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RDC: le Général Gabriel Amisi cité par Global Witness dans le commerce des permis forestiers illégaux

photo droit tiers

Selon Global Wtness, la famille du General Amisi Kumba (alias « Tango Four ») a obtenu cinq concessions forestières en juin 2018. Ce qui constitue une violation du moratoire sur l’attribution de concessions forestières industrielles, en vigueur depuis plusieurs années en RDC.  L’objectif de ce moratoire est de protéger les forêts humides congolaises d’une grande biodiversité et critiques pour l’environnement. Toujours selon Global Witness, le ministre congolais de l’Environnement a confisqué ces permis sans préavis à d’autres sociétés forestières, avant de les transférer vers la société Maniema Union 2, qui appartient à la famille du Général Amisi. Global Witness est une structure  fait campagne depuis plus de dix ans pour la protection des forêts de la  RDC qui jouent un rôle clé dans la régulation du climat.

Lire aussi:Un général de l’armée congolaise sanctionné par les États-Unis et l’UE pour atteintes aux droits humains commercialise des permis forestiers illégaux dans les forêts de la RDC, lesquelles jouent un rôle crucial pour le climat, révèle Global Witness

Ce n’est pas pour  la première fois que le général Amisi se livre au commerce lucratif de ressources naturelles en RDC précise Global Witness. Il est accusé depuis longtemps par l’ONU, entre autres d’avoir participé à l’exploitation minière illégale et au commerce d’armes.

En outre, le Général Amisi est impliqué depuis de nombreuses années dans plusieurs atteintes aux droits humains. Il a été sanctionné en 2016 par l’UE et les États-Unis au motif qu’il aurait supervisé les mesures répressives meurtrières de manifestations pro-démocratie à Kinshasa ; des citoyens congolais avaient manifesté contre les reports de l’élection présidentielle, au départ prévue pour 2016.

Face  à cette révélation, Global Witness propose que gouvernement de la RDC devrait immédiatement révoquer toutes les concessions attribuées en violation de son moratoire et publier tous les détails relatifs aux propriétaires de concessions et aux contrats. La communauté internationale qui octroie des fonds au ministère de l’Environnement de la RDC devrait veiller à ce que des initiatives de transparence soient bel et bien mises en œuvre par les institutions qu’elle finance et demander que toutes les concessions forestières illégales soient annulées et retournées à l’État. Les négociants internationaux en bois qui achètent du bois provenant de RDC doivent se livrer à un exercice de diligence raisonnable approfondie pour veiller à ne pas acheter de bois provenant de concessions attribuées dans l’illégalité ou liées à des individus visés par des sanctions.

 

 

 

 

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