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Elections en RDC: plus des candidatures fantaisistes que sérieuses à Lubumbashi

La Guardia

Issus de la Majorité ou de l’opposition, avec ou sans expérience politique, fonctionnaire publique, membre de la société civile et ou journaliste l’analyses se plonge dans les profils de 667 candidatures affichées au bureau de la Ceni Haut Katanga pour la circonscription électorale de Lubumbashi.

C’est depuis le weekend dernier le BRTC (Bureau de réception et des traitements des candidatures) Lubumbashi a dévoilé les candidatures reçues pour les législatives provinciales. Malgré plusieurs sensibilisation sur la participation politique de la femme, et aussi la promulgation de la loi sur la parité qui accorde 30% aux femmes, celles-ci représentent 21% des candidates sur un total de 667 candidats.

Si l’on trouve bien autant d’hommes que des femmes, l’analyse détaillée des profils des candidats montre que les choses ne sont pas nuancées concernant leur expérience et leur orientation politique. L’analyse se plonge dans les listes affichées le weekend dernier au BRTC Lubumbashi. Qu’en est-il vraiment des profils des candidats et leurs suppléants.

Moins d’expérience de la politique, chez les candidats et leurs suppléants

Sur les 667 candidats affichés, 627 d’entre eux appartiennent à des partis politiques et ou regroupement politiques. Plus de la moitié de ces candidats, n’ont jamais eu de mandat politique. La plupart viennent de la société civile.

Dans ces 627 candidats estampillés parti politique, une quarantaine d’entre eux, même s’ils n’ont jamais eu de mandat politique, ont en réalité baigné dans la politique quelques jours avant le début de l’opération de dépôt des candidatures. Vingt-neuf se sont déjà présentés à des élections locales ou nationales, sans pour autant réussir à être élus, à l’image de Jean oscar Sanguza Mutunda, ancien maire de la ville de Lubumbashi et candidat malheureux aux élections provinciales de 2011.

Quatorze candidats ont également eu des expériences militantes, notamment au sein de la société civile et des partis politiques. Sans compter les anciens parlementaires élus de la circonscription électorale de Lubumbashi, qui sont au nombre de six, et qui ont, grâce à leur parcours, une quelconque connaissance du travail de député provincial.

Des listes qui penchent du côté du pouvoir

Sur les 667 candidats, 242 d’entre eux apparaissent comme affiliés. Il s’agit en majorité de personnes issues de la société civile, on y trouve aussi de nombreux jeunes locaux, pour lesquels l’étiquette politique était-il y a peu de temps sans valeur. Pour ceux d’entre ces jeunes dont il a été possible d’établir une orientation politique, on observe que la balance penche clairement du côté de la majorité présidentielle.

Pour cause à peine cinq candidats issus de la société civile sont affiliés à la majorité présidentielle et 19 candidats apparentés aux autorités provinciales qui sont tous de la majorité.

Avec 98 candidats, c’est le PPRD parti présidentiel qui compte le plus de personnes ayant défendu ses couleurs par le passé. . Mais la galaxie de l’opposition ne s’arrête pas là puisqu’on compte aussi 24 candidats issus du rassemblement politique de l’opposition et, 9 issus de la plateforme ensemble.

L’on compte également au nombre des candidats et suppléants au moins dix journalistes et professionnels des médias.

Pour les Lushois, « pas de Joker pour cette élection, tout le monde est comme tout le monde »

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