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	<title>Archives des Factchecking - LA GUARDIA</title>
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	<description>Magazine d&#039;informations générales et d&#039;analyses</description>
	<lastBuildDate>Wed, 13 May 2026 11:46:19 +0000</lastBuildDate>
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		<title>Lubumbashi: l&#8217;acte de naissance, gratuit ou payant ?( Enquête)</title>
		<link>https://magazinelaguardia.info/2026/05/04/lubumbashi-lacte-de-naissance-gratuit-ou-payant-enquete/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Divine Mbuyu]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 04 May 2026 11:30:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Enquête]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À Lubumbashi, l’enregistrement des naissances à l&#8217;état civil est en principe une démarche simple, encadrée par la loi et accessible à tous. Pourtant, derrière cette</p>
<p>L’article <a href="https://magazinelaguardia.info/2026/05/04/lubumbashi-lacte-de-naissance-gratuit-ou-payant-enquete/">Lubumbashi: l&#8217;acte de naissance, gratuit ou payant ?( Enquête)</a> est apparu en premier sur <a href="https://magazinelaguardia.info">LA GUARDIA</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>À Lubumbashi, l’enregistrement des naissances à l&#8217;état civil est en principe une démarche simple, encadrée par la loi et accessible à tous. Pourtant, derrière cette procédure administrative se cache une réalité plus complexe, faite de lenteurs et, selon plusieurs témoignages, de pratiques informelles. Pour de nombreuses familles, obtenir un acte de naissance devient un parcours où le temps et parfois l’argent jouent un rôle déterminant. </strong></p>
<p>Tout commence souvent dans la joie d’une naissance. Dans une salle d’accouchement, une mère tient son <a href="https://magazinelaguardia.info/2025/10/24/lubumbashi-lutte-contre-le-paludisme-570-705-enfants-attendus/">enfant</a> pour la première fois. Quelques heures plus tard, l&#8217;infirmier lui remet un certificat de naissance. Un simple document, mais qui ouvre la voie à une reconnaissance officielle, celle de l’existence de son enfant devant l’État.</p>
<p>En effet, la suite est claire. Le parent se rend à la commune, dépose le certificat au service de l’état civil. Et après un délai, souvent de 30 jours, il récupère l’acte de naissance. <a href="https://www.leganet.cd/Legislation/Code%20de%20la%20famille/CDF.2017.pdf" target="_blank" rel="noopener">Cette démarche est gratuite si elle est effectuée dans les 90 jours. </a> Dans plusieurs communes de la ville, des parents décrivent une expérience bien différente. Le chemin vers l’acte de naissance reste le même, mais les conditions semblent varier.</p>
<h2>Ce que vivent certains parents pour obtenir l&#8217;acte de naissance</h2>
<p>Bienvenue Mbiya, un père se souvient de sa première démarche : «<em> Je suis allé directement à la commune Annexe avec le certificat. J’ai déposé le dossier. Quand j’ai demandé dans combien de temps je pouvais revenir, on m’a répondu, un mois. Puis, on m’a dit que si je voulais aller plus vite, je pouvais motiver l’agent avec 10 dollars. Et  une semaine après, vous aurez l’acte.</em>». Ce témoignage indique en effet que le temps devient une monnaie d’échange.</p>
<p>Dans la commune Kampemba Ange Ngalula, une mère pensait avoir tout fait correctement. Son bébé n&#8217;avait pas encore atteint 3 mois. Cependant, pour obtenir l&#8217;acte de naissance dans l&#8217;urgence, elle a dû débourser de l&#8217;argent. &#8220;<em>Je savais que c’était gratuit. On m’a demandé 20 000 francs. On m’a fait comprendre que sans ça, mon dossier allait traîner.</em> »</p>
<p>Mais dans d&#8217;autres communes de Lubumbashi, la gratuité de l&#8217;acte de naissance est respectée en théorie, explique Mamie Banza, une mère de famille. A l&#8217;enregistrement , aucun franc n&#8217;est exigé. Par contre, le retrait du document  se fait sous conditions. Les rendez-vous se multiplient au motif que le bourgmestre n&#8217;a pas encore signé<em>. &#8221;Un jour l’agent de l’état civil m’a fait comprendre qu&#8217;il fallait le motiver pour avoir la signature », </em>déplore cette mère.</p>
<p>Un autre parent affirme que pour avoir l&#8217;acte de naissance pour son fils de 17 ans qui devait voyager, un agent lui a demandé 100 dollars. D&#8217;après lui, l&#8217;agent était prêt à lui délivrer le document sans passer par le tribunal pour enfants.</p>
<h2>Que dit la loi sur l&#8217;obtention d&#8217;un acte de naissance ?</h2>
<p>Ces témoignages ne parlent pas seulement d’argent. Ils évoquent aussi un sentiment d’incertitude, d’un manque de clarté sur ce qui est officiel et ce qui ne l’est pas. Pourtant <a href="https://kinshasa.diplo.de/cd-de/service/2572176-2572176">la loi</a> portant code de la famille indique que <em>&#8220;la naissance doit être déclarée par l&#8217;un des parents ou par les apparentés ou encore par des personnes présentes pendant la naissance. La déclaration peut aussi être faite par un représentant légal, <strong class="rte__strong">dans les 90 jours suivant la naissance</strong>, au bureau <strong class="rte__strong">d&#8217;état civil du domicile de l&#8217;un des parents</strong>. Si la déclaration est faite à temps, l&#8217;établissement de l<strong>&#8216;acte de naissance est gratuit.</strong></em></p>
<p>Lorsque le parent dépasse les 90 jours, la procédure n’est plus seulement administrative, indique encore le Code de la famille. Elle devient judiciaire. Il faut introduire une demande, attendre une audience. Et ensuite obtenir un jugement après 30 jours. L&#8217;article 106 du code de la famille dispose que le jugement peut être supplétif. Il permet ainsi de créer un acte de naissance après le délai. Dans certains cas spécifiques, le tribunal peut prendre une ordonnance dite &#8221;d’homologation&#8221;, qui vient valider une déclaration tardive.</p>
<p>Cette procédure, quoique longue, est prévue par la loi , assure Augustin Lukanda Nshimba, greffier divisionnaire au <a href="https://reliefweb.int/report/democratic-republic-congo/rd-congo-experience-pilote-dun-tribunal-pour-enfants-opertionnel">tribunal pour enfants</a> à Lubumbashi. « <em>Le dossier suit une procédure bien définie. Il est enregistré, transmis au juge, et une décision est rendue.&#8221;</em></p>
<p>S&#8217;agissant des frais à payer, le greffier affirme que les décisions de justice ne sont pas à vendre. Cependant, il existe des frais officiels. &#8220;<em><strong>Et c’est 50 dollars américains à payer à la banque indiquée&#8221;,</strong></em> dit- Il.</p>
<h3>Des chiffres officiels</h3>
<p>Selon <a href="https://www.dhsprogram.com/pubs/pdf/SR291/SR291.pdf">l&#8217;enquête démographique et santé</a>  2023-2024,en RDC , 34 % des enfants de moins de 5 ans ont été enregistrés à l’état civil. Le taux d’enregistrement des naissances varie en effet , selon les provinces, passant de 5 % des enfants à Mongala à 63 % à Nord-Kivu.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-42919" src="https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2026/05/IMG_5642-229x300.jpeg" alt="" width="229" height="300" srcset="https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2026/05/IMG_5642-229x300.jpeg 229w, https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2026/05/IMG_5642-781x1024.jpeg 781w, https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2026/05/IMG_5642-768x1007.jpeg 768w, https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2026/05/IMG_5642.jpeg 1143w" sizes="(max-width: 229px) 100vw, 229px" /></p>
<p>Dans la ville de Lubumbashi, il s&#8217;observe un écart important entre le nombre des naissances et le taux d&#8217;enregistrement à l&#8217;état civil. En 2025 par exemple, sur 30 269 naissances recensées , 17 234 ont été enregistrées à l&#8217;état civil, soit 56,9 %.</p>
<p>Toutefois certaines communes ont un taux assez élevé d&#8217;enregistrement, indiquent les données de l&#8217;état civil de la mairie. C&#8217;est notamment la commune de Lubumbashi qui a un taux de 93 % d&#8217;enfants déclarés et enregistrés. Elle est suivie par la commune Katuba avec 78% et la commune Annexe, avec 74 %.</p>
<p>Mais ailleurs, les écarts sont plus marqués. La commune Kamalondo a un faible taux d&#8217;enregistrement de 47,23% suivie de Kampemba avec 34,7%. La commune de la <a href="https://magazinelaguardia.info/2026/01/19/sante-la-surveillance-epidemiologique-a-base-communautaire/">Ruashi  </a> a enregistré 36%. Ces chiffres montrent que de nombreux enfants ne sont pas enregistrés à temps. Les jugements supplétifs concernent des dizaines de cas dans chaque commune. Dans les sept communes  seulement 659 jugements ont été rendus en 2025.</p>
<p><img decoding="async" class="size-medium wp-image-42918" src="https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2026/05/IMG_5643-226x300.jpeg" alt="" width="226" height="300" srcset="https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2026/05/IMG_5643-226x300.jpeg 226w, https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2026/05/IMG_5643-772x1024.jpeg 772w, https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2026/05/IMG_5643-768x1019.jpeg 768w, https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2026/05/IMG_5643-1158x1536.jpeg 1158w, https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2026/05/IMG_5643-450x600.jpeg 450w, https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2026/05/IMG_5643.jpeg 1170w" sizes="(max-width: 226px) 100vw, 226px" /></p>
<h2>Des millions de francs congolais qui échappent à la caisse de l&#8217;État</h2>
<p>Derrière ces chiffres, il y a une dimension financière qui ressort. Si par exemple, en 2025 une commune a enregistré 2169 enfants, et  que chaque parent a payé 10 000FC  à l&#8217;agent de l&#8217;état civil, cela représente 21 690 000 FC.</p>
<p>Et si pour la moitié d&#8217;actes de naissance délivrés par la ville de Lubumbashi en 2025, les parents auraient payé 20 000 FC, plus de 360 millions de francs sont entrés dans les poches des agents. Ce qui représente environ 130 milles dollars.</p>
<p>La situation est plus préoccupante pour les parents qui dépassent le délai légal. Les frais officiels  sont fixés à 50 dollars par dossier. Cependant, les agents de l&#8217;état civil doublent ou encore triplent ces frais au motif qu&#8217;ils vont faciliter les démarches. Certains parents rapportent avoir deboursé plus de 150$. Or, en 2025, près de 600 dossiers sont passés par un jugement. Si les frais ont été doublé, les agents  auraient perçu environ 30 milles $. De ce fait ,certains Lushois qualifient ces pratiques de corruption qu&#8217;il faudrait combattre.</p>
<p>Du coté des agents, certains indiquent que ces demandes existent. Ils justifient ces pratiques par les conditions modestes du travail et le nombre réduit du personnel.<em> &#8220;L&#8217;acte est complété au manuscrit. Nous sommes peu nombreux et nous vivons de salaires précaires.&#8221; </em>Cet agent qui s&#8217;exprime sous anonymat indique  le payement exigé est une motivation. Il affirme par ailleurs que le montant  demandé varie selon l&#8217;agent. Il va de 10 000 FC à 20 000 ou plus. Les responsables de l&#8217;Office de l&#8217;état civil, eux, soutiennent que l&#8217;acte de naissance est gratuit dans les 90 jours après la naissance du bébé.</p>
<h4>UNICEF se mobilise afin d&#8217;avoir de bureaux secondaires</h4>
<p>Face à ces difficultés, des solutions commencent à être envisagées. <a href="https://www.unicef.org/drcongo/recits/enregistrer-naissances-sein-maternites">UNICEF</a>, partenaire de l’État, propose de rapprocher les services d’état civil des populations. Aujourd’hui, la ville de Lubumbashi ne compte que 7 bureaux d’état civil, un par commune. Pour une ville en pleine expansion, cela reste limité.</p>
<p>&#8221; <em>Actuellement l&#8217;UNICEF est dans les discussions afin d&#8217;avoir au moins 30 bureaux secondaires à Lubumbashi.</em> <em>Et ils seront installés dans les maternités afin que le délai de retrait de l&#8217;acte soit plus court&#8221;</em> explique Willy Kabwaswangani spécialiste en protection de l&#8217;enfant UNICEF Lubumbashi. Il annonce également qu&#8217; à ce jour, il existe un système de procuration. La maternité facilite le parent pour que l&#8217;enfant soit enregistré dans le délai légal.</p>
<p>Lire aussi: <a href="https://magazinelaguardia.info/2025/05/01/lubumbashiquid-de-lidentification-des-enfants-en-rupture-familiale/">Lubumbashi:Quid de l&amp;rsquo;identification des enfants en rupture familiale</a></p>
<p>Actuellement une campagne d&#8217;enregistrement gratuit  est en cours dans les communes et dans les écoles, indique l&#8217;UNICEF. Mais dans les offices de l&#8217;état civil, le retrait du document est soumis à des frais non officiels.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Lualaba: Posséder une parcelle garantit-il un toit ? ( enquete)</title>
		<link>https://magazinelaguardia.info/2026/02/20/lualaba-posseder-une-parcelle-garantit-il-un-toit-enquete/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Simplice Bambe]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Feb 2026 09:32:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Enquête]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans la province minière du Lualaba, peut-on construire une maison, acheter une parcelle sans peur d&#8217;être expulsé ? Ces dernières années, la ville de Kolwezi</p>
<p>L’article <a href="https://magazinelaguardia.info/2026/02/20/lualaba-posseder-une-parcelle-garantit-il-un-toit-enquete/">Lualaba: Posséder une parcelle garantit-il un toit ? ( enquete)</a> est apparu en premier sur <a href="https://magazinelaguardia.info">LA GUARDIA</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><b>Dans la province minière du Lualaba, peut-on construire une maison, acheter une parcelle sans peur d&#8217;être expulsé ? Ces dernières années, la ville de Kolwezi fait face à une vague de démolitions des maisons d&#8217;habitation. Conséquence : du jour au lendemain, des centaines de familles se retrouvent sans toit. Une situation qui multiplie le nombre des conflits fonciers dans cette province. </b></p>
<p>&#8220;<em>Nous vivons sous le stress. Il n’y a pas moyen&#8221;, s&#8217;</em>écrit Clarisse Kamba, une résidente du quartier Golf ISTM à Kolwezi. Sa maison fait partie de 400 autres habitations identifiées par le service de l&#8217;urbanisme pour la démolition. <a href="https://magazinelaguardia.info/2026/02/04/kolwezi-les-habitants-de-golf-istm-sous-menace-des-demolitions/" target="_blank" rel="noopener">Au quartier Golf ISTM</a> près de l&#8217;aéroport de Kolwezi, chaque jour qui passe, l&#8217;inquiétude grandit.</p>
<p>Monsieur Joseph est doublement victime. Après l&#8217;effondrement de sa maison au quartier Gécamines à cause des impacts des explosifs de la société COMMUS, sa nouvelle résidence au quartier Golf ISTM est aussi menacée. Là encore, il sera délogé. « <em>Finalement, où ira-t-il ? »</em>, s&#8217;interroge sa voisine.</p>
<p>Pendant ce temps, les habitants de Katebi, à environ 30 km du centre-ville de Kolwezi, sont également sommés d&#8217;abandonner leurs maisons. En effet, les autorités provinciales ont décidé de démolir leurs maisons. Ils ont jusqu&#8217;à mai 2027 pour quitter ces maisons, déclare le ministre provincial des Affaires foncières.  « <em>Nous avons vu le ministre des Affaires foncières venir ici avec des citoyens indiens, </em>indique le chef coutumier Muleka.  <em>« Nous vivons sous la menace d&#8217;évacuer », </em>dit-il encore.  Le site de Katebi fait l&#8217;objet de convoitises à cause de sa position géographique au bord du fleuve Congo (Lualaba).</p>
<h2>Des quartiers rasés ,des villages rayés de la carte</h2>
<p>Il y a trois ans, derrière l&#8217;école royale à Kolwezi, plusieurs dizaines d&#8217;autres maisons ont été  démolies sur décision du gouvernement du Lualaba. La raison : libérer l&#8217;espace dit &#8221;de la RVA&#8221; pour le développement de ses projets.   <em>« Ils ont démoli ici sous prétexte que c’est la concession de la RVA. Mais aujourd&#8217;hui, ceux qui y construisent sont ceux-là même qui ont évacué la population de cet endroit. En face de moi, vous avez la maison du président de l&#8217;assemblée provinciale du Lualaba », </em>raconte un ingénieur que nous avons rencontré sur un chantier sur le site.</p>
<figure id="attachment_1637" aria-describedby="caption-attachment-1637" style="width: 300px" class="wp-caption alignnone"><img decoding="async" class="size-medium wp-image-1637" src="https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2018/06/IMG_20180411_125421-300x169.jpg" alt="" width="300" height="169" srcset="https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2018/06/IMG_20180411_125421-300x169.jpg 300w, https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2018/06/IMG_20180411_125421-768x432.jpg 768w, https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2018/06/IMG_20180411_125421-1024x576.jpg 1024w, https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2018/06/IMG_20180411_125421-747x420.jpg 747w, https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2018/06/IMG_20180411_125421-640x360.jpg 640w, https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2018/06/IMG_20180411_125421-681x383.jpg 681w, https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2018/06/IMG_20180411_125421-1021x580.jpg 1021w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-1637" class="wp-caption-text">Images d&#8217;archives/ Guardia</figcaption></figure>
<p>Par ailleurs, vers la fin 2025, le<a href="https://magazinelaguardia.info/2025/10/15/kolwezi-kamikungwa-des-sans-abris-face-aux-intemperies/" target="_blank" rel="noopener"> village Kamikunga</a> a aussi été rasé. Près d&#8217;une centaine de familles se sont retrouvées sans abri. Là aussi, le site a été qualifié par les autorités provinciales comme appartenant à la RVA. L&#8217;instabilité foncière se généralise de plus en plus à Kolwezi et dans ses alentours. Les communautés voisines des entreprises ne sont pas épargnées.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-14464" src="https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2021/06/IMG-20210610-WA0001_copy_640x425-300x199.jpg" alt="" width="300" height="199" srcset="https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2021/06/IMG-20210610-WA0001_copy_640x425-300x199.jpg 300w, https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2021/06/IMG-20210610-WA0001_copy_640x425.jpg 640w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>Lire aussi : <strong><a href="https://magazinelaguardia.info/2025/12/19/lualaba-mine-la-delocalisation-des-communautes-impactees-en-echec-table-ronde/">Lualaba-Mine : la délocalisation des communautés impactées en échec</a></strong></p>
<p>C’est notamment le village Mukumbi détruit par la société Chemaf sans indemnisation ni délocalisation. Le village Kambombwa près de Fungurume a aussi été supprimé de la carte par TFM. Le quartier Gecamines est de plus en plus grignoté par l&#8217;exploitation minière et 209 familles sont parties dans un processus controversé.</p>
<h3>Les services légaux produisent des documents illégaux au Lualaba ?</h3>
<p>En RDC, la propriété foncière est garantie principalement par le <strong class="Yjhzub"><span data-wiz-uids="HpOec_c"><a class="GI370e" href="https://www.google.com/search?q=Certificat+d%27Enregistrement&amp;client=opera&amp;sca_esv=f85aee35ab456974&amp;biw=1193&amp;bih=553&amp;sxsrf=ANbL-n74gcpfgQa-HUqxv4Xaa13HbULVbA%3A1771498966359&amp;ei=1u2WaZ7XFcaEhbIPxIi5-QM&amp;ved=2ahUKEwiL4ajbtOWSAxVGQEEAHVo5NdEQgK4QegQIARAB&amp;uact=5&amp;oq=RDC%3A+qu%27est+ce+qui+garanti+la+propri%C3%A9t%C3%A9++fonci%C3%A8re&amp;gs_lp=Egxnd3Mtd2l6LXNlcnAaAhgCIjRSREM6IHF1J2VzdCBjZSBxdWkgZ2FyYW50aSBsYSBwcm9wcmnDqXTDqSAgZm9uY2nDqHJlMgUQIRifBTIFECEYnwUyBRAhGJ8FMgUQIRifBUi0nQJQxyBYjfkBcAR4AZABCJgB9AygAYzHAaoBEDMtMTAuMTAuMTEuNi4yLjK4AQPIAQD4AQGYAhygAumAAagCE8ICChAAGLADGNYEGEfCAg0QABiABBiwAxhDGIoFwgIHECMYJxjqAsICChAjGCcY6gIYiwPCAhYQABiABBhDGLQCGOcGGIoFGOoC2AEBwgIEECMYJ8ICChAAGIAEGEMYigXCAg0QLhiABBixAxhDGIoFwgILEC4YgAQYsQMYgwHCAgsQABiABBixAxiDAcICDhAAGIAEGLEDGIMBGIoFwgIFEAAYgATCAgUQLhiABMICBRAhGKABwgIHECEYoAEYCpgDX_EFPbs5Oo4o9uuIBgGQBgq6BgYIARABGAGSBw4zLjMtNS4xMi4zLjEuNKAH954CsgcMMy01LjEyLjIuMS40uAfhesIHEDAuNC4xMy45LjAuMS44LTHIB6QHgAgA&amp;sclient=gws-wiz-serp&amp;mstk=AUtExfAzXoxqNCIs_zEAj0vIcEmhFs3B2GcHV0DI47rPkSO0CaI3TqyqP9h6Nju7_nptShZGITNmPt5IqCRkRgaiQMGc3TAuRYeR37CVHyleoOJVAClLJ2mlnfP7NaY2vIn_7sA_rQFjlwCbILOXEOdYmnt4LBsooDYUgCE9NXHdV-eA54tpqiU_iaadq31nDc8rs7jlLIvTcLGmF3ZkSZWij7zBtNdZaT8shUeoZIBXfGvdYeMOgphvXpWeBN7Jk7Cjv3MCGG5ZEIQ9hJ9QaB_Skoj6&amp;csui=3" data-ved="2ahUKEwiL4ajbtOWSAxVGQEEAHVo5NdEQgK4QegQIARAB" data-hveid="CAEQAQ">Certificat d&#8217;Enregistrement. </a></span></strong>C&#8217;est le seul document légal prouvant le droit de jouissance sur une terre. Il est émis par le conservateur des titres immobiliers. Cependant, l&#8217;État est le propriétaire exclusif du sol.</p>
<p>Au quartier Golf ISTM et au village Kamikunga, certains résidents affirment détenir des documents cadastraux légaux. C&#8217;est notamment des certificats d&#8217;enregistrement. Mais le gouvernement provincial les qualifie d&#8217;occupants illégaux. Ce qui par ailleurs suscite de la révolte. « <em>Même au prix de la mort, nous sommes prêts à nous défendre. Nous n’allons pas accepter de voir nos maisons être détruites alors que nous avons les documents parcellaires légaux », déclare</em> Gabin, l&#8217;un des résidents.</p>
<figure id="attachment_41307" aria-describedby="caption-attachment-41307" style="width: 300px" class="wp-caption alignnone"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-41307" src="https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260216_174830-300x141.jpg" alt="" width="300" height="141" srcset="https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260216_174830-300x141.jpg 300w, https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260216_174830-1024x482.jpg 1024w, https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260216_174830-768x362.jpg 768w, https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2026/02/IMG_20260216_174830.jpg 1200w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-41307" class="wp-caption-text">Extrait d&#8217;un certificat d&#8217;enregistrement au quartier Golf ISTM Kolwezi</figcaption></figure>
<p>Au bureau du conservateur des titres immobiliers à Kolwezi, aucun responsable n&#8217;a voulu commenter la décision du gouvernement provincial. Néanmoins, un chef de bureau qualifie le communiqué sur la démolition du quartier ISTM d’arbitraire et sans fondement.</p>
<p><em>« Il est difficile de réagir aux actions des autorités. Mais ce que vous devez savoir est que la décision relève d’une motivation purement politique. Le quartier Golf ISTM a été légalement loti et les parcelles ont été vendues. Les occupants ont leurs documents », </em>assure cet agent<em>. </em></p>
<p>D’autre part, au bureau de l&#8217;urbanisme et du cadastre, la question sur les remises en cause des documents impose le silence. Personne n&#8217;a voulu s&#8217;exprimer. Pour sa part, le ministre provincial des Affaires foncières a indiqué qu&#8217;il faut faire attention à la qualité des documents. Car, dit-il, &#8220;<em>beaucoup de faux documents circulent.</em>&#8221;</p>
<h4>Quid de la concession de la RVA</h4>
<p>S&#8217;agissant de la concession de la RVA querellée à ce jour, les documents consultés indiquent que ses dimensions ont plusieurs fois été modifiées. Dans les différents certificats d’enregistrement datant de 2010, la superficie de la concession de la RVA de Kolwezi était d&#8217;abord de 650 hectares. Cependant, en 2017, elle est passée à 1 080 hectares, soit près du double.</p>
<p>Pour le même espace aéroportuaire, en 2020, la superficie est de 924 hectares et, en 2022, elle est descendue à 490 hectares. Le gouvernement provincial qui modernise l’aéroport de Kolwezi clôture la concession de la RVA. Cependant, sur le croquis, l’espace querellé aujourd’hui se trouve en dehors de la concession.</p>
<h4>Violations des droits et des lois</h4>
<p>Dans le cas du village Katebi, le chef coutumier Muleka dénonce la violation de leurs droits. Il accuse en outre l&#8217;autorité provinciale de vouloir ravir leurs terres. « <em>Si elle tient à nos terres, qu&#8217;elle vienne négocier avec nous-mêmes », </em>a déclaré une autochtone au micro de nos confrères de Journalistes sans frontières. Mais Jean-Pierre Kalenga, ministre provincial des Affaires foncières au Lualaba, soutient que déloger ces habitants a pour<em> </em><em>« </em><em>objectif de protéger les zones agricoles. Sinon les gens vont commencer à vendre cet espace et construire partout</em><em>, </em>dit-il<em>. </em></p>
<p>Quant à eux, les résidents de Golf ISTM pointent du doigt la mauvaise gouvernance foncière au Lualaba<em>.  « On constate l’abus du pouvoir contre la population. C&#8217;est pourquoi nous disons non à l&#8217;insécurité foncière institutionnalisée ». </em>Sur le site situé derrière l&#8217;école royale à Kolwezi, des villas ont remplacé les maisons d&#8217;anciens résidents.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-40980" src="https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2026/02/9ed40151-09f6-4e2f-87aa-64a7a26a4ba9-300x207.jpeg" alt="image GOLF ISTM" width="300" height="207" srcset="https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2026/02/9ed40151-09f6-4e2f-87aa-64a7a26a4ba9-300x207.jpeg 300w, https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2026/02/9ed40151-09f6-4e2f-87aa-64a7a26a4ba9-1024x706.jpeg 1024w, https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2026/02/9ed40151-09f6-4e2f-87aa-64a7a26a4ba9-768x530.jpeg 768w, https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2026/02/9ed40151-09f6-4e2f-87aa-64a7a26a4ba9.jpeg 1080w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>Pour sa part, le centre d’appui juridico-judiciaire de Kolwezi estime que, dans plusieurs de ces conflits fonciers, la loi n&#8217;a pas été respectée. <em> </em><em>« </em><em>Les gens ont des documents, mais qui ne sont pas respectés. C&#8217;est pourquoi il y a le déplacement abusif des populations&#8221;, déplore Maître</em> Josué Kashal. Cet avocat rappelle qu&#8217;en cas de déguerpissement ou d&#8217;expropriation pour cause d&#8217;utilité publique, <a href="https://legalrdc.com/wp-content/uploads/2020/10/LIONNEL-UMBA_MEMOIRE_EXPROPRIATION_POUR_CAUSE_DUTILITE_PUBLIQUE_COMME_PREROGATIVE_DE_PUISSANCE-PUBLIQUE_ET_SES_LIMITES.pdf" target="_blank" rel="noopener">la loi a prévu des mécanismes</a><em>. D&#8217;autres dispositions légales prévoient également des procédures justes et équitables en cas de délocalisation des communautés.  &#8220;</em> <em>Il y a violation flagrante de la loi</em>&#8221; regrette cet activiste des droits humains.</p>
<p>Lire aussi : <a href="https://magazinelaguardia.info/2026/02/13/lualaba-ouverture-du-proces-des-habitants-de-golf-istm-contre-les-autorites-provinciales/">Lualaba : ouverture du procès des habitants de Golf ISTM contre les autorités provinciales</a></p>
<p>Pour faire valoir leurs droits, les résidents du quartier Golf ISTM Kolwezi ont saisi la cour d&#8217;appel. En attendant, certains continuent de s&#8217;interroger sur les garanties qu&#8217;offre la loi sur les droits de propriété.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		  <p>L’article <a href="https://magazinelaguardia.info/2026/02/20/lualaba-posseder-une-parcelle-garantit-il-un-toit-enquete/">Lualaba: Posséder une parcelle garantit-il un toit ? ( enquete)</a> est apparu en premier sur <a href="https://magazinelaguardia.info">LA GUARDIA</a>.</p>
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		<title>Vaccin BCG : administration sans cicatrisation, doit-on s&#8217;inquiéter ? (enquête)</title>
		<link>https://magazinelaguardia.info/2026/01/27/vaccin-bcg-administration-sans-cicatrisation-doit-on-sinquieter-enquete/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yasmine Kankolongo]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 27 Jan 2026 10:10:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
		<category><![CDATA[Enquête]]></category>
		<category><![CDATA[La une]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le vaccin BCG figure parmi ceux administrés aux nouveaux nés juste après la naissance. Contrairement à certains vaccins, le BCG laisse une cicatrice sur le</p>
<p>L’article <a href="https://magazinelaguardia.info/2026/01/27/vaccin-bcg-administration-sans-cicatrisation-doit-on-sinquieter-enquete/">Vaccin BCG : administration sans cicatrisation, doit-on s&#8217;inquiéter ? (enquête)</a> est apparu en premier sur <a href="https://magazinelaguardia.info">LA GUARDIA</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le vaccin <a href="http://Administration du BCGhttps://tbksp.who.int/fr/node/2051">BCG</a> figure parmi ceux administrés aux nouveaux nés juste après la naissance. Contrairement à certains vaccins, le BCG laisse une cicatrice sur le bras. Cependant, à Lubumbashi, chez certains enfants, la cicatrice n&#8217;est pas visible. S&#8217;agit-il d&#8217;une réaction normale de l&#8217;enfant au vaccin ou d&#8217;une conséquence de la mauvaise administration ? </strong></p>
<p>Le BCG est en effet utilisé pour protéger le nouveau-né contre la tuberculose.  <a href="https://magazinelaguardia.info/2019/03/25/haut-katanga-pres-de-3-daccroissement-des-cas-de-tuberculose-enregistres-en-2018/">L&#8217;Organisation Mondiale de la Santé,</a> recommande le vaccin BCG pour prévenir les formes graves de la <a href="https://magazinelaguardia.info/2022/03/24/lubumbashi-atteint-de-la-tuberculose-michel-est-vu-dun-mauvais-oeil/" target="_blank" rel="noopener">tuberculose</a>.</p>
<p>L&#8217;OMS indique que la dose standard du vaccin BCG est de 0,05 ml de vaccin pour les nourrissons âgés de moins d&#8217;un an. Tandis que ceux âgés de plus d&#8217;un an reçoivent une dose de 0,1 ml. Le vaccin BCG peut être administré en toute sécurité en même temps que d’autres vaccins. Toutefois, le meilleur moment pour protéger l&#8217;enfant contre la tuberculose, c&#8217;est à la naissance, soutient Florence Mujinga, vaccinatrice à l&#8217;hôpital Hakika de la commune Ruashi à Lubumbashi. &#8220;<em>Administrer le BCG à un enfant de plus d&#8217;une année, le produit n&#8217;aura pas d&#8217;efficacité comme à la naissance&#8221;,</em> dit-elle.</p>
<p>Au cours de ces cinq dernières années, la République démocratique du Congo a connu plusieurs cas de rupture du stock du vaccin BCG et des seringues. Par exemple, en 2023 et début 2024, plusieurs provinces, y compris le Haut-Katanga, n&#8217;étaient pas approvisionnées. Au cours d&#8217;un briefing organisé en 2025, le docteur Blaise Kalenga du PEV avait déclaré que la couverture vaccinale était faible, soit un taux de 38 % sur l&#8217;ensemble du pays. La province du Haut-Katanga a enregistré un taux de 33 % d&#8217;enfants vaccinés en 2023, soulignait-il.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h2>Processus de la vaccination du BCG</h2>
<p>Le vaccin BCG est administré strictement par voie intradermique à la naissance du nourrisson. D&#8217;après Florence Mujinga, infirmière de 22 ans de carrière dans la vaccination, l&#8217;injection du BCG nécessite l&#8217;usage d&#8217;une aiguille courte et fine (26 G, 15 mm). Cette dernière est insérée presque à plat juste sous la surface de la peau sur la partie intérieure de l&#8217;avant-bras gauche. Le but est de créer une papule blanche (effet peau d&#8217;orange) de 5-8 mm. La procédure veut aussi que le vaccinateur tienne la seringue à un angle de 5 à 15 degrés par rapport au point d’injection, explique-t-elle encore.</p>
<p>Florence Mujinga souligne que lors de l’injection de la solution, le prestataire de santé doit sentir une certaine résistance. Il doit également s&#8217;assurer de l&#8217;apparition d&#8217;une petite surélévation de la peau ou d&#8217;une petite bulle. C&#8217;est ce qui indiquera que le liquide a bien été injecté dans le derme. Ainsi, ce vaccin ne doit pas être injecté dans la chair ou le nerf de l&#8217;enfant.</p>
<p>D&#8217;après le docteur Blaise Kalenga du programme élargi de vaccination, PEV, lorsque le BCG est mal administré, il y a des conséquences. C&#8217;est notamment le gonflement ou l&#8217;apparition d&#8217;une plaie sur la peau.</p>
<h3>BCG et la cicatrisation</h3>
<p>Susanne Banza a 9 enfants, parmi lesquels un bébé de 8 mois. Tous ses enfants ont reçu le vaccin BCG.  Cependant, aucun d&#8217;entre eux n&#8217;a de trace sur le bras alors qu&#8217;elle sait que ce vaccin laisse une cicatrice. Cette mère s&#8217;inquiète pour la santé de ses enfants. &#8220;<em>Mes enfants attrapent toutes sortes de maladies. En tout cas je crois que c&#8217;est à cause du vaccin BCG qui a été mal administré à mes enfants</em>.&#8221;</p>
<p>Même inquiétude pour Isabelle Kisula. Son deuxième enfant n&#8217;a pas de cicatrice du vaccin BCG. &#8220;<em>On l&#8217;avait vaccinée à la naissance mais sans cicatrisation. Trois mois après, on a refait la vaccination, mais la cicatrice n&#8217;est jamais apparue. Je crois qu&#8217;il fallait que je change de vaccinateur.</em>&#8221;</p>
<p>Selon le PEV, la cicatrisation après l&#8217;injection du vaccin<a href="https://magazinelaguardia.info/2022/11/04/172-cas-de-tuberculose-en-une-semaine-a-la-prison-de-kasapa/"> BCG</a> constitue un résultat qui montre que l&#8217;immunité se met en place. <a href="https://medicalguidelines.msf.org/fr/viewport/TUB/francais/annexe-29-vaccin-bcg-20324525.html" target="_blank" rel="noopener">Ainsi, le processus de la cicatrisation commence par l&#8217;apparition d&#8217;un petit bouton, une ulcération, puis une cicatrice.</a> Ce que soutient aussi Florence Mujinga, vaccinatrice à Lubumbashi.  &#8220;La<em> cicatrisation est très importante et obligatoire. C&#8217;est le signe qui montre que le vaccin a été bien administré et qu&#8217;il a fait son effet dans le corps de l&#8217;enfant.</em>&#8221;</p>
<h4>Refaire la vaccination ou non ?</h4>
<p>Au cas où la cicatrisation n&#8217;apparait pas, il est recommandé aux parents de revenir avec le nourrisson à l&#8217;hôpital, insiste cette vaccinatrice. &#8220;<em>Après la vaccination du BCG, les parents doivent observer attentivement le bébé. Si au bout de trois mois, la cicatrice n&#8217;apparait pas, ils  doivent ramener l&#8217;enfant pour une nouvelle vaccination du BCG.&#8221;</em></p>
<p>A Lire aussi, <a href="https://magazinelaguardia.info/2025/12/24/sante-tuberculose-le-diagnostic-au-coeur-de-la-prise-en-charge/">Santé-Tuberculose: le diagnostic au cœur de la prise en charge</a></p>
<p>Pour sa part, le docteur Justin Kalume, médecin généraliste à Lubumbashi, nuance sur la cicatrisation ou non. &#8220;<em>Si les parents ne voient pas la cicatrice, ils doivent faire le test sur l&#8217;effectivité de l&#8217;administration du BCG. Cet examen s&#8217;appelle la &#8220;tuberculine&#8221;</em>, dit-il. Et d&#8217;ajouter : « <em>Cet examen permet d&#8217;examiner l&#8217;immunité de l&#8217;enfant face à la tuberculose. Il permet de s&#8217;assurer que le vaccin a été bien fait malgré l&#8217;absence de la cicatrice.&#8221;</em></p>
<h3>Les formations sur les techniques de vaccination</h3>
<p>Par ailleurs, le docteur Justin Kalume a soulevé le problème de la formation des vaccinateurs. Pour lui, il est nécessaire d&#8217;organiser les formations de remise à niveau des infirmiers. Et ces formations doivent être axées sur les techniques de vaccinations, singulièrement celle du BCG. Ainsi, seront résolus les dérapages observés ces derniers temps, estime-t-il.</p>
<p>De son côté, le docteur Blaise de PEV dans le Haut-Katanga indique qu&#8217;à chaque introduction d&#8217;un nouveau vaccin, on prévoit aussi des formations des formateurs.  &#8220;<em>Nous formons les équipes de bureaux centraux des zones de santé. C&#8217;est à ces derniers que revient la charge de former les infirmiers.</em></p>
<p>&#8220;Effectivement, confirme Delile Lumbala, médecin-chef de zone de santé Ruashi. &#8220;<em>Lorsqu&#8217;il y a un nouveau vaccin, nous commençons par former les prestataires. Ainsi, ils peuvent prendre connaissance du vaccin, de l&#8217;antigène qui le compose, de la voie d&#8217;administration et de la conservation</em>.&#8221;</p>
<p>Toutefois, l&#8217;OMS estime aussi qu&#8217;il est important que les prestataires de santé soient formés à l’administration du vaccin BCG.</p>
<h4></h4>
<p>&nbsp;</p>
<h4></h4>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>RDC : attention, cette vidéo d&#8217;Ibrahim Traoré sur Goma est un deepfake</title>
		<link>https://magazinelaguardia.info/2025/12/10/rdc-attention-cette-video-dibrahim-traore-sur-goma-est-un-deepfake/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Godlive Nyemba]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Dec 2025 11:20:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Factchecking]]></category>
		<category><![CDATA[La Guardia Fact Check]]></category>
		<category><![CDATA[La une]]></category>
		<category><![CDATA[Ibrahim Traoré]]></category>
		<category><![CDATA[Paul Kagame]]></category>
		<category><![CDATA[RDC]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En République démocratique du Congo, la situation sécuritaire dans la partie Est reste fragile. Depuis 2021 la situation s&#8217;est dégradée avec le retour du mouvement</p>
<p>L’article <a href="https://magazinelaguardia.info/2025/12/10/rdc-attention-cette-video-dibrahim-traore-sur-goma-est-un-deepfake/">RDC : attention, cette vidéo d&#8217;Ibrahim Traoré sur Goma est un deepfake</a> est apparu en premier sur <a href="https://magazinelaguardia.info">LA GUARDIA</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: left;"><strong>En République démocratique du Congo, la situation sécuritaire dans la partie Est reste fragile. Depuis 2021 la situation s&#8217;est dégradée avec le retour du mouvement M23. Le gouvernement de <a href="https://actualite.cd/2025/04/13/rdc-kinshasa-accuse-le-rwanda-et-lafcm23-apres-les-attaques-goma-faisant-selon-son-bilan" target="_blank" rel="noopener">la RDC accuse le Rwanda</a> de soutenir ce mouvement rebelle. Sous l&#8217;égide du président américain, <a href="http://RDC : Félix Tshisekedi accuse le Rwanda de violer l’accord de paix fraîchement signé" target="_blank" rel="noopener">le Rwanda et la RDC</a> ont entériné un accord de paix. Cependant, malgré cet accord, les combats se sont intensifiés. </strong></p>
<p style="text-align: left;">C&#8217;est dans ce contexte qu&#8217;une vidéo a été publiée sur YouTube sur le compte des <a href="https://www.youtube.com/@R%C3%AAvespanafricains" target="_blank" rel="noopener">Rêves panafricains</a>. <a href="http://Page de sauvegarde https://youtu.be/ehpFY-KdgHE?si=eHI76dq4tudFCC7g" target="_blank" rel="noopener">Cette vidéo</a> a comme titre : &#8220;Traoré en colère : Kagame, votre main sanglante à Goma ne passera pas inaperçue !  La vidéo montre le président burkinabé Ibrahim Traoré en train de s&#8217;en prendre violemment au président rwandais Paul Kagame. Cette vidéo a été postée le 9 décembre et jusqu&#8217;à ce vendredi 10 décembre elle a reçu plus de 51 mille vues. Elle a reçu près de 4000 likes et 937 commentaires.</p>
<p>Elle a également été largement partagée dans les groupes WhatsApp.</p>
<h2>Vérification</h2>
<p>La Guardia Magazine a vérifié cette vidéo. Elle est ce qu&#8217;on appelle un deepfake ou autrement une vidéo générée par l&#8217;intelligence artificielle.</p>
<p>Une analyse visuelle de l&#8217;image démontre qu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;un deepfake.  Dans cette vidéo, les gestes d&#8217;Ibrahim Traoré sont robotiques. Ses mains répètent les mêmes gestes du début à la fin. Alors que, si la posture ressemble à celle qu&#8217;il adopte dans beaucoup <a href="https://www.facebook.com/share/v/1AA4Mp2gtK/" target="_blank" rel="noopener">de ses vidéos,</a> mais ses gestes sont diversifiés comme dans cette vidéo publiée sur Facebook. Et même sa voix est également robotique.</p>
<p>Lire aussi : <a href="https://magazinelaguardia.info/2025/12/05/rdc-malgre-la-signature-de-laccord-de-paix-la-guerre-se-poursuit/">RDC : malgré la signature de l’accord de paix, la guerre se poursuit</a></p>
<p>Deuxièmement, l&#8217;arrière-plan indique aussi qu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;une image générée par l&#8217;IA. Car son arrière-plan est figé et flou, signe qu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;une vidéo générée par l&#8217;IA.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-39693 size-large" src="https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/12/Screenshot_20251210_130903_YouTube_copy_1080x626-1024x594.jpg" alt="Ibrahim Traoré" width="640" height="371" srcset="https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/12/Screenshot_20251210_130903_YouTube_copy_1080x626-1024x594.jpg 1024w, https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/12/Screenshot_20251210_130903_YouTube_copy_1080x626-300x174.jpg 300w, https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/12/Screenshot_20251210_130903_YouTube_copy_1080x626-768x445.jpg 768w, https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/12/Screenshot_20251210_130903_YouTube_copy_1080x626.jpg 1080w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /></p>
<h3>Tout au long du discours, l&#8217;image derrière le président Ibrahim Traoré est figée.</h3>
<p>En outre, La Guardia a utilisé Deepware, un logiciel de vérification des images générées par l&#8217;IA. Les résultats sont formels. À 97 %, le logiciel indique qu&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;une vidéo générée par l&#8217;IA.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-39695 size-large" src="https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/12/Screenshot_20251210_110843_Chrome-1-938x1024.jpg" alt="Analyse " width="640" height="699" srcset="https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/12/Screenshot_20251210_110843_Chrome-1-938x1024.jpg 938w, https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/12/Screenshot_20251210_110843_Chrome-1-275x300.jpg 275w, https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/12/Screenshot_20251210_110843_Chrome-1-768x838.jpg 768w, https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/12/Screenshot_20251210_110843_Chrome-1.jpg 1080w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Un journaliste burkinabais, Elie Kaboré, indique également qu&#8217;il ne s&#8217;agit même pas d&#8217;un discours prononcé par le chef de l&#8217;État burkinabais. &#8220;<em>Il ne s&#8217;agit même pas de sa voix&#8221;</em>, indique-t-il également.</p>
<h4>Conclusion</h4>
<p>En conclusion, cette vidéo est un deepfake généré par l&#8217;intelligence artificielle. Il ne s&#8217;agit pas d&#8217;un discours prononcé par le président burkinabais Ibrahim Traoré.</p>
<p style="text-align: left;">Cet article a été realisé grâce aux outils acquise lors de la 25em conference mondiale des journalisme Gijc25 tenue a Kouala Lumpur enbnovembre 2025</p>
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		  <p>L’article <a href="https://magazinelaguardia.info/2025/12/10/rdc-attention-cette-video-dibrahim-traore-sur-goma-est-un-deepfake/">RDC : attention, cette vidéo d&#8217;Ibrahim Traoré sur Goma est un deepfake</a> est apparu en premier sur <a href="https://magazinelaguardia.info">LA GUARDIA</a>.</p>
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		<title>RDC : pays-solution ou illusion climatique ?</title>
		<link>https://magazinelaguardia.info/2025/12/03/rdc-pays-solution-ou-illusion-climatique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Godlive Nyemba]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 Dec 2025 11:10:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Environnement]]></category>
		<category><![CDATA[Factchecking]]></category>
		<category><![CDATA[La une]]></category>
		<category><![CDATA[Pays solution]]></category>
		<category><![CDATA[RDC]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le concept “pays solution” est au centre de débats traitant de l’environnement et de l’urgence climatique en République Démocratique du Congo (RDC). Prononcé pour la</p>
<p>L’article <a href="https://magazinelaguardia.info/2025/12/03/rdc-pays-solution-ou-illusion-climatique/">RDC : pays-solution ou illusion climatique ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://magazinelaguardia.info">LA GUARDIA</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le concept <a href="https://drcprecop27.medd.gouv.cd/fr/yangambi.php" target="_blank" rel="noopener">“pays solution</a>” est au centre de débats traitant de l’environnement et de l’urgence climatique en République Démocratique du Congo (RDC). <a href="https://medd.gouv.cd/wp-content/uploads/2022/07/magazine_COP_env1.pdf" target="_blank" rel="noopener">Prononcé pour la première fois en 2021</a> par le président congolais Félix-Antoine Tshisekedi, lors de la <a href="https://www.un.org/fr/climatechange/cop26" target="_blank" rel="noopener">26e conférence sur le climat</a> (COP 26) à Glasgow, ce concept a pour connotation de présenter la RDC comme acteur crucial dans l&#8217;atténuation du changement climatique et la transition énergétique grâce à ses ressources naturelles et ses minerais stratégiques.</strong></p>
<p>De lors sur les plateformes telles que <a href="https://x.com/benjimk/status/1910778918233419999?s=20" target="_blank" rel="noopener">X (ancien Twitter), </a> <a href="https://www.facebook.com/share/p/1CwHUB4LHh/" target="_blank" rel="noopener">Facebook</a> et <a href="https://www.tiktok.com/@congoyebela/video/7451469701206805806?lang=fr&amp;q=rdc%20pays%20solution%20&amp;t=1764005008171" target="_blank" rel="noopener">TikTok</a>, le concept est largement utilisé notamment dans la désignation des initiatives climatiques en RDC, mais également dans <a href="https://www.facebook.com/share/v/14QHTezkU6Y/" target="_blank" rel="noopener">de contenus polarisés</a> ou <a href="https://www.tiktok.com/@stevemambe/video/7335522407555370272?is_from_webapp=1&amp;sender_device=pc&amp;web_id=7551722123539973644" target="_blank" rel="noopener">dérisoires</a> liés au sujet climatique et très souvent aux catastrophes environnementales dans les régions congolaises. Sur X, l’outil de monitoring Meltwater a permis de mesurer les nombres de mentions liés à ce concept . Cet outil a permis aussi de mesurer son apparition dans différents contenus circulant sur la plateforme. L’outil a révélé qu’entre Janvier et Octobre 2025, le concept a reçu environ 354 mentions. Il est apparu dans 109 posts, utilisés 3,738 incluant les commentaires et les retweets. Cette considérable présence est également due à une montée de récits sur le climat dans la période désignée, marquée par des <a href="https://x.com/benjimk/status/1910778918233419999?s=20" target="_blank" rel="noopener">catastrophes environnementales</a> survenues principalement à Kinshasa.</p>
<figure id="attachment_39509" aria-describedby="caption-attachment-39509" style="width: 936px" class="wp-caption alignnone"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-39509 size-full" src="https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/12/Screenshot_20251203_121115_Docs.jpg" alt="Des données sur Meltewater sur &quot;RDC pays solution" width="936" height="398" srcset="https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/12/Screenshot_20251203_121115_Docs.jpg 936w, https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/12/Screenshot_20251203_121115_Docs-300x128.jpg 300w, https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/12/Screenshot_20251203_121115_Docs-768x327.jpg 768w" sizes="(max-width: 936px) 100vw, 936px" /><figcaption id="caption-attachment-39509" class="wp-caption-text"><span style="font-size: 16px;">Source : Meltwater</span></figcaption></figure>
<h2>Une hypercommunication</h2>
<p>`Sur X, la communication officielle bat son plein. Les comptes de <a href="https://x.com/Presidence_RDC/status/1566728054604447745" target="_blank" rel="noopener">la présidence de la République</a>, de la <a href="https://x.com/PrimatureRDC/status/1818755256177562012" target="_blank" rel="noopener">Primature</a> ou encore des ministres comme celui de<a href="https://x.com/Evebazaiba/status/1840869386414092302" target="_blank" rel="noopener"> l’Environnement</a> ou des <a href="https://x.com/PatrickMuyaya/status/1970621242505077154?s=19" target="_blank" rel="noopener">Communications et des Médias</a> rappellent presque chaque semaine que &#8220;la RDC est le pays-solution&#8221;. Ce narratif est martelé, relayé, amplifié. Le 6 novembre 2025, la <a href="https://x.com/Presidence_RDC/status/1986346292562301369?s=19" target="_blank" rel="noopener">Présidence a annoncé</a> sur son compte x l’arrivée de Félix Tshisekedi au Brésil pour la COP 30. Le message promettait que le chef de l’État allait, une fois de plus, défendre cette idée. Le post a été vu 56 000 fois et partagé 123 fois.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-39508 size-full" src="https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/12/Screenshot_20251203_121125_Docs.jpg" alt="Capture d’écran d’une publication sur X de la présidence de la RDC" width="884" height="815" srcset="https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/12/Screenshot_20251203_121125_Docs.jpg 884w, https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/12/Screenshot_20251203_121125_Docs-300x277.jpg 300w, https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/12/Screenshot_20251203_121125_Docs-768x708.jpg 768w" sizes="(max-width: 884px) 100vw, 884px" /></p>
<p><em>Capture d’écran d’une publication sur X de la présidence de la RDC</em></p>
<p>Le compte X de la Primature diffuse également fréquemment des posts soulignant que la RDC est un pays solution. Par exemple en juin 2025 à Osaka ou la Première ministre de la RDC <a href="https://x.com/PrimatureRDC/status/1939222955613114822?s=19" target="_blank" rel="noopener">Judith Suminwa</a> a mis en évidence les ressources qui font de la RDC &#8220;pays solution&#8221;. Ce narratif est aussi largement relayé par des personnalités politiques et les médias, notamment <a href="https://x.com/radiookapi/status/1982937641004699961" target="_blank" rel="noopener">Radio Okapi</a>, <a href="https://x.com/pepele_news/status/1932358001291153631" target="_blank" rel="noopener">Pepele News</a>, I<a href="https://x.com/IsralMutombo11/status/1455532539272212491?s=19" target="_blank" rel="noopener">sraël Mutombo</a> ou encore <a href="https://x.com/DeskNature/status/1839381248915218778" target="_blank" rel="noopener">Desk Nature</a>.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-39512" src="https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/12/Screenshot_20251203_121130_Docs-1.jpg" alt="Capture d’écran d’une publication de Radio Okapi sur X" width="640" height="583" srcset="https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/12/Screenshot_20251203_121130_Docs-1.jpg 908w, https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/12/Screenshot_20251203_121130_Docs-1-300x273.jpg 300w, https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/12/Screenshot_20251203_121130_Docs-1-768x699.jpg 768w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /></p>
<p>Capture d’écran d’une publication de Radio Okapi sur X</p>
<p>Malgré cette hyper communication, certains congolais n&#8217;y voient que des simples mots. C’est le cas de <a href="https://x.com/KabambaAlbert1/status/1965708644995256698?s=19" target="_blank" rel="noopener">Peter Kabamba</a> qui soulève sur X une question importante : &#8220;RDC pays solution. Pour qui ?&#8221;. Ce post a reçu plus de 15 000 vues. Plusieurs commentaires sur ce post montrent le scepticisme des populations sur les capacités des dirigeants de faire de la RDC un Pays-Solution aux effets du changement climatique.  &#8220;Pays solution pour nos politiciens. C&#8217;est leur solution pour devenir milliardaires en volant les richesses du pays&#8221;. &#8220;<em>La RDC n&#8217;est pas un pays solution, surtout pas avec l&#8217;actuelle génération des dirigeants qui ne savent pas voir au-delà de leurs nez&#8221;</em>.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-39518 size-full" src="https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/12/capture-decran.jpg" alt="Capture d’écran de la publication de Kabamba Albert sur X" width="955" height="380" srcset="https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/12/capture-decran.jpg 955w, https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/12/capture-decran-300x119.jpg 300w, https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/12/capture-decran-768x306.jpg 768w" sizes="(max-width: 955px) 100vw, 955px" /></p>
<h6><em>Capture d’écran de la publication de Kabamba Albert sur X</em></h6>
<p>Le compte <a href="https://x.com/terresanspetrol/status/1991473766249930817?s=19" target="_blank" rel="noopener">La RDC Notre terre sans pétrole</a> va plus loin. Dans une publication le 20 novembre, il estime que le pays est loin d&#8217;être une solution. &#8220;La RDC est-elle un &#8220;Pays-Solution&#8221; pour le monde, ou un cauchemar pour ses propres habitants ? On nous dit que nos forêts et nos minerais sauveront le climat. Mais sur le terrain, la réalité est tout autre. Déforestation, pollution, pauvreté et exclusion : c&#8217;est le prix que les communautés locales paient actuellement pour cette transition.&#8221;</p>
<p>Mais pour les autorités de la RDC, il ne s&#8217;agit pas que des simples mots. Dans <a href="https://drcprecop27.medd.gouv.cd/fr/yangambi.php" target="_blank" rel="noopener">son argumentation</a> pour soutenir cette idée, la RDC évoque ses immenses ressources, dont la forêt, les ressources stratégiques, les réserves en eau douce et une diversité de la biodiversité. C’est ce qu&#8217;a souligné en juin 2024 <a href="https://x.com/Evebazaiba/status/1805615002914537918" target="_blank" rel="noopener">Eve Bazaiba</a>, alors ministre de l’Environnement, à Tropical Forest Forum à Oslo. &#8220;La RDC participe à Oslo Tropical Forest Forum comme Pays-Solution, car la solution est basée sur la nature : 1. 62% des Forêts tropicales humides du Bassin du Congo ; 2. 10% de réserves d’eaux douces de la planète dont 52% d’Afrique ; 3. Des tourbières (70 %) ; 4. Une riche biodiversité&#8221;.</p>
<p>Une gestion adéquate de tout ce potentiel peut grandement aider à combattre le changement climatique. C&#8217;est ce que pense certains sur les réseaux sociaux. C&#8217;est le cas de <a href="https://x.com/omeongajean2/status/1567431914822242304?s=19" target="_blank" rel="noopener">Omeon Jean</a>. Au-delà du slogan RDC solution, renforçons nos capacités de négociations afin d&#8217;être écouté, considéré et avoir des résultats réels. La solution est celle de créer un comité scientifique pouvant trouver quel type de diplomatie environnementale&#8221;.</p>
<h4>Une forêt en régression</h4>
<p>La RDC abrite la deuxième plus grande forêt tropicale du monde, avec près de 155 millions d’hectares. Pourtant, il recule à grande vitesse. D’après le <a href="https://www.globalforestwatch.org/dashboards/country/COD/?lang=fr" target="_blank" rel="noopener">Global Forest Watch</a>, le pays a perdu plus de 500 000 hectares de couvert forestier rien qu’en 2023, soit l’équivalent de la superficie du Kongo-Central. <a href="https://www.unep.org/fr/actualites-et-recits/recit/les-ressources-minerales-de-la-republique-democratique-du-congo-peuvent" target="_blank" rel="noopener">La Banque mondiale</a> pour sa part indique : &#8220;La RDC a perdu environ 6 % de son couvert forestier entre 2000 et 2020&#8221;. Ce qui reste le taux le plus élevé dans le bassin du Congo.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-39517 size-full" src="https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/12/Graphiques-de-la-Banque-Mondiale.jpg" alt="Graphiques de la Banque Mondiale" width="631" height="425" srcset="https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/12/Graphiques-de-la-Banque-Mondiale.jpg 631w, https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/12/Graphiques-de-la-Banque-Mondiale-300x202.jpg 300w" sizes="(max-width: 631px) 100vw, 631px" /></p>
<h6><em>Graphique comparatif de la perte de forêt entre le Gabon, le Cameroun et la RDC / Source : Banque Mondiale</em></h6>
<p>Les causes de cette perte de forêt sont connues : <a href="http://en-rdc" target="_blank" rel="noopener">exploitation illégale du bois</a>, agriculture sur brûlis, l&#8217;exploitation minière anarchique ainsi que la carbonisation des bois (makala), selon un rapport de la Division de l&#8217;aménagement forestier publié en 2019. Néanmoins, dans la lutte contre le changement climatique, le gouvernement a signé plusieurs accords de protection, notamment avec l’Initiative pour la Forêt d’Afrique centrale (CAFI).</p>
<p>Une grande partie des fonds promis par<a href="https://x.com/radiookapi/status/1455409768370221056?s=19" target="_blank" rel="noopener"> CAFI</a>, plus de 500 millions de dollars depuis 2016, n’a toujours pas produit d’impact visible. &#8220;L’un des représentants de la société civile se plaint que les fonds n’ont jamais été décaissés. Mais qu’est-ce qu’on avait fait de 200 millions $ du CAFI du 1ᵉʳ cycle de 5 ans ?&#8221;, s’interroge <a href="https://x.com/nsendula/status/1455418558624813057?s=19" target="_blank" rel="noopener">un internaute sur X</a>. <a href="https://admin.ebuteli.org/assets/28e91179-1587-4485-ab6a-8fe0c0852e94" target="_blank" rel="noopener">Ebuteli</a>, un institut des recherches en RDC, indique que le secteur de l&#8217;environnement est miné par la mauvaise gouvernance des fonds. C’est même constat que fait l’ONG d&#8217;enquête et de plaidoyer environnemental et climatique <a href="https://globalwitness.org/en/campaigns/forests/after-decades-of-challenges-the-drc-must-deliver-on-sustainable-forest-governance/?utm_source=chatgpt.com" target="_blank" rel="noopener">Global Witness</a> dans l’un de ses rapports.</p>
<p>Sur les réseaux sociaux, le journaliste <a href="https://x.com/kitsita_jephte/status/1510223242602196995?s=19" target="_blank" rel="noopener">Joseph Kitsita</a> donne des exemples de cette mauvaise gouvernance en citant un rapport d’audit de l’Inspection générale des finances (IGF) : &#8220;RDC : Tous les anciens ministres de l&#8217;Environnement, entre juillet 2014 et mai 2020, ont vendu plusieurs concessions forestières sans verser un sou au Trésor public. Les concessions du domaine privé de l&#8217;État ont été aliénées en violation du code forestier (Rapport audit IGF)&#8221;.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-39516 size-full" src="https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/12/Screenshot_20251203_121155_Docs.jpg" alt="Capture d’écran de la publication sur X du journaliste Jephté Kitsita" width="922" height="419" srcset="https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/12/Screenshot_20251203_121155_Docs.jpg 922w, https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/12/Screenshot_20251203_121155_Docs-300x136.jpg 300w, https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/12/Screenshot_20251203_121155_Docs-768x349.jpg 768w" sizes="(max-width: 922px) 100vw, 922px" />ture d’écran de la publication sur X du journaliste Jephté Kitsita</p>
<h4>Un sous-sol vert, une exploitation brune</h4>
<p>Le paradoxe congolais est encore plus flagrant dans le secteur minier. Alors que le pays fournit près de 70 % du cobalt mondial, métal essentiel pour les batteries électriques. Un atout écologique mondial, son exploitation demeure un désastre environnemental local. Sur X, beaucoup dénoncent une exploitation polluante. <a href="https://x.com/Plems_lunda/status/1971164028350169172?s=19" target="_blank" rel="noopener">P-lems Lunda Mulongo</a> indique par exemple que &#8220;les populations du Lualaba et du Haut-Katanga sont sérieusement exposées à la pollution liée à l&#8217;exploitation minière&#8221;.</p>
<p>L’effondrement, le 5 novembre, du bassin de rétention de l<a href="https://magazinelaguardia.info/2025/11/06/lubumbashi-pollution-cdm-la-biodiversite-en-paye-lle-prix/" target="_blank" rel="noopener">’entreprise Congo Dofang Mining</a> (CDM) en est une illustration récente d&#8217;une exploitation polluante des minerais qui contribuent à l&#8217;atténuation du climat. Des eaux chargées de <a href="https://www.dw.com/fr/rdc-riviere-lubumbashi-pollution-congo-dongfang-mining/a-74705574" target="_blank" rel="noopener">produits chimiques</a> ont inondé les quartiers Kasapa et Kamatete, avant de se déverser dans la rivière Lubumbashi.</p>
<p>Compte tenu de l&#8217;ampleur de la catastrophe, l’Ambassade des États unis a relaté cette information sur son compte <a href="https://x.com/USAenFrancais/status/1989252966214496751?s=19" target="_blank" rel="noopener">Usa ambassy francais</a> : &#8220;La catastrophe provoquée par le déversement minier en RDC par CDM, une société minière chinoise, met en lumière sa négligence et son mépris pour le peuple congolais&#8221;. Même le ministre des <a href="https://x.com/LouisWKabamba/status/1986517752949944767?s=19" target="_blank" rel="noopener">Mines en RDC Louis kabamba Watum</a> en a fait écho sur X.</p>
<p>Un rapport <a href="https://afrewatch.org/un-regard-critique-sur-les-couts-environnementaux-et-humains-de-lexploitation-industrielle-du-cobalt-en-rdc/" target="_blank" rel="noopener">de RAID et d’African Resources Watch (Afrewach)</a> publié en 2024 révèle que la pollution toxique due à l’exploitation industrielle du cobalt en République démocratique du Congo (RDC) a des effets dévastateurs sur l’homme et l’environnement. Pour certains internautes, le pays doit faire plus. <a href="https://x.com/JMaghetsi/status/1991014807307169999?s=19" target="_blank" rel="noopener">Jean-Pierre Maghetsi Kasma</a> a écrit sur X : &#8220;La RDC doit faire le choix entre pays solution et pays pollution. L&#8217;expansion pétrolière en RDC est un véritable danger pour nos forêts, nos eaux ainsi qu&#8217;aux communautés locales&#8221;.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-39515 size-full" src="https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/12/Screenshot_20251203_121201_Docs.jpg" alt="Capture d’écran de la publication sur X de Jean-Pierre Maghetsi Kasma" width="915" height="337" srcset="https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/12/Screenshot_20251203_121201_Docs.jpg 915w, https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/12/Screenshot_20251203_121201_Docs-300x110.jpg 300w, https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/12/Screenshot_20251203_121201_Docs-768x283.jpg 768w" sizes="(max-width: 915px) 100vw, 915px" /></p>
<p>Capture d’écran de la publication sur X de Jean-Pierre Maghetsi Kasma</p>
<h4>Un discours politique sans cohérence</h4>
<p>À la pré-COP 27 de Kinshasa, en 2022, le président Félix Tshisekedi déclarait que la RDC devait &#8220;transformer son potentiel écologique en moteur de développement durable&#8221;. Déjà en 2021, l’internaute <a href="https://x.com/demalasi/status/1791440396553171067?s=19" target="_blank" rel="noopener">Mongole Descartes</a> alertait déjà sur l’incohérence entre discours et réalité. &#8220;Le discours de la diplomatie climatique de la RDC « Pays solution » porté par la ministre d’État &#8211; risque de se déconnecter de la réalité. Sur le terrain, les parties prenantes semblent restées plus dans la théorie que dans la pratique&#8230;&#8221;, avait-il écrit.</p>
<p>D&#8217;autres internautes fustigent également ce décalage entre le discours et les actions concrètes. Pour cet internaute <a href="https://x.com/Jeefkiro/status/1444272525945544706?s=19" target="_blank" rel="noopener">John Kirongozi</a> le pays ne fait aucun effort alors que les effets du changement climatique se ressentent sur la ville de Kinshasa par exemple. Certains internautes estiment que les dirigeants s&#8217;arrêtent au niveau du discours. &#8220;Pouvez-vous commencer par étudier et vous documenter sur cette question ? Sur ces enjeux ? Vous n&#8217;avez peut-être pas le temps en dehors de celui des déclarations !&#8221;, réagit <a href="https://x.com/BabanyaMbelu/status/1444257924025618432?s=19" target="_blank" rel="noopener">l’internaute Mbelu Babanya</a>.</p>
<p>Par exemple, la RDC s’est engagée à réduire de 21 % les émissions de Gaz à effet de serre. Cependant,<a href="https://unfccc.int/sites/default/files/resource/DEMOCRATIC_REPUBLIC_OF_THE_CONGO_cop28cmp18cma5_HLS_FR.pdf" target="_blank" rel="noopener"> cet engagement dépend des financements extérieurs</a>. Car le pays n’est capable de réduire que 2 % de ses émissions sur fond propre. <a href="https://x.com/BM_Afrique/status/1592566435280142336?s=19" target="_blank" rel="noopener">La Banque Mondiale</a> alerte : &#8220;En RDC, l&#8217;absence d&#8217;alternatives au bois de chauffe menace l&#8217;intégrité de la 2ᵉ plus grande forêt tropicale du monde, mais des solutions sont étudiées afin de réduire la grande pauvreté et de préserver les ressources pour l&#8217;avenir&#8221;.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-39522 size-full" src="https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/12/Infographie-sur-les-angagements-de-la-RDC.png" alt="Infographie sur les engagements de la RDC qur le climat" width="640" height="425" srcset="https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/12/Infographie-sur-les-angagements-de-la-RDC.png 640w, https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/12/Infographie-sur-les-angagements-de-la-RDC-300x199.png 300w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /></p>
<p><em>Infographie sur les angagements de la RDC</em></p>
<h4>Un narratif pour capter des financements ?</h4>
<p>Depuis le début de cette campagne médiatique renforcée sur les réseaux sociaux, le pays insiste également sur le fait qu&#8217;elle a besoin des financements. <a href="https://x.com/Evebazaiba/status/1455819501790924809?s=19" target="_blank" rel="noopener">Eve Bazaiba</a>, alors ministre de l&#8217;Environnement, insiste sur le fait que son pays doit recevoir des financements. Un discours que répète régulièrement <a href="https://x.com/PrimatureRDC/status/1699091309024149578?s=19" target="_blank" rel="noopener">la Primature</a> ou encore le président de la RDC, Félix Tshisekedi, comme lors<a href="https://x.com/Presidence_RDC/status/1986844538246242513?s=19" target="_blank" rel="noopener"> de la COP 30 à Balem</a>.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-39513 size-full" src="https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/12/Screenshot_20251203_121216_Docs.jpg" alt=" Capture d’écran d’une publication sur X de la présidence de la RDC " width="906" height="913" srcset="https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/12/Screenshot_20251203_121216_Docs.jpg 906w, https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/12/Screenshot_20251203_121216_Docs-298x300.jpg 298w, https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/12/Screenshot_20251203_121216_Docs-150x150.jpg 150w, https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/12/Screenshot_20251203_121216_Docs-768x774.jpg 768w" sizes="(max-width: 906px) 100vw, 906px" /></p>
<p><em>Capture d’écran d’une publication sur X de la présidence de la RDC</em></p>
<p>Cependant, certains internautes estiment que pour bénéficier de financements climats, le pays doit agir en faveur du climat. C&#8217;est le cas de <a href="https://x.com/John9Nsenga/status/1533071874393051137?s=19" target="_blank" rel="noopener">Nsenga John.</a> Il réagissait à une publication de l&#8217;ancien<a href="https://x.com/Evebazaiba/status/1532740612771946500?s=19" target="_blank" rel="noopener"> ministre de l&#8217;Environnement</a> sur le financement climat : &#8220;C&#8217;est le même discours qui tourne en boucle dans toutes les conférences climat. Nous attendons les actions&#8221;.</p>
<p>Même si le narratif &#8220;pays solution&#8221; paie, car le pays reçoit déjà quelques <a href="https://x.com/Presidence_RDC/status/1732109861595291816?s=19" target="_blank" rel="noopener">financements,</a> la <a href="https://x.com/BM_Afrique/status/1725067925508210823?s=19" target="_blank" rel="noopener">Banque mondiale</a> indique que si la RDC continue sur sa trajectoire de croissance actuelle et aucune mesure n&#8217;est prise, le Changement Climatique pourrait entraîner une perte de PIB comprise entre 4,7% et 12,9% d&#8217;ici 2050.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Cet article a été rédigé Par Godlive Nyemba, avec le soutien de l&#8217;Académie africaine pour les enquêtes open source (AAOSI) . C&#8217;est dans le cadre d&#8217;une initiative du ministère norvégien des Affaires étrangères et de Code for Africa (CfA). Pour plus d&#8217;informations, rendez-vous sur <a href="https://disinfo.africa/" target="_blank" rel="noopener">https://disinfo.africa/</a>.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>Kasumbalesa: le transport illicite des mamans WOWO coute cher à l&#8217;Etat</title>
		<link>https://magazinelaguardia.info/2025/10/20/kasumbalesa-le-transport-illicite-des-mamans-wowo-coute-cher-a-letat/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Guardia Magazine]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Oct 2025 12:42:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Enquête]]></category>
		<category><![CDATA[La une]]></category>
		<category><![CDATA[haut katanga]]></category>
		<category><![CDATA[Kaumbalesa]]></category>
		<category><![CDATA[mamans Wowo]]></category>
		<category><![CDATA[RDC]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Kasumbalesa est une cité frontalière de la République démocratique du Congo (RDC). Chaque jour plus de 500 camions de minerais et autres traversent cette frontière. </p>
<p>L’article <a href="https://magazinelaguardia.info/2025/10/20/kasumbalesa-le-transport-illicite-des-mamans-wowo-coute-cher-a-letat/">Kasumbalesa: le transport illicite des mamans WOWO coute cher à l&#8217;Etat</a> est apparu en premier sur <a href="https://magazinelaguardia.info">LA GUARDIA</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Kasumbalesa est une cité frontalière de la République démocratique du Congo (RDC). Chaque jour plus de 500 camions de minerais et autres traversent cette frontière.  À côté, un couloir piétonnier a été mis en service pour les petits transporteurs. Ici, vélos et piétons y font traverser des marchandises. On dénombre aussi plus de 700 femmes appelées mamans Wowo qui transportent des marchandises d&#8217;une manière illégale à cette frontière de Kasumbalsa.  Ce qui fait perdre des millions de dollars au Trésor public.</strong></p>
<p>Âgée d&#8217;une trentaine d&#8217;années, Keren traverse la frontière via le couloir piéton. Sur sa tête, cinq paquets de boissons gazeuses. Elle transporte plus de 40 kg. &#8220;<em>Je fais mon quota à transporter. Par exemple, aujourd&#8217;hui j&#8217;ai déjà 25 paquets</em>&#8220;, raconte-telle. Ce n&#8217;est pas sa seule course. &#8220;<em>Si j&#8217;ai de la chance, je pourrai encore en trouver d&#8217;autres chez un autre client</em>&#8220;, raconte-t-elle encore.</p>
<p>Keren n&#8217;est pas la seule à faire ce travail. Selon l’Association des femmes actives dans le commerce transfrontalier, AFACT, elles sont plus de 800 femmes à faire ce transport. Parmi elles, on y trouve les femmes de tout âge. Certaines sont très âgées, elles ont plus de 70 ans.</p>
<p>Ces mamans WOWO transportent diverses marchandises. Il peut s&#8217;agir de boissons, de l&#8217;huile ou d&#8217;autres marchandises. Selon l&#8217;association de petits transporteurs transfrontaliers, ces femmes font passer au moins 50 tonnes de marchandises chaque jour.  Effectivement, chaque femme est capable de transporter entre 200 et 500 kg par jour.</p>
<p>« <i>Je suis en mesure de faire passer la charge de tout un camion. Nous sommes les Mamans Wowo, c’est l’image des camions qui transportent des charges importantes. Nous travaillons en équipe. S’il faut décharger le camion, nous le faisons et puis nous transportons la cargaison jusqu’à la destination au Congo, selon les instructions du propriétaire&#8217;, </i>explique Alphonsine, une autre transporteuse.  Elles méritent bien leur surnom : &#8220;mamans Wowo&#8221; (Wowo est une marque de camion), comme pour dire qu&#8217;elles sont capables de transporter des marchandises à l&#8217;instar d&#8217;un camion de marque Wowo.</p>
<h2>Perte des gains pour le Trésor public</h2>
<p>Si les mamans Wowo sont actives à la frontière, cependant, leur trafic n&#8217;est pas reconnu par la direction générale des douanes et accises (DGDA). &#8220;<em>On nous interdit de passer avec les marchandises. On nous dit que c&#8217;est la fraud</em>e&#8221;, explique Kapinga Josiane, une transporteuse de plus de 70 ans rencontrée à la frontière.</p>
<p>Même si ce trafic est interdit, ces femmes continuent à travailler activement à la frontière. Cependant, ce transport occasionne un grand manque à gagner à l&#8217;État congolais. &#8220;<em>Plus ou moins 8 millions de francs congolais par jour échappent au Trésor public&#8221;, </em>explique Malax Luhanga, président de petits transporteurs à Kasumbalesa.</p>
<p>En effet, ces femmes sont au nombre de 800. Et chacune transporte au moins 20 bidons de 10 litres d&#8217;huile par jour ou 25 à 50 paquets de boissons gazeuses. Selon la nomenclature de prix, la DGDA exige un paiement de 150 000 CDF pour 150 bidons de 10 l d&#8217;huile. Et 50 000 CDF pour 150 paquets de boissons gazeuses.</p>
<p>Lire aussi:<a href="https://magazinelaguardia.info/2025/02/07/kasumbalesala-hausse-de-la-taxe-au-couloir-inquiete/">Kasumbalesa: la hausse de la taxe au couloir inquiète</a></p>
<p>Ainsi, si ces marchandises passaient par la voie légale, l&#8217;État congolais engrangerait des gains importants.  Par exemple, en 2020, les recettes journalières du couloir piétonnier s&#8217;élevaient <a href="https://web.facebook.com/HKAT24/posts/nouvelle-performance-au-couloir-pi%C3%A9tonnier-de-kasumbalesales-recettes-journali%C3%A8r/135631064940057/?_rdc=1&amp;_rdr#" target="_blank" rel="noopener">à 75 millions de CDF</a>. Ainsi, si le transport des marchandises de ces femmes est pris en compte, les recettes augmenteront de 16 %.</p>
<figure id="attachment_38470" aria-describedby="caption-attachment-38470" style="width: 640px" class="wp-caption alignnone"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-38470 size-large" src="https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/10/file_0000000046cc61f5af73be90b5e7f64d-683x1024.png" alt="Perte de gains a cause du transport transfrontier de mamans Wowo" width="640" height="960" srcset="https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/10/file_0000000046cc61f5af73be90b5e7f64d-683x1024.png 683w, https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/10/file_0000000046cc61f5af73be90b5e7f64d-200x300.png 200w, https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/10/file_0000000046cc61f5af73be90b5e7f64d-768x1152.png 768w, https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/10/file_0000000046cc61f5af73be90b5e7f64d.png 1024w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /><figcaption id="caption-attachment-38470" class="wp-caption-text">La Guardia/ Gpt</figcaption></figure>
<h3>Des milliers de dollars perçus par des agents auprès de mamans Wowo à Kasumbalesa</h3>
<p>Si la DGDA ne perçoit pas des frais pour le commerce des mamans wowo à la frontière de Kasumbalesa, certains agents de l&#8217;État, dont la police, et l&#8217;armée, exigent des frais à ces femmes. C&#8217;est ce que raconte Anto Kajika. « <i>Il y a trois barrières : À la sortie de la Zambie, je paye 500 francs congolais. Au couloir, je donne 1 000 francs congolais et un peu plus loin, je débourse encore 1 000 francs congolais. Une fois en dehors du couloir, d’autres agents des services publics nous attendent. Des fois, je négocie avec eux et ils me laissent passer. »</i></p>
<p>Christine, rencontrée en dehors du couloir piétonnier où elle dépose les colis transportés, raconte : &#8220;<em>Il y a beaucoup de services. Nous donnons de l&#8217;argent à la police, aux agents de l&#8217;ANR et même à certains militaires</em>&#8220;, confia-t-elle. Tout l&#8217;argent récolté par ces agents n&#8217;entre pas dans les caisses de l&#8217;État. C&#8217;est au moins 800 millions de CDF qui atterrissent dans les poches des individus.</p>
<p>&#8220;Notre association veut bien organiser les choses. Nous voulons orienter les mamans vers les bureaux de la douane pour qu&#8217;elles paient afin qu&#8217;elles puissent être acheminées vers l&#8217;extérieur du couloir.    Mais ce sont les services qui sont là-bas qui ne veulent pas. Ainsi l&#8217;argent qui devait entrer dans les trésors publics, ils le perçoivent frauduleusement&#8221;, dénonce Solange Masengo, présidente de l&#8217;AFACT.</p>
<h4>Réactions des services</h4>
<p>Contactée, la Police nationale congolaise indique que la police n&#8217;a pas le droit de percevoir de l&#8217;argent à la frontière. &#8220;L&#8217;ordre opérationnel établi par le vice-premier ministre de l&#8217;Intérieur limitant le nombre de services à œuvrer aux frontières stipule que les services habilités à prester aux frontières sont : la DGDA, l&#8217;Office congolais de contrôle (OCC), l&#8217;hygiène aux frontières, la Direction générale de l&#8217;immigration ainsi que la police aux frontières (PNC)&#8221;, explique le porte-parole de la police du Haut-Katanga, le major Charles Lwamba. &#8220;Malheureusement, il y a tous les services qui s&#8217;invitent en créant la confusion. Ce sont des services non autorisés à œuvrer aux frontières qui demandent de l&#8217;argent&#8221;, dit-il encore.</p>
<p>Les responsables de l&#8217;armée à la frontière de Kasumbalesa n&#8217;ont pas pu répondre à la question de savoir  pourquoi les éléments des FARDC perçoivent de l&#8217;argent auprès de ces femmes appelées mamans WOWO. Nous avons contacté plusieurs fois ces responsables sans succès.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>RDC-Economie: baisse du taux de change, véracité ou arnaque ?</title>
		<link>https://magazinelaguardia.info/2025/10/17/rdc-economie-baisse-du-taux-de-change-veracite-ou-arnaque/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yasmine Kankolongo]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Oct 2025 15:30:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Actualité]]></category>
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		<category><![CDATA[taux d'échange]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Depuis trois semaines, le taux de change du franc congolais contre le dollar connait une chute vertigineuse. Le franc congolais s’affiche en pleine forme. Face</p>
<p>L’article <a href="https://magazinelaguardia.info/2025/10/17/rdc-economie-baisse-du-taux-de-change-veracite-ou-arnaque/">RDC-Economie: baisse du taux de change, véracité ou arnaque ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://magazinelaguardia.info">LA GUARDIA</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Depuis trois semaines, le taux de change du franc congolais contre le dollar connait une chute vertigineuse. Le franc congolais s’affiche en pleine forme. Face au dollar, il se renforce jour après jour, à en croire la <a href="https://www.bcc.cd/operations-et-marches/domaine-operationnel/operations-de-change/cours-de-change" target="_blank" rel="noopener">Banque centrale du Congo</a> (BCC). Mais dans les rues de Lubumbashi comme dans les marchés, la réalité contredit les chiffres officiels. Enquête sur un mystère monétaire qui intrigue tout le pays.</strong></p>
<p>Cette semaine par exemple, le dollar a connu une baisse vertigineuse. Tout commence le lundi 13 octobre : la BCC publie un taux de 2 300 CDF pour 1 USD. Le lendemain, le dollar chute brutalement à 2 200 CDF,  avant de connaitre une légère hausse le jeudi.  Depuis lors le taux oscille 2150 et 2200 CDF pour un dollars.</p>
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<p>Pour la banque centrale &#8221; <em>d&#8217;apres ,tous les indicateurs  du marché , le franc congolais va continuer à s&#8217;apprécier&#8221;</em> a expliqué  André  Wameso, directeur de cette institution. Pendant  ce temps la BCC  a mis en place d&#8217;autres mesures comme la réduction de son taux directeur.</p>
<p>Cependant,  malgré  ces assurances  beaucoup  n&#8217;y croient pas. Car, derrière ces chiffres, un flou s’installe. La monnaie nationale s’apprécie , mais sa stabilité dans le temps inquiète.</p>
<h2>Des prix inchangés malgré la “force” du franc</h2>
<p>Si la monnaie  s&#8217;apprécie, cependant elle alimente toute sorte de spéculations.  A Lubumbashi par exemple,  le dollar s’achète à 2 500 francs congolais et se revend à 2 150 CDF auprès des changeurs de monnaie. Les opérateurs de télécommunication, eux, appliquent leurs propres taux . Chez Airtel un réseau de télécommunication mobile , 100 unités s’achètent à 2 470 CDF, l&#8217;équivalent  d&#8217;un  dollar. Rien à voir avec le taux officiel de 2164 pour un dollar américain.</p>
<p>Le marché réel semble donc ignorer totalement la BCC. Un cambiste rencontré près de la Poste à Lubumbashi lâche « <em>On ne peut pas suivre leurs chiffres. Ce sont des taux de bureau, pas de terrain.</em> »</p>
<p>En théorie, la <a href="https://magazinelaguardia.info/2025/10/10/rdc-baisse-du-taux-de-change-quel-impact-pour-la-population/" target="_blank" rel="noopener">hausse du franc congolais</a> devrait alléger la facture des ménages. En pratique, les prix ne bougent presque pas. Cependant dans les marchés populaires, on observe quelques baisses timides  même si chaque commercant y va de sa manière.</p>
<p>Dans certains lieux de négoce comme au marché Mzee Laurent Desiré Kabila, le prix le sac de farine de maïs a baissé de 30 % . Il passe de 55 000 à 38 000 CDF. Le sac de sucre de 50 Kg  perd aussi  à peine 6 %. En outre, le bidon d’huile végétale se vend à 75 000 CDF au lieu de 80 000 CDF soit une baisse de 6 %. Face à ce qui ressemble à une diminution des prix, une vendeuse de farine tempère la joie d’une cliente : « <em>Ne te réjouis pas, maman. Ce que tu vois, ce sont juste des chiffres. En réalité, rien n’a changé.»</em></p>
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<p>En effet le prix du sac de la farine indexé en dollar  et au taux actuel, vaut 15$.</p>
<p>Mais dans les <a href="https://magazinelaguardia.info/2025/09/29/produits-des-supermarches-un-piege-pour-la-sante-des-bebes/" target="_blank" rel="noopener">supermarchés</a> du centre-ville, les étiquettes sont figées. « <em>Nous vendons encore selon le taux de 2 800 CDF pour 1 USD</em> », confie un employé d’un super-marché sur avenue Moero.  « <em>Les chefs attendent d’écouler les anciens stocks avant de revoir les prix. Ils ont ainsi sollicité un delai d&#8217;un mois pour leur épargner des pertes »</em></p>
<h3>Face au taux de change, confusion dans les écoles et ailleurs</h3>
<p>Dans les écoles, c&#8217;est la confusion qui y règne. Certains promoteurs exigent les frais scolaires au taux de 2 900 CDF pour 1 dollar. D&#8217;autres par contre refusent le paiement en dollars. Ainsi, plusieurs responsables d&#8217;écoles ont convoqué les parents d&#8217;élèves afin de réajuster le taux du minerval. C&#8217;est le cas du complexe scolaire Bupe de Kasumbalesa. Résultat : parents et directions se disputent sur les nouveaux barèmes.</p>
<p>A lire aussi, <a href="https://magazinelaguardia.info/2023/08/02/lubumbashi-baisse-du-dollar-mais-pas-de-baisse-des-prix-sur-le-marche/" target="_blank" rel="noopener">Lubumbashi: baisse du dollar , mais pas de baisse des prix sur le marché</a></p>
<p>Le non  respect du taux de change s&#8217;observe meme auprès des sociétés publiques. Par exemple, la <a href="https://magazinelaguardia.info/2025/10/07/haut-katanga-snel-deficit-de-68-du-courant-electrique/" target="_blank" rel="noopener">société nationale d&#8217;électricité</a>, a appliqué  le taux de 2000 CDf  pour un dollars. Alors que le le 13 octobre le taux etait à 2 300CDF pour un dollar, cette société a vendu un crédit d&#8217;électricité de 20$ à 40000 CDF.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-38457 size-full" src="https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/10/20251018_150559-scaled.jpg" alt="" width="1011" height="2560" srcset="https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/10/20251018_150559-scaled.jpg 1011w, https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/10/20251018_150559-118x300.jpg 118w, https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/10/20251018_150559-404x1024.jpg 404w, https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/10/20251018_150559-768x1944.jpg 768w, https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/10/20251018_150559-607x1536.jpg 607w, https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/10/20251018_150559-809x2048.jpg 809w" sizes="(max-width: 1011px) 100vw, 1011px" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Méfiance &#8230;</h3>
<p>Malgré la légère remontée du dollar le 16 octobre, la méfiance persiste. Beaucoup voient dans cette baisse soudaine une manipulation politique ou financière. En outre, certains Lushois restent méfiants sur les effets positifs de cette politique.  « <em>Économiquement, c&#8217;est inexplicable d&#8217;autant plus que notre économie est extravertie. Le peuple a perdu son pouvoir d’achat. Cette chute brutale du taux de change aura un impact néfaste sur les reserves nationales et sur l&#8217;économie  »,</em> estime Alain Mikobi, un économiste local.</p>
<p>Dans le camp politique, la députée Benatar Chilufya, présidente de la commission provinciale de l’emploi et de l’entrepreneuriat au sein de l&#8217; assemblée provinciale du Haut-Katanga, dénonce un véritable “crime économique”.</p>
<p>Lors d’un point de presse à Lubumbashi, elle accuse la BCC de plonger les ménages dans la misère :« <em>Le Haut-Katanga a perdu plus de 35 % de son pouvoir d’achat du jour au lendemain. Le gouverneur de la Banque est entré dans la poche du pauvre et l’a déchirée</em> ! »</p>
<p>Pour elle, cette mesure précipitée n’a pas été préparée. Elle risque ainsi de créer une crise alimentaire si rien n’est fait.</p>
<p>«  Aujourd&#8217;hui, c&#8217;est la population qui paye le prix le plus fort. Si nous ne prenons pas garde,  nous risquons de connaitre le pire et le pays risque d&#8217;entrer dans une crise alimentaire.&#8221; <em>En outre, le franc congolais ne reprendra sa vraie valeur que si nous produisons localement et exportons nos produits »,</em> martèle-t-elle.</p>
<h3>Une appréciation “virtuelle” du franc ?</h3>
<p>Pour de nombreux observateurs, cette “baisse du dollar” est purement technique,voire artificielle.</p>
<p>Les raisons exactes restent floues : aucune communication claire du ministère de l’Économie, aucun plan de stabilisation monétaire annoncé.</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>RDC : intolérance, dénigrement et menaces en ligne contre la communauté LGBTQI+</title>
		<link>https://magazinelaguardia.info/2025/10/02/rdc-intolerance-denigrement-et-menaces-en-ligne-contre-la-communaute-lgbtqi/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Godlive Nyemba]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 02 Oct 2025 10:54:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Enquête]]></category>
		<category><![CDATA[La une]]></category>
		<category><![CDATA[discours de haine]]></category>
		<category><![CDATA[LGBTQ+]]></category>
		<category><![CDATA[RDC]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>En République Démocratique du Congo (RDC) la communauté LGBTQI+ fait face aux discours de stigmatisation et de discrimination mobilisés dans des récits propageant un sentiment</p>
<p>L’article <a href="https://magazinelaguardia.info/2025/10/02/rdc-intolerance-denigrement-et-menaces-en-ligne-contre-la-communaute-lgbtqi/">RDC : intolérance, dénigrement et menaces en ligne contre la communauté LGBTQI+</a> est apparu en premier sur <a href="https://magazinelaguardia.info">LA GUARDIA</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>En République Démocratique du Congo (RDC) la communauté LGBTQI+ fait face aux discours de stigmatisation et de discrimination mobilisés dans des récits propageant un sentiment de haine et de rejet de cette communauté sur les plateformes sociales. C&#8217;est notamment sur X (ex-Twitter) qui semble posséder une forte concentration de récits anti-LGBTQI+, suivis par Facebook et TikTok.</strong></p>
<p>Ces récits se fondent généralement sur le cadre pénal congolais, lequel ne criminalise pas explicitement l’homosexualité. L’article 175 du Code pénal congolais portant sur les outrages aux bonnes mœurs et l’article 40 de l’<a href="https://www.leganet.cd/Legislation/Code%20de%20la%20famille/Table.htm" target="_blank" rel="noopener">ordonnance-loi n° 87-010 du 1ᵉʳ août 1987</a> du Code de la famille sous-tendent un cadre légal limité, celui de la reconnaissance stricte de l&#8217;union entre un homme et une femme, excluant, de facto, toute autre forme d’union.</p>
<p>Lire aussi: <a href="https://magazinelaguardia.info/2023/10/18/attention-ce-post-x-sur-lhomosexualite-attribue-a-d-mukwege-est-fabrique/">Attention : Ce post X sur l’homosexualité attribué à D. Mukwege est fabriqué</a></p>
<p>Ce cadre légal silencieux est souvent utilisé comme le fondement d’un rejet “légitime”, bien qu’aucune loi congolaise ne criminalise explicitement l’homosexualité. Entre avril et décembre 2024, des campagnes de stigmatisation en ligne ciblant les personnes homosexuelles ont été recensées. La plateforme X a enregistré plus de 1.600 posts mobilisant un discours de haine contre la communauté LGBTQI+, avec des termes dénigrants tels que : <a href="https://x.com/JoeMoyiwabu/status/1797626832109326611" target="_blank" rel="noopener">Woubi</a> , <a href="https://x.com/KieseEddy1921/status/1771238626707345659" target="_blank" rel="noopener">Pédé</a>, <a href="https://x.com/JoeMoyiwabu/status/1797626832109326611" target="_blank" rel="noopener">Double sim</a> ou encore <a href="https://x.com/MeNdungunkosi/status/1962167811502964857" target="_blank" rel="noopener">2X2.</a> Ces campagnes conduisent aux répercussions physiques et à la polarisation des discours politiques et religieux.</p>
<figure id="attachment_38055" aria-describedby="caption-attachment-38055" style="width: 622px" class="wp-caption alignnone"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-38055 size-full" src="https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/10/Les-mots-les-plus-utilises-sur-Google-trend-622x404-1.jpg" alt="Les mots les plus utilisés pour désigner la communauté LGBTQ+" width="622" height="404" srcset="https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/10/Les-mots-les-plus-utilises-sur-Google-trend-622x404-1.jpg 622w, https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/10/Les-mots-les-plus-utilises-sur-Google-trend-622x404-1-300x195.jpg 300w" sizes="(max-width: 622px) 100vw, 622px" /><figcaption id="caption-attachment-38055" class="wp-caption-text">Capture d&#8217;écran</figcaption></figure>
<figure id="attachment_38056" aria-describedby="caption-attachment-38056" style="width: 664px" class="wp-caption alignnone"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-38056 size-full" src="https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/10/Utilisation-des-mots-sur-X-664x417-1.jpg" alt="C'est X que l'intolérance se fait ressentir." width="664" height="417" srcset="https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/10/Utilisation-des-mots-sur-X-664x417-1.jpg 664w, https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/10/Utilisation-des-mots-sur-X-664x417-1-300x188.jpg 300w" sizes="(max-width: 664px) 100vw, 664px" /><figcaption id="caption-attachment-38056" class="wp-caption-text">Capture d&#8217;ecran</figcaption></figure>
<h2>Revendication de criminaliser l’homosexualité et récits anti-LGBTQI+</h2>
<p>La première vague des posts anti-LGBTQI+ a débuté le 03 avril 2024 après une publication de <a href="https://x.com/ConstantMutamba" target="_blank" rel="noopener">Constat Mutamba</a>, ancien député et ancien ministre de la Justice de la RDC. Le post de Mutamba présentait publiquement un <a href="https://x.com/ConstantMutamba/status/1775537620585525629" target="_blank" rel="noopener">projet de loi criminalisant l’homosexualité</a> et revendique des sanctions allant de 5 à 15 ans de prison, pour quiconque, selon son post, pratiquerait un acte homosexuel ou un geste assimilé à l’homosexualité.</p>
<p>Le post de Mutamba a recueilli plus de 89.500 vues, 1.804 interactions et 366 commentaires. Son post a généré un soutien significatif illustré par le ton des réactions. Une grande majorité des commentaires soutient la proposition de loi de Mutamba en s’appuyant parfois sur des arguments d’imposition d’une culture occidentale ou en mettant en des arguments religieux.</p>
<figure id="attachment_38058" aria-describedby="caption-attachment-38058" style="width: 613px" class="wp-caption alignnone"><img loading="lazy" decoding="async" class="wp-image-38058 size-full" src="https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/10/Post-sur-X-de-Constant-Mutamba-1.jpg" alt="Post sur X de Constant Mutamba" width="613" height="584" srcset="https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/10/Post-sur-X-de-Constant-Mutamba-1.jpg 613w, https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/10/Post-sur-X-de-Constant-Mutamba-1-300x286.jpg 300w" sizes="(max-width: 613px) 100vw, 613px" /><figcaption id="caption-attachment-38058" class="wp-caption-text"><em><span style="font-size: 16px;">Captures d’écran du post de Constant Mutamba sur la loi proposition de la loi criminalisant l’homosexualité en RDC</span></em></figcaption></figure>
<p>Dans une autre<a href="https://vm.tiktok.com/ZMAfLbaMC/" target="_blank" rel="noopener"> vidéo publiée sur TikTok </a>par le compte <a href="https://www.tiktok.com/@lordmandiki092" target="_blank" rel="noopener">Lordmandiki092</a> le 29 mai 2024, on voit Constant Mutamba très viscéral contre la communauté LGBTQI+ en RDC. “Tu fais papa &#8211; papa, tu fais maman &#8211; maman, prison. Tu as 5 à 15 ans de prison. 2&#215;2, ça doit s’arrêter. 15 ans de prison plus 30 millions de Francs congolais à titre d’amende (environ 10,500 USD &#8211; NDLR)”, a-t-il déclaré dans la vidéo qui a eu plus de 35.000 vues, 637 partages et 365 commentaires.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-38059 size-full" src="https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/10/Post-de-Constant-Mutamba-sur-TikTok-623x541-1.jpg" alt="Post de Mutamba sur TikTok" width="623" height="541" srcset="https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/10/Post-de-Constant-Mutamba-sur-TikTok-623x541-1.jpg 623w, https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/10/Post-de-Constant-Mutamba-sur-TikTok-623x541-1-300x261.jpg 300w" sizes="(max-width: 623px) 100vw, 623px" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Les publications de Constant Mutamba sur les réseaux sociaux ont généré une forme de polarisation du sentiment anti-LGBTQI+ illustrée par des avis contraires appelant le député Mutamba à considérer d’autres questions sociales jugées, par d’autres internautes, plus critiques au regard de l’homosexualité en République Démocratique du Congo.</p>
<p>Les propos de Mutamba ont déclenché une série de posts sur X et sur Facebook ciblant spécifiquement les personnes appartenant à la communauté LGBTQI+ en RDC.  Et c&#8217;est particulièrement celles vivant dans la capitale congolaise Kinshasa. Entre le 3 et le 30 avril 2024, au total 64 comptes Facebook congolais ont amplifié son message, récoltant plus de 302.500 vues, 25.014 interactions et 6.133 commentaires.</p>
<p>Des comptes influenceurs comme <a href="https://www.facebook.com/share/p/1FS33ZVkF6/" target="_blank" rel="noopener">Pepele News</a>, ont reçu plus d’engagement en amplifiant le message de Mutamba. Sur X, 405 comptes ont également amplifié le propos de Mutamba amassant 1.217.203 vues, 81.040 interactions et 13.816 commentaires.</p>
<p>Des comptes certifiés sur X possédant une taille d’abonnés considérable ont joué un rôle clé dans la propagation de la proposition de la loi criminalisant l’homosexualité de Constant Mutamba, parmi ces comptes, nous avons pu identifier <a href="https://x.com/GraceShako1" target="_blank" rel="noopener">Grace Shako,</a> <a href="https://x.com/MpoyiJojo" target="_blank" rel="noopener">Mpoyi JoJo</a>, <a href="https://x.com/NgazwaJean" target="_blank" rel="noopener">Ngwaza Jean</a>, <a href="https://x.com/ChristianLumu31" target="_blank" rel="noopener">Christian Limu</a> et <a href="https://x.com/MbonziNaomie" target="_blank" rel="noopener">Naomie Mbonzi</a>. Bien que cette liste ne soit pas exhaustive, l’analyse de l’activité des comptes révèle que ces comptes expriment une forme de proximité avec des dirigeants congolais ou encore le pouvoir en exercice au Congo.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-38066 size-full" src="https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/10/Acteurs-cles626x472.jpg" alt="Acteurs clés" width="626" height="472" srcset="https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/10/Acteurs-cles626x472.jpg 626w, https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/10/Acteurs-cles626x472-300x226.jpg 300w" sizes="(max-width: 626px) 100vw, 626px" /></p>
<p>Cette effervescence de posts a conduit à des répressions physiques à l’encontre de la communauté LGBTQI+. <a href="https://www.facebook.com/share/p/1CmiWyL6Gq/" target="_blank" rel="noopener">Un post Facebook</a> publié par <a href="https://www.facebook.com/profile.php?id=100087328825904" target="_blank" rel="noopener">Ebale Ya Mozindo</a>, un compte Facebook appartenant à un site d’actualité congolaise, rapportait qu’un homme transgenre congolais identifié sous le nom de “Shakiro” a subi une agression physique et des menaces de mort qui l’auraient contraint de quitter Kinshasa. Cet incident est enregistré 3 jours seulement après la proposition de loi de Constant Mutamba.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-38067 size-large" src="https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/10/different-posr-sur-Facebook-623x1200-1-532x1024.jpg" alt="Diffèrent post sur Facebook 623x1200" width="532" height="1024" srcset="https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/10/different-posr-sur-Facebook-623x1200-1-532x1024.jpg 532w, https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/10/different-posr-sur-Facebook-623x1200-1-156x300.jpg 156w, https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/10/different-posr-sur-Facebook-623x1200-1.jpg 623w" sizes="(max-width: 532px) 100vw, 532px" /></p>
<p>Les récits anti-LGBTQI+ ont continué de se propager sur les plateformes en mai et juin 2024 dû à de nouvelles sorties du député Mutamba. Le 31 mai 2025, un post X du média en ligne Beto, annonçait qu’une <a href="https://x.com/betordc/status/1796670429337165903/photo/1" target="_blank" rel="noopener">organisation militant pour les droits de la communauté LGBTQI</a>+ à Kinshasa, non-identifiée, avait plaidé auprès de la Commission nationale des droits humains (CNDH) pour une promotion des droits de cette communauté en République Démocratique du Congo.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-38064 size-full" src="https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/10/Screenshot_20251002_104851_Docs_copy_629x680.jpg" alt="Capture d'écran de la publication X du media en ligne Beto" width="629" height="680" srcset="https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/10/Screenshot_20251002_104851_Docs_copy_629x680.jpg 629w, https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/10/Screenshot_20251002_104851_Docs_copy_629x680-278x300.jpg 278w" sizes="(max-width: 629px) 100vw, 629px" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Ce post, ayant reçu plus de 102.600 vues sur X, a reçu environ 528 commentaires, dont 87% de commentaires appelés à punir les militants de l’organisation. Le sentiment observé sous le post a révélé un environnement très marqué par un rejet radical de la communauté LGBTQI+, renforcé par des posts, tels que celui publié par “<a href="https://x.com/bowa_09" target="_blank" rel="noopener">Cardinal de la République</a>” appelant explicitement à dire “<a href="https://x.com/bowa_09/status/1796706910244073867" target="_blank" rel="noopener">NON AUX LGBTQI+</a>”.</p>
<p>Le 12 juin 2024, Constant Mutamba est nommé ministre de la Justice et garde des Sceaux. Parmi les premières mesures, il ordonne à <a href="https://x.com/7sur7_cd/status/1804117251831803973" target="_blank" rel="noopener">la justice de poursuivre</a> les homosexuels du délit d&#8217;homosexualité. Le 19 juin 2024, le Parquet général de Kinshasa instruit le procureur pour “répression méthodique de l’homosexualité”.</p>
<h3>Des figures d’influence congolaise étendent de récits anti-LGBTQI+</h3>
<p>Le 01 juin 2024,<a href="https://x.com/Cartesien243" target="_blank" rel="noopener"> Steve Mbikayi,</a> l’ancien ministre de l’Éducation Supérieur et Universitaire (ESU) avait déclaré que l’homosexualité endoctrine et désoriente les enfants congolais. Mbikayi avait ensuite revendiqué qu’il n’y aura pas de place pour les gays, les lesbiennes ou encore les transgenres au Congo.</p>
<p>Son message qui s’attaque au plaidoyer de l’association militante LGBTQI+, a <a href="https://x.com/IsralMutombo11/status/1796988020693897543" target="_blank" rel="noopener">été relayé</a> par l’un des journalistes les plus suivis en RDC, <a href="https://x.com/IsralMutombo11" target="_blank" rel="noopener">Israël Mutombo</a> ayant plus de 728.000 abonnés sur X. Le message de Mbikayi relayé par d&#8217;Israël Mutombo a amassé plus de 118.000 vues, 1.508 interactions et 312 commentaires.</p>
<p>L’analyse des commentaires sous ce post a révélé une position largement hostile à la reconnaissance de la communauté LGBTQI+ en RDC. Plusieurs utilisateurs expriment une adhésion ferme au discours du député Constant Mutamba. Ceux-ci saluent egalement ses positions comme un retour aux “valeurs ancestrales” et à la “ morale africaine”, et rejetant toute influence occidentale.</p>
<p>Le langage employé par les internautes dans les commentaires oscille entre la stigmatisation et l’appel à la répression sévère contre la communauté LGBTQI+. Certains internautes vont jusqu’à évoquer la peine de mort, l’exécution ou la répression extrême pour “préserver les valeurs “ et “bannir l’abomination”. On note également l’idée que ces pratiques constitueraient un danger pour la société, comparé à un virus ou une menace d’autodestruction.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-38069 size-full" src="https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/10/Screenshot_20251002_111947_Docs_copy_589x467.jpg" alt="Capture d'écran du post d'Israël Mutombo " width="588" height="467" srcset="https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/10/Screenshot_20251002_111947_Docs_copy_589x467.jpg 588w, https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/10/Screenshot_20251002_111947_Docs_copy_589x467-300x238.jpg 300w" sizes="(max-width: 588px) 100vw, 588px" /></p>
<h4>La religion et le discours anti-LGBTQI+ en RDC</h4>
<p>Le sentiment anti-LGBTQI+ qui se cristallise sur les réseaux sociaux en RDC tire également son origine dans certaines prédications religieuses. Certains comptes recensés relaient des vidéos et citations de pasteurs et religieux qui condamnent l’homosexualité en se référant à la Bible.</p>
<p>Le 14 juin 2024, le compte X <a href="https://x.com/jemiopob" target="_blank" rel="noopener">RDC Mère patrie</a> a publié un post qui <a href="https://x.com/jemiopob/status/1801512965356539965" target="_blank" rel="noopener">revendiqué</a> qu’un homme ne devrait s’unir à un homme de crainte de perdre “sa gloire”. Son post a relayé une séquence de prédication d’un pasteur ivoirien au nom de Wilfreid Zahui. Le post a reçu plus de 26.700 vues et un total de 16 commentaires dans lequel des internautes ont utilisé le terme de <a href="https://x.com/jemiopob/status/1801543028806418626" target="_blank" rel="noopener">“2X2”</a> (un terme péjoratif typiquement congolais pour désigner les hommes qui entretiennent des relations avec d’autres).</p>
<p>Ces messages reflètent un discours plus large au sein des églises congolaises. Une<a href="https://hal.science/hal-02085668/document" target="_blank" rel="noopener"> étude</a> menée en 2017 par Hal Open Science sur les perspectives de l’institutionnalisation de l&#8217;homosexualité en Afrique, a révélé qu’en République démocratique du Congo, pour les croyants de ces églises, les pratiques homosexuelles sont contraires à leur foi et les personnes homosexuelles sont des gens souillés et immoraux, des gens qu’il ne faut pas fréquenter. Ceci est le point de vue de la majorité des églises qui citent la Bible.</p>
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<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-38070 size-full" src="https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/10/Screenshot_20251002_111956_Docs_copy_562x467.jpg" alt="Une étude sur l'homosexualité dans la religion" width="562" height="467" srcset="https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/10/Screenshot_20251002_111956_Docs_copy_562x467.jpg 562w, https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/10/Screenshot_20251002_111956_Docs_copy_562x467-300x249.jpg 300w" sizes="(max-width: 562px) 100vw, 562px" /></p>
<p>Un cas recensé en 2023 sur Facebook, présente un célèbre pasteur congolais au nom de Marcello Tunasi, qui a déclaré qu’<a href="https://www.facebook.com/share/v/17SKrtdQpP/" target="_blank" rel="noopener">être homosexuel, était une perversion, un satanisme et que cela était démoniaque.</a> Le cardinal <a href="https://x.com/TataCardinal" target="_blank" rel="noopener">Fridolin Ambongo</a>, cité par un journaliste congolais au nom de Steve Wembi dans <a href="https://x.com/wembi_steve/status/1738993815954833557" target="_blank" rel="noopener">un post</a> X publié le 24 décembre 2023, a adopté un ton plus nuancé. Il a rappelé que “l’union homosexuelle n’est pas acceptée dans notre Église”.</p>
<p>Selon le cardinal Fridolin, même si les personnes homosexuelles doivent être traitées “avec respect, compassion et délicatesse”, l’homosexualité demeure “un désordre moral contraire à la loi naturelle et à notre culture africaine”. Ses propos ont néanmoins suscité de nombreux commentaires négatifs.</p>
<p>Le compte <a href="https://x.com/EncoreUnZ/status/1838500566932111370" target="_blank" rel="noopener">Milk shake</a> attire particulièrement l’attention avec un message à forte portée biblique. Il a revendiqué qu’il ne “faut pas oublier que la Bible qualifie d’<a href="https://x.com/EncoreUnZ/status/1838500566932111370" target="_blank" rel="noopener">ABOMINATION</a> deux personnes du même sexe qui pratiquent une relation sexuelle, hein, ça a valu la destruction de Sodome et Gomorrhe”. Ce post, au ton virulent, a dépassé 1,2 million de vues, illustrant la puissance de ce type de discours religieux dans le débat en ligne.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-38071 size-full" src="https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/10/Screenshot_20251002_112002_Docs_copy_800x467.jpg" alt="Capture d'écran de Milkshake" width="800" height="467" srcset="https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/10/Screenshot_20251002_112002_Docs_copy_800x467.jpg 800w, https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/10/Screenshot_20251002_112002_Docs_copy_800x467-300x175.jpg 300w, https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/10/Screenshot_20251002_112002_Docs_copy_800x467-768x448.jpg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></p>
<p>Le discours anti-LGBTQ est largement répandu, y compris dans les espaces où le ton initial se veut neutre. Cela se remarque notamment dans les commentaires qui accompagnent des publications sur les réseaux sociaux. Un exemple frappant, un post de TV5 Monde<a href="https://x.com/JTAtv5monde/status/1805342877767094635" target="_blank" rel="noopener"> relatant les récentes décisions de la RDC à l’encontre de la communauté LGBTQ</a> a reçu plus de 500.000 vues et généré 282 commentaires, en très grande majorité hostile.</p>
<p>Parmi les réactions les plus radicales, <a href="https://x.com/IllungaYaGigi" target="_blank" rel="noopener">Ilunga Yave</a> Gigi saluait directement le président congolais sur X “<a href="https://x.com/IllungaYaGigi/status/1805495501736784382" target="_blank" rel="noopener">Merci @fatshi13 de nous protéger contre cette abomination</a>” ou encore le commentaire <a href="https://x.com/BenjaminAmuri" target="_blank" rel="noopener">Benjamin Amuri,</a> qui affirmait “Nous allons les traquer partout. <a href="https://x.com/BenjaminAmuri/status/1805356389302153679" target="_blank" rel="noopener">La RDC n&#8217;est pas un pays de l&#8217;Occident</a> pour que ces sales pratiques prennent le dessus sur nos us et coutumes. Après tout, nous sommes Africains et nous devons protéger nos cultures. Car, vous ne pouvez pas nous dépouiller de tout”.</p>
<h5>Attaques en ligne contre les acteurs défendant les droits LGBTQI+</h5>
<p>Sur les réseaux sociaux congolais, l’hostilité ne vise pas seulement les personnes LGBTQI+, mais aussi ceux qui osent défendre leurs droits. En juin 2024, l’opposante et ex-candidate à la présidentielle <a href="https://x.com/tokwauluaena2" target="_blank" rel="noopener">Bernadette Tokwaulu</a> publie un message rappelant que <a href="https://x.com/tokwauluaena2/status/1805478281040322884" target="_blank" rel="noopener">l&#8217;homosexualité, qu’on le reconnaisse ou non, existe depuis toujours,</a> au même titre que d’autres réalités cachées comme l’inceste.</p>
<p>Son propos déclenche une avalanche de réactions hostiles. La journaliste <a href="https://x.com/KimKimuntu" target="_blank" rel="noopener">Paulette Kimuntu</a>, qui <a href="https://x.com/KimKimuntu/status/1805597304021254591" target="_blank" rel="noopener">relaie ce message</a>, subit à son tour des <a href="https://x.com/TMDBany/status/1805616465535480237" target="_blank" rel="noopener">attaques personnelles,</a> certains <a href="https://x.com/lundu_wivin/status/1805597759841382749" target="_blank" rel="noopener">insinuant qu’elle partagerait elle-même l’orientation sexuelle</a> qu’elle défend publiquement.</p>
<p>Le journaliste <a href="https://x.com/Katsuva_R" target="_blank" rel="noopener">Rodriguez Katshuva</a>, basé dans l’Est de la RDC, connaît la même expérience. En rappelant que <a href="https://x.com/Katsuva_R/status/1805934491472441481" target="_blank" rel="noopener">l’homosexualité n’est ni un délit ni un crime en droit congolais</a> et en dénonçant le populisme de certains responsables politiques, il provoque plus de quatre cents commentaires majoritairement négatifs. De nombreux internautes l’accusent d’être “<a href="https://x.com/mzeebushiri/status/1805941854153617431" target="_blank" rel="noopener">à la solde de l’Occident</a>” ou de dissimuler sa propre <a href="https://x.com/andredilomba21/status/1806101298045194609" target="_blank" rel="noopener">“homosexualité”</a>.</p>
<p>Ces épisodes illustrent un phénomène plus large . il s&#8217;agit de  l’intolérance numérique se mue en arme contre toute prise de position en faveur des droits LGBTQI+. Et cette hostilité en ligne n’est pas sans conséquence . Car,  elle encourage dans la réalité des comportements discriminatoires.  Et, parfois, des excès de zèle de la part d’agents de sécurité.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-38072 size-full" src="https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/10/Screenshot_20251002_112010_Docs_copy_548x467.jpg" alt="Capture d'écran du post de Rodriguez Katsuva" width="548" height="467" srcset="https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/10/Screenshot_20251002_112010_Docs_copy_548x467.jpg 548w, https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/10/Screenshot_20251002_112010_Docs_copy_548x467-300x256.jpg 300w" sizes="(max-width: 548px) 100vw, 548px" /></p>
<h5>Insulte homophobe utilisée comme arme de discrédit politique</h5>
<p>La stigmatisation des personnes LGBTQI+ sur les réseaux sociaux alimente un autre phénomène. il s&#8217;agit de  l’usage de l’homophobie comme outil de discrédit politique. Certains acteurs en ont même fait une marque de fabrique.</p>
<p>C’est le cas de <a href="https://x.com/Ludovicmilambo" target="_blank" rel="noopener">Ludovic Milambo</a>, membre de la majorité présidentielle et qui se présente comme communicateur privé du Chef de l’État. Pour attaquer un opposant de la coalition Lamuka, <a href="https://x.com/prince_epenge" target="_blank" rel="noopener">Prince Epenge,</a> farouchement opposé à une révision de la Constitution, il recourt publiquement à<a href="https://x.com/Ludovicmilambo/status/1861705074902212609" target="_blank" rel="noopener"> l’insulte homophobe en l’appelant “pédé</a>”, insinuant qu’il se serait maquillé avant de s’exprimer.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone wp-image-38073 size-full" src="https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/10/Screenshot_20251002_112021_Docs_copy_663x467.jpg" alt="Capture d'écran  du post de Ludovic Milambo" width="663" height="467" srcset="https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/10/Screenshot_20251002_112021_Docs_copy_663x467.jpg 663w, https://magazinelaguardia.info/wp-content/uploads/2025/10/Screenshot_20251002_112021_Docs_copy_663x467-300x211.jpg 300w" sizes="(max-width: 663px) 100vw, 663px" /></p>
<p>La même rhétorique dégradante est reprise lorsqu’il s’en p<a href="https://x.com/Ludovicmilambo/status/1865024816467661053" target="_blank" rel="noopener">rend plus tard à un autre politicien,</a> <a href="https://x.com/IyendaOfficiel" target="_blank" rel="noopener">Manix Eyinda</a>. Ludovic Milambo n’est pas un cas isolé. D’autres comptes, parfois anonymes, emploient le même vocabulaire pour ridiculiser leurs adversaires. Dans ce contexte, le terme “pédé” devient moins une accusation réelle d’homosexualité qu’un outil pour salir l’image de l’autre. Ceci revele en outre combien l’homophobie reste un levier commode du débat politique en RDC.</p>
<p>Cet article a été rédigé avec le soutien de l&#8217;Académie africaine pour les enquêtes open source (AAOSI) dans le cadre d&#8217;une initiative du ministère norvégien des Affaires étrangères et de Code for Africa (CfA). Pour plus d&#8217;informations, rendez-vous sur <a href="https://disinfo.africa/" target="_blank" rel="noopener">https://disinfo.africa/</a>.</p>
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		  <p>L’article <a href="https://magazinelaguardia.info/2025/10/02/rdc-intolerance-denigrement-et-menaces-en-ligne-contre-la-communaute-lgbtqi/">RDC : intolérance, dénigrement et menaces en ligne contre la communauté LGBTQI+</a> est apparu en premier sur <a href="https://magazinelaguardia.info">LA GUARDIA</a>.</p>
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		<title>Lubumbashi : les boissons à forte dose envahissent la ville</title>
		<link>https://magazinelaguardia.info/2025/09/22/lubumbashi-les-boissons-a-forte-dose-envahissent-la-ville/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Divine Mbuyu]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 22 Sep 2025 14:11:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Enquête]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>À Lubumbashi, dans les marchés, les petits kiosques, les quartiers ainsi que dans les arrêts de bus, les boissons alcoolisées à fortes doses s&#8217;y vendent</p>
<p>L’article <a href="https://magazinelaguardia.info/2025/09/22/lubumbashi-les-boissons-a-forte-dose-envahissent-la-ville/">Lubumbashi : les boissons à forte dose envahissent la ville</a> est apparu en premier sur <a href="https://magazinelaguardia.info">LA GUARDIA</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>À Lubumbashi, dans les marchés, les petits kiosques, les quartiers ainsi que dans les arrêts de bus, les boissons alcoolisées à fortes doses s&#8217;y vendent en toute quiétude. Ces boissons s&#8217;achètent à bas prix, souvent entre 500 et 1000 CDF. Sur les 10 kiosques visités au quartier Tabac Congo de la commune de Kampemba 8, 8 vendent ces produits. Sur les quatre arrêts de bus au centre-ville, ligne Tabac-Congo, Mégastore et Kabulamenshi, Pengapenga, ces boissons se vendent en toute discrétion.</strong></p>
<p>Il est 08 h ce jeudi 18 septembre 2025 au quartier Tabac Congo, sur la route Kafubu. Devant un petit kiosque, les jeunes, d&#8217;une vingtaine d&#8217;années environ, sont assis.  Chacun à son tour prend un ou deux verres d&#8217;une boisson alcoolisée à forte dose de la fabrication artisanale. Un verre coute 500 CDF. &#8220;T<em>out le monde ne peut pas se permettre d&#8217;acheter une boisson à 2500 CDF, je bois ceci fabriqué localement et c&#8217;est moins couteux&#8221;,</em> déclare un jeune consommateur rencontré sur place.</p>
<p>À quelques mètres de là, vers le marché non loin de l&#8217;ancien cimetière Tabac, un autre kiosque, dans lequel se vendent les boissons alcoolisées à fortes doses importées. Sur l&#8217;emballage c&#8217;est écrit &#8220;V8&#8221;. La bouteille est vendue à 1000 CDF. Ici, la discrétion est de mise. Ainsi, le consommateur mélange cette boisson à une autre. Souvent il change de bouteille à l&#8217;achat même. &#8220;<em>Ces boissons viennent de la Zambie, nous achetons un carton entre 10 et 20 dollars américains à partir d&#8217;ici</em>&#8220;, confie un tenancier de kiosque.</p>
<p>Ce constat est le même dans les arrêts de bus au centre-ville. À l&#8217;arrêt de bus de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Kenya_(Lubumbashi)#:~:text=Kenya%20est%20une%20commune%20du,en%20extension%20du%20quartier%20Albert.">Kenya</a>, vers le marché Mzee, ce sont les vendeurs de cigarettes et de boissons gazeuses qui vendent ces produits à forte dose. Ainsi, les chauffeurs et les receveurs s&#8217;en procurent régulièrement.</p>
<h2>Des dépôts clandestins</h2>
<p>Les tenanciers de kiosques se procurent ces boissons alcoolisées à forte dose dans des dépôts clandestins. Certains produits proviennent d&#8217;une importation et d&#8217;autres sont fabriqués localement. Les boissons qui sont importées sont souvent vendues dans des petites bouteilles de 30 ml, voire 50 ml, ou en petits sachets.</p>
<p>Cependant, celles qui sont de la fabrication artisanale n&#8217;ont pas d&#8217;emballage.  Aucun étiquetage, aucune date de péremption, aucune indication sur la composition. Selon une fabricante artisanale, trois à quatre jours est la durée normale de la préparation de cette boisson. &#8220;<em>La durée de la fermentation dépend d&#8217;une personne à une autre. Il y a ceux qui préparent ça avec le maïs et la farine de manioc. Actuellement il y a ceux qui fabriquent en brulant les étapes de fermentation et y mettent du sucre</em>&#8220;, explique-t-elle.</p>
<h4>Un grand danger pour la santé</h4>
<p>Cette réalité n&#8217;est pas seulement vécue au quartier Tabac Congo. Elle est aussi dans les arrêts de bus et dans d&#8217;autres quartiers de Lubumbashi. Ces boissons alcoolisées à forte dose sont dangereuses pour la santé de ses consommateurs, souligne un médecin luxembourgeois. &#8220;<em>La consommation excessive de ces boissons entraine plusieurs troubles. Par exemple, troubles de mémoire, de concentration et un peu plus tard un manque d&#8217;appétit. Ce qui peut causer des problèmes de foie (cirrhose hépatique). Et cela entraîne des gonflements des mains et des pieds et celui du ventre et l&#8217;amaigrissement&#8221;, </em>indique-t-il.</p>
<p>Outre les troubles sanitaires que peuvent causer ces boissons, certains Lushois pensent que leur consommation conduirait plusieurs jeunes à la délinquance. &#8220;<em>Dans plusieurs quartiers, il y a ce que l&#8217;on appelle staff. On y trouve beaucoup de jeunes qui consomment ces boissons parfois sous les yeux de services de sécurité. S&#8217;il y a moyen que l&#8217;on interdise la fabrication locale. Et aussi l&#8217;importation comme on l&#8217;avait fait il y a quelques années</em>&#8220;, dit Patrick Kapya, habitant de Tabac Congo.</p>
<p>Lire aussi : <a href="https://magazinelaguardia.info/2022/09/04/lubumbashi-la-dangerosite-des-boissons-energisantes/">Lubumbashi : la dangerosité des boissons énergisantes</a></p>
<p>Il faut dire qu&#8217;il y a quelques années le gouvernement provincial du Katanga avait interdit l’importation des boissons alcoolisées à forte dose. Il avait également procédé à la fermeture des usines qui les produisaient localement.    À l&#8217;heure actuelle, l&#8217;autorité urbaine et la police procèdent parfois à des rafles des vendeurs de ces boissons. Cependant, le commerce et la commercialisation ne faiblissent pas.</p>
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		<title>Lubumbashi-Masangoshi: le taux d&#8217;assainissement des toilettes est de 6%</title>
		<link>https://magazinelaguardia.info/2025/08/28/lubumbashi-masangoshi-le-taux-dassainissement-des-toilettes-est-de-6/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Demester Maloba]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 28 Aug 2025 06:30:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Enquête]]></category>
		<category><![CDATA[Environnement]]></category>
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		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<category><![CDATA[entreprise Ruashi Mining]]></category>
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		<category><![CDATA[matière fécale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Masangoshi, c&#8217;est l&#8217;une des cellules situées dans la commune de la Rwashi à proximité de l&#8217;entreprise Ruashi Mining à Lubumbashi. Dans cette cellule, la plupart</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Masangoshi, c&#8217;est l&#8217;une des cellules situées dans la commune de la Rwashi à proximité de<a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Mine_de_Ruashi" target="_blank" rel="noopener"> l&#8217;entreprise Ruashi</a> Mining à <a href="https://magazinelaguardia.info/2024/11/19/lubumbashi-journee-des-latrines-murs-et-arbres-font-laffaire/">Lubumbashi</a>. Dans cette cellule, la plupart des toilettes ne respectent pas les normes hygiéniques. Ainsi, sur 30 ménages sondés, deux seulement utilisent les cuves de la marque turque. Ceci représente un taux d&#8217;assainissement de 6 %. Un taux très faible, car en RDC, le taux moyen est de 16 %.</strong></p>
<p>En effet, l&#8217;accès à un environnement sain est un droit constitutionnel. L&#8217;article 53 de la Constitution de la République démocratique du Congo consacre ce droit. Cependant, à la cellule Masangoshi dans la commune de la Rwashi, ce droit est loin d&#8217;être vécu. De ce fait, plusieurs ménages utilisent des toilettes malpropres. La plupart d&#8217;entre elles sont des toilettes à ciel ouvert.</p>
<p>Lire aussi : <a href="https://magazinelaguardia.info/2025/01/15/ex-katanga-70-de-menages-utilisent-les-toilettes-non-ameliorees-ins/">Ex-Katanga : 70 % de ménages utilisent les toilettes non améliorées INS</a></p>
<p>Dans cette cellule la réalité est choquante. C&#8217;est par exemple dans la parcelle où loge Monsieur Ngoy (le nom a été changé). Ici, logent 7 familles, toutes locataires. À l&#8217;entrée de la parcelle, on y aperçoit un morceau d&#8217;un tuyau PVC enfui dans un petit trou. Quelques morceaux de sac de rafia forment les murs de cette toilette visiblement non utilisable par des grandes personnes.</p>
<h4>Certains manquent des toilettes.</h4>
<p>Par ailleurs, quelques locataires trouvés dans cette parcelle déclarent vivre sans toilette. C&#8217;est le cas de [Jemima Kasongo], le nom a été changé. Celle-ci ne cache pas son inquiétude de louer une maison dans une parcelle sans toilettes. « <em>Nous vivons sans latrines ici. Et c&#8217;est pénible.</em> » En outre, elle affirme que sa famille et ses colocataires utilisent des petits seaux pour faire le petit et le grand besoin. « <em>Nous collaborons avec nos voisins pour verser nos pots dans leurs toilettes. Parfois nous nous soulageons directement dans leurs toilettes.</em> » Celle-ci indique ne pas comprendre l&#8217;attitude de leur bailleur. « <em>Malgré nos doléances, le bailleur exige notre contribution afin de construire pour nous une toilette, bien que nous payions le loyer chaque mois.</em> »</p>
<h3>Danger sanitaire</h3>
<p>Face à cet état, Yves Kabango, expert en santé communautaire, craint le pire dans les jours à venir dans ce coin. Pour cet expert, ces habitants seront confrontés aux maladies hydriques. «<em> Les toilettes mal entretenues sont une porte d&#8217;entrée des maladies dites de mains sales.</em> » Et de poursuivre : « <em>Pendant la période pluvieuse, les eaux entraînent la matière fécale dans la population.</em> » Il encourage ces habitants à promouvoir la médecine préventive plutôt que curative.</p>
<p>&nbsp;</p>
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