<p><em>« Les sous-traitants versent aux centres médicaux des primes très faibles, parfois à peine 10 USD par travailleur et par mois. Ce qui est trop peu pour permettre aux centres médicaux de dispenser des soins appropriés. À titre d’exemple, un test sanguin du paludisme peut coûter à lui seul jusqu’à 10USD. Certains sous-traitants ignorent totalement leurs obligations légales . De ce fait, ils ne participent pas aux soins de santé de leurs employés, </em>lit-on dans <a href="http://RAID-Cobalt-Full-Report-French-La-Route-De-La-Ruine-2021_HEKS-Logo">ce rapport.</a></p>
<p>Ainsi, cette organisation de défense des droits humains a de nouveau appelé les sociétés minières à plus d&rsquo;engagement en faveur des travailleurs des mines. Anneke Van Woudenberg, la directrice exécutive de RAID a fait cette <a href="https://raid-uk.org/les-travailleurs-des-mines-sont-pieges-dans-un-systeme-de-bas-salaires-qui-les-exploite-rdc/">déclaration</a> au début du mois.</p>
<p>« <em>Les allégations de l’industrie minière qui affirme alimenter les marchés mondiaux en minerais écologiques et durables ne correspondent pas du tout à la terrible réalité à laquelle sont confrontés des milliers de travailleurs congolais exploités.</em> <em>Les sociétés minières qui participent à la DRC Mining Week devraient s’engager publiquement à verser un salaire de subsistance à tous leurs travailleurs.</em> Qu’ils soient employés directement ou indirectement par l’intermédiaire de sous-traitants. »</p>
<p>En outre, dit-elle, <em> « les constructeurs de véhicules électriques et les autres acteurs de la chaîne d’approvisionnement du cobalt et du cuivre doivent apporter leur contribution.</em> Ils doivent  signaler que le versement d’un salaire de subsistance aux travailleurs est un aspect non négociable. »</p>
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