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RDC : la loi sur le défenseur des droits humains doit respecter les normes internationales

La Guardia

La loi portant protection du défenseur des droits humains ne doit pas enfreindre les lois internationales existant. Maître Timothée Mbuya de l’ASBL Justicia est de cet avis. Interrogé sur les inquiétudes de la Société civile sur cette question. « Les membres du gouvernement sont en train de monter des stratégies pour restreindre le champ d’action des défenseurs des droits de l’homme et même les contrôler » , dit-il . Et d’ajouter : « Je crois que ça sera une peine perdue parce que si la loi portant protection des droits de l’homme porte entrave à toutes les dispositions internationales qui existent sur la protection des droits de l’homme je crois que nous n’allons pas nous taire ».

Il pense que qu’au besoin, les défenseurs pourront saisir les instances internationales même les instances du pays. Pour lui, le fait que la RDC est membre des Nations Unis doit le pousser à se mettre au diapason avec les normes internationales. Cette loi dit-il ne doit pas portait entrave à certaines dispositions de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme ainsi que sur la déclaration de la protection des défenseurs des droits de l’homme des nations unis.

Timothée Mbuya estime également que les députés devaient faire un effort pour mettre ensemble les considérations politiques et les considérations réelles de terrains. « Le problème ce que les décideurs se sont convaincus que les défenseurs des droits de l’homme est un homme qui dérange par conséquent, il faut le coincer il faut le contrôler », renchérit-il. Et pour lui, cette loi est une matérialisation des peurs et craintes des décideurs. « Nous suivons de près cette situation et ça nous inquiète énormément, il est bon de prendre des lois qui sont respecté, qui ne vont pas violer d’autres lois parce que c’est dans l’intérêt de tout le monde. »

Sa crainte est ceci réduira le nombre  des organisations des droits de l’homme et des défenseurs des droits de l’homme eux même, mais également on risque de ne pas être très efficace sur terrain, la stratégie du gouvernement c’est d’avoir une main mise sur un secteur tout à fait privé, un secteur qui relève du droit national mais également du droit international

Et de conclure : « Maintenant ce comme si c’est le gouvernement qui va choisir qui est défenseur des droits de l’homme et qui ne l’est pas car le défenseur des droits de l’homme peut être une personne engagée dans une association ou une personne qui fait ce travail d’une manière individuelle » .

 

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